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Méhémet II

Méhémet II est le septième empereur (sultan) ottoman. Fils d'Amurat II (Mourad II), monta sur le trône à treize ans, par la volonté de son père, qui abdiqua l'an de l'hégire 847 (1443 ap. J.-C.). Le salut de l'empire, menacé par Ladislas IV, roi de Hongrie, ayant rappelé Amurat à la tête des armées et du gouvernement en 1444, il se démit encore l'année suivante de l'autorité suprème, lorsque le danger fut passé; mais quatre mois après, un soulèvement des janissaires, le premier qu'ils eussent osé tenter, et les préparatifs guerriers des princes chrétiens apprirent à Amurat que les rênes de l'empire étaient confiées à des mains trop faibles. Il remonta sur le trône en 850 (1446); et le jeune Méhémet rentra docilement dans la foule des sujets. La mort de son père le plaça enfin pour toujours au rang des sultans, dans sa vingt-deuxième année: il avait appris dans cet intervalle à commander et à se faire obéir. Il commença de nouveau à régner (février 1451); et à partir de cette époque il ne cessa pas de vaincre, Sa vie ne fut qu'une suite de triomphes qui lui ont mérité les noms de Bousrouk, d'Aboul-Fethah, de Méhémet le Grand, de Méhémet le Vainqueur; et la postérité confond, sous le simple nom de Mehemet II, tout ce que la terreur et la gloire peuvent laisser de plus imposant dans la mémoire des humains.

Il débuta par quelques actes de violence dans l'intérieur du sérail, et sous prétexte d'assurer son repos et celui de l'empire, il fit périr son jeune frère, qu'Amurat, en mourant, lui avait recommandé avec les plus vives instances; mais bientôt, pour apaiser les cris et le désespoir de la mère de ce malheureux enfant, il abandonna à sa vengeance l'exécuteur de cet ordre sanguinaire. Ensuite il marcha contre le prince de Caramanie, son oncle, qui menaçait d'envahir les provinces de l'Asie, et l'ayant réduit à demander la paix, il s'occupa d'expéditions plus importantes. Méhémet avait juré la paix avec l'empereur Constantin Dracosès, et il avait même consenti à payer une pension pour l'entretien de son oncle Orcan (fils de Méhémet I), retiré depuis longtemps à la cour de Constantinople. Son inexactitude à remplir cette clause du traité excita les réclamations de l'empereur; et la menace imprudente que fit ce prince de renvoyer Orcan si la pension, n'était pas régulièrement payée servit de prétexte à Méhémet pour rallumer la guerre, et termine par une terrible catastrophe la lutte qui durait depuis tant de siècles entre les Grecs et les Ottomans

Loin de donner satisfaction à Constantin, il bâtit une forteresse dans une bourgade à deux lieues de Constantinople, sur la rive septentrionale du Bosphore, en face de celle que son aïeul avait élevée sur la rive asiatique, et l'ayant garnie de troupes et d'une nombreuse artillerie dont faisait partie la fameuse pièce qu'un ingénieur hongrois lui avait coulée en bronze, et qui lançait à plus de mille toises un boulet de 600 livres, il parvint à fermer l'entrée de la mer Noire aux Latins, à ruiner le commerce de Constantinople, et affama bientôt cette capitale en portant le ravage jusqu'à ses portes. Afin d'enlever aux Grecs leurs dernières ressources, il envoya une armée attaquer les places qui restaient dans le Péloponnèse. Sparte (Mistra) fut la seule ville que la force de ses murs garantit de la fureur des Turcs
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Mehemet II, par Gentile Bellini (1480)

Dans le même temps, Méhémet soumit les places que les Grecs possédaient sur les bords de la mer Noire et de la Propontide (Mer de Marmara), ainsi que dans la Thrace. Enfin la troisième année de son règne, le 22 rabi 1er 857 (2 avril 1453), à la tête de 300.000 hommes, parmi lesquels on comptait des soldats de toutes les nations, Grecs, Latins, Allemands, Hongrois, Polonais, soutenus par une artillerie formidable et par une flotte de 120 voiles. il parut devant Constantinople, emporta cette ville d'assaut au bout de cinquante-cinq jours, et, sous les débris de la capitale et de l'empire grec, il ensevelit le dernier des Paléologues, brave souverain, digne d'un meilleur sort, qui mourut sur la brèche, les armes à la main.

