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Plus petits que
les planètes
comme leur désignation le suggère, les petits corps
peuvent au demeurant être de tailles très variables. Certains peuvent
dépasser les cent kilomètres, d'autres se réduisent à de simples cailloux
de quelques centimètres ou millimètres. On peut d'ailleurs ranger aussi
dans cette catégorie les poussières interplanétaires, qui dans ce cas
ont des dimensions de l'ordre du micron. Le principal point commun entre
tous ces objets est leur forme irrégulière. Ils n'ont pas acquis une
forme sphérique soit parce qu'ils ont été brisés par des collisions,
soit parce que leur température n'a jamais été
suffisante pour les rendre suffisamment meubles et que la forme sphérique
s'impose. On peut distinguer trois types principaux de petits corps :
Les petits
astéroïdes - Ce groupe rassemble des corps rocheux, qui forment l'immense
majorité des astéroïdes ,
et qui se regroupent surtout dans une région appelée la ceinture principale,
entre Mars
et Jupiter .
On rencontre aussi ces objets dans des régions plus internes. Ceux qui
s'approchent de la Terre prennent le nom de circastéroïdes,
et ceux qui croisent l'orbite de notre planète
de géocroiseurs. Quelques astéroïdes circulent aussi sur la même orbite
que plusieurs planètes, tout en en restant séparés d'une soixantaine
de degrés. Ce sont les astéroïdes troyens. Jupiter
et Mars possèdent chacun une collection de troyens qui les suit, un autre
qui les précède. Certains petits astéroïdes, enfin, sont satellisés
autour de planètes, tels Phobos et Deimos,
les deux satellites de Mars, ou encore les petits
satellites de Jupiter, et les Uranus
et de Neptune .
Les noyaux cométaires
- Le second groupe est représenté par les noyaux des comètes .
Il n'existe pas de différence essentielle avec les précédents, sinon
qu'ici le constituant principal est la glace et non la roche - ce sont,
selon l'expression consacrée des "boules de neige sale. Cette glace ou
cette neige est présente, parce que contrairement aux petits astéroïdes,
les noyaux cométaires passent l'essentiel de leur temps, sinon toute leur
existence, à la périphérie froide du Système
solaire. Lorsque, pour diverses raisons, les noyaux cométaires pénètrent
dans les régions intérieures du Système solaire, cette glace et les
éléments volatiles qu'ils contiennent sont vaporisés dans l'espace et
donnent naissance à la queue des comètes proprement dites. A terme, le
noyau cométaire peut perdre tous ces éléments volatiles, et ne plus
manifester d'activité cométaire. On parle alors de comète éteinte,
mais la différence avec un petit astéroïde
n'est plus vraiment qu'une affaire de convention.
Les météoroïdes
et poussières - On peut définir un météoroïde de façon un peu
vague comme un corps rocheux plus petit qu'un astéroïde. Lorsqu'ils s'abattent
sur une planète, on les désigne comme des météorites .
La plupart du temps, les météoroïdes peuvent se comprendre comme des
fragments arrachés à des astéroïdes lors
de collisions. Parfois, ils sont aussi tout ce qui reste de débris d'un
astéroïde détruit. Les plus petits d'entre eux peuvent avoir la taille
de poussières, et l'on parle alors de micro-météoroïdes et de micrométéorites.
Les poussières proviennent cependant la plupart du temps de la désagrégation
des noyaux cométaires lors de leur passage dans les régions internes
du Système solaire. Dispersées le long de l'orbite de ces comètes, ils
donnent lieu aux phénomènes d'étoiles
filantes et d'essaims d'étoiles filantes, lorsque la Terre
croise leur route, et qu'ils se consument dans son atmosphère. Dans une
proportion plus faible, mais sans doute non négligeable, les poussières
peuvent aussi provenir du milieu interstellaire. Notez enfin, que les anneaux
des planètes géantes sont constitués de météoroïdes
et de poussières.
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Le nuage
zodiacal
Quelle que soit leur
origine, les poussières présentes dans l'espace interplanétaire sont
pour l'essentiel amassées à proximité du plan de l'écliptique. Elles
forment le nuage zodiacal. Celui-ci est à peu près
lenticulaire, mais également structuré radialement, avec des zones plus
ou moins peuplées. Si bien que si les poussières n'étaient pas aussi
diluées, elles constituerait autour du Soleil une sorte de système d'anneaux,
comparables à ceux qui entourent les planètes géantes.
Le nuage zodiacal
est observable depuis la Terre, bien que la généralisation de l'éclairage
urbain rende cette observation de plus en plus difficile. Le phénomène,
d'abord signalé par J.-D. Cassini ,
correspond à l'apparition d'une zone faiblement lumineuse dans le ciel
peu après le coucher du Soleil ou peu avant son levé, et appelée la
lumière zodiacale. Humboldt
a également découvert une autre composante de ce phénomène, visible
la nuit dans la région du ciel dont la direction est opposée à celle
du soleil à ce moment là : c'est le Gengenshein. |
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