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Elizabeth
Blackwell est une médecin née le 3 février 1821 à Bristol
(Grande-Bretagne) et morte à Hastings le
31 mai 1910. Elle fut la première femme à obtenir un diplôme de médecine
aux États-Unis (1849). Elle a ensuite fondé le New York Infirmary for
Women and Children avec sa sœur Emily et une autre pionnière, Marie Zakrzewska.
Elle a ainsi tracé une voie inédite entre science, éthique
et engagement civique, et a transformé la médecine en un champ de combat
pour la justice, la santé des femmes et la reconnaissance intellectuelle
des professionnelles.
Elle émigre très
jeune avec sa famille aux États-Unis
et entre dans l'histoire en 1849 en devenant la première femme à obtenir
un diplôme de médecine dans une université américaine, le Geneva Medical
College, dans l'État de New York. Ce moment,
bien plus qu'une réussite personnelle, marque une rupture symbolique
avec des siècles d'exclusion des femmes des savoirs médicaux formels.
Elle déclarera dans ses mémoires :
« Il me
fallait entrer par effraction dans une forteresse bâtie par les préjugés.
»
Son choix de la médecine
n'est pas initialement motivé par un intérêt scientifique mais par
une volonté morale. Elle veut soigner les femmes avec dignité et compétence,
dans un contexte où la majorité des médecins sont des hommes et où
la santé féminine est souvent traitée avec condescendance ou ignorance.
Elle écrit :
« Une femme
médecin n'était pas seulement une nécessité, elle était une révolution.
»
Après ses études,
elle complète sa formation en Europe, notamment à Paris,
à la maternité de la Salpêtrière, mais se heurte à l'impossibilité
d'être reconnue comme médecin et est reléguée à des rôles d'infirmière
ou d'assistante. Elle retourne aux États-Unis avec une vision claire
: fonder une médecine féminine, éthique, fondée sur la prévention,
l'éducation, et la salubrité.
Elle crée en 1857
à New York la New York Infirmary for Indigent
Women and Children, un hôpital destiné aux femmes pauvres, où les soins
sont prodigués par des femmes médecins et étudiantes. Elle y met en
oeuvre une médecine attentive aux conditions de vie, à la nutrition,
à l'hygiène, et à la psychologie des patientes. Ce projet devient
un modèle pionnier de santé publique et de formation professionnelle.
Elle proclame :
« La médecine
doit être un art social avant d'être une technique. »
Pendant la guerre
de Sécession, elle forme des infirmières pour l'armée de l'Union,
et plaide pour la reconnaissance du rôle central des femmes dans les dispositifs
sanitaires. Elle défend également une médecine
préventive, militante, intégrée aux réformes sociales : lutte contre
l'alcoolisme, éducation sexuelle, hygiène des villes, droits des enfants.
Elle participe à la fondation de la London School of Medicine for Women
en 1874, afin de créer en Europe un lieu équivalent à celui qu'elle
avait fondé à New York. Ce projet, mené avec Sophia
Jex-Blake, permet à plusieurs générations de femmes d'accéder
à la formation médicale sans passer par les cursus masculins fermés.
Féministe
engagée, elle refuse toutefois le suffragisme militant de ses consoeurs.
Elle estime que l'émancipation des femmes passe d'abord par l'éducation,
la moralité et la professionnalisation. Dans son livre Pioneer Work
in Opening the Medical Profession to Women (1895), elle écrit :
« Ce n'est
pas la colère qui changera le monde, mais la persévérance lucide. »
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Thomas
Blackwell est un écrivain né à Aberdeen (Écosse)
en 1701, mort en 1757, était professeur de langue grecque. On a de lui
: Lettres sur la Mythologie ,
1748, traduit en 1779; Mémoires de la cour d'Auguste,
1752-1757, traduit par Feutry, 1781,3 vol. in-12; Recherches sur Homère,
1757, traduit par Quatremère de Roissy, Paris, 1799. On trouve dans ses
écrits de l'érudition et de l'esprit, mais du désordre. |