Les historiens turcs assurent que Constantinople se rendit par capitulation, et que ses habitants furent Ă©pargnĂ©s. Les auteurs grecs, au contraire, paraissent avoir exagĂ©rĂ© les cruautĂ©s des vainqueurs, et surtout celles de MĂ©hĂ©met. Du reste , il est certain que cette ville fut livrĂ©e pendant trois jours Ă  la fureur et Ă  l'avarice d'une soldatesque effrĂ©nĂ©e. MĂ©hĂ©met, qui voulait en faire la capitale de son empire, avait tout permis, exceptĂ© le feu; mais dans le grand nombre de captifs, il racheta les plus illustres et leur fit trancher la tĂŞte. Il fit ensuite cesser le dĂ©sordre, et rendit les honneurs funèbres Ă  Constantin, mit en libertĂ© un grand nombre de prisonniers, et s'occupa de repeupler Constantinople, en accordant aux vaincus le libre exercice de leur religion; il leur cĂ©da la moitiĂ© des Ă©glises et donna l'investiture solennelle Ă  leur patriarche, suivant l'ancienne coutume des empereurs grecs. Le sultan rĂ©sida trois ans dans sa nouvelle conquĂŞte, afin d'y asseoir sa puissance. Pendant ce temps,au gĂ©nĂ©raux subjuguèrent presque sans rĂ©sistance le reste de la Thrace et toute la MacĂ©doine; mais ils Ă©chouèrent en Albanie contre le fameux Scander-Beg, qui les tailla en pièces. 

Cet échec n'empêcha pas Méhémet II de partir, en 1456, pour Andrinople (Edirne). où les empereurs ottomans faisaient alors leur résidence : il y entra comme un triomphateur au bruit des acclamations publiques, suivi d'une foule d'esclaves et chargé des plus superbes dépouilles de l'empire grec. Un grand nombre de princes chrétiens s'y étaient rendus pour lui offrir bassement leurs hommages. Ils furent tous soumis à un tribut. Le sultan vint au mois de juillet de la même année assiéger Belgrade, avec une armée de 150.000 hommes. Le célèbre Hunyade, général des troupes hongroises, vole au secours de la place, met en déroute, avec un très petit nombre de vaisseaux, la flotte turque, forte de 200 voiles, qui devait fermer aux chrétiens le passage du Danube, et entre dans Belgrade avec un renfort considérable de troupes, de vivres et de munitions, ainsi que le légat du pape, qui marchait avec lui. Dès lors Méhémet II s'épuise en vains efforts pour emporter la place : repoussé dans toutes les attaques, blessé lui-même dangereusement le 22 du même mois, et sur le point d'être fait prisonnier, on l'emporte dans un village; et la retraite se fait dans un tel désordre, que 40 drapeaux, 16 pièces d'artillerie, toutes les munitions et une partie du bagage demeurent au pouvoir du vainqueur, Ce siège coûta 40.000 hommes au sultan; et toute son armée aurait été détruite si un excès de prudence n'avait empêché Hunyade de poursuivre les Turcs


Mehemet II.

