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| Les langues |
| Les
langues afrasiennes
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| Langues sémitiques | Sémitique
oriental (langues mortes) :
akkadien (akkadien ancien, babylonien, assyrien), éblaïte, langue de
Mari.
Sémitique occidental :
Sémitique méridional :
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| Langues chamitiques | Branche
égyptienne (langues mortes) :
égyptien
ancien, copte.
Branche berbère : kabyle, zenaga, chleu, rifain, tamazig, langue des Guanches, dialectes ibères, etc. |
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| Langues couchitiques | Afar,
somali , oromo, sidamo; awngi, bilen, xamtanga, kemant; dasenech, nyangatom,
beja, etc.
Classification incertaine : Omotique (welaytta, dawro, gamo-gofa-dawro; ari, hamer dime); dullay. |
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| Langues tchadiques | Haoussa, ngizim, dɮrasomrai, bidiyo, barein, mbara, etc. |
| Comme leur nom
l'indique les langues afrasiennes ou afro-asiatiques sont
parlées en Asie et en Afrique, et plus exactement à l'Ouest de l'Asie
(Proche Orient, péninsule Arabique Les langues sémitiques.
Ces langues sont caractérisées par des racines presque toujours composées de trois lettres (c'est la trilittéralité des racines). Cela conduit à un système orthographique d'après lequel il n'y a que les consonnes qui s'écrivent comme base véritable du mot, tandis que les voyelles n'y sont qu'accessoirement indiquées lorsqu'elles ne sont pas le plus ordinairement supprimées dans l'écriture. La voyelle est subordonnée et l'inflexion
est changeante, tandis que la consonne ne l'est pas. La voyelle détermine
seulement la manière d'être ou la forme de l'idée ou de la chose conçue,
qui est en elle-même représentée par les consonnes. Outre les modifications
de voyelles pour modifier le sens du même mot, les langues sémitiques
font un grand usage d'éléments formatifs extérieurs, préfixes et suffixes;
ils emploient aussi, mais plus rarement, des infixes ou lettres et syllabes
insérées dans le corps d'un mot. Il n'y a que deux temps, l'un dénotant
l'action complète à un point de vue général, et l'autre l'action incomplète;
mais l'un et l'autre sont capables d'exprimer certaines circonstances du
présent, du passé et du futur.
Les langues chamitiques.
Les langues chamitiques sont beaucoup moins flexionnelles que les langues sémitiques, et leur grammaire est beaucoup plus simple. Le féminin y est formé par un t préfixé, suffixé ou quelquefois préfixé et suffixé à la fois. Le duel est en usage. Le pluriel se termine en m, n, i. Les pronoms sont presque pareils à ceux des langues sémitiques. Il n'y a pas trace de déclinaison casuelle. Le verbe a plusieurs formes et deux temps seulement. La numération est décimale, mais on a cru trouver dans quelques dialectes les traces d'un système quinaire : six y serait cinq et un, sept cinq et deux, etc. On reconnaît deux groupes de langues chamitiques : le groupe égyptien et le groupe libyen. Le premier ne comprend que des langues mortes, l'égyptien antique dont on connaît les trois écritures hiéroglyphique, hiératique et démotique, et le copte qui en descendait et qui a vécu jusqu'à l'invasion musulmane. On écrivait le copte à l'aide d'un alphabet calqué sur l'alphabet grec; il se partageait en trois dialectes, celui de Thèbes, celui de Memphis et celui du Nord. Le groupe berbère
occupait tout le Nord de l'Afrique Ă l'Ouest de l'Egypte. Son domaine
a été réduit par le punique, le
latin
et l'arabe, mais il est encore représenté
en Libye, en Tunisie, en Algérie, au Maroc et jusqu'au Sénégal. On y
compte plusieurs dialectes : le kabyle d'Algérie, le tamacheq des Touareg,
le zénaga du Sénégal, etc. Le guanche, idiome des anciens habitants
des Canaries Les langues couchitiques.
• La branche couchitique centrale (agaw ou awngi) est considérée comme le noyau le plus anciennement différencié. Elle comprend des langues comme l'awngi, le bilen, le xamtanga et le kemant. Ces langues sont parlées en Éthiopie et en Érythrée.Ajoutons qu'il existe encore des langues dites couchitiques de la Rivière, comme le yaaku, qui sont généralement considérées comme des isolats au sein de la famille ou dont la classification est incertaine. Des groupes comme le bayso et le boon en font également partie. La reconstruction d'un proto-couchitique est complexe en raison de la grande diversification et des contacts prolongés avec d'autres familles, notamment les langues sémitiques en Éthiopie. Les langues tchadiques.
La classification de langues tchadiques repose principalement sur les travaux de Paul Newman (The Chadic Language Family: Classification and Name Index, 2013), qui distingue quatre branches. Les relations entre ces branches font encore l'objet de discussions. Une proposition en faveur suggère une division primaire entre le tchadique occidental et un groupement oriental-central-méridional. D'autres modèles voient le tchadique occidental comme le premier à s'être différencié. • La branche occidentale est la plus vaste, tant en nombre de langues qu'en nombre de locuteurs. Elle inclut le groupe A, composé des langues haoussa-gwandara. Le haoussa, de loin la langue tchadique la plus parlée, en est le représentant.Le proto-tchadique a été partiellement reconstruit. Il montre des traits afro-asiatiques typiques comme un système de consonnes comprenant des emphatiques et une morphologie verbale complexe.Le groupe B comprend des langues comme le bade, le ngizim et le duwai. Le groupe C rassemble des langues telles que le warji, le miya et le pa'a. Le groupe D est illustré par le dɮra. |
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