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| Plusieurs
fleuves, dans le monde, portent le nom de Severn (en Australie,
aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande, Canda, Royaume-Uni, etc.). On ne
mentionnera ici que la Severn, qui coule à l'Est de la Grande-Bretagne
et la Severn, qui se jette dans la Baie d'Hudson, au Canada.
La Severn, fleuve
de Grande-Bretagne.
Elle décrit une
ample courbe vers l'Est. Descendue du Plynlimmon, au Pays de Galles, elle
passe à Llanidloes, près de Montgomery
La Severn à Worscester. Un canal latéral
amène les bateaux de 300 tonnes à Gloucester Les principaux affluents
de la Severn sont : le Vyrnwy (g.); le Roden (g.), qui passe à Wem; le
Stour (g.) qui naît près de Wolverhampton, passe à Stombridge et Kidderminster;
le Teme (dr.) qui vient de la forêt de Radnor,
passe à Ludlow et Tenbury; l'Avon ou Upper Avon
qui naît sur le plateau central, près de Naseby, passe à Rugby, près
de Kenilworth
Pont métallique sur la Severn près d'Ironbridge. Datant de 1779 et ouvert en 1781, c'est le premier pont en fonte de ce type a avoir été construit. Il est fermé à la circulation automobile depuis 1934. Source : The World Factbook. La Severn, fleuve
du Canada.
Le régime hydrologique de la Severn est puissant, avec un débit moyen de 644,8 mètres cubes par seconde enregistré aux rapides Limestone, bien que ce débit puisse varier considérablement entre les minimums de 196,67 mètres cubes par seconde et les maximums de 1252,4 mètres cubes par seconde. L'estuaire, où la rivière rencontre la baie, constitue un écosystème d'une importance écologique remarquable. Ce site, qui comprend les marais supratidaux s'étendant sur cinq à dix kilomètres à l'intérieur des terres, les vasières et les hauts-fonds submergés, est désigné comme zone importante pour la conservation des oiseaux. Il est reconnu comme une étape majeure pour des concentrations impressionnantes de sauvagine, et accueille notamment jusqu'à 40 000 petites oies des neiges, ce qui représente plus de un pour cent de la population estimée de la baie d'Hudson. Ce site abrite également des espèces plus rares comme le râle jaune, une espèce désignée vulnérable au Canada. La rivière Severn occupe une place centrale dans l'histoire de la traite des fourrures et de la colonisation européenne. Bien que la région soit habitée par les peuples des Premières Nations (Amérindiens) depuis des millénaires, l'embouchure du fleuve a été cartographiée pour la première fois par les Anglais en 1631 lors des expéditions des capitaines Thomas James et Luke Foxe. C'est en 1689 que la Compagnie de la Baie d'Hudson y établit un poste de traite nommé Fort Severn. Ce poste eut une existence tumultueuse puisqu'il fut capturé et brûlé dès l'année suivante, en 1690, par l'explorateur et soldat français Pierre Le Moyne, sieur d'Iberville, dans le cadre de la lutte franco-anglaise pour le contrôle de la baie d'Hudson. Les vestiges archéologiques de cette période, y compris des briques jaunes flamandes typiques de la construction au XVIIe siècle, ont été découverts sur le site de l'ancien fort. Le poste fut reconstruit en 1759, et cette communauté est aujourd'hui considérée comme l'un des plus anciens établissements européens en Ontario. Aujourd'hui, le bassin de la Severn est le territoire de plusieurs communautés des Premières Nations, dont Sandy Lake, Bearskin Lake et Fort Severn, ces dernières s'étant développées autour des emplacements des anciens postes de traite . La communauté de Fort Severn, située à environ neuf kilomètres de l'embouchure sur la rive nord de la rivière, est la plus septentrionale de l'Ontario et reste un village isolé, accessible principalement par voie aérienne toute l'année, ou par une route de glace en hiver. La rivière est alimentée par de nombreux affluents, dont les rivières Fawn, Beaver, Cobham (dont la source se trouve au Manitoba) et Sachigo, qui drainent tous ensemble cette vaste région subarctique. |
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