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Les lois de Manou

On connaît sous le nom de Lois de Manou, Mânava-dharma-çâstra, un ouvrage en 19 livres, comprenant 5 370 vers dans l'édition publiée à Paris en 1830, et dans lequel sont exposés, comme un enseignement révélé, les préceptes de la Loi.

Manou est le nom d'un être supérieur fréquemment cité dans la littérature indienne, et dont la première mention se trouve dans le Vêda, où il est, donné comme le père commun des hommes; c'est à lui particulièrement que les poètes rapportent l'institution du sacrifice. Les Aryas de l'Indus le considéraient comme leur primitif législateur, avant d'être descendus vers le Sud-Est dans les vallées de la Yamunâ et du Gange : ce n'est pas un personnage exclusivement indien; les traditions védiques le faisaient remonter au temps où leur peuple vivait dans son unité primordiale le long des rives de l'Oxus. On doit donc considérer le Manou indien comme un personnage symbolique. 

Le code des Lois de Manou, sans sa rédaction présente, est attribué à Bhrigou par les brahmanes : or Bhrigou, dans le Vêda, est un rishi, c'est-à-dire un saint personnage d'un ordre supérieur et même surhumain, dont le rôle tout entier fait partie de la mythologie symbolique des Aryas de l'Indus, et recueil, de beaucoup antérieur à tous les hymnes du recueil, remonte aux temps primitifs. Nous ignorons l'auteur véritable du livre de la Loi; il y a même lieu de croire que ce livre est l'oeuvre commune de plusieurs brâhmanes, auxquels leur science a donné l'autorité nécessaire pour le faire prévaloir et l'attribuer à Manou et à Bhrigou.
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Alternatives de création et de destruction

« Tandis que Brahma veille, le monde vit et se meut; mais quand le dieu dort, quand son esprit est en repos, l'univers s'évanouit; tous les êtres tombent dans l'inertie; ils sont dissous dans l'âme suprême, parce que celui qui est la vie de tout être sommeille doucement, privé de son énergie. Ainsi, passant tour à tour du sommeil à la veille et de la veille au sommeil, constamment il fait naître à la vie tout ce qui a le mouvement et tout ce qui ne l'a pas; puis il l'anéantit et demeure immobile. Les créations et les destructions du monde sont innombrables; et l'Être suprême les renouvelle comme en se jouant. »
 

(Manava-Dharma-Sastra ou Lois de Manou; livre I. 
trad. Loiseleur - Deslongchamps).

Quant à l'époque où il fut composé, il est impossible de la fixer aujourd'hui avec précision. Si l'on considère le fond des doctrines et des lois mêmes, il est certainement fort antique; mais la rédaction qui est entre nos mains peut remonter à une époque moins reculée. Toutefois, il n'est fait, dans le code de Manou, aucune allusion à la réforme bouddhique, ce qui aurait lien de nous étonner dans un livre de cette nature, si cette réforme radicale lui eût été antérieure. Si l'on compare l'état des doctrines et des moeurs dans le code de Manou et dans les plus anciennes prédications bouddhiques, le code brâhamanique dénote une époque beaucoup plus ancienne que celle du Bouddha, mort vers l'année 543 av. J.-C. Les Purânas devant être considérés comme postérieurs au Bouddhisme, il en résulte que le code de Manou, dans sa rédaction actuelle, semble appartenir à la période des épopées. C'est, du reste, le même langage, la même manière de penser, le même état de civilisation politique et religieux que dans ces grands poèmes.

