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L'Horloge

Horologium, Horologii, Hor

Constellation de l'Horloge.

Découverte
La constellation de l'Horloge a été introduite dans les cartes du ciel par l'abbé La Caille. Elle ne comporte qu'une seule étoile relativement brillante.

Alpha Horologii est une géante rouge de type K0 et de magnitude 3,83, située à 150 années-lumière.

[Les étoiles]

Excursion
R Horologii est une variablerouge à longue période de la famille de Mira Ceti (Baleine), dont l'éclat évolue entre les magnitude 4,70 et 14,30 en 404 jours.

TW Horologii est une variable semi-régulière, dont la magnitude évolue entre 5,20 et 5,90 en 158 jours environ.

[Les étoiles variables]

Exploration
NGC 1261 (coordonnées : 3 h 12 mn 19 s, -54°24'10") est un amas globulaire de magnitude photographique 9,0. D'un diamètre apparent de 3 à 4', sa distance est estimée à 100 000 années-lumière.
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NGC 1261.
NGC 1261. Source : The STScI Digitized Sky Surveycompositage : Imago Mundi, © 2011.

Une galaxie particulièrement intéressante peut aussi être observée vers le Nord de la constellation : NGC 1433, qui est une belle spirale barrée (type  SB(rs)ab) à anneau de résonance vue de face, de magnitude 10,8 et située à une distance d'environ 30 millions d'années-lumière. Elle arbore une barre bien définie, à laquelle se connectent deux bras spiraux principaux qui se déroulent à partir des extrémités de la barre pour former un pseudo-anneau externe. L'anneau nucléaire de NGC 1433 est particulièrement remarquable : d'un diamètre apparent d'environ 5 secondes d'arc, il est composé d'une série de grumeaux brillants, signatures de complexes de formation d'étoiles, et il encercle un noyau double, lui-même interprété comme un disque nucléaire mini-barre en rotation. Ce noyau double, avec ses deux pics d'émission visible dans les raies de l'hydrogène moléculaire et de l'oxygène ionisé, témoigne de la complexité des résonances à l'échelle de quelques centaines d'années-lumière. La galaxie montre également une couronne de gaz moléculaire froid cartographiée en ondes millimétriques par l'interféromètre ALMA : le monoxyde de carbone trace deux bras spiraux moléculaires qui plongent depuis la périphérie vers l'anneau central, traversant la barre le long de flots de gaz en chocs et alimentant le trou noir central, un noyau actif de type LINER ou Seyfert de faible luminosité. Des observations récentes en lumière polarisée et en ultraviolet mettent en évidence des vents et des bulles de gaz chaud s'échappant du noyau, probablement sous l'effet conjugué de l'accrétion et des explosions de supernovae dans l'anneau de résonance. L'étude dynamique de NGC 1433 permet de tester les modèles de migration radiale du gaz dans un potentiel barré et de vérifier les prédictions de positionnement des résonances de Lindblad interne et externe : la coïncidence entre la localisation de l'anneau nucléaire et la résonance de Lindblad interne calculée à partir de la courbe de rotation est particulièrement nette et confirme le rôle moteur de cette résonance dans l'accumulation du gaz et le déclenchement des sursauts de formation stellaire.
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Galaxie NGC 1433.
La galaxie NGC 1433.
Image : NASA, ESA, CSA, Janice Lee (NSF's NOIRLab).
[Les amas globulaires]
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