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La langue pehlvi
Le pehlvi est une langue ancienne qui fut longtemps parlée dans une grande partie de l'Empire perse, après que le zend  eut été réduit à l'état de langue sacrée. Abandonné de la cour et des hautes classes sous le règne d'Artaxerxès Longue-Main, il perdit à son tour son importance, et, au Ve siècle de notre ère, il avait cessé d'être une langue vulgaire : on l'employa encore dans les livres jusqu'à la conquête arabe. Les Parsis, sectateurs de Zoroastre, l'ont conservé plus longtemps. Le mot pehlvi, selon Anquetil-Duperron, signifie côté, force; il désignerait en quelque sorte la langue des forts ou des héros. D'autres le font dériver du nom des Pahlvans, qui habitent le Pahlu, une des régions de l'Iran. Quoi qu'il en soit, E. Quatremère regardait le pehlvi comme la langue nationale des Parthes. D'autres ont pensé que c'était l'idiome des Mèdes, employé dans le second des trois systèmes d'écriture cunéiforme.

Le pehlvi se rapproche du zend par son vocabulaire et on le classe parmi les langues Indo-Européennes. II est à la fois moins riche en voyelles et plus poli que le zend. II s'écrit de droite à gauche avec un alphabet de 26 lettres, qui dérivent évidemment de celles du zend; cet alphabet, malgré son analogie avec le syriaque, permet d'écrire les voyelles aussi bien que les consonnes, mais il est défectueux en ce qu'on y fait souvent usage d'un même signe pour représenter plusieurs sons différents. Cette langue est employée sur les médailles et dans les inscriptions des monuments des Sassanides : 

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