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Dhivehi Raajjeyge Jumhooriyyaa |
3 15 N, 73 00 E |
Les Maldives
sont un archipel situé au Sud-Ouest de Sri Lanka
(Ceylan), dans l'Océan Indien. Ce sont des
îles coralliennes (atolls) situées sur un
vaste plateau sous-marin, qui s'étend du Nord au Sud sur une longueur
de 2600 km et dont les Laquedives au Nord,
et l'archipel des Chagos au Sud sont les autres
affleurements. Sur le plan politique et administratif, les Maldives sont
une république présidentielle unitaire. Le pays est divisé en atolls
administratifs, chacun doté d'une administration locale. La gouvernance
est confrontée aux défis propres aux petits États insulaires, notamment
en termes de capacité institutionnelle et de gestion des ressources.
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Carte des Maldives. Source : The World Factbook. (Cliquer sur l'image pour afficher une carte plus détaillée). Le pays est constitué d'une double chaîne d'atolls coralliens, qui forment une structure naturelle spectaculaire s'étendant sur environ 800 kilomètres du nord au sud et 130 kilomètres d'est en ouest. Ces atolls se sont édifiés sur des crêtes volcaniques sous-marines qui ont lentement sombré, tandis que les coraux croissaient vers la surface pour créer ainsi ces vastes structures annulaires. L'archipel, dont le nom signifie « millier d'îles » (autrefois le sultan héréditaire des Maldives s'intitulait même «-roi des treize provinces et des 12 000 îles-»... ), compte en réalité 1190 îles et se compose de 26 groupes ou atolls, qui se succèdent sur environ 880 km dans le sens du méridien, tantôt isolément, tantôt parallèles deux à deux. Seulement 200 de ces îles sont habitées, et 80 disposent d'équipements touristiques (hôtels). La plus importante de ces îles est l'île de Mali ou Malé, longue de 1600 m, large de 1200 m; elle donne aussi son nom à la capitale du pays. La superficie de l'ensemble des terres émergées est de 300 km² (autour de 5000 km² à marée basse); la population s'élève à 550 000 habitants environ (2025). Géographie physique
des Maldives.
Chaque atoll est une structure annulaire ou elliptique et entoure un lagon central peu profond. Les îles émergent généralement du bord extérieur de l'atoll ou de récifs intérieurs au sein du lagon. Ces lagons offrent des eaux calmes et cristallines qui contrastent avec les eaux plus profondes de l'océan Indien environnant. De vastes systèmes de récifs coralliens entourent les atolls et les îles, et agissent comme des barrières naturelles, ce qui leur permet d'abriter une biodiversité marine exceptionnelle. Ces récifs jouent aussi un rôle essentiel dans la protection des côtes contre l'érosion due aux vagues et aux courants. Le climat des Maldives est un climat tropical chaud et humide, placé sous l'influence des moussons. Les températures sont élevées et relativement stables tout au long de l'année, avoisinant les 30°C, avec une humidité élevée. Le pays connaît deux saisons principales : la mousson sèche du nord-est (connue localement sous le nom d'iruvai), qui s'étend de décembre à avril, apportant un temps ensoleillé et sec avec des vents modérés; et la mousson humide du sud-ouest (hulhangu), de mai à novembre, caractérisée par des précipitations plus importantes, des orages et des vents plus forts. La nature extrêmement basse et plate des Maldives les rend exceptionnellement vulnérables aux effets du changement climatique, en particulier l'élévation du niveau de la mer et l'intensification des tempêtes. L'érosion côtière est un problème majeur, exacerbé par les modifications naturelles et humaines de l'environnement côtier. L'intégrité des récifs coralliens, qui protègent les îles, est également menacée par le blanchissement corallien dû à l'augmentation de la température de l'eau et à l'acidification des océans. ![]()
![]() Biogéographie
des Maldives.
Les récifs coralliens (récifs frangeants, barrières, patchs) sont le pilier de cet écosystème. Ils abritent une extraordinaire diversité de coraux durs et mous, qui fournissent un habitat à une myriade d'organismes. La faune marine est extraordinairement variée. Elle englobe des milliers d'espèces de poissons récifaux aux couleurs éclatantes (poissons-papillons, poissons-anges, mérous, balistes), de grands pélagiques (thons, carangues), et une abondance de grands prédateurs et herbivores marins. Les requins sont particulièrement présents, avec de nombreuses espèces comme les requins de récif à pointes noires et blanches, les requins nourrices, et dans certaines zones, les requins baleines et les requins marteaux. Les raies, notamment les raies mantas et les raies aigles, sont également communes. Les tortues marines (Tortue verte, Tortue imbriquée, et plus rarement d'autres espèces) fréquentent les récifs et les plages pour nicher. Les mammifères marins tels que les dauphins et certaines espèces de baleines sont fréquemment observés dans les eaux plus profondes autour des atolls. L'écosystème marin comprend également une frande richesse d'invertébrés comme les mollusques, crustacés, échinodermes et étoiles de mer, jouant des rôles écologiques essentiels. L'écosystème terrestre est beaucoup plus limité en étendue et en biodiversité. Le sol est généralement pauvre, sableux et peu profond, avec une salinité élevée près des côtes. La végétation indigène est principalement composée d'espèces adaptées aux conditions côtières, tolérantes au sel et capables de coloniser de nouveaux sédiments coralliens. On trouve des palmiers (notamment le cocotier Cocos nucifera, souvent dominant et cultivé), des arbustes côtiers comme Scaevola taccada et Tournefortia argentea, ainsi que des herbes et des plantes rampantes fixatrices de sable. Certaines îles abritent des mangroves, généralement des espèces comme Rhizophora ou Bruguiera, dans les zones abritées et saumâtres. À l'intérieur