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Les Garumni
(= Garumnae) sont un peuple mentionné par César
parmi les tribus soumises par Crassus, et qui appartenait
à l'ensemble aquitain, une population d'origine proto-basque occupant
le territoire s'étendant entre la Garonne et les Pyrénées.
Ils ont moins documentés que d'autres peuples gaulois plus célèbres,
comme les Arvernes ou les Éduens,
mais leur présence est attestée par des inscriptions lapidaires et des
mentions dans les textes antiques. Leur histoire reste donc partiellement
énigmatique.
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Ce peuple était
établi sur le versant nord de la chaîne pyrénéenne, plus précisément
dans la haute vallée de la Garonne. Leur territoire se situait dans ce
qui correspond aujourd'hui au sud du département de la Haute-Garonne,
une région de montagne et de piémont. Le nom même des Garumni est intimement
lié à la géographie de leur territoire d'adoption, puisqu'il partage
la même racine que le fleuve voisin, la Garonne (appelée Garumna
en latin). Les recherches étymologiques
suggèrent que cette racine gar- ferait référence au fleuve lui-même,
parfois désigné comme la "rivière du dieu Gar", témoignant de l'importance
vitale de ce cours d'eau pour les populations locales
Les Garumni sont
entrés dans l'histoire au milieu du Ier
siècle av. JC lors de la conquête de la Gaule
par les armées romaines. En 56 av. JC, alors que Jules César était occupé
sur d'autres fronts, il envoya l'un de ses lieutenants, Publius Crassus
le Jeune, soumettre les peuples aquitains. Les Garumni faisaient partie
des nations aquitaines qui furent confrontées à cette campagne militaire
et dont la soumission fut actée. César les mentionne aux côtés d'autres
tribus telles que les Auscis, les Ptianii, les Gates, ainsi que les Sibusates
et les Cocosates. Il précise que les Garumni, tout comme ces derniers
peuples, figuraient parmi les nations les plus reculées.
S'appuyant sur l'éloignement
de leurs terres et l'arrivée imminente de la mauvaise saison, ils tentèrent
de se fier à la rigueur de l'hiver pyrénéen pour échapper à la domination
romaine. Néanmoins, comme la plupart des peuples de la région, ils finirent
par intégrer l'orbite de la République romaine,
ouvrant la voie à la romanisation progressive de l'Aquitaine. |
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