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| Yokohama
est une ville portuaire du Japon Le littoral de Yokohama a été profondément transformé par l'aménagement portuaire. Le port de Yokohama, l'un des plus importants du Japon, s'étend du quartier de Naka à celui de Kanazawa, avec de vastes zones de quais, d'entrepôts, et de terminaux pour conteneurs. Les extensions artificielles, comme les îles de Daikoku et Honmoku, abritent des installations logistiques et pétrochimiques majeures. Au nord-ouest, la ville est contiguë à Kawasaki, formant avec elle une conurbation industrielle intégrée dans la mégalopole de Tokyo. Vers le sud, le relief s'élève légèrement en direction de Kamakura et de la péninsule de Miura, où les collines couvertes de forêts et les rivières encaissées marquent la transition vers un paysage plus naturel. Le climat est de type subtropical humide, caractérisé par des étés chauds et humides, avec des températures dépassant souvent 30 °C en août, et des hivers doux, rarement marqués par la neige. Les précipitations sont abondantes, en particulier pendant la saison des pluies de juin à juillet et lors du passage des typhons à la fin de l'été. Ce climat doux a permis le développement d'une végétation urbaine dense : parcs, jardins et collines boisées ponctuent la ville, notamment à Yamate, Negishi et Sankeien. Les sols, en partie composés de loess et d'argiles, sont parfois sujets à l'érosion, ce qui a nécessité d'importants travaux de stabilisation dans les zones résidentielles en pente. Yokohama est fortement structurée par un réseau de transport dense, qui suit en grande partie la topographie. Les lignes ferroviaires relient les vallées et les zones côtières, tandis que les autoroutes et voies express longent la baie ou contournent les collines. Le centre urbain s'est développé autour du port et de la gare de Yokohama, puis s'est étendu vers le nord-ouest avec la création du centre secondaire de Minato Mirai 21 sur des terrains remblayés. L'espace urbain se déploie en cercles concentriques : zone portuaire et commerciale, quartiers résidentiels intermédiaires, puis banlieues plus calmes vers les collines intérieures. Histoire
de Yokohama.
En 1853, l'arrivée des navires noirs du commodore américain Matthew Perry dans la baie d'Edo marqua le début d'une ère nouvelle. Le traité de Kanagawa, signé en 1854, imposa au shogunat Tokugawa l'ouverture du pays. Deux ans plus tard, Yokohama fut désignée comme l'un des ports ouverts aux étrangers, choix motivé par sa proximité avec Edo et sa position géographique favorable. En 1859, le port de Yokohama fut officiellement inauguré : une petite bourgade maritime se transforma rapidement en comptoir international. Des communautés étrangères s'y installèrent, notamment des Britanniques, des Chinois et des Français. Elles y introduisirent des innovations décisives, comme le journalisme, la photographie, la bière, le tennis, le train et la soie filée pour l'exportation, qui devint la principale ressource économique. La fin du shogunat et la restauration de Meiji en 1868 confirmèrent le rôle de Yokohama comme porte d'entrée du Japon vers l'Occident. Le port devint un laboratoire de la modernisation : les premières lignes télégraphiques et les premiers chemins de fer du pays y furent établis. La ligne reliant Yokohama à Shinbashi, inaugurée en 1872, fut la première ligne ferroviaire japonaise. Le commerce maritime connut alors une croissance spectaculaire, favorisant la naissance d'un centre urbain moderne organisé autour des quartiers de Kannai et Yamate. L'influence occidentale se manifesta dans l'architecture, la culture urbaine et la vie sociale, donnant à Yokohama une physionomie cosmopolite unique au Japon. Au tournant du XXe siècle, la ville devint un grand centre industriel et portuaire. Des usines de textile, de tabac, de produits chimiques et de machines s'y multiplièrent. La population passa de quelques milliers d'habitants à plusieurs centaines de milliers. Cependant, Yokohama fut frappée par plusieurs catastrophes majeures. Le grand séisme du Kantō de 1923 détruisit presque entièrement la ville : le port, les entrepôts et les quartiers résidentiels furent anéantis par les incendies. La reconstruction qui suivit, menée avec vigueur, transforma la ville en un modèle d'urbanisme moderne avec de larges avenues et des infrastructures portuaires renforcées. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Yokohama fut à nouveau dévastée, cette fois par les bombardements aériens américains de 1945, qui détruisirent plus de 40 % de la ville. Après la guerre, elle fut occupée par les forces américaines et connut une reconstruction rapide dans le cadre du redressement économique japonais. Le port retrouva sa fonction de principal centre d'échanges internationaux, tandis que la population augmentait avec l'expansion urbaine de Tokyo vers le sud. Dans les années 1960 et 1970, Yokohama participa à la croissance industrielle spectaculaire du Japon, notamment grâce à ses complexes pétrochimiques et à son industrie automobile, autour de Nissan et Isuzu. À partir des années 1980, la ville entreprit une reconversion majeure vers les services, la culture et les technologies. Le projet Minato Mirai 21 symbolisa cette mutation : un vaste quartier d'affaires et de loisirs construit sur des terrains remblayés, avec des gratte-ciel, des musées, des centres commerciaux et le célèbre Landmark Tower, longtemps le plus haut bâtiment du Japon. Yokohama devint alors un centre urbain moderne, dynamique et culturellement ouvert, tout en préservant des traces de son passé portuaire et international. Aujourd'hui, elle est la deuxième ville du Japon par la population, intégrée dans la mégalopole de Tokyo, et incarne l'un des visages les plus cosmopolites et les plus historiques du Japon moderne. |
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