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Territory of Guam |
13 28 N, 144 47 E |
Guam
est une île de l'Océan Pacifique Nord,
qui appartient aux États-Unis Territoire non incorporé
des États-Unis, Guam est dirigée par un gouverneur élu localement et
une législature monocamérale. Les résidents sont citoyens américains
mais ne peuvent pas voter aux élections présidentielles américaines
et n'ont qu'un délégué sans droit de vote à la Chambre des représentants
des États-Unis. Le statut de territoire non incorporé implique que la
loi américaine s'applique, mais le Congrès américain a plein pouvoir
sur l'île. Le débat sur le statut politique futur de Guam (maintien du
statut actuel, statut de commonwealth, intégration à un État américain
ou indépendance) est une question récurrente et importante dans la vie
politique locale.
Carte de Guam. Source : The World Factbook. (Cliquer sur l'image pour afficher une carte plus détaillée). Géographie physique
de Guam.
L'hydrographie de Guam est dominée par de nombreux petits cours d'eau et rivières, plus fréquents dans le sud montagneux où le ruissellement des précipitations est plus important. Il n'y a pas de lacs naturels significatifs. Les côtes de l'île sont largement entourées de récifs coralliens frangeants qui créent des lagons peu profonds et aux eaux claires entre le récif et le rivage. On trouve des plages de sable blanc, particulièrement sur les côtes ouest et nord-ouest, tandis que de nombreuses sections du littoral, notamment au nord et par endroits au sud, sont bordées de falaises. La baie d'Apra, sur la côte ouest, est un port naturel profond d'une grande importance géographique. Le climat de Guam est tropical marin, caractérisé par une chaleur et une humidité élevées tout au long de l'année. Il y a deux saisons principales : une saison sèche qui s'étend de décembre à juin et une saison humide de juillet à novembre. L'île est située dans une région sujette aux typhons et aux tempêtes tropicales, qui peuvent survenir à tout moment de l'année, mais sont plus fréquents pendant la saison humide. Les sols varient en fonction de la géologie sous-jacente. Ils vont des sols calcaires fins et rocheux dans le nord aux sols volcaniques plus profonds et potentiellement plus fertiles dans le sud, bien que l'érosion puisse être un problème sur les pentes raides. Biogéographie
de Guam.
La dichotomie géologique de Guam crée une variété d'habitats terrestres, qui vont des forêts humides de montagne et des savanes dans le sud volcanique aux forêts calcaires denses et aux zones humides côtières dans le nord corallien. La flore de Guam est un mélange d'espèces indigènes, souvent largement réparties dans le Pacifique, d'espèces endémiques (uniques à l'île ou à l'archipel des Mariannes) et d'un nombre croissant d'espèces introduites. Les forêts calcaires du nord sont particulièrement riches en biodiversité végétale, et abritent une grande variété d'arbres, de fougères, d'orchidées et de lianes adaptées à ce substrat poreux. Le sud volcanique présente des forêts plus ouvertes et des zones de savane, dont certaines pourraient être d'origine anthropique, façonnées par les incendies passés et l'agriculture. La végétation côtière, dominée par des espèces tolérantes au sel comme le Pandanus, le Scaevola et divers cocotiers, est typique des îles tropicales du Pacifique. La faune terrestre native de Guam, comme sur de nombreuses îles océaniques isolées, était relativement limitée en termes de groupes taxonomiques par rapport aux continents. Les mammifères terrestres natifs se limitaient principalement à des chauves-souris frugivores et insectivores. Les reptiles et les amphibiens étaient mieux représentés, avec diverses espèces de geckos, de scinques, de lézards et quelques espèces de grenouilles. L'avifaune indigène comprenait plusieurs espèces d'oiseaux terrestres et marins, dont certaines étaient endémiques aux Mariannes. Les invertébrés, en particulier les insectes, constituent une part importante de la biodiversité native, avec de nombreuses espèces uniques. Cependant, la biogéographie de Guam est aujourd'hui dominée par l'impact dévastateur des espèces introduites. L'introduction