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République de Gambie |
13 28 N, 16 34 W ![]() |
La Gambie
est un Etat de l'Afrique
Géographie physique de la GambieRelief.Le relief de la Gambie est remarquablement plat et de faible altitude sur l'ensemble de son territoire. Les élévations dépassent rarement les 50 mètres au-dessus du niveau de la mer, et le point culminant du pays, situé dans l'est, est l'un des plus bas d'Afrique. La topographie consiste principalement en une plaine alluviale large et fertile le long du fleuve, bordée par des plaines légèrement surélevées qui s'éloignent progressivement des rives. Ces plaines supérieures présentent souvent un sol latéritique et un paysage de savane. Hydrographie.
Climat.
Géologie.
Biogéographie de la GambieLe fleuve Gambie structure le paysage et les écosystèmes de la Gambie sur toute sa longueur. Sa situation géographique, enclavée dans le Sénégal et ouverte sur l'océan Atlantique à l'ouest, ainsi que sa faible altitude générale, déterminent largement ses caractéristiques naturelles. L'influence de la mousson ouest-africaine apporte l'essentiel des précipitations annuelles, qui diminuent progressivement de la côte vers l'intérieur du pays, affectant la répartition des types de végétation.La végétation est un reflet direct du gradient hydrique et climatique. Les zones côtières et estuariennes sont caractérisées par de vastes mangroves, parmi les plus importantes de la région, dominées par des espèces comme Rhizophora racemosa, Avicennia germinans et Laguncularia racemosa. Ces forêts de palétuviers sont des écosystèmes essentiels. Elle servent de zone de reproduction pour de nombreuses espèces marines et estuariennes, de protection contre l'érosion côtière et d'habitat pour une faune spécialisée. Plus à l'intérieur, le paysage se compose principalement de savanes, et varient en type selon la quantité de pluie et la nature des sols. Près du fleuve ou dans les zones mieux arrosées, on trouve des savanes boisées ou des parcs à arbres, tandis que les régions plus sèches de l'est tendent vers des savanes arbustives ouvertes. Le long des rives du fleuve et de ses affluents, là où l'eau est accessible même en saison sèche, subsistent des forêts galeries ou forêts riveraines. Ces formations, bien que généralement fragmentées, contrastent fortement avec la savane environnante et abritent une biodiversité forestière spécifique. Les zones humides intérieures (bas-fonds, marigots saisonniers) constituent également des habitats importants, notamment pour l'avifaune et les amphibiens. La faune de la Gambie est diverse, bien que beaucoup de grands mammifères aient vu leurs populations décliner en raison de la chasse et de la perte d'habitat. On y trouve des primates tels que les colobes bais (Piliocolobus badius), les singes patas (Erythrocebus patas), les babouins et les vervets, souvent associés aux forêts galeries ou aux zones boisées. Des mammifères comme l'hyène tachetée (Crocuta crocuta), diverses petites antilopes (céphalophes, guib harnaché), des phacochères et des mangoustes sont présents dans les savanes et les broussailles. Le fleuve et ses zones humides abritent le crocodile du Nil (Crocodylus niloticus) et l'hippopotame (Hippopotamus amphibius), bien que ce dernier soit localisé. La Gambie est particulièrement réputée pour son avifaune exceptionnelle, qui attire de nombreux ornithologues. Plus de 500 espèces d'oiseaux ont été enregistrées, profitant de la mosaïque d'habitats : oiseaux d'eau dans les mangroves et les zones humides (hérons, aigrettes, martins-pêcheurs, flamants roses), rapaces, oiseaux de savane, et espèces forestières dans les forêts galeries. Le fleuve est également riche en poissons, qui constituent une ressource essentielle. La faune des reptiles, amphibiens et invertébrés contribue également de manière significative à la biodiversité locale. Les écosystèmes gambiens, de l'estuaire salin à la savane soudanienne, sont étroitement liés par le réseau hydrographique. Le fleuve sert de corridor écologique et de source d'eau vitale, particulièrement en saison sèche. Les mangroves protègent le littoral et sont des nurseries essentielles pour les écosystèmes marins et estuariens. Les forêts galeries et les zones humides sont des refuges pour de nombreuses espèces, des "points chauds" de biodiversité dans un paysage largement dominé par la savane modifiée par les humains. L'agriculture, notamment la culture de l'arachide et du riz (souvent dans les bas-fonds), a entraîné une importante conversion et fragmentation des habitats naturels. La déforestation pour le bois de chauffage, le charbon de bois et la construction est un défi constant. La pêche, fluviale et maritime, exerce une pression sur les populations aquatiques. Néanmoins, le pays a mis en place un réseau d'aires protégées pour tenter de