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Une classification des langues
Langues de l'Afrique subsaharienne
Langues nigéro-congolaises
et langues kordofaniennes
Langues nigéro-congolaises Langues d'Afrique de l'Ouest : fula, wolof, serer, mandé (diola, bambara, etc.), langues kru

Langues de l'Adamaoua et de l'Oubangui

Groupe Congo-Bénoué : Langues bantoues (swahili, zoulou, xhosa, sichuana), kongo, Lunda-luba, lingala, kirundi, yoruba, etc.

Langues kordofaniennes Moro, jomang, tegali, kadougli, katla, etc.
Langues nilo-sahariennes Songhaï;

langues sahariennes;

langues du groupe Chari-Nil.

Langues khoisanes Khoï-khoï ( = hottentot); 

san ( = bochiman).

Ensemble nostratique-eurasiatique  (regroupement hypothétique)
Langues afrasiennes Langues sémitiques Sémitique oriental (langues mortes) : akkadien (kakkadien ancien, babylonien, assyrien), éblaïte, langue de Mari.
 

Sémitique occidental : Famille de l'araméen, langues cananéennes (hébreu, phénicien), famille de l'arabe;

Sémitique méridional : sud-arabique ancien; Sud-arabique moderne, Sud-arabique éthiopien (tigré, tigryina, amharique : langues dérivées du guèze, auj. langue liturgique).

Langues chamitiques Branche égyptienne : égyptien ancien, copte;


Branche berbère : kabyle, touareg, etc.
Langues couchitiques Oromo (Galla); somali, sidama, afar..
Langues tchadiques Haoussa, sango, gbaya, mandaya, etc.
Langues élamo-dravidiennes Anciennes : Elamite, harappéen (?); modernes : telougou, tamoul.
Langues indo-européennes Langues celtiques Celtique continental(celtibérien, gaulois); 

Brittonnique (gallois, breton.);

Gaélique (irlandais, écossais).

Langues germaniques Allemand (alsacien, francique, alémanique);

Anglais (anglo-saxon, anglo-américain);

Langues cimbriques : (Frison, saxon, néerlandais et afrikaans);

langues nordiques (danois, suédois, norvégien, islandais).

Langues balto-slaves Langues slaves : russe, ruthène, ukrainien, polonais, tchèque, slovaque, bulgare, serbo-croate (serbe, croate, bosnien, monténégrin), slovène;


Langues baltes : prussien, letton, lituanien.
Langues italiques Langues italiques anciennes: samnite, osque, ombrien, latin;

langues romanes : italien (toscan, piémontais, vénitien, sicilien, napolitain, lombard, corse), roumain, romanche, espagnol (castillan, asturien, andalou, etc.), catalan, Portugais, langues d'oil (français, picard, wallon), langues d'oc (gascon, languedocien, limousin, auvergnat; provençal).

Isolats '(à l'intérieur des langues indo-européennes) : grec; arménien; albanais; tokharien.
Langues iraniennes Langues de l'Antiquité et du Moyen âge : avestique, pehlvi

Iranien moderne : persan, kurde, pachtou

Autres : ossète, etc.

Langues indo-aryennes Anciennes : sanscrit, pali et prâkrit

Hindoustani (hindi et ourdou); gujrati;népalais

Bengali; singhalais; romani (langues tsiganes).

Langues ouralo-altaïques Langues ouraliennes Langues finno-volgaïques (finnois, carélien, estonien, mordvine, mari);

Langues permiennes;

Hongrois;

Langues Ob-ougriennes; langues sames.

Langues altaïques Langues turciques : turc, kirghiz, ouzbek, ouïghour, yakoute, etc.

Langues mongoles : mongol, kalmouk, bouriate, etc.

Langues toungouses : mandchou, evenki, nanaï, orotch, etc.

Langues de l'Arctique Langues eskaléoutes Eskimoan


Aléoute
Langues tchouktches-kamtchadales Branche septentrionale : tchouktche et kerek; alioutor et koriak. 

