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Les langues
Les langues indo-européennes
Langues celtiques Celtique continental : celtibérien, gaulois, lépontique.

Brittonnique : gallois, cornique, breton.

Gaélique : irlandais, écossais, mannois.

Langues germaniques Allemand : allemand standard, alsacien, yiddish, francique, alémanique, gothique.

Anglais : anglo-saxon, anglais, anglo-américain. 

Langues cimbriques : frison, saxon, néerlandais, afrikaans 

Langues nordiques : danois, suédois, norvégien, islandais

Langues balto-slaves Langues slaves
Est : Russe, ruthène, ukrainien, biélorusse.

Nord : Polonais, tchèque, slovaque, sorabe.

Sud : Bulgare, macédonien, serbe, croate, slovène, dalmate.


Langues baltes : Vieux prussien, letton, lituanien.

Langues italiques
Langues romanes (ou néo-latines)

Italien : italien standard (toscan), calariétan, corse, frioulan, padouan, piémontais, vénitien, sicilien, napolitain, lombard (milanais), bergamasque, bolonais.

Roumain

Romanche

Espagnol  : castillan ( = espagnol standard), andalou, dialectes hispano-américains.

Catalan

Portugais

Les langues d’oïl
Français (français standard, cajun); bourguignon, poitevin, champenois, courtisien, franc-comtois, lorrain, normand, picard, wallon).

Les langues d’oc
Occitan (gascon, auvergnat, limousin, languedocien, etc.), provençal.

Langues mortes : samnite, osque, ombrien, latin.
Isolats Grec : grec ancien et ses variantes (éolien, ionien, macédonien, dorien, alexandrin, etc.), byzantin (ou grec médiéval), grec moderne.
Arménien
Tokharien
Albanais
Langues anatoliennes Hittite, lydien, lycien, palaïte, louvite.
Langues iraniennes Langues de l’Antiquité et du Moyen âge : mède, scythique, zend, pehlvi, sogdien, etc.

Iranien moderne : persan ( = farsi), kurde, pachtou (ou afghan).

Autres langues : ossète, tadjik, balutchi, etc.

Langues indiennes Anciennes : sanscrit, les prâkrit, pâli

Hindoustani (hindi et urdu),  pendjabi,  gujrati.

Lanhda, marathi, bengali, assamais, bihari, oriya.

Pahari, garhwali, kumaoni.

Singhalais, kashmiri, népalais, kosali.

Langues tsiganes.

Les langues indo-européennes, parlées comme leur nom l'indique depuis l'Inde jusqu'aux rives orientales de l'Atlantique, sont les plus connues et les mieux étudiées de toutes les langues. On a pu reconstituer d'une façon à peu près complète l'idiome original commun, que l'on appelle le proto-indo-européen. Où était-il parlé? On a longtemps admis que c'était dans le plateau central de l'Asie, vers la Perse actuelle et les régions qui l'entourent. On a ensuite tendu à croire que le lieu à partir duquel se sont diffusées les langues indo-européenens se trouvait vers le bas Danube ou dans la Russie méridionale, c.-à-d. au Sud-Est de l'Europe. De nos jours, des raisonnements qui se basent d'une part sur le vocabulaire proto-indo-européen, qui décrit bien les paysages et la flore au Sud du Caucase, et d'autre part sur l'hypothèse que l'expansion des langues indo-européennes est liée celle de l'agriculture, dont l'un des foyers est l'Anatolie, sembelnt concorder pour placer l'origine de ces langues quelque part entre l'Est de la Turquie et l'Azerbaïdjan.

Le schéma qui peut dès lors être tracé de l'expansion des langues indo-européennes commence par un début de diversification que l'on pourrait placer il y a environ 6500 ans, avec la formation, à partir d'une souche commune, de quatre troncs, : 

1° celui des langues anatoliennes (hittite, lydien, louvite, etc.), 

2° celui dont seront issus, d'une part le grec, et d'autre part ce que l'on a appelé le rameau arméno-aryen, menant d'un côté à l'arménien, et d'un autre aux branches indo-iranienne (langues iraniennes) et indo-aryenne (langues indiennes, formées à partir du sanscrit).

3° celui à partir duquel se formeront plus tard les langues celtiques (nées d'un pro-celtique) et les langues italiques, dont la branche du latin débouchera sur les langues romanes; à ce tronc se rattache une langue isolée, le tokharien, dont on a retrouvé les traces de l'existence en Asie centrale.

4° celui dont découlent d'une part les langues germaniques (groupe de l'allemand, et groupe du scandinave, dont faisait partie le gothique), et d'autre part les langues balto-slaves (langues baltes et langues slaves).

Pour être complet, le tableau précédent devrait comprendre un certain nombre d'idiomes morts, peu étudiés ou difficiles à classer; ceux des Vandales, des Hérules, des Burgondes, etc., qui étaient vraisemblablement germaniques; le dace, dont on ne connaît que quelques mots et qui était peut-être celtique; les dialectes scythes qu'on croit avoir été apparentés à l'iranien (Anagha-rchi =Anacharsis « le sage sans faute »; l'albanais, dont le vocabulaire, littéralement envahi par le latin, le grec, le slave, le turc, n'a pu encore être rattaché avec certitude à aucun des groupes indo-européens.

D'après ce que l'on a pu reconstituer du proto-indo-européen, formait ses mots surtout par suffixation. Il avait huit cas : nominatif, accusatif, ablatif, génitif, locatif, datif, premier et deuxième instrumental; il distinguait les trois nombres et les trois genres. Les pronoms des deux premières personnes y étaient formés de radicaux en m et t; le pronom interrogatif est en k. Le verbe n'a que deux voix : transitive et intransitive, différenciées par la flexion de la voyelle pronominale (mi, si, ti et mai, sai, tai); trois modes : indicatif, conjonctif dérivé par un a intercalaire, optatif par ya; et quatre temps simples présent, imparfait, aoriste et parfait; les temps passés paraissent caractérisés par l'augment, le redoublement, etc.; plus tard un futur a été formé par des auxiliaires variés. La numération était décimale. 

Quant à la phonétique, le système des voyelles aurait été très simple, selon les uns (a, i, u), très compliqué, selon les autres (a, i, u, e, o, r, l, m, n, etc.); les premiers disent que les consonnes employées n'étaient que les suivantes : k, t, p; g, d, b; gh, dh, bh; m, n; r, s; h, et deux semi-voyelles, y et w, mais les seconds admettent un bien plus grand nombre de consonnes. On pourrait presque dire que ces appréciations différentes viennent d'une différence de méthode, les uns concluant à des suppressions locales variables, les autres, au contraire, à un développement postérieur. Peut-on dire que la vérité soit entre les deux opinions? En tout cas, il y a une chose que nous pouvons affirmer, c'est que les sons ne s'empruntent pas. Ainsi on a dit et répété que la jota espagnole venait de l'arabe; or elle ne se trouve pas dans des mots empruntés à l'arabe et n'est qu'une altération du l latin, devenu palatal (filia, fille), puis guttural (hija). On a ajouté que l'espagnol avait prêté cette lettre aux Basques, mais les dialectes espagnols qui sont en contact avec le basque ne l'ont pas. (A19 / J. Vinson).

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