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Les stryges (ou striges) étaient de vieilles femmes chez les Anciens. Chez les Francs, c'étaient des sorcières ou des spectres accusés de manger les vivants. Il y a même, dans la loi salique, un article contre ces monstres. « Si une stryge a mangé un homme, et qu'elle en soit convaincue, elle payera une amende de huit mille deniers, qui font deux cents sous d'or. »La croyance aux stryges était communes au Ve siècle, puisqu'un autre article de la même loi condamne à cent quatre-vingt-sept sous et demi celui qui appellera une femme libre stryge ou prostituée. Comme ces stryges sont punissables d'amende, on croit généralement que ce nom devait s'appliquer, non à des spectres insaisissables, mais exclusivement à des magiciennes. Il y eut, sous prétexte de poursuites contre les stryges, des excès qui frappèrent Charlemagne. Dans les Capitulaires On peut remarquer, dans ce passage des Capitulaires (chap. 6), que c'était une opinion reçue chez les Saxons, qu'il y avait des sorcières et des spectres (dans ce cas des vampires) qui mangeaient ou suçaient les hommes vivants; qu'on les brûlait, et que, pour se préserver désormais de leur voracité, on mangeait la chair de ces stryges ou vampires. Quelque chose de semblable s'est vu dans le traitement du vampirisme au XVIIIe siècle. Ce qui peut encore inciter à penser que les stryges des Anciens étaient quelquefois des vampires, c'est que, chez les Russes, et dans quelques contrées de la Grèce moderne où la croyance au vampirisme a exercé ses ravages, on a conservé aux vampires le nom de stryges. Les stryges sont également des motifs de l'imagerie médiévale, à l'instar du stryge de Notre-Dame de Paris, figuré ci-dessous. Un stryge sculpté sur la façade de Notre-Dame de Paris. |
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