préserver sa richesse naturelle. Le Parc National de Kiang West protège des habitats de savane, de forêts riveraines et de mangroves. Le Parc National de la Rivière Gambie, qui englobe les îles Baboon, est essentiel pour les primates et d'autres espèces fluviales. La Réserve ornithologique de Tanji est une zone côtière majeure pour les oiseaux migrateurs et résidents. La gestion de ces aires, généralement confrontées à la pression démographique et aux besoins économiques, est essentielle pour maintenir la biodiversité façonnée par le fleuve Gambie. • Le Parc National de Kiang West, situé sur la rive sud du fleuve Gambie dans la région de Lower River, est l'une des plus grandes aires protégées du pays (environ 115 kilomètres carrés). Ce parc offre une grande diversité d'habitats, qui vont des forêts sèches aux savanes boisées, en passant par les mangroves le long des criques fluviales. Il abrite une faune variée, notamment diverses espèces de singes (vervets, colobes roux, patas), des babouins, des phacochères, des hyènes, des civettes, ainsi qu'une multitude d'oiseaux, de reptiles comme les crocodiles et les varans. Géographie humaine de la GambiePopulation.La population de la Gambie, estimée à environ 2,5 millions d'habitants, est parmi les plus jeunes d'Afrique de l'Ouest, avec une proportion très élevée de moins de 15 ans, ce qui pose des défis importants en termes d'éducation, d'emploi et de services sociaux. La densité de population est relativement élevée. Elle est surtout concentrée le long de la vallée fertile du fleuve et dans la zone côtière, en particulier dans la région du Grand Banjul (Kombo), qui constitue le principal pôle urbain, économique et administratif. Cette zone connaît une urbanisation rapide due à l'exode rural et attire une part croissante de la population. La Gambie est un creuset de cultures malgré sa petite taille géographique. Les groupes les plus importants sont les Mandinka, suivis des Fula (Peuls), des Wolof, des Jola, des Serer, des Serahule, des Aku, et d'autres poulations plus petites, notamment des migrants des pays voisins. Chaque groupe possède sa propre langue, ses traditions et, dans une certaine mesure, ses pratiques sociales et économiques distinctes, bien qu'il y ait une forte interconnexion et cohabitation pacifique. L'anglais est la langue officielle, héritage de la période coloniale, mais plusieurs langues indigènes, notamment le Mandinka, le Wolof, le fula et le jola, sont largement parlées et essentielles à la communication quotidienne. La grande majorité de la population (environ 95%) est musulmane, principalement sunnite, tandis qu'une petite mais significative minorité chrétienne existe, principalement dans la région côtière et parmi la population Aku. Le pays est largement reconnu pour sa tolérance religieuse et la coexistence harmonieuse entre les différentes confessions. Les pratiques religieuses sont généralement entrelacées avec les coutumes culturelles traditionnelles. Environ les trois quarts de la population dépend du secteur agricole pour assurer sa subsistance et le secteur fournit environ un tiers du PIB, mais le secteur agricole a un potentiel inexploité - moins de la moitié des terres arables sont cultivées. Les arachides ont historiquement été la principale culture de rente, mais la diversification est en cours avec d'autres cultures vivrières comme le riz, le mil et le sorgho. La pêche, tant fluviale que maritime, est également une source importante de revenus et de subsistance pour de nombreuses personnes, en particulier le long du fleuve et de la côte atlantique. Le tourisme, concentré sur les plages de la côte, est un secteur vital pour l'obtention de devises étrangères et la création d'emplois, bien qu'il soit vulnérable aux chocs externes. L'activité manufacturière à petite échelle concerne le traitement des arachides, des poissons, et des peaux. Malgré ces secteurs clés, la Gambie reste un pays à faible revenu confronté à des défis majeurs tels que la pauvreté généralisée, en particulier dans les zones rurales, et un taux de chômage élevé, notamment parmi les jeunes. Les transferts de fonds de la diaspora gambienne à l'étranger représentent une source de revenus vitale pour de nombreuses familles et pour l'économie nationale. Ces difficultés économiques sont un moteur important de migration, tant interne (des zones rurales vers les centres urbains) qu'externe, avec un nombre significatif de jeunes cherchant à émigrer. Les modèles d'établissement varient du mode de vie rural traditionnel dans des villages agricoles et de pêche disséminés le long du fleuve, au mode de vie urbain de plus en plus dense et diversifié de la région du Grand Banjul, où coexistent différents quartiers résidentiels et commerciaux. Les principales villes de la Gambie
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