 |
Hecquet
(Philippe). - Médecin né à Abbeville ,
en 1661. se disposait à embrasser l'état ecclésiastique
lorsqu'un de ses oncles, médecin, le décida à se consacrer
à l'art de guérir. II s'y distingua par sa science, en même
temps que par une grande charité pour les pauvres.
Il se retira en 1688 à Port-Royal-des-Champs ,
par motif de piété, revint ensuite à Paris, fut nommé
docteur-régent de la Faculté et en devint doyen en 1712.
Il voua les dix dernières années de sa vie aux pratiques
d'une austère dévotion, dans le couvent des carmélites
de la rue Saint-Jacques, à
Paris, et mourut en 1737. Un Traité de la saignée
est au nombre de ses ouvrages, et on croit que c'est à lui que Le
Sage l'ait allusion dans le docteur Sangrado de son roman
de Gil Blas .
Dans la Médecine théologique,
2 vol. in-12, Hecquet s'efforce de montrer que la médecine doit
affermir la religion chez les médecins en élevant leurs idées
vers Dieu .
La Médecine, la Chirurgie et la Pharmacie des pauvres, 3
vol. in-12, a en une grande vogue. Son livre intitulé le Naturalisme
des convulsions dans les maladies a pour but de prouver qu'il n'y avait
rien de surnaturel dans les convulsions des jansénistes
au tombeau de Pâris. |
|