 |
Lagrenée
(Louis Jean-François), peintre, dit l'Aîné, né à Paris le 30 décembre
1724, mort Ă Paris le 17 juin 1805: Il entra dans l'atelier de Carle Van
Loo, et alla à Rome, après avoir remporté le prix avec ce sujet, Joseph
expliquant les songes. En 1753, il fut agréé à l'Académie de peinture;
son morceau de réception, l'Enlèvement de Déjanire, se trouve
aujourd'hui au musée du Louvre. Lagrenée se fit connaître par un grand
nombre de tableaux mythologiques, allégoriques et historiques, où il
se montrait un dessinateur habile, un coloriste assez froid, un élève
peu personnel de Van Loo et de Boucher. Il fut appelé, ou 1760, en Russie
par l'impératrice Catherine Il, et reçut
le titre de directeur de l'Académie de Saint-Pétersbourg. Il peignit
plusieurs portraits, entre autres celui d'Elisabeth ( Le
Printemps des Tsarines); il exécuta pour la chapelle du palais
impérial un tableau représentant six apôtres en méditation, et la Sainte
Vierge.
L.
Lagrenée : Pygmalion et Galathée, 1781
(Source
: Gallery of Polish Paintings Masterpieces).
Revenu en France en 1763, il reprit sa
place à l'Académie de peinture de Paris, et fut nommé directeur de l'École
de Rome. A partir de cette époque, il suivit de très près le mouvement
classique tenté par Vien. Ses peintures représentaient un genre assez
fade, une sorte de maniérisme académique. La Révolution lui enleva une
pension qui lui avait été accordée; quand il mourut, il était professeur
à l'École spