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Ortelius

Abraham Ortelius est un géographe nét à Anvers le 4 avril 1527 et mort dans cette meme ville le meurt à Anvers le 28 juin 1598. Son père, un marchand  originaire d'Augsbourg, meurt jeune, laissant la famille dans une situation précaire. Il est alors élevé par son oncle. Il suit des études classiques et se forme comme graveur.

Il commence sa carrière en 1547 comme enlumineur de cartes, coloriant des planches pour des libraires et des éditeurs. Il se lance rapidement dans le commerce de livres, d'estampes et de cartes, ce qui l'amène à voyager fréquemment à travers l'Europe pour assister aux foires commerciales. Ces voyages lui permettent de constituer un vaste réseau de contacts parmi les savants et les cartographes.

Son idée la plus novatrice lui vient dans les années 1560. Il conçoit le projet de rassembler les cartes les plus fiables de son temps, de les uniformiser en taille et en style, et de les publier dans un recueil relié. Ce travail aboutit, en 1570, à la publication de son oeuvre majeure, le Theatrum Orbis Terrarum (Théâtre du Monde).

Ce livre est considéré comme le premier atlas moderne. Il ne s'agit pas d'une simple collection de cartes, mais d'une oeuvre cohérente, avec une page de titre, un index, des textes explicatifs et des références aux auteurs des cartes originales. Il connaît un immense succès et est publié en de multiples éditions et langues, du latin au néerlandais en passant par l'allemand, le français et l'anglais.

Abraham Ortelius joue également un rôle pionnier dans le domaine de la géographie historique. Dans un appendice à son atlas, le Parergon (Theatri orbis terrarum parergon sine Veteris geographiae tabule, 1595) il tente de reconstituer la géographie du monde antique en s'appuyant sur les textes classiques. Il est l'un des premiers à remarquer la concordance des côtes de l'Amérique et de l'Afrique, émettant l'hypothèse qu'elles étaient autrefois reliées avant d'être séparées, une intuition précoce de la théorie de la dérive des continents (La tectonique des plaques).

Tout au long de sa vie, il entretient une abondante correspondance avec les esprits les plus brillants de son temps, comme le géographe Gerardus Mercator, qui fut à la fois son ami et son rival. On lui doit encore Synonymia geographica, 1578 : c'est le premier dictionnaire géographique; Itinerarium per nonnullas Galliae Belgicae partes, 1584. Ces savants ouvrages lui valurent, en 1575, le titre de géographe du roi d'Espagne Philippe II.

Homme curieux et érudit, il s'est aussi intéressé à l'archéologie, à la numismatique et à l'histoire. Il a collectionné les monnaies antiques et les fossiles. 

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Dictionnaire biographique
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