Les conquĂŞtes de MĂ©hĂ©met II en MorĂ©e le dĂ©dommagèrent de ses revers en Hongrie. Deux frères de Constantin Dracosès rĂ©gnaient encore dans cette contrĂ©e, comme vassaux du sultan, et la dĂ©solaient par la guerre civile. DĂ©mĂ©trius, l'un d'eux, vaincu par Thomas son frère, implore le secours de son suzerain. MĂ©hĂ©met prend possession de Sparte, Ă©pouse la fille de DĂ©mĂ©trius, persuade son beau-père que le repos lui convient mieux que la vie agitĂ©e d'un guerroyeur, et le relègue Ă  Andrinople, oĂą ce prince ne tarda pas Ă  prendre l'habit monastique, MĂ©hĂ©met s'empare ensuite d'Athènes, assiège et prend Corinthe en personne, et pĂ©nètre plus avant dans la Grèce, dont les diffĂ©rents peuples lui opposent une rĂ©sistance digne de leurs ancĂŞtres; il soumet tout ce continent Ă  son empire, tandis que ses flottes ravagent les Cyclades s'emparent de plusieurs Ă®les, et enlèvent un nombre prodigieux de captifs. 

Ce prince, qui détruisait les empires comme les autres conquérants soumettent des provinces, mit fin, en 1461, à celui de Trébizonde, où les Comnène régnaient depuis l'an 1204. En 1462, il subjugua l'île de Lesbos, par la trahison de Lucius Catilusa, gouverneur de Mételin, qu'il fit étrangler, quelque temps après, sous un
prétexte frivole. Méhémet II se disposait à conquérir les îles voisines, lorsqu'il fut rappelé sur le continent par la révolte du voïvode de Valachie, tyran perfide et féroce, qui avait refusé de payer le tribut accoutumé et violé de la manière la plus horrible le droit des gens sur des ambassadeurs et des prisonniers ottomans. Méhémet II le vainquit et le chassa de sa principauté, qu'il donna au frère de ce barbare. Il marcha ensuite contre le prince de Bosnie, s'empara de ses Etats, et l'ayant forcé de se rendre à discrétion, il l'accusa bientôt d'avoir voulu s'enfuir, afin d'avoir un prétexte de se défaire de lui. Le mort d'Ibrahim, prince de Caramanie, en 1463, et la mésintelligence de ses deux fils, favorisaient l'ambition du sultan : après avoir aidé Pir-Ahmed, l'un d'eux, à chasser du trône son frère lshak, que les secours du roi de Perse y avaient placé, il le dépouilla lui-même de ses Etats en 1466.

IrritĂ© des dĂ©faites continuelles de ses gĂ©nĂ©raux en Albanie, il s'y rendit au printemps de cette annĂ©e, se flattant d'un plus heureux succès; mais il n'y recueillit que la honte d'avoir Ă©chouĂ© au siège de Durazzo et de Croie par la valeur et l'habiletĂ© de Scander-Beg. qui mourut l'annĂ©e suivante, laissant ses Etats et son fils Jean Castriot sous la protection des VĂ©nitiens. Ce fut pour ces avides rĂ©publicains une source de calamitĂ©s. Fiers de quelques succès maritimes, de la prise d'Athènes et de quelques conquĂŞtes sur les cĂ´tes de la MorĂ©e et dans les Cyclades, ils portent leurs ravages en MacĂ©doine, et viennent braver MĂ©hĂ©met II jusque dans la Thrace; ils y assiègent la ville d'Eno, l'emportent d'assaut, la livrent au pillage, l'abandonnent aux flammes, après en avoir Ă©gorgĂ© tous les habitants, quoiqu'ils fussent chrĂ©tiens, et se retirent Ă  Nègrepont, chargĂ©s d'un immense butin. A cette nouvelle, le sultan, transportĂ© de fureur, jure une guerre d'extermination Ă  tous les ChrĂ©tiens. Il reprend les Ă®les d'Imbro et de MĂ©telin, dont il fait passer les garnisons au fil de l'Ă©pĂ©e, et s'avançant vers celle de Nègrepont, en 1470, il met le siège devant la capitale et l'enlève de vive force, Ă  la vue de la flotte vĂ©nitienne, qui n'osa la secourir. Le provĂ©diteur Paul Erizzo ou Arezzo, retirĂ© dans la citadelle et rĂ©duit par la famine Ă  capituler, demande la vie sauve pour lui et les siens. MĂ©hĂ©met II rĂ©pond de leurs tĂŞtes sur la sienne; mais Ă  peine est-il maĂ®tre de la place, qu'il fait scier par le milieu du corps le gouverneur et ses principaux officiers, en disant qu'il n'avait garanti que leurs tĂŞtes, et non pas leurs flancs. Les VĂ©nitiens tentent vainement de reprendre Nègrepont : ils sont bientĂ´t chassĂ©s de toutes leurs conquĂŞtes; mais ils suscitent Ă  MĂ©hĂ©met II un nouvel ennemi qui vient suspendre pour quelque temps cours de ses vengeances. 