Branche méridionale : itelmène ( = kamtchadale occidental); kamtchadale oriental; kamtchadale méridional.
Ensemble déné-caucasien (regroupement hypothétique)
Langues sino-tibétaines Chinois Le chinois de Pékin (mandarin); wu, yue ( = cantonais), hakka, etc;
Les langues tibéto-birmanes Birman, tibétain, lolo, karen, bodo, etc.
Langues caucasiennes Géorgien, tchétchène, circassien (tchèrkesse), etc.
Isolats ou quasi-isolats de l'Eurasie
(langues ne pouvant être rattachées à aucune grande
famille liguistique)
Basque; iénisséien; bourouchaski; kusunda; nivkh; étrusque;


Anciennes langues mésopotamiennes et anatoliennes (non sémitiques et non indo-européennes) : sumérien, hurrite, urartien, hatti.


Langues de l'Asie extrême-orientale : japonique(japonais, langues ryukyu), coréen, aïnou.
Langues na-déné Langues amérindiennes (V. ci-dessous).
Langues amérindiennes
Langues de l'Amérique 
du Nord et du centre
Langues algiques

et langues wakashanes

Langues algiques 

Langues algonquiennes : chippewa, cheyenne, arapaho, mohican, etc.;


Langues wakashanes

Nootka, makah, kwak'wala (= kwakiutl); 



Autres : salish; wiyot, wurok; etc.
Pénutien Chinook, yokut, nez-percé; 
Hokan-siouan Langues iroquoiennes : mohawk, cherokee,wyandot;


Langues sioux : osage, dakota, crow, etc.
Aztéco-tanoan Uto-Aztèque (aztèque, tarahumara, pima, cora),

Tanoan, Kiowa, Zuñi

Macro-oto-manguéan Otomi, mixtèque, zapotèque, etc.
Mayan Maya yucatèque, quiché, tzotzil, huastèque, etc.
Mixe-zoque. Mixe, zoque
Totonaco-tepehua Totonaque, tepehua
Na-déné Eyak, Tinglit;


langues athabascanes : chipewyan, langues apaches (apache, navajo), hupo, etc.
Langues de l'Amérique 
du Sud
Macro-Chibchan Chibchan; autres : gauraujan, misumalpan, muran, etc.
Gé-pano-caraïbe Langues caraïbes;

Langues gé;

Langues panoanes

Autres : carjan, huarpéan, etc.

Andino-équatorial Langues andines : quechua, aymara, jivaro, araucan; 

Langues équatoriales : arawak, tupi-guarani, guahibo; 

Macro-tucanoan : simacu, tuyuca, catuquinenan-tucanoan, puinavean.

Langues austriques
Langues austroasiatiques Vietnamien;

Khmer et mon

Autres : khasi, nicobarais, santa, etc.

Langues austronésiennes Groupe septentrional  langues de Taïwan. Proto-austronésien
Langues malaises Malais, indonésien, javanais et kawi, malgache, etc.


Langues philippines, etc.
Langues mélanésiennes Langues de Nouvelle-Calédonie (kanak) : dehu, paici, huailu, etc.; 

langues austronésiennes de Nouvelle-Guinée :
motu, kunaua, etc.; 

Langues de Micronésie et de Mélanésie : fidgien, areare, etc.

Langues polynésiennes Samoan, tahitien, hawaïen, tongien, maori,etc.
Langues taï-kadaï Langues taï :thaï, laotien, etc.; 

langues chan de Birmanie; isolats : miao, yao, dayak

Langues indo-pacifiques
Langues papoues Enga, medipa, kuman, huli, etc.
Langues australiennes aborigènes Langues nama-nyungan (warlpiri, arrernte, noongar, etc.); groupe bininj gun-wok; tiwi, etc.
Isolats Andamanien, Tasmanien.
Les autres langues
Créoles et pidgins : Tok pisin, pidgin nigérian, papiamento, sango, créole antillais, etc.

Langues artificielles

Langues des signes

Une langue est un système de signes (d'abord vocaux et secondairement écrits) utilisé par une communauté humaine pour la communication. 

Ces signes sont les mots et les sons utilisés pour former des énoncés. Ils sont arbitraires. Autrement dit, le lien entre un mot et sa signification est basé sur une convention sociale plutôt que sur une relation intrinsèque.