Les lois de Manou sont souvent citées dans le Mahâbhârata, et cela dans les termes mêmes du code que nous possédons. II existe dans l'Inde au moins 50 codes du même genre : loin qu'ils puissent rivaliser d'ancienneté avec les lois de Manou, celles-ci leur ont servi de type et de fondement, et présentent entre leurs diverses parties une proportion qui ne paraît pas se retrouver au même degré dans les autres. Selon la tradition indienne, un antique code de Manou fut écrit par Manou lui-même en 200 000 vers; le sage divin Nârada l'abrégea en 42 000 vers; un fils de Bhrigou, Soumati, la réduisit à 4 000 : notre rédaction n'est donc pas celle de Soumati, et cette traduction prouve uniquement que les Indiens ont eu, avant la nôtre, plusieurs rédactions de leurs lois.
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Vrai et fausse piété

« De l'espérance d'un avantage naît l'empressement : les sacrifices ont pour mobile l'espérance : les pratiques de dévotion austère et les observations pieuses sont reconnues provenir de l'espoir d'une récompense.

Que le sage observe constamment les devoirs moraux avec plus d'attention encore que les devoirs pieux. Celui qui néglige les devoirs moraux déchoit, même lorsqu'il observe tous les devoirs pieux.

Un sacrifice est anéanti par un mensonge; le mérite des pratiques austères par la vanité; le fruit des charités par l'action de la fraude.

Celui qui étale l'étendard de la vertu, qui est toujours avide, qui emploie la fraude, qui trompe les gens par sa mauvaise foi, qui est cruel, qui calomnie tout le monde, est considéré comme ayant les habitudes du chat.

Le Dwidja [ = le prêtre] aux regards toujours baissés, d'un naturel pervers, perfide et affectant l'apparence de la vertu, est dit avoir les manières d'un héron.

Tout acte pieux fait par hypocrisie va aux Bakchasas [ = aux démons ].  »
 

(Extraits des Lois de Manou.; II, 334. V, 195, 237. IX, 204).

La législation de Manou est fondée sur le Véda, dont les doctrines s'y retrouvent, fort développées, mais essentiellement les mêmes : le code passe même aux yeux des Indiens pour contenir, sous la forme de préceptes et de règles le Vêda dans son entier. C'est assez dire qu'il est orthodoxe. On ne peut donc le considérer comme issu d'une des écoles de la philosophie indienne : au contraire, les différents commentaires sanscrits des lois de Manou appartiennent à des écoles particulières, et donnent souvent de ses préceptes ou de ses énonciations théologiques une interprétation inadmissible. Il est donc nécessaire, pour bien comprendre ce livre, de se tenir en dehors de toute doctrine préconçue autre que celle du Véda, et de se défier des commentaires. Prise en elle-même, la doctrine de Manou porte non seulement sur les lois civiles et politiques, mais aussi sur la religion, la morale, la métaphysique, et la cosmogonie hindoue; elle est, en un mot, à la fois théorique et pratique, et ne néglige aucune des bases sur lesquelles repose la société brahmanique; elle en est l'expression la plus complète qu'aucun ouvrage indien nous présente.

Le polythéisme est la forme extérieure et visible de la religion dans Manou; il est symbolique dans son ensemble comme dans ses moindres parties : mais, tandis que les symboles védiques représentent, dans les hymnes, presque exclusivement la nature extérieure et matérielle, un caractère métaphysique et moral très évident se remarque en eux dans Manou. Ces symboles, qui, dans le Vêda, sont presque indépendants les uns des autres, sont ici coordonnés et rapportés à un principe commun qui les réunit et les anime : le panthéon védique se trouve ainsi conservé conformément à la tradition des Aryas, mais relégué au second rang, le rang supérieur dans la hiérarchie des êtres étant occupé par le principe absolu et indivisible. Non seulement les dieux du ciel, Indra et les autres, sont devenus des génies d'un ordre secondaire mais Brahmâ lui-même, dont le nom n'existe pas dans secondaire; Vêda, est dépassé par la notion métaphysique de l'absolu neutre et indiscernable qui porte le nom de Brahme. Le panthéisme est ainsi constitué d'une manière complète et définitive, développant le Vêda sans le contrefaire, et demeurant orthodoxe. 
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Humilité, douceur, pardon des injures

« Qu'un homme ne soit pas fier de ses austérités; après avoir sacrifié qu'il ne profère pas de mensonge; [...] après avoir fait un don qu'il n'aille pas le prôner partout.

