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Dakota du Nord |
| Le Dakota du
Nord (North Dakota) est un Etat des Etat-Unis -
Une ferme dans le Dakota du Nord. Le pays est divisé en trente-trois comtés les villes principales sont : Bismarck (61 300 habitants), la capitale, sur le Missouri; Mandan, située sur l'autre rive, en face de Bismarck; Jamestown sur la rivière James; Fargo (aujourd'hui la plus grande villeavec 105 500 habitants) et Grand Forks sur la rivière Rouge. L'Etat est limité au Nord par le Canada, à l'Est par le Minnesota dont le sépare la rivière Rouge du Nord, à l'Ouest par le Montana, et au Sud par le Dakota du Sud. Il est arrosé à l'Ouest par le Missouri, et à l'Est par la James River (affluent du Missouri) et la Sheyenne (affluent de la Rivière rouge du Nord). Le sol est extrêmement fertile dans la
partie orientale, surtout dans la vallée de la rivière Rouge et dans
celle de la rivière James. C'est là que se trouve une terre noire,
profonde, extrêmement propice pour la culture des céréales. Aussi le
Dakota est-il essentiellement un pays agricole. C'est une plaine légèrement
ondulée et qui se relève peu à peu vers l'Ouest en se rapprochant des
montagnes du Montana et du Wyoming. Mais autant l'Est est fertile, autant
l'Ouest est stérile, désert. Les Bad Lands, Mauvaises-Terres, impropres
à la culture, en occupent la plus grande partie. (GE).
Le parc naturel de J. Clark Salyer, le long de la rivière Souris, Dakota du Nord. L'histoire
du Dakota du Nord.
L'expédition de Lewis et Clark marque une étape décisive lorsque les explorateurs américains atteignent les villages mandan et hidatsa en 1804, non loin de l'actuelle Bismarck Séduits par l'accueil amical des habitants, ils construisent à proximité Fort Mandan, où ils passent l'hiver de 1804-1805. Les États-Unis acquièrent progressivement le territoire : les bassins de la Red River et de la Souris, qui faisaient partie de la Terre de Rupert depuis 1670, leur sont cédés par l'accord Rush-Bagot de 1817, tandis que le reste du futur Dakota du Nord entre dans le giron américain par l'achat de la Louisiane en 1803. Au cours des années 1820 et 1830, les commerçants américains introduisent des armes, des couvertures, des haches et de l'alcool, mais aussi des maladies contre lesquelles les populations autochtones ne possèdent aucune défense. En 1837, la variole frappe les Mandan avec une violence inouïe, réduisant leur population d'environ 1 800 à seulement 125 personnes en quelques mois. Les Hidatsa subissent le même sort, passant de plus de 3 000 âmes avant l'épidémie à seulement 50 survivants en 1845, date à laquelle les derniers Mandan et Hidatsa rejoignent volontairement la réserve de Fort Berthold. Les Arikara, qui ont survécu en plus grand nombre, les rejoignent en 1862 après une seconde épidémie. En 1861, le Territoire du Dakota est organisé, englobant à la fois les futurs Dakota du Nord et du Sud ainsi qu'une partie du Montana et du Wyoming. La région reste très peu peuplée jusqu'à l'arrivée des chemins de fer à la fin des années 1870. Le Homestead Act de 1862, qui offre des terres gratuites aux colons prêts à les cultiver, couplé à l'expansion ferroviaire et à des conditions environnementales favorables, déclenche une période connue sous le nom de Dakota Boom, qui dure de 1878 à 1886. La population du Territoire du Dakota passe de 11 766 habitants en 1870 à plus de 328.000 en 1890, le nombre de fermes passant de 1700 à plus de 50 000, et celui des villes passant de six à 310. Les compagnies ferroviaires Northern Pacific et Great Northern rivalisent d'ardeur pour atteindre les centres céréaliers les plus riches, et le blé du Dakota fait de Minneapolis le centre de meunerie du pays dans les années 1880. Les colons arrivent en masse, les plus nombreux étant les Allemands, les Scandinaves et les Américains de la côte Est (les Yankees), ces derniers se concentrant dans les villes tandis que les autres deviennent cultivateurs de blé. Les Allemands