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Les
gens
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Rheticus
(ou Rhaeticus), (Georg Joachim von Lauchen, surnommé Rheticus
(le Rhétien)), astronome et mathématicien suisse, né
à Feldkirch (anc. Rhétie) le 15 février 1514, mort
à Kassa (Hongrie) le 4 décembre 1576. Il étudia les
mathématiques à Zurich et à Wittenberg, où
il prit ses grades en 1535, professa durant deux années (1537-39)
à l'université de cette dernière ville, se rendit
ensuite auprès de Copernic, à
Frauenburg, aida l'illustre astronome, dont il fut le premier disciple,
dans les calculs de son De Revolutionibus orbium coelestium, l'excita
à le publier, en revit lui-même les épreuves et propagea
courageusement les nouvelles idées. «Si Aristote revenait
au monde, disait-il en manière de mépris aux péripatéticiens,
il serait tout le premier à reconnaître son erreur.»
Le système de Copernic, que Rheticus soutint dès 1540, non plus comme une hypothèse, mais en l'affirmant, eut d'abord peu de partisans, beaucoup de détracteurs, et ne fut universellement adopté qu'un siècle après la mort du profond penseur qui l'avait proposé. Les savants accueillirent les idées de Copernic avec enthousiasme, mais la foule des ignorants les traita d'absurdes rêveries; elles furent même exposées par des comédiens à la risée publique. (Lebon, 1899).En 1542, il retourna à Wittenberg, puis, après un voyage à Nuremberg, alla successivement résider à Leipzig L'astronomie n'est pas la seule science
où il se soit immortalisé. Il entreprit de calculer, avec
un rayon de 1.000.000.000.000.000 les sinus, cosinus, tangentes, etc.,
de tous les arcs de dix en dix secondes de 0° à 90° et donna
sous le titre : Canon doctrinae triangulorum (Nuremberg, 1554; 2e
éd., Bâle, 1580 [très rare]) une première ébauche
de cette oeuvre de patience. Mais le travail complet ne fut publié
qu'un demi-siècle plus tard, par Valentinus Otho,
son élève, et aux frais de l'électeur palatin, sous
ce nouveau titre : Opus palatinum de triangulis a G.-J.-R. coeptum (Heidelberg,
1596, in-fol.). Cette édition était aussi incorrecte qu'incomplète.
Pitiscus
parvint heureusement à retrouver le manuscrit original, le revit
entièrement et en fit paraître une seconde édition,
supérieure à tous les points de vue et considérablement
accrue, sous ce troisième titre : Thesaurus mathematicus sive
Canon sinuum, etc. (Francfort, 1613, in-fol. [très rare]). C'est
dans les tables
Voici ses autres ouvrages : Narratio
de libris Revolutionum Copernici, lettre à son ami J. Schoner,
qui constitua la première divulgation du système de Copernic
(Dantzig, 1540, in-4; 2e éd., Bâle, 1541, in-8; réimpr.
en 1566 dans le De Revolutionibus et en 1596 dans le Prodromus
de Kepler); Orationes de astronomia, etc.
(Nuremberg, 1542); Ephemeris ex fundamentis Copernici (Leipzig,
1550, in -4 [très rare]), avec d'intéressants détails
biographiques sur Copernic. Dans une lettre à Ramus,
de 1568 (
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.