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Marggraf
(Andreas Sigismund), chimiste né à Berlin
le 3 mars 1709, mort à Berlin le 7 août 1782. Il étudia d'abord la pharmacie
dans l'officine paternelle à Berlin, puis la chimie dans cette même ville
et à Strasbourg, avec Neumann et Spielmann, la médecine à Halle, la
minéralogie et la métallurgie à Freiberg. En 1738, à vingt-neuf ans,
il fut nommé membre de l'Académie des sciences
de Berlin. En 1754, il fut placé à la tête de son laboratoire de chimie
et en 1760 il fut choisi comme directeur de sa classe de physique.
L'Académie des sciences de Paris se l'attacha à son tour en 1777 comme
associé étranger.
La plus mémorable
découverte de Marggraf est celle du sucre de betterave qu'Achard
ne fit que populariser cinquante ans plus tard. C'est dans une dissertation
publiée en 1747 (Mémoires de l'Académie de Berlin) et intitulée
Expériences
chimiques faites dans le dessin de tirer un véritable sucre de diverses
plantes qui naissent dans nos contrées, que l'illustre chimiste annonce
la possibilité d'obtenir du sucre de certaines plantes par l'évaporation
et signale la bette blanche comme contenant le plus de principes sucrés.
On doit en outre
à Andreas Marggraf une foule d'autres travaux non moins importants, tels
que la découverte de l'acide phosphorique, qu'il appelait fleur de phosphore
(1740), celle de la soude (1762), une méthode depuis longtemps abandonnée
pour. l'extraction du phosphore d'urine, une autre pour la dissolution
de l'argent et du mercure dans les acides des métaux, des expériences
sur l'extraction du zinc par la sublimation, sur la purification du camphre
au moyen de la chaux, sur la terre d'alun et la régénération de cette
substance, sur le lapis-lazuli, des recherches
sur la composition du gypse ,
sur celle de l'eau, sur le spath fluor, le manganèse, les calculs urinaires,
etc.
Andreas Marggraf
a exposé les résultats de tous ces travaux dans de nombreux mémoires,
la plupart en français. Insérés d'abord dans le recueil de l'académie
de Berlin, ils ont été réunis, sauf les derniers en date, peu nombreux
d'ailleurs, sous le titre : Chymische Schriften (Berlin, 1761-67,
2 vol. in-8). (L. S.). |
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