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Thomassin

Les Thomassin sont une famille de graveurs français, XVIe- XVIIIe siècles.

Philippe Thomassin, né à Troyes vers 1556, mort à Rome vers 1635. De très bonne heure, il fit le voyage d'Italie, et reçut à Rome les leçons du Hollandais Cort, qui lui apprit la taille-douce. Fixé dans cette ville, il y ouvrit à son tour une école, et compta parmi ses élèves Callot, Cochin et Dorigny. Callot passa trois ans dans son atelier. Philippe Thomassin grava lui-même plus de 200 planches sur cuivre, exécutées avec une rare vigueur. Parmi les plus remarquables, on cite : une Sainte Famille et une Adoration des rois; d'après Zuccharo; une Nativité, d'après Salembeni, et le célèbre Recueil de portraits des souverains et des capitaines les plus illustres, qu'il avait dédié à Henri IV

Simon Thomassin, né à Troyes vers 1652, mort à Paris en 1732, était fils d'un graveur en cachets. Il débuta à Paris, où il eut pour premier maître Etienne Picart, puis il passa en Italie pour se perfectionner dans son art. De retour en France, il reçut le titre de graveur du roi et fut admis à l'Académie de peinture. C'est un artiste correct, un interprète fidèle, ainsi qu'en témoignent ses portraits de Louis XIV, de Charles XII, du duc du Maine, du duc et de la duchesse de Bourgogne, et des planches qu'il exécuta d'après Raphaël, Lesueur, Philippe de Champaigne, Poussin, etc. On estime également son Recueil de statues, groupes, fontaines, vases, du château et du parc de Versailles (Paris, 1694).

Henri-Simon Thomassin, fils du précédent, né à Paris en 1688, mort à Paris en 1744. Il fut l'élève de son père et de Benoît Picard, qu'il accompagna en Hollande. Plein de finesse et de pureté dans le dessin et dans la touche, il a laissé comme graveur des ouvrages que recherchent les amateurs. Ses portraits ont plus de valeur que ceux de son père, et ses reproductions d'oeuvres picturales unissent à un sentiment exquis une merveilleuse exactitude. La Mélancolie, d'après Féti, passe pour son chef-d'oeuvre. Il interpréta aussi Véronèse, Rubens, Jouvenet, La Fosse, de Troy. D'après ce dernier maître, il exécuta sa belle et célèbre eau-forte : la Peste de Marseille, qui date de 1727. (G. C.).

Louis Thomassin est un oratorien, né à Aix-en-Provence en 1619, mort en 1695. Il enseigna la philosophie à Pézénas, la théologie à Saumur et au séminaire de Saint-Magloire à Paris.
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Louis Thomassin.
Louis Thomassin (1619-1695).

Oeuvres principales : 17 Dissertationes in concilia generalia et particularia (Paris, 1672); Mémoires sur la grâce (1674). Composés pour concilier la doctrine des molinistes et celle des jansénistes, ils soulevèrent contre lui et contre sa congrégation la colère des parlements et du clergé. Ses supérieurs lui enjoignirent de s'abstenir de toute polémique. Ancienne et nouvelle discipline de l'Eglise touchant les bénéfices et les bénéficiers (1678-1679, 3 vol. in-fol.). Il en donna lui-même une traduction latine, dans un autre ordre. C'est une oeuvre capitale sur l'histoire du droit canonique. Les écrivains postérieurs y ont fait de larges emprunts. Dogmata theologica (1680-1684 et 1689, 3 vol. in-fol.); Traité historique et dogmatique sur divers points de la discipline de l'Eglise et de la morale chrétienne (1681-1683, 2 vol.); Traité de l'office divin (1686); Traité historique et dogmatique sur les édits et autres moyens dont on s'est servi pour établir et maintenir l'unité dans l'Eglise (1686-1688, 3 vol. in-4), tendant à l'apologie de la révocation de l'édit de Nantes; Traité de l'aumône (1695); Glossarium universale hebraïcum (1697, in-fol.). (GE).

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Dictionnaire biographique
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