accidentelle du serpent brun arboricole (Boiga irregularis) dans les années 1940 ou 1950 a provoqué une catastrophe écologique sans précédent. Prédateur généraliste et efficace, ce serpent a décimé les populations d'oiseaux terrestres indigènes, et conduit à l'extinction locale de la plupart des espèces d'oiseaux forestiers, notamment plusieurs endémiques (comme le Râle de Guam, qui survit uniquement en captivité/réintroduction sur d'autres îles). Cette perte massive d'oiseaux a eu des conséquences en cascade sur l'écosystème, en affectant notamment la dispersion des graines de nombreuses espèces végétales. D'autres espèces introduites, comme les cerfs de Rusa (Rusa timorensis), les cochons sauvages (Sus scrofa), les rats (Rattus spp.), les fourmis envahissantes (telles que la fourmi électrique, Wasmannia auropunctata) et de nombreuses espèces végétales exotiques, continuent d'altérer les habitats et de concurrencer ou de prédater les espèces natives restantes. Le développement urbain, militaire et agricole a également entraîné une perte et une fragmentation importantes des habitats naturels. La bvie marine autour
de Guam est également riche, avec des récifs coralliens étendus abritant
une grande diversité de poissons, d'invertébrés
marins et de tortues de mer. Ces écosystèmes
marins sont également soumis à des pressions, notamment la surpêche,
la pollution, les impacts des typhons et les effets du changement
climatique, comme le blanchissement des coraux.
Two Lovers' Point, à Guam. Source : The World Factbook. Géographie humaine
de Guam.
Culturellement, Guam est un creuset d'influences chamorro, espagnoles, américaines et asiatiques. La culture chamorro traditionnelle, bien qu'altérée par des siècles de domination extérieure, maintient une identité forte axée sur les valeurs familiales (famala'on et patgon), le respect des aînés (inafa'maolek - interdépendance et harmonie), la religiosité et un lien profond avec la terre (tano). Le système des fiestas de village, hérité de l'époque espagnole, reste un élément important de la vie sociale. Le catholicisme romain est la religion dominante, témoignage également de l'héritage espagnol de plus de 300 ans. L'influence américaine est omniprésente, du système éducatif aux modes de vie, en passant par la consommation et les médias. Les influences asiatiques, notamment philippines, japonaises et coréennes, enrichissent aussi le tissu culturel, notamment à travers la cuisine et les festivals. L'économie de Guam est largement dépendante de deux piliers : la présence militaire américaine et le tourisme, qui a commencé à se developper à partirde la fin des années 1970. La base navale de Guam et la base aérienne d'Andersen sont des installations stratégiques majeures pour les États-Unis dans le Pacifique. L'armée est un employeur important, direct et indirect, et ses dépenses constituent une part substantielle du PIB de l'île. Le tourisme, principalement en provenance du Japon, de la Corée du Sud et de Taiwan, est l'autre moteur économique, concentré le long de la baie de Tumon. L'industrie hôtelière, la restauration, les commerces de détail et les services associés emploient une grande partie de la main-d'oeuvre. Le secteur public, qui comprend le gouvernement de Guam et les agences fédérales américaines, est également un employeur majeur. L'agriculture et la pêche, autrefois essentielles à la subsistance locale, ne représentent plus qu'une petite partie de l'économie, bien qu'il y ait un regain d'intérêt pour l'agriculture durable et locale. Les infrastructures de l'île, notamment les routes principales, le port d'Apra (un port en eau profonde important) et l'aéroport international Antonio B. Won Pat, sont vitales pour l'économie et la vie quotidienne. Aujourd'hui, Guam fait face à des défis liés à la diversification économique, à la gestion des impacts environnementaux de la croissance (notamment sur les récifs coralliens et les ressources en eau), à l'adaptation au changement climatique, et aux tensions foncières entre les besoins militaires, le développement touristique et les droits des Chamorros autochtones. |
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