Les succès du sultan avaient excitĂ© l'inquiĂ©tude et la jalousie d'Ouzoun-Hassan, roi de Perse; et I'invasion de la Caramanie avait mĂŞme dĂ©jĂ  donnĂ© lieu Ă  quelques hostilitĂ©s entre ces deux princes. EngagĂ© dans une alliance avec les VĂ©nitiens et les chevaliers de Rhodes, le monarque persan envoie en Anatolie un de ses gĂ©nĂ©raux, qui s'empare de Tocat, l'an de l'hĂ©gire 876 (1473 de J.-C.) et taille en pièces une armĂ©e ottomane. Moustafa, fils du sultan et gouverneur d'lconium, arrĂŞte les progrès des Persans et les met en fuite. Au mois de rabi Ier 877 suivant les historiens persans, ou 878 suivant les historiens turcs (aoĂ»t 1472 ou 1473, les deux souverains marchent en personne l'un contre l'autre, et combattent dans la plaine d'Arzendjan en Cappadoce. MĂ©hĂ©met II ne dut la victoire qu'Ă  son artillerie. Satisfait d'avoir humiliĂ© son rival, il ne se crut pas en Ă©tat de le poursuivre, se bornant Ă  favoriser la rĂ©volte du fils aĂ®nĂ© de ce prince. Enfin, sur la mer Noire, Caffa enlevĂ©e aux GĂ©nois en 1475, la CrimĂ©e forcĂ©e de recevoir un khan de la volontĂ© de MĂ©hĂ©met II; la GĂ©orgie et la Circassie rendues tributaires; la Moldavie, l'Albanie et les Ă®les de l'Adriatique subjuguĂ©es; le Frioul et la Dalmatie envahis, les vĂ©nitiens forcĂ©s d'acheter une paix humiliante en 1478; l'Italie effrayĂ©e de l'apparition d'une armĂ©e ottomane et de la prise d'Otrante en 1480 : voilĂ  les hauts faits qui, du centre de l'Europe au centre de l'Asie, sur mer et sur terre, fondèrent la gloire militaire du sultan le plus illustre, le plus vaillant, le plus heureux que les Ottomans aient admirĂ© et qu'aient redoutĂ© les ChrĂ©tiens. 

On a vu que ses armes ne furent pas toujours victorieuses; mais sa défaite devant Belgradeet la levée du siège de Rhodes en 1480 ne durent pas humilier l'orgueil de Méhémet II. Les fêtes religieuses instituées et les réjouissances publiques célébrées par toute l'Europe attestent que la chrétienté mettait au rang des triomphes l'honneur de lui avoir résisté. Le temps manqua seul à ce conquérant insatiable; et il est probable que sa mort sauva l'Italie et l'Europe chrétienne. Méhémet fut enlevé à la gloire et à ses ambitieux projets l'an de l'hégire 886 (1481); il mourut dans une bourgade de Bithynie, lorsqu'il menaçait à la fois Rome, la Perse et l'Egypte

Jaloux des exploits militaires de Moustafa son fils aîné, Méhémet II l'avait fait étrangler quelques années auparavant. Il laissa deux autres fils, Bajazet II et Djem (Zizim), qui gouvernaient à Amasie et à Iconium; le premier fut son successeur. Peut-être ce sultan fameux a-t-il été trop vanté et trop déprimé. Comme guerrier, on peut douter s'il a été aussi habile qu'heureux et brave : c'est avec des forces immenses qu'on l'a vu terrasser, l'un après l'autre, de faibles ennemis. Le courage uni aux talents et à la prudence a toujours combattu contre lui avec avantage : Hunyade, d'Aubusson, Scander-Beg, font foi de cette vérité. Ses vertus et ses vices doivent être soumis au même examen.