de Russie, des Allemands ayant vécu plusieurs générations dans l'Empire russe avant d'émigrer pour préserver leur culture et éviter la conscription, s'installent particulièrement dans le centre-sud de l'État, formant un triangle qui devient connu sous le nom de "triangle germano-russe". Les tensions entre la partie nord et la partie sud du territoire sont présentes dès l'origine. La région sud, plus peuplée, considère le nord comme une région "trop contrôlée par les gens sauvages, les éleveurs de bétail, les trappeurs" et trop souvent théâtre de conflits avec les populations autochtones. Le déplacement de la capitale territoriale de Yankton (dans le sud) à Bismarck (dans le nord) en 1883 devient la goutte d'eau qui fait déborder le vase, et lors de l'élection territoriale de 1887, les électeurs approuvent la division. Le 2 novembre 1889, le président Benjamin Harrison signe les proclamations d'admission dans l'Union, faisant du Nord et du Sud Dakota les 39e et 40e États. Soucieux de ne pas donner l'avantage à l'un ou à l'autre, Harrison mélange les documents avant de les signer, de sorte que nul ne sache jamais lequel fut admis en premier, et les deux États sont officiellement numérotés par ordre alphabétique. La période qui suit la conquête de l'Ouest voit l'émergence de mouvements agraires radicaux et de coopératives économiques. La Ligue non-partisane (Nonpartisan League), qui exerce une grande influence sur le gouvernement de l'État, établit une banque d'État, une minoterie et un silo à grains. La Banque du Dakota du Nord, créée en 1919, demeure à ce jour la seule banque publique des États-Unis. La North Dakota Farmers Union, fondée en 1927, lance un puissant mouvement coopératif pour contrôler la vente du grain et l'achat des fournitures agricoles. La dépendance à l'égard du blé unifie les agriculteurs et renforce le mouvement populiste dans toute la région. L'arrivée du XXe siècle est marquée par une mécanisation croissante de l'agriculture, l'agrandissement des exploitations, la perte de population rurale et l'utilisation généralisée de l'automobile. Après la Seconde Guerre mondiale, l'électrification rurale, la conservation des sols et la construction de routes transforment l'État. En 1954, l'achèvement du barrage de Garrison sur la rivière Missouri crée l'immense réservoir du lac Sakakawea, le troisième plus grand lac artificiel des États-Unis, mais cette réalisation, importante pour la production hydroélectrique et l'irrigation, noie les terres agricoles des populations autochtones. L'économie du Dakota du Nord subit des transformations majeures dans la seconde moitié du XXe siècle et au début du XXIe siècle. Alors que l'agriculture reste un secteur clé (l'État est le premier producteur national pour une douzaine de cultures, fournissant 90 % de la canola et 95 % de la graine de lin du pays), les années 1950 voient le début de l'exploitation pétrolière. Au début du XXIe siècle, l'extraction de pétrole dans la formation de Bakken, dans le nord-ouest de l'État, joue un rôle majeur dans la prospérité économique, faisant du Dakota du Nord le deuxième producteur de pétrole et de gaz du pays. L'économie connaît une croissance rapide, avec le taux de chômage le plus bas des États-Unis pendant plusieurs années consécutives. Parallèlement, l'héritage du président Theodore Roosevelt, qui avait découvert la région en 1883 pour chasser et se lancer dans l'élevage de bétail près de Medora, et qui crédita plus tard son expérience dans les Badlands du Dakota du Nord comme essentielle à son accession à la présidence, est commémoré par la création du parc national Theodore Roosevelt, dédié en 1949. Aujourd'hui, le Dakota du Nord, surnommé le Peace Garden State en hommage au jardin international de la paix établi en 1932 à la frontière canadienne, continue de concilier son héritage agricole et autochtone avec son rôle de leader dans la production énergétique américaine. |
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