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Rues et monuments de Paris
Rue Ravignan
Rue Ravignan, à Paris  (XVIIIe'arrondissement). - Cette rue relie la rue des Abbesses à la place Jean-Baptiste-Clément et à la rue Gabrielle. S'appela rue du Vieux-Chemin et fut tracée sur une ancienne vigne, mentionnée dès le XIVe siècle. Elle fut modifiée sous le second Empire. Son nom lui a été donné en 1867 en mémoire du père de Ravignan, prédicateur (1795-1858).
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Paris : le rue Ravignan.
La a rue Ravignan, à Montmartre.

N° 12. Rue des Trois-Frères (1840). La partie située entre la rue Drevet et la rue d'Orsel s'appela rue Léonie. Nom actuel en 1868 dans toute son étendue en mémoire des trois frères Dufour qui étaient propriétaires des terrains. 

Au 54 est la rue Androuet (1840), qui faisait partie avant 1864 de l'ancienne rue de l'Arcade (actuellement passage des Abbesses). Son nom actuel lui a été donné en l'honneur du célèbre architecte J. Androuet du Cerceau (1515-1552). 

Au 30 de la rue des Trois-Frères est la rue Drevet qui s'appelait précédemment escalier des Trois-Frères. Son nom lui a été donné en 1867 en mémoire du graveur (1665-1738). 

Au 8 de la rue des Trois-Frères se trouve la rue Chappe qui s'appela rue du Télégraphe avant 1867. Son nom lui a été donné en mémoire de Claude Chappe, l'inventeur du télégraphe aérien (1763-1805).

C'est dans la rue des Trois-Frères qu'habitait le sinistre assassin Billoir. Le peintre Georges Braque y a vécu aussi.

N° 16.  Place Emile-Goudeau. Au 13, emplacement de l'ancienne auberge du Poirier-sans-pareil où se trouvait une salle à manger dans un arbre, dans le genre de celles de Robinson. L'arbre, auquel Napoléon, disait-on, attacha son cheval, a été abattu en 1814. L'établissement devint ensuite une sorte de Tivoli qui fut abandonné et où Alphonse Karr habitait avant 1831. Au milieu du jardin de ce Tivoli il y avait une allée, dite avenue du Bel-Air, qui a été remplacée par la rue du Poirier devenue aujourd'hui la rue Berthe. Ce Tivoli fut fermé à cause des effrondements qui s'y produisaient par suite de la présence des carrières. 

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Paris : place Emile Goudeau.
Paris : le Bateau Lavoir, à Montmartre.
La place Emile Goudeau.
Ce qu'il reste du Bateau-Lavoir.
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Le lieu n'est pas abandonné pour autant. Sous le nom de Maison du Trappeur, une ancienne manufacture de pianos qui s'y trouve est divisée en ateliers d'artistes vers 1889 et accueille des artistes nombreux (Picasso, Modigliani, Van Dongen, Juan Gris, etc). Au vu de ses vastes barraquements de bois, labyrinthe de coursives et d'escaliers,Max Jacob lui donnera en 1906 un surnom qui lui est resté : le Bateau-lavoir. Cet établissement a brûlé le 12 mai 1970. Une construction nouvelle, qui abrite toujours des ateliers d'artistes, le remplace depuis 1978.
"Nous retournerons tous au Bateau-Lavoir, nous n'aurons  vraiment été heureux que là..." Jusqu'à sa mort, Picasso (1881-1973) grade la nostalgie du Montmartre rural de sa jeunesse, avec ses fermes, ses vergers et ses cabarets pittoresques. Arrivé sur la Butte à 19 ans, il prend ici, en 1904 un atelier où il execute les dernières oeuvres de la période bleue, celles de la période rose, inspirées par ses amours avec Fernande Olivier, et les Demoiselles d'Avignon (1907), prélude du cubisme. (Infos : Ville de Paris).
N° 18. Rue Berthe. S'appela rue du Poirier en partie. Le tronçon entre les rues Drevet et Foyatier a reçu en 1978 le nom de rue André Barsacq. 

N° 19. Rue de la Mire. S'appela petite rue des Moulins (Les moulins de Montmartre). Nom actuel en raison de la mire du Nord qui est dans le voisinage. L'escalier a été construit en 1793 pour le bétail.

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Paris : la rue Berthe.
Paris : la rue de la Mire.
La rue Berthe, droite et inclinée.
La rue de la Mire.

N° 24. Rue Gabrielle. La partie-entre la rue Drevet et la rue Chappe s'appelait en 1843 rue Benedict. En 1867 elle a été prolongée jusqu'à la rue Gabrielle. Entre la rue Gabrielle et la rue Saint-Eleuthère, face au square Nadar se trouve le jardin des Arènes de Montmartre, un petit amphithéâtre en plein air créé en 1941.

La rue Ravignan se terminait avant 1907 à la rue Norvins. Elle aboutit maintenant à la  place Jean-Baptiste-Clément qui a absorbé la petite rue Feuchères de 1867 qui unissait la rue Ravignan et la rue Lepic à leurs sommets. C'est sur l'emplacement de cette place que se trouvait l'entrée du monastère d'en haut (L'abbaye de Montmartre).

Sur cette place, qui date de 1907, on  trouve, à l'angle de la rue Norvins, une fontaine dans le style pseudo-Renaissance (nommée fontaine du Château d'eau de Montmartre ou fontaine de l'ancien Réservoir), qui, nous dit l'inscription, a été érigée en 1835 par une société d'actionnaires en vertu d'une concession de 99 ans. L'édifice auquel s'appuie cette fontaine était la base d'un réservoir, aujourd'hui démoli, alimenté par l'eau de Seine et à partir de 1860 par les eaux de l'Ourcq et de la Dhuys. Modigliani a vécu au 7, en 1907-1908. (F.de Rochegude). 

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Paris : l'ancien château d'eau de Montmartre.
Paris : la fontaine du chateau d'eau, à Montmartre.
L'ancien Château d'eau
La fontaine du Château d'eau, désormais sans le réservoir.
Paris : détail de la fontaine du Château d'eau (Montmartre).
© Photos : Serge Jodra, 2013.
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Dictionnaire Villes et monuments
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