Chaque langue a une structure propre, régie par des règles de grammaire. Ces règles déterminent comment les mots peuvent être combinés pour former des phrases et des énoncés compréhensibles. Cette structure inclut la phonologie (sons), la morphologie (formes des mots), la syntaxe (structure des phrases), et la sémantique (signification).

Les langues sont des entités dynamiques. Elles évoluent avec le temps. Elles peuvent changer en réponse à des influences culturelles, sociales, et historiques. Le français moderne, par exemple, est très différent du français médiéval.

Une langue peut avoir plusieurs variétés ou dialectes, qui peuvent différer en fonction de la région, de la classe sociale, ou de l'âge des locuteurs. Chaque variété d'une langue a ses propres particularités lexicales, phonétiques, et grammaticales.

On associe généralement une langue à une communauté de locuteurs qui partagent et utilisent ce système de signes pour la communication. Cette communauté peut être définie géographiquement, culturellement, ou socialement.

Les langues servent plusieurs fonctions, notamment la communication, l'expression de l'identité, l'établissement des relations sociales, et la transmission des connaissances et des cultures.

Le monde des langues.
Le paysage linguistique mondial est d'une diversité vertigineuse, avec environ 7000 langues vivantes recensées. Cette mosaïque, inégalement répartie, est le reflet de l'histoire profonde de l'humanité, de ses migrations, de ses contacts et de ses isolements. Une poignée de langues, que l'on appelle parfois « langues mondiales », sont parlées par des centaines de millions de personnes, souvent en tant que seconde langue. L'anglais occupe une place particulière comme lingua franca globale, utilisé dans la diplomatie, les sciences, le commerce et le numérique. Le mandarin, l'espagnol, l'hindi/ourdou, l'arabe, le français et le bengali complètent ce groupe des langues les plus parlées en nombre total de locuteurs. Cependant, cette vision statistique masque une réalité écrasante : la grande majorité des langues du monde sont parlées par des communautés peu nombreuses, parfois de quelques milliers ou centaines d'individus.

Ces langues s'organisent en familles, regroupant des idiomes issus d'une même langue ancestrale. Les plus vastes, en nombre de locuteurs, sont les familles indo-européenne (parlées de l'Islande au Bengale, comprenant la plupart des langues européennes, le persan, l'hindi, le russe), sino-tibétaine (qui comprend notamment le chinois mandarin et le cantonais, le tibétain, le birman), nigéro-congolaise (couvrant une grande partie de l'Afrique subsaharienne, avec des langues comme le swahili, le yoruba, le zoulou), et austronésienne (qui s'étend de Madagascar à l'île de Pâques, et inclut, par exemple, le malgache, le malais-indonésien, le javanais et les langues des Philippines). D'autres familles majeures sont l'afro-asiatique ou afrasien (arabe, hébreu, langues berbères, haoussa), dravidienne (tamoul, télougou, kannada en Inde du Sud), altaïque (qui correspond, il est vrai, à une classification controversée regroupant le turc, les langues mongoles et toungouses) et les langues austro-asiatiques (comme le vietnamien et le khmer).

Au-delà de ces grandes familles, on trouve de nombreuses autres regroupements, ainsi que des isolats linguistiques, langues sans parenté identifiable avec aucune autre, comme le basque en Europe, l'aïnou au Japon, ou le koussassou au Brésil. La diversité linguistique est géographiquement très concentrée. Les points chauds de la diversité, où se côtoient un nombre exceptionnel de familles de langues différentes, se situent en Nouvelle-Guinée (où l'on parle plus de 800 langues), dans le bassin de l'Amazone, en Afrique subsaharienne, et dans certaines régions d'Asie du Sud-Est. À l'inverse, de vastes zones comme l'Europe ou l'Asie de l'Est présentent une relative homogénéité linguistique due à des siècles de construction d'États-nations centralisés.

