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On désigne
sous le nom de céréales, du latin cerealia,
les dons de Cérès,
déesse des moissons, un certain nombre de plantes renfermant dans
leurs graines une farine plus nourrissante que celle fournie par les autres
groupes de végétaux féculents
et avec laquelle les divers peuples font le pain on les préparations
diverses qui en tiennent lieu. Les véritables céréales
appartiennent toutes à la grande famille des Graminées.
On ne comprend en outre sous ce nom que le blé noir ou sarrasin,
dont les graines remplacent dans quelques contrées celles des vraies
céréales; le sarrasin appartient à la famille des
Polygonées; c'est le Polygonum fagopyrus de Linné.
Enumération
des céréales.
Le blé (froment) et ses variétés. - Triticum sativum.On peut joindre à cette liste des céréales les plus répandues : le Millet d'Italie (Panicum italicum), l'Alpiste (Phalaris canariensis), le Sorgho, grand mil ou douhra (Holcus sorghum), le Mil commun (Holcus spicatus), le Petit Mil ou Dikhn (Pennisetum spicatum), le Tef (Poa abyssinien), etc. Importance des
céréales.
Les céréales les plus estimées, les froments, par exemple, sont celles où les proportions de ces divers principes sont les plus convenables pour l'alimentation humaine; les autres, de plus en plus pauvres en matière azotée et en matière grasse, sont trop exclusivement farineuses. Aucun autre groupe de plantes ne pourrait les remplacer dans l'alimentation des humains. Pratiquement tous les sols et tous les climats se prêtent à la culture de l'une ou l'autre espèce de céréales. Les mauvais temps diminuent sans doute les récoltes des céréales, mais sans les supprimer jamais totalement, comme on le voit pour d'autres produits de la terre.
Dans ces précieuses plantes, tout est utile et de premier usage. Dès que les grains mûris contiennent leur farine, le cultivateur fait la moisson, fête séculaire da les sociétés agricoles, qui se place dans la belle saison et couronne les travaux de l'année. Les céréales, coupées et enlevées du champ, peuvent être emmagasinées; plus tard et dans la saison où d'autres travaux manquent, on détache le grain par le de piquage ou le battage; les tiges forment la paille qui, employée comme aliment ou comme litière pour le bétail, se transforme en fumier, engrais de première nécessité pour la culture des céréales. Enfin le grain qui provient de cette récolte est une denrée dont l'écoulement est assuré, dont la conservation ne présente que de médiocres difficultés, dont la qualité s'apprécie sans peine au jour de la vente. Culture des céréales.
Quant à la place des principales céréales dans la rotation des cultures, on peut dire, mais d'une façon très-générale, que le froment succède bien à la rup ture des prairies de trèfle ou de sainfoin ou à la jachère, Le seigle succède bien à une récolte de racines, de pont mes de terre, à une avoine, à un sarrasin. Bien que cette céréale se prête à être cultivée plusieurs fois de suite sur le même terrain, il ne faut pas abuser de cette pratique qui épuise le sol. L'orge vient bien après les pommes de terre, les carottes, la féverole, le trèfle ou une prairie na turelle. On fait volontiers succéder l'avoine au blé ou au seigle; peut-être vaut-il mieux la faire venir après un colza, des féveroles ou des pois. Quant au maïs, il réussit, avec une large fumure, après les féveroles et les pommes de terre. Le riz est une céréale d'une culture particulière indiquée à l'article spécial qui la concerne. Emploi des céréales.
Les céréales servent encore
à la préparation de certaines boissons fermentées,
eaux-de-vie, bières, etc. (Ad. F.).
Champs de blé dans l'Etat de washington, aux Etats-Unis. Photo : Lee Russell, 1941. |
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