On ne doit jamais montrer de mauvaise humeur, bien qu'on soit affligé, ni travailler à nuire à autrui, ni même en concevoir la pensée; il ne faut pas proférer une parole dont quelqu'un pourrait être blessé et qui fermerait l'entrée du ciel.

Celui qui est doux, patient, étranger à la société des pervers, obtiendra le ciel par sa charité.

Celui qui pardonne aux gens affligés qui l'injurient est honoré dans le ciel.

Celui qui conçoit du ressentiment ira aux enfers. »
 

(Extraits des Lois de Manou;  II, 161. IV, 236, 246. VIII, 312.).

Le premier livre expose la formation du monde, laquelle n'est pas une création substantielle, mais une simple production des formes; l'origine des Vêdas; la création du brahmane, du xatriya, du vaiçya et du çoûdra, c.-à-d. des quatre castes fondamentales de la société brahmanique; la naissance des Manous, des dieux, des astres, des hommes, des animaux et des plantes; les productions et les destructions successives des univers; la division du temps; le jour et la nuit de Brahmâ; la théorie des âges; l'origine et les fondements de la Loi. Ce premier livre est donc une véritable Genèse indienne.

Le deuxième livre, revenant sur les bases de la Loi, qui sont la tradition et la révélation, établit le privilège des brahmanes, et fixe les limites de la contrée brahmanique. Le jeune brahmane, né dans le Brahmâvarta, reçoit une sorte de baptême et un nom; ce deuxième livre décrit les cérémonies par lesquelles il doit passer pour arriver au rang de novice, la ceinture, le cordon, le bâton; il expose les devoirs de l'ablutio, de la purification spirituelle, les égards dus par le novice à ses supérieurs, à ses parents, à son maître spirituel.

Le troisième livre fixe la durée du noviciat, à la suite duquel le jeune brahmane se marie; choix de la femme; divers modes de mariage; manière dont on doit honorer les femmes; cérémonies imposées au chef de famille; devoirs d'hospitalité; souvenir des morts et repas funèbres, composition de l'assemblée du festin, prière aux morts.
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Devoirs relatifs aux femmes

« Renfermées sous la garde des hommes, les femmes ne sont pas en sûreté; celles-là seulement sont bien en sûreté qui se gardent elles-mêmes de leur propre volonté.

Les hommes doivent avoir des égards pour les femmes de leur famille, et leur donner des parures, des vêtements, et des mets recherchés.

Si une femme n'est pas parée d'une manière brillante, elle ne fera pas naître la joie dans le coeur de son époux. » (III, 59, 61. IX, 12.)

La famille

«  Le mari ne fait qu'une seule et même personne avec son épouse. - Dans toute famille où le mari se plaît avec sa femme, et la femme avec son mari, le bonheur est assuré pour jamais. 

- L'union d'une jeune fille et d'un jeune homme, résultant d'un amour mutuel, est dit le mariage des musiciens célestes. 

- Qu'une femme chérisse et respecte son mari, elle sera honorée dans le ciel;

- et qu'après avoir perdu son époux, elle ne prononce pas même le nom d'un autre homme.

- Un père est l'image du Seigneur de la création; une mère l'image de la terre.

- Un père est plus vénérable que cent instituteurs ; une mère plus vénérable que mille pères. 

- Pour qui néglige de les honorer, toute oeuvre pie est sans prix.

- C'est là le premier devoir; tout autre est secondaire. » (II, 145, 227, 234,'237. III, 59, 32. V, 155, 157, 160, 166. IX, 45).
 

(Extraits des Lois de Manou).

Les règles concernant l'alimentation ont une grande importance dans la religion indienne; le quatrième et le cinquième livre roulent en grande partie sur ce sujet.

Le terme de la vie approchant, le chef de famille, auquel est né un petit-fils, se retire dans le désert pour s'y livrer à l'austérité et à la méditation; il devient vânaprastha ou anachorète. Les devoir de l'anachorète sont exposés dans le sixième livre.

