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Rose
Dieng
(Dieng-Kuntz) est une informaticienne née le 27 mars 1956 à Dakar
(Sénégal) et morte le 30 juin 2008 à Nice.
Elle a laissé une oeuvre scientifique solide, caractérisée par des innovations
dans la modélisation des connaissances, la structuration des ontologies,
et l'interopérabilité des systèmes d'information.
Dieng est issue d'une
famille profondément ancrée dans la tradition éducative. Très tôt,
elle manifeste une curiosité intellectuelle exceptionnelle et un goût
prononcé pour les mathématiques et la
logique.
Elle poursuit ses études avec un sérieux remarquable, intégrant le prestigieux
lycée Faidherbe à Saint-Louis du Sénégal, avant d'être admise à l'École
Polytechnique en France, en 1976. Elle devient ainsi la première femme
africaine à entrer dans cette grande école d'ingénieurs.
À sa sortie de l'École
Polytechnique, elle continue son parcours scientifique à l'École nationale
supérieure des télécommunications, où elle se spécialise dans l'informatique.
Très rapidement, elle se distingue dans le champ de l'intelligence
artificielle, encore émergent à l'époque. Elle soutient une thèse
de doctorat en informatique à l'université de Paris-Sud, consacrée Ã
la modélisation des connaissances. Son travail attire l'attention de l'Institut
national de recherche en informatique et en automatique (INRIA), où elle
est recrutée comme chercheuse.
À l'INRIA, elle
mène des recherches sur les systèmes à base de connaissances, le web
sémantique, l'ingénierie des ontologies, et plus largement sur les technologies
de l'intelligence artificielle appliquées à la gestion des connaissances.
Son approche interdisciplinaire et pionnière la place au coeur de l'évolution
des systèmes intelligents dans les années 1990. Elle dirige l'équipe-projet
Acacia, spécialisée dans la capitalisation et la transmission des savoirs.
Elle collabore avec des institutions scientifiques et industrielles majeures,
notamment dans les domaines de la gestion des connaissances d'entreprise.
Son travail scientifique
s'accompagne d'un engagement personnel profond en faveur de la diversité,
de la parité dans les carrières scientifiques, et de la coopération
Nord-Sud. Elle oeuvre pour que davantage de femmes, et de femmes africaines
en particulier, aient accès aux carrières dans les sciences et technologies.
Elle publie de nombreux articles scientifiques de référence et participe
à des conférences internationales qui contribuent à son rayonnement.
Elle est aussi membre de plusieurs comités scientifiques, où elle joue
un rôle de mentor pour les jeunes chercheurs. En tant que femme noire,
scientifique, et leader, elle devient une figure emblématique de la réussite
méritocratique. |
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