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Les
attentats
du 11 septembre 2001 sont une série d'attaques terroristes coordonnées
perpétrées par le groupe terroriste islamiste Al-Qaïda contre les États-Unis
le mardi 11 septembre 2001. Ces attentats ont eu un impact profond et durable
sur les États-Unis et le monde. Ils représentent un événement majeur
et tragique de l'histoire contemporaine et ont marqué un tournant dans
les relations internationales : ils ont profondément influencé la politique
américaine et mondiale, et continuent d'avoir des répercussions sur le
monde actuel.
Déroulement des
attentats.
Le matin du 11 septembre
2001, 19 terroristes d'Al-Qaïda ont détourné (entre 7h59 et 8h20,
heure locale) quatre avions de ligne commerciaux américains :
• Vol
11 American Airlines. - Parti de Boston à destination de Los Angeles,
il s'est écrasé contre la tour Nord du World Trade Center à New York
à 8h 46 heure locale. La tour nord (WTC1) s'effondrera à 10 h 28.
• Vol 175 United
Airlines. - Parti de Boston à destination de Los Angeles, il s'est
écrasé contre la tour Sud du World Trade Center à New York à 9h 03
heure locale. La tour sud (WTC2) s'effondrera en moins de 10 secondes Ã
9h 59.
• Vol 77 American
Airlines. - Parti de Washington D.C. Ã destination de Los Angeles,
il s'est écrasé contre le Pentagone à Arlington, en Virginie, à 9h
37 heure locale.
• Vol 93 United
Airlines. - Parti de Newark à destination de San Francisco, il s'est
écrasé dans un champ près de Shanksville, en Pennsylvanie, à 10h 03
heure locale. Les passagers et l'équipage, après avoir appris les autres
attentats par téléphone, se sont révoltés contre les terroristes, empêchant
probablement l'avion d'atteindre sa cible présumée, qui pourrait avoir
été le Capitole ou la Maison Blanche à Washington.
Bilan humain et matériel.
Près de 3000 personnes
ont été tuées lors des attentats, dont plus de 2750 au World Trade Center,
184 au Pentagone et 40 en Pennsylvanie. Parmi les victimes se trouvaient
des citoyens de plus de 90 pays. Les deux tours du World Trade Center se
sont effondrées peu de temps après les impacts, détruisant également
le complexe du World Trade Center et endommageant gravement les bâtiments
environnants. Une partie du Pentagone a été détruite. L'économie américaine
et mondiale a été fortement perturbée.
Responsabilité
et motifs.
Al-Qaïda, dirigée
par Oussama ben Laden, a revendiqué la responsabilité des attentats.
Ben Laden a justifié les attaques comme une réponse à la présence militaire
américaine au Moyen-Orient, au soutien américain à Israël,
et à d'autres politiques américaines perçues comme hostiles au monde
musulman.
Les terroristes étaient principalement d'origine saoudienne, ainsi que
d'autres pays arabes. Les attentats ont été planifiés depuis plusieurs
années, avec des cellules dormantes aux États-Unis et une préparation
minutieuse impliquant l'entraînement des pirates de l'air au pilotage
d'avions commerciaux. Ils avaient, en particulier reçu une formation
dans des camps d'entraînement d'Al-Qaïda en Afghanistan.
Conséquences
et impact.
Les attentats du
11 septembre ont conduit les États-Unis et leurs alliés à lancer ce
qu'ils ont appelé une « Guerre contre le terrorisme » mondiale. Les
États-Unis ont envahi l'Afghanistan en octobre 2001 pour renverser le
régime taliban, qui abritait Al-Qaïda, et ont envahi l'Irak en mars 2003,
sous prétexte (qui s'est avéré faux) que l'Irak possédait des armes
de destruction massive et soutenait le terrorisme. Ces guerres ont eu des
conséquences considérables et durables sur la région et le monde.
Les attentats ont
entraîné un renforcement drastique des mesures de sécurité dans les
aéroports, les bâtiments publics et les frontières à travers le monde.
La Transportation Security Administration (TSA) a été créée aux États-Unis.
Les attentats ont également profondément marqué la psyché américaine
et ont eu un impact sur la culture populaire, la politique et les relations
internationales. Un sentiment de vulnérabilité et de peur s'est installé,
mais aussi un esprit de solidarité et de patriotisme.
La « Guerre contre
le terrorisme » a aussi modifié de manière critique l'équilibre entre
la sécurité nationale et les libertés civiles, notamment a travers le
Patriot
Act, une réponse législative majeure aux attentats du 11 septembre,
accordant au gouvernement des pouvoirs de surveillance sans précédent,
en particulier à travers la Section 215. Malgré les réformes ultérieures,
l'héritage du Patriot Act continue d'être un sujet de débat concernant
la vie privée, la surveillance gouvernementale et les droits
individuels dans l'ère post-11 septembre.