La seconde moitié du livre de Manou diffère notablement de la première par son contenu : celle-ci énonce des préceptes généraux qui s'adressent à tout le monde, mais surtout aux brahmanes. Les livres suivants ont pour objet des détails de loi relatifs à l'organisation de la société politique, civile et militaire, et aux devoirs des castes. La création d'un roi, son autorité, ses devoirs; le choix des ministres; le palais, la forteresse; les impôts; le butin de guerre; les questions relatives au droit des gens, aux droits de la guerre et de la victoire : tels sont les principaux sujets du septième livre.

Le huitième et le neuvième traitent des lois civiles et criminelles, de la composition des tribunaux, de la procédure; des dettes et contrats; des témoins et des témoignages; de la conscience morale, du serment, de l'épreuve; de l'intérêt, des cautions, des amendes; des lois pénales pour crimes et délits; du mariage civil, des enfants, des successions; de la subordination des castes par rapport aux brahmanes.

Une importance considérable est attachée aux devoirs des castes dans les temps de disette; la division de l'Inde en un grand nombre de petits États rendait ces fléaux irrésistibles, et portait dans l'accomplissement des devoirs légaux es désordres que les législateurs se sont efforcés de prévenir en suspendant l'exercice même de la loi dans des conditions déterminées. Ce cas et les règles qui s'y rapportent forment l'objet principal du livre dixième.

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Les castes. - Supériorité des prêtres

« Un brahmane âgé de dix ans et un kshattriya [ = guerrier], parvenu à l'âge de cent ans, doivent être considérés comme le père et le fils; et des deux c'est le brahmane qui est le père et qui doit être respecté comme tel. » (Il, 133).

La royauté. - Apothéose du roi

« Ce monde, privé de rois, étant de tous côtés bouleversé par la crainte, pour la conservation de tous les êtres le Seigneur créa un roi en prenant des particules éternelles de la substance d'Indra, d'Anita, de Yama, de Surya, d'Agni, de Varuna, de Tchandra, et de Cuvera; et c'est parce qu'un roi a été formé de particules tirées de l'essence de ces principaux dieux, qu'il surpasse en éclat tous les autres mortels. De même que le soleil, il brûle les yeux et les coeurs, et personne sur la terre ne peut le regarder en face. Il est le feu, le vent, le soleil, le génie qui préside à la lune, le roi de la justice, le dieu des richesses, le dieu des eaux, et le souverain firmament par sa puissance. On ne doit pas mépriser un monarque, même dans l'enfant, en disant c'est un simple mortel; car c'est une grande divinité sous une forme humaine. » (VII, 3, 8.).
 

(Extraits des Lois de Manou).

Les deux derniers roulent sur des sujets moraux et religieux, qui sont comme le couronnement de la législation de Manou. Le crime et le délit ne blessent pas seulement la société, mais ils souillent l'âme; de sorte que la punition du coupable n'est efficace que si elle est accompagnée ou suivie de pénitence et d'expiation; le péché doit donc être effacé, comme la force doit rester à la loi; sans cette double condition, la société ne devient pas meilleure. Quand le repentir a effacé la faute, même secrète, alors on peut aspirer à la béatitude finale, qui est l'objet de toute la législation brahmanique, et ont les conditions sont renfermées au douzième livre de Manou. La distinction de l'âme et du corps est le fondement de la loi morale et des conséquences finales qu'elle entraîne : ces conséquences sont diverses suivant l'état de purification où l'âme et le corps de l'homme sont parvenus au jour de la mort. Le criminel non purifié tombe aux enfers, où il souffre, dans son corps et dans son âme, des tourments variés; et, au- renouvellement de l'univers, le principe vivant qui l'animait renaît dans une condition inférieure et dans une misère proportionnée à son état antérieur. Le juste, qui a accompli les actes exigés par la loi ou indiqués par une raison supérieure, parvient à la béatitude finale, qui consiste dans la contemplation de l'Être suprême, et dans l'absorption de l'individualité dans la grande âme du monde; s'il est parfait, il ne tenait pas au jour du renouvellement du monde, et échappe de la sorte aux vicissitudes de la vie et de la mort.
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Le châtiment érigé en divinité

