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Palmas de Gran Canaria (anc.
Ciudad de las Palmas) est une ville d'Espagne La géographie de la ville est fortement marquée par une configuration littorale très particulière. Le trait le plus distinctif est la présence de la péninsule de La Isleta, un massif volcanique autrefois une île séparée, désormais reliée à l'île principale par un long et étroit isthme sableux, connu sous le nom d'Istmo de La Isleta ou Guanarteme. Cet isthme relativement plat, qui est important pour l'urbanisme et l'économie de la ville, abrite à l'ouest la célèbre plage urbaine de Las Canteras, une longue étendue de sable doré protégée sur une grande partie par une barrière récifale naturelle (La Barra) qui crée un lagon propice à la baignade. À l'est de l'isthme se trouve le port de La Luz, l'un des ports les plus importants de l'Atlantique, largement abrité des houles dominantes par la masse de La Isleta elle-même au nord. Au sud de cet isthme, le relief de la ville change et devient plus accidenté. Le coeur historique, qui comprend les quartiers de Vegueta et Triana, s'est développé près de l'embouchure du Barranco Guiniguada, l'un des principaux ravins (barrancos) qui traversent l'île, bien que son cours final en ville soit aujourd'hui largement canalisé ou couvert. La ville s'étend vers le sud et l'ouest en grimpant sur des collines et en suivant le tracé d'autres barrancos qui descendent des zones plus élevées de l'intérieur de l'île vers la côte. Ces ravins secs ou avec des cours d'eau intermittents influencent fortement la configuration urbaine, en délimitat des zones résidentielles construites sur des pentes plus ou moins raides. Le sous-sol de toute la région est d'origine volcanique, caractéristique de l'île, ce qui se manifeste par la nature rocheuse du terrain, notamment dans les zones plus élevées et sur la péninsule de La Isleta. La côte autour de la ville présente une variété de paysages, allant de la longue plage sableuse de Las Canteras à des zones portuaires et industrielles à l'est, en passant par des sections plus rocheuses et des falaises, particulièrement autour de la péninsule de La Isleta. L'altitude varie considérablement au sein de la municipalité, des zones côtières basses de l'isthme et du port aux quartiers résidentiels situés sur les collines environnantes. Le climat est subtropical océanique, doux et stable toute l'année, bien que la position nord-est de l'île expose la ville aux alizés du nord-est, qui peuvent parfois apporter des précipitations légères ou le phénomène de la panza de burro (une couche de nuages bas) typique du nord de l'île. Histoire
de Las Palmas.
Le 24 juin 1478, une expédition castillane commandée par Juan Rejón débarque sur la côte est de Gran Canaria, près de la ravine de Guiniguada. C'est là qu'il établit un campement militaire fortifié, le Real de Las Palmas, qui servira de base pour la conquête de l'île. Le nom, Real de Las Palmas, vient de la présence d'un palmeral et du caractère royal de l'entreprise. Ce lieu deviendra le noyau initial de la ville, connu aujourd'hui sous le nom de Vegueta. La conquête de l'île ne fut pas aisée et dura cinq ans, jusqu'en 1483, date à laquelle Gran Canaria fut officiellement incorporée à la Couronne de Castille. Une fois la conquête achevée, le Real de Las Palmas commença à se développer comme un centre administratif et religieux. Les premières institutions s'installèrent, la Casa del Gobernador (Maison du Gouverneur) fut construite, et les fondations de ce qui deviendra la Cathédrale de Sainte Anne (Santa Ana) furent posées en 1497, bien que sa construction s'étende sur plusieurs siècles. Le quartier de Vegueta se structure autour de ces pouvoirs, avec ses rues pavées étroites et ses places. Rapidement, un autre quartier se développe au nord, de l'autre côté de la ravine de Guiniguada : Triana. Ce quartier, séparé de Vegueta par le lit du fleuve (même s'il est souvent sec), prend un caractère plus commercial et artisanal. Les deux quartiers étaient initialement reliés par un simple pont de bois, le Puente de Palo, remplacé par le Pont de Pierre (Puente de Piedra) au début du XIXe siècle. En raison de sa position stratégique sur les routes maritimes reliant l'Espagne aux Amériques et à l'Afrique, Las Palmas de Gran Canaria devint un port d'escale important. Christophe Colomb lui-même fit escale à Gran Canaria, probablement à Las Palmas, en 1492, lors de son premier voyage vers le Nouveau Monde, pour réparer un navire. Cependant, cette position enviable rendait également la ville vulnérable aux attaques. Au cours des XVIe et XVIIe siècles, Las Palmas dut faire face à plusieurs tentatives d'invasion. L'une des plus célèbres et des plus dévastatrices fut l'attaque du corsaire anglais Francis Drake en 1595, qui fut repoussée par les défenseurs de la ville. Quatre ans plus tard, en 1599, l'amiral hollandais Pieter van der Does lança une attaque majeure. Ses troupes réussirent à débarquer, à prendre la ville et à la piller, incendiant une grande partie de Vegueta. Cet événement entraîna la reconstruction et le renforcement de ses fortifications, notamment le Castillo de Mata, qui avait joué un rôle crucial dans la défense. Au XVIIIe siècle et au début du XIXe, Las Palmas consolide sa position de ville principale de l'île, centre de l'administration, du commerce et de la vie religieuse. Cependant, le port, bien qu'actif, n'avait pas d'infrastructures modernes et les navires devaient mouiller dans la baie. C'est à partir de la seconde moitié du XIXe siècle que la ville connaît une transformation majeure, notamment avec la construction du Puerto de La Luz au nord, près de l'isthme reliant La Isleta à l'île. Ce nouveau port, achevé par étapes, devient rapidement un point de ravitaillement essentiel (surtout en charbon pour les navires à vapeur), un port commercial important et un centre d'activité portuaire intense. Le développement du Puerto de La Luz attire une population croissante et la ville s'étend au-delà des noyaux historiques de Vegueta et Triana. De nouveaux quartiers apparaissent, comme Alcaravaneras et Ciudad JardÃn, souvent marqués par l'influence de la communauté étrangère, notamment britannique, installée grâce au port. Le tourisme commence également à émerger à la fin du XIXe siècle, attirant des visiteurs, notamment pour le climat. Le XXe siècle voit Las Palmas de Gran Canaria continuer son essor. Le port de La Luz devient l'un des plus importants d'Espagne et de l'Atlantique, jouant un rôle crucial dans le commerce et la pêche (flotte thonière et de pêche en haute mer). La ville s'étend encore, fusionnant progressivement avec le massif de La Isleta au nord, où se développent des zones résidentielles et portuaires. Sur le plan administratif, Las Palmas gagne en importance et devient la capitale de la province homonyme, bien que le statut de capitale de l'archipel soit partagé avec Santa Cruz de Tenerife. La ville joue un rôle clé pendant la Guerre Civile espagnole et sous le régime de Franco. Dans la seconde moitié du XXe siècle, Las Palmas devient une destination touristique majeure, avec le développement de la plage de Las Canteras et des infrastructures hôtelières. L'économie se diversifie, mais le port et le tourisme restent des piliers essentiels. |
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