des îles plus grandes, la végétation peut être un peu plus dense mais reste dominée par des espèces côtières ou introduites par les humains, comme des arbres fruitiers ou ornementaux. Il n'y a pas de forêts denses indigènes au sens continental. La faune terrestre est pauvre en espèces comparée à la faune marine, en raison de l'isolement et de la petite taille des habitats. Les oiseaux sont le groupe le plus diversifié, incluant de nombreux oiseaux marins qui nichent sur les îles (sternes, noddis, fous). Quelques espèces d'oiseaux terrestres résident, souvent des espèces répandues dans l'océan Indien (par exemple, certaines espèces de pigeons ou des oiseaux plus communs comme le Moineau domestique ou le Martin triste, souvent introduits). Les reptiles comprennent principalement des geckos et des scinques, ainsi que quelques serpents, généralement de petite taille et peu dangereux. Le Crabe de cocotier, un grand crabe terrestre, peut être présent sur certaines îles. Les mammifères terrestres sont très peu nombreux, limités à des chauves-souris frugivores (roussettes) et des espèces introduites comme les rats ou les chats. L'isolement géographique des Maldives a limité la colonisation par les espèces terrestres, ce qui explique leur faible diversité et le très faible niveau d'endémisme terrestre. Les espèces présentes sont généralement capables de dispersion sur de longues distances (oiseaux, semences flottantes, dispersion par le vent ou les courants). La faune marine, bien que très diverse, présente également un endémisme limité à l'archipel strict, la plupart des espèces étant réparties sur des aires plus larges de l'océan Indien ou de l'Indo-Pacifique, grâce à la connectivité des systèmes de courants marins qui transportent les larves sur de grandes distances. Le développement du tourisme et l'urbanisation entraînent la destruction ou la modification des habitats côtiers et terrestres. La pêche intensive a des répercussions sur les populations de poissons et d'autres espèces marines. Le changement climatique représente une menace majeure. Il provoque l'élévation du niveau de la mer qui menace directement les îles basses, et l'augmentation de la température de l'eau qui cause le blanchissement et la mort des coraux. La gestion des déchets et la pollution sont également des défis importants pour la préservation de ces écosystèmes fragiles. Géographie humaine
des Maldives.
Vue de Malé, la capitale des Maldives. Jumhoorie Maidan (la place de la République) est un espace aménagé près de l'océan depuis 1989. Source : The World Factbook. Culturellement, les Maldives sont une société fortement marquée par l'Islam sunnite, qui est la religion d'État et un élément central de l'identité nationale. La langue officielle est le dhivehi, une langue indo-aryenne avec des influences arabes, singhalaises et dravidiennes. La culture maldivienne traditionnelle a été façonnée par des siècles de navigation et de commerce, avec des influences diverses provenant du sous-continent indien, du Sri Lanka, du monde arabe et d'Afrique de l'Est. L'art, la musique (notamment le bodu beru, une musique de tambour) et l'artisanat reflètent ce mélange. La structure sociale était traditionnellement hiérarchisée, mais a évolué au fil du temps. Les modes d'établissement humain sont principalement côtiers, dictés par la configuration des îles. La gestion des ressources limitées, comme l'eau douce (souvent par désalinisation) et l'élimination des déchets, est un défi constant sur ces petites surfaces. Le transport entre les îles repose sur des bateaux (ferries, hors-bords) et des hydravions, essentiels pour connecter la population, les services et l'économie. La nécessité d'agrandir les terres habitables a conduit à des projets de remblaiement significatifs, en particulier autour de Malé et pour le développement de nouvelles îles (comme Hulhumalé). Le tourisme, devenu de nos jours la plus grande industrie des Maldives, procure 20% de PIB et de plus que 60% des revenus en devises étrangères. Le modèle touristique maldivien, axé sur des complexes hôteliers (resorts) généralement situés sur des îles séparées des îles habitées par la population locale, a créé une économie duale avec des débouchés et des défis spécifiques en termes de répartition des richesses et d'interactions socio-culturelles. Plus de 90% des recettes fiscales de l'État proviennent des taxes à l'importation et des impôts appliqués aux activités touristiques et activités connexes. La pêche, historiquement le pilier de l'économie, reste une activité importante, tant pour la consommation locale que pour l'exportation. C'est le deuxième secteur par ordre d'importance. L'agriculture est très limitée en raison de la rareté des terres fertiles et de la faible altitude des îles. La plupart des aliments de base doivent être importés (les trop faibles surfaces cultivables ne permettent plus l'auto-suffisance alimentaire). Le secteur manufacturier joue un petit rôle. De façon générale, les Maldives sont fortement dépendantes des importations pour la quasi-totalité de leurs biens de consommation, ce qui les rend vulnérables aux fluctuations des marchés mondiaux. Le gouvernement des Maldives a entamé en 1989 un programme de réformes économiques. Il a d'abord consisté en une augmentation des quotas d'importation et dans l'ouverture au secteur privé de certaines exportations. Par la suite, la réglementation a été libéralisée afin de faciliter l'investissement étranger. Aujourd'hui, un autre
défi se pose aux Maldives, qui font partie des pays les menacés par le
changement climatique. La montée prévisible des eaux des océans pourrait
submerger complètement ou partiellement la plupart des îles : 80% de
la superficie du pays est à moins d'un mètre au dessus du niveau de la
mer. Le 26 décembre 2004, le tsunami |
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