« Pour aider le roi dans ses fonctions, le Seigneur produisit dès le principe le Génie du châtiment, protecteur de tous les êtres, exécuteur de la justice, son propre fils et dont l'essence est toute divine. C'est la crainte du châtiment qui permet à toutes les créatures mobiles et immobiles de jouir de ce qui leur est propre, et qui les empêche de s'écarter de leurs devoirs. Le châtiment est un roi plein d'énergie, c'est un administrateur habile, un sage dispensateur de la loi; il est reconnu comme le garant de l'accomplissement du devoir des quatre ordres. Le châtiment gouverne le genre humain, le châtiment le protège: le châtiment veille pendant qu'il dort; le châtiment est la justice, disent les sages. Infligé avec circonspection et à propos, il procure aux hommes le bonheur; mais appliqué inconsidérément, il le détruit de fond en comble. Si le roi ne châtiait pas sans relâche ceux qui méritent d'être châtiés, les plus forts rôtiraient les plus faibles, comme des poissons sur une broche. La corneille viendrait becqueter l'offrande du pain, le chien lécherait le beurre clarifié, il n'existerait plus de droit de propriété, l'homme du rang le plus bas prendrait la place de l'homme de la classe la plus élevée. Toutes les classes se corrompraient, toutes les barrières seraient renversées, l'univers ne serait que confusion, si le châtiment ne faisait plus son devoir. Partout où le châtiment, à la couleur noire, à l'oeil rouge, vient détruire les fautes, les hommes n'éprouvent aucune épouvante, si celui qui dirige le châtiment est doué d'un jugement sain. » (VII, 14, 25.).

(Extrait des Lois de Manou).

L'esprit général qui anime les lois de Manou peut se résumer en deux mots, pureté physique et morale, subordination des hommes entre eux. Les éléments qui composent cette législation sont si compactes, en quelque sorte, qu'il est difficile de dire si les castes ont été créées pour conserver l'esprit religieux des Aryas, ou si la doctrine religieuse a été conçue en vue de la conservation des castes. On ne petit retrancher ni modifier aucune des parties essentielles de cette législation, sans qu'elle s'écroule tout entière. La loi de Manou n'a jamais été changée que dans quelques détails de pratique d'une valeur tout à fait secondaire; elle sert encore aujourd'hui de base à la société brahmanique de l'Inde; tout ce qui, du dehors ou du dedans, a paru lui être hostile a été repoussé par les brahmanes avec une persistance qui ne s'est point lassée. Les musulmans ont pu conquérir l'Inde, mais n'ont pu détruire ni l'institution des castes, ni l'ancienne religion. Longtemps auparavant, la réforme bouddhique, qui, née dans l'Inde, prêchait l'égalité et attaquait le principe des castes, n'a pu se maintenir, malgré les progrès qu'elle avait faits dans le peuple. Plus tard, le christianisme, prêché dans l'Inde par un ordre célèbre, ne parvenait à faire quelques progrès qu'en faisant lui-même des concessions. Ce système ayant été désapprouvé, la loi de Manou a repris tout son empire. (Em. Burnouf, 1877).



En bibliothèque - Manava-Dherma-Sastra, or the institutes of Menu, publié par Chamney Haughton, Londres, 1825, 2 vol. in-4°; Menu Sanhila, 'with a commentary of Kulluka Bhatta, Calcutta, 1830, 2 vol. in-8°; The laws of Menu, en sanscrit, en bengali, et en anglais, Calcutta, 1832; Lois de Manou, texte et traduction française, par Loisleur-Deslongchamps, 1830-1833, 2 vol, in-8°.
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