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Le Patriot
Act
Le USA PATRIOT
Act (acronyme pour Uniting and Strengthening America by Providing
Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism Act of 2001)
est une loi fédérale américaine promulguée en octobre 2001, peu après
les attentats terroristes du 11 septembre. Son objectif principal était
de renforcer les capacités des agences gouvernementales américaines,
en particulier celles chargées de l'application de la loi et du renseignement,
afin de détecter et de prévenir de futurs actes de terrorisme. Adoptée
dans l'urgence et dans un contexte national de choc et de peur, cette loi
a apporté des modifications significatives à plusieurs lois existantes
et a introduit de nouvelles dispositions qui ont suscité d'importants
débats sur l'équilibre entre sécurité nationale et libertés civiles.
La loi a élargi
considérablement les pouvoirs de surveillance du gouvernement. Avant le
Patriot
Act, il existait une séparation stricte, souvent appelée
le mur,
entre les enquêtes de renseignement étranger (menées par des agences
comme la NSA ou la CIA) et les enquêtes criminelles (menées par le FBI).
Le Patriot Act a visé à abattre ce mur en facilitant le partage
d'informations entre ces différentes agences. Une des dispositions les
plus notables et controversées est la Section 215, qui permettait au FBI
d'obtenir auprès d'un tribunal secret, la Foreign Intelligence Surveillance
Court (FISC), une ordonnance exigeant la production de toute chose tangible
(y compris des documents, des registres commerciaux, des livres de bibliothèque,
des dossiers médicaux, etc.) pour des enquêtes de renseignement étranger
ou de terrorisme international, à condition que ces éléments soient
considérés comme pertinents à l'enquête. Cette disposition a
été interprétée de manière très large par l'administration, notamment
pour justifier la collecte massive et indiscriminée de métadonnées téléphoniques
de millions de citoyens américains par la NSA, une pratique révélée
plus tard par Edward Snowden. La Section 215 incluait également une clause
de gag order (ordre de bâillonnement), interdisant à la personne
ou à l'entité recevant la demande de divulguer qu'elle l'avait reçue.
Outre la Section
215, le Patriot Act a introduit d'autres modifications en matière
de surveillance. Il a notamment autorisé l'utilisation de mandats de perquisition
sneak
and peek (fouiller et jeter un oeil), permettant aux autorités de
perquisitionner des biens sans notification immédiate au propriétaire
ou à l'occupant, la notification pouvant être retardée. La justification
était d'empêcher que les suspects ne soient alertés. La loi a également
rendu les mandats de surveillance et de perquisition valables dans l'ensemble
du pays, plutôt que d'être limités à un district judiciaire spécifique.
Les interceptions de communications électroniques et téléphoniques (appelées
wiretaps)
ont également été facilitées dans le cadre d'enquêtes liées au terrorisme.
Le Patriot Act
a également renforcé les mesures de lutte contre le financement du terrorisme
et le blanchiment d'argent, imposant de nouvelles obligations aux institutions
financières pour identifier et signaler les activités suspectes. Il a
élargi la définition du terrorisme et des activités terroristes, augmentant
les peines pour les infractions liées au terrorisme et rendant plus facile
la détention et la déportation de ressortissants étrangers suspectés
d'activités terroristes. Des mesures de sécurité aux frontières et
d'immigration ont également été renforcées.
Les critiques du
Patriot
Act ont été nombreuses et virulentes dès sa promulgation. Les défenseurs
des libertés civiles ont soutenu que la loi allait trop loin et violait
les droits constitutionnels, en particulier le Quatrième Amendement
qui protège contre les perquisitions et saisies déraisonnables. La portée
étendue de la surveillance, le manque de contrôle judiciaire et public
(particulièrement avec la FISC et les ordres de bâillonnement), la collecte
de données sur des personnes non suspectes, et la potentielle érosion
de la vie privée ont été des points de discorde majeurs. Des bibliothécaires,
par exemple, ont exprimé leurs inquiétudes quant aux demandes potentielles
de listes de lecture de leurs usagers.
Plusieurs dispositions
du Patriot Act avaient des clauses de sunset (expiration),
nécessitant une réautorisation par le Congrès pour rester en vigueur.
Au fil des années, ces dispositions ont été débattues, modifiées et
réautorisées à plusieurs reprises. La Section 215, la plus controversée,
a finalement expiré en juin 2015, après que le Congrès n'ait pas réussi
à la réautoriser à temps. Elle a été remplacée par le USA Freedom
Act, qui a mis fin à la collecte massive de métadonnées téléphoniques
par le gouvernement, imposant aux agences de demander ces données aux
compagnies de téléphone via des ordonnances judiciaires plus spécifiques.
Bien que le USA Freedom Act ait réformé certains aspects du Patriot
Act, de nombreuses autres dispositions sont restées en vigueur ou
ont été modifiées. |
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