L'histoire rejette une partie des calomnies, qui l'accusent d'une monstrueuse fĂ©rocitĂ©. MĂ©hĂ©met ordonna des crimes que sa politique lui conseillait. Mais est-ce sur la foi du moine Bandelli qu'il faut croire la fable d'Irène dont il Ă©tait Ă©pris, et Ă  qui, dit-on, il trancha la tĂŞte de sa propre main pour apaiser les murmures des janissaires qui se plaignaient que son amour pour cette belle Grecque lui faisait nĂ©gliger les soins de son empire? ou celle des quatorze pages Ă©ventrĂ©s pour dĂ©couvrir lequel avait mangĂ© un melon? ou enfin celle de l'esclave dĂ©capitĂ©, pour prouver au peintre Bellini que la tĂŞte de son Jean-Baptiste laissait quelque chose Ă  dĂ©sirer? Sans doute, on ne reconnaĂ®t pas dans MĂ©hĂ©met Il des moeurs gĂ©nĂ©reuses et douces; mais il ne pouvait pas ĂŞtre cruel et fĂ©roce gratuitement, le prince Ă©clairĂ© et instruit qui visitait la fille d'Athènes par amour et par respect pour les sciences et les arts. Ce n'Ă©tait pas le farouche et brutal sauvage qu'a voulu faire de lui la propagande chrĂ©tienne, mais un sultan philosophe et lettrĂ© qui en entrant dans le palais des empereurs grecs, rĂ©cita ce distique persan : 

« L'araignĂ©e ourdira sa toile dans le palais impĂ©rial, et la chouette fera entendre son chant nocturne  sur les tours d'ĂŠfrasinb." 
Ce n'était pas par un sentiment plus louable et un plus sage retour sur les vicissitudes humaines que Scipion l'Africain répétait au milieu du site de Carthage ces vers d'Homère
« il viendra un temps où la ville sacrée de Troie et le belliqueux Priam et son peuple périront. "
MĂ©hĂ©met Il est passĂ© chez les ottomans pour un des plus zĂ©lĂ©s disciples de leur religion. Protecteur dĂ©clarĂ© des lettres, il fut le crĂ©ateur des plus beaux Ă©tablissements qui leur sont consacrĂ©s. Il fonda une bibliothèque publique, et institua deux MedressĂ© ou acadĂ©mies, l'une attachĂ©e Ă  la mosquĂ©e dont il fut le fondateur, et l'autre Ă  celle de Sainte-Sophie; il y assistait aux disputes des savants, distribuant des rĂ©compenses aux orateurs et, aux poètes les plus distinguĂ©s. Savant lui-mĂŞme, on assure qu'il parlait le grec, le latin, l'hĂ©breu, l'arabe, le persan; qu'il savait l'histoire, la gĂ©ographie, et qu'il s'adonnait Ă  l'astrologie, ce qui suppose quelques notions de mathĂ©matiques et d'astronomie. MĂ©hĂ©met II fit traduire en turc plusieurs livres grecs et latins; c'est lui qui fit Ă©lever Ă  Constantinople le Vieux SĂ©rail et rebâtir le château des Sept-Tours sur les ruines du Cyclobion. On vante sa justice, et l'on cite un jugement qu'il rendit contre un juge prĂ©varicateur et absolument conforme Ă  celui de Cambyse. Scrupuleux observateur de l'article de la loi islamique fondĂ© sur ce passage de la Genèse : Tu mangeras ton pain Ă  la sueur de ton front, MĂ©hĂ©met Il cultivait lui-mĂŞme  ses jardins, et employait le produit des fruits qu'il faisait vendre Ă  acheter d'autres mets destinĂ©s pour sa table. (At. et Sy.).
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Dictionnaire biographique
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