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On appelle falun
une
roche sédimentaire correspondant à certains dépôts de coquilles
fossiles, friables ou déjà brisées, que l'on rencontre à fleur de terre
et qui sont employées à l'amendement des sols, à cause du carbonate
calcaire qui les constitue. Bernard de Palissy
soutint le premier, contre tous les savants de son temps (milieu du XVIe
siècle), que les faluns étaient des débris d'animaux
marins, abandonnés à la surface du sol par les mers qui l'ont autrefois
couvert. Réaumur ,
vers 1720, reprit l'étude de ces dépôts coquilliers et arriva aux mêmes
conclusions que Palissy. Malgré les sarcasmes dirigés par Voltaire
contre une opinion dont il n'avait ni étudié les raisons, ni observé
les motifs, cette manière de voir est aujourd'hui acceptée sans contestation.
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Les
faluns de la Touraine, dit Constant Prévost, sont évidemment des dépôts
de rivage marin et d'embouchure d'un cours d'eau qui courait du sud-est
à l'ouest; aussi avec les coquilles marines trouve-t-on mêlés des coquilles
d'eau douce et des ossements d'animaux terrestres, et, si l'un étudie
les divers amas de faluns de l'ouest vers l'est, on passe en remontant
de ceux où les corps marins dominent à d'autres qui ne contiennent plus
que des débris d'habitants des fleuves ou des terres sèches ".
(Dict. univ.. d'hist. nat., art. Falun).
L'importance des faluns est considérable;
Réaumur évaluait le volume des dépôts qu'il connaissait 4 965
840 000 mètres cubes, et il est resté au dessous de la réalité. Les
faluns de la Touraine sont généralement considérés comme des dépôts
de l'époque tertiaire miocène ou époque des molasses. C'est surtout
aux environs d'Angers
et de Tours qu'on rencontre ces couches de débris coquilliers, bien connus
dans le pays. |
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