Cette diversité est cependant extrêmement fragile et en déclin rapide. On estime qu'au moins 40% des langues du monde sont menacées de disparition, souvent avec seulement quelques dizaines de locuteurs âgés. La disparition d'une langue entraîne avec elle un système unique de connaissances, une vision du monde, une histoire et un patrimoine culturel immatériel irremplaçable. Les causes de cette érosion sont multiples : politiques d'assimilation linguistique, urbanisation, domination économique et culturelle des langues majoritaires, et désastres écologiques ou humains. Face à ce constat, des efforts de revitalisation sont menés par des communautés et des linguistes, utilisant l'enseignement, les médias et les technologies numériques pour documenter et transmettre les langues en danger.

Aux côtés des langues menacées, de nouvelles formes linguistiques émergent constamment : pidgins et créoles (comme le tok pisin en Papouasie ou le créole haïtien), langues des signes (chacune étant une langue à part entière avec sa grammaire complexe), et sociolectes ou argots urbains qui se développent et évoluent à grande vitesse. Les langues ne sont pas des entités figées mais des organismes vivants, en perpétuelle adaptation aux besoins de leurs locuteurs. Elles s'influencent mutuellement par l'emprunt lexical (l'anglais a emprunté massivement au français et au latin, le swahili à l'arabe, etc.), et leur structure même peut évoluer sous l'effet du contact linguistique intense.

Les principes de la classification des langues.
La classification des langues repose sur un ensemble de principes méthodologiques fondamentaux qui visent à organiser la diversité linguistique en groupes significatifs, révélateurs de leur histoire et de leurs relations. 

La parenté génétique.
Le principe central et le plus ancien est celui de la parenté génétique, qui postule que des langues présentant des similitudes systématiques et non aléatoires dans leur vocabulaire de base, leur morphologie et leur phonologie descendent d'une langue ancestrale commune, appelée proto-langue. Cette approche comparative, formalisée au XIXe siècle, s'appuie sur la reconstruction linguistique. Celle-ci vise à inférer les caractéristiques de la proto-langue en comparant méticuleusement les formes attestées dans les langues filles, en appliquant notamment le principe de régularité des correspondances phonétiques. Ce principe, pierre angulaire de la linguistique historique, affirme que les changements de sons ne sont pas aléatoires mais suivent des lois précises et régulières dans une langue donnée à une période donnée. Ainsi, une correspondance systématique, comme le *p* latin devenant *f* en germanique (pater / father, pes / foot), n'est pas considérée comme une coïncidence mais comme la preuve d'une filiation.

Au-delà de la simple ressemblance lexicale, qui peut être trompeuse en raison d'emprunts récents, les linguistes accordent une importance primordiale à la comparaison de la morphologie, c'est-à-dire la structure interne des mots et leurs systèmes de flexion. La similitude dans des paradigmes grammaticaux complexes (comme les conjugaisons verbales ou les déclinaisons nominales) est considérée comme un indicateur de parenté bien plus robuste, car ces éléments structuraux sont rarement empruntés. Par exemple, la similitude entre les pronoms personnels (je, tu, nous) ou des morphèmes grammaticaux comme ceux marquant le temps ou le cas est souvent un signal fort d'une origine commune. La classification génétique aboutit ainsi à un modèle arborescent, où les langues sont regroupées en familles (indo-européenne, sino-tibéenne, afro-asiatique, etc.), elles-mêmes subdivisées en branches et sous-branches.

Le contact linguistique et la convergence aréale.
Cependant, toutes les similarités entre langues ne sont pas dues à un héritage commun. Un deuxième grand principe de classification est celui du contact linguistique et de la convergence aréale. Des langues qui coexistent géographiquement sur une longue période, sans être génétiquement apparentées, peuvent développer des traits structuraux communs en raison d'interactions intenses et du bilinguisme de leurs locuteurs. On parle alors d'un Sprachbund ou d'une aire linguistique. Les langues des Balkans (albanais, bulgare, roumain, grec moderne), par exemple, partagent plusieurs traits syntaxiques malgré leurs origines différentes (albanais est un isolat, le roumain une langue romane, le bulgare une langue slave). Ces similitudes acquises par contact doivent être soigneusement distinguées des similarités héritées pour éviter des classifications erronées. Les emprunts lexicaux massifs, notamment dans des domaines culturels spécifiques, témoignent aussi de ce type de relations horizontales, à distinguer de la transmission verticale (de génération en génération).

La typologie linguistique.
Un autre principe important est la typologie linguistique, qui classe les langues non par leur origine historique, mais selon leurs caractéristiques structurelles internes, indépendamment de toute parenté. Cette approche compare par exemple les stratégies de marquage des relations grammaticales (langues accusatives comme le français, ergatives comme le basque, ou actives), l'ordre fondamental des mots (SVO, SOV, VSO), ou la structure morphologique (langues flexionnelles comme le latin, agglutinantes comme le turc, isolantes comme le chinois mandarin). Bien qu'une famille de langues ait souvent un type dominant, la typologie peut révéler des convergences étonnantes entre des langues très éloignées géographiquement et génétiquement, ou au contraire des divergences profondes au sein d'une même famille. Elle offre une grille de lecture complémentaire à la classification génétique.

L'évolution interne des langues.
Enfin, la classification doit aussi prendre en compte l'évolution interne des langues et le phénomène de la dialectologie. La frontière entre une langue et un dialecte est souvent plus politique et sociolinguistique que strictement linguistique. Du point de vue de la classification, on considère généralement que des variétés sont des dialectes d'une même langue si leurs locuteurs peuvent se comprendre mutuellement (intercompréhension), mais ce critère est lui-même graduel et flou. Les linguistes utilisent donc le critère de l'abstand (distance linguistique objective) et de l'ausbau (développement en une langue standard autonome). La classification fine nécessite donc de cartographier les continums dialectaux et les isoglosses (lignes séparant la répartition de traits linguistiques), qui peuvent transcender les frontières des langues standardisées. 



Ruhlen Merrit, L'origine des langues, sur les traces de la langue mère, Gallimard, 2007. - Voici le livre, longtemps demeuré introuvable en France, par qui le scandale est advenu. S'ils s'accordent sur l'existence de plusieurs grandes familles de langues à travers le monde, les linguistes disputent d'une quelconque parenté entre ces dernières. Ainsi, les langues d'Europe, membres de la famille indo-européenne, n'auraient aucun lien avec les autres. Merritt Ruhlen démontre le contraire : les langues actuellement parlées sur terre descendent toutes d'une seule "langue mère", qu'il reconstitue. Son hypothèse, parfaitement compatible avec les arguments fournis par l'archéologie et la génétique des populations en faveur de l'origine unique et africaine de l'homme, pose que l'expansion des langues a suivi l'évolution d'Homo sapiens à travers les âges et la planète. Depuis sa parution, cet ouvrage est au centre des débats entre linguistes, généticiens, archéologues : la similitude de certains mots, tel "mère", dans toutes les langues s'explique-t-elle par des dispositions cognitives communes à l'espèce ou bien par l'existence d'une langue première? Dans un long épilogue à l'édition française, Ruhlen répond à ses critiques et conforte sa démonstration. (couv.).

Jean-Marie Hombert, Aux origines des langues et du langage, Fayard, 2005. - D'où vient le langage, cette faculté qui fait l'homme et nous distingue du règne animal? Quels sont les mécanismes qui la sous-tendent et quelle est sa finalité? Quel fut, parmi les premiers hommes, celui qui énonça le premier mot? Par quel miracle la parole vient-elle à nos enfants? Comment en est-on arrivé aux 6000 langues actuellement parlées à travers le monde? Pourquoi près de la moitié d'entre elles sont-elles en voie d'extinction? Quel processus complexe a donné naissance aux créoles, les langues naturelles dont l'émergence est la plus récente? (couv.).

Louis-Jean Calvet, La guerre des langues et les politiques linguistiques, Hachette Pluriel, 2005. Le plurilinguisme est inconsciemment perçu dans nos sociétés à travers le mythe de Babel et vécu comme une punition divine. Le défi de Babel est pourtant encore d'actualité, et même une idée d'avenir, pour certains linguistes qui tentent d'instaurer l'usage d'une langue unique dans les frontières des États ou d'inventer des langues artificielles universelles. 

Cette planification linguistique est la forme concrète de la politique linguistique. À partir d'enquêtes et d'études de cas, africains, latino-américains, européens et asiatiques, l'auteur analyse ici les enjeux de ces politiques linguistiques. (couv.).

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