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La Thérouanne
est une rivière de France ,
dans la la Seine-et-Marne. Elle naît
au Sud de Nanteuil-lès-Haudouin, passe à Etrepilly
et se jette dans la Marne à Congis. Cours : 24 km.
Son nom, d'origine
gauloise, dérive du mot tarwana ou tarv-enna, signifiant
la rivière au taureau, issu de tarvos qui désigne l'animal dans la langue
gauloise. La rivière prend sa source sur le territoire de la commune de
Saint-Pathus, à une altitude de 93 mètres, à la limite du département
de l'Oise. Dès sa naissance, elle s'oriente
vers le sud-est en direction du cours inférieur de l'Ourcq, traversant
successivement les localités d'Oissery, de Forfry, puis d'Étrépilly
avant d'atteindre Congis-sur-Thérouanne, commune qui lui doit une partie
de son nom.
À Congis-sur-Thérouanne,
la rivière effectue un changement de direction brusque vers l'ouest, passe
sous le canal de l'Ourcq et vient finalement confluer avec la Marne sur
le territoire de cette même commune, à une altitude de 48 mètres. Cette
section terminale de son cours est particulièrement marquée par la présence
humaine : une partie de ses eaux est captée au niveau du hameau de Gué-à -Tresmes
afin d'alimenter le canal de l'Ourcq, constituant ainsi un élément important
du réseau hydraulique régional. Le bassin versant de la Thérouanne s'étend
sur 167 kilomètres carrés, une superficie modeste qui explique en partie
les caractéristiques hydrologiques singulières de cette rivière.
Sur le plan hydrologique,
la Thérouanne présente un régime pluvial océanique avec des fluctuations
saisonnières peu marquées. Son module, observé pendant 40 ans à la
station de Congis-sur-Thérouanne, est de 0,601 mètre cube par seconde.
Les hautes eaux se rencontrent en hiver, de janvier à avril, avec des
débits mensuels moyens situés entre 0,69 et 0,84 mètre cube par seconde,
le maximum étant atteint en janvier. Les basses eaux estivales, de juin
à septembre, voient le débit diminuer jusqu'à 0,43 mètre cube par seconde
en août et septembre, ce qui reste très consistant et presque abondant
. En période quinquennale sèche, le VCN3 peut chuter à 220 litres par
seconde, une valeur loin d'être sévère. Les crues sont également peu
importantes : le QIX 10 atteint 3,9 mètres cubes par seconde, tandis que
le QIX 50 se monte à 5,4 mètres cubes par seconde. Le débit instantané
maximal enregistré à Congis-sur-Thérouanne a été de 11,2 mètres cubes
par seconde le 22 décembre 1993, une crue exceptionnelle largement supérieure
à la crue cinquantennale.
La lame d'eau écoulée
annuellement dans le bassin de la Thérouanne n'est que de 114 millimètres,
ce qui est médiocre et très nettement inférieur à la moyenne du bassin
de la Seine (230 à 240 millimètres par an). Cette faible productivité
hydrologique se traduit par un débit spécifique de seulement 3,6 litres
par seconde et par kilomètre carré de bassin. Ces chiffres témoignent
d'une rivière peu abondante, caractéristique des cours d'eau de la région,
dont l'alimentation dépend essentiellement des précipitations locales.
La gestion de la Thérouanne est assurée par le SMAERTA, le Syndicat Mixte
d'Aménagement et d'Entretien de la Rivière Thérouanne et de ses Affluents,
qui veille à la préservation et à l'entretien de ce cours d'eau et de
ses tributaires.
Le patrimoine architectural
qui jalonne la vallée de la Thérouanne ajoute à l'intérêt de ce territoire.
À Saint-Pathus, commune de sa source, se trouve une superbe petite église
construite en style roman, considérée comme l'un des bijoux de la Seine-et-Marne,
dont les origines remontent au XIIe siècle.
Ce sanctuaire témoigne de l'ancienneté de l'occupation humaine dans cette
vallée modeste mais riche d'histoire, où la rivière a façonné à la
fois les paysages et l'organisation des communautés riveraines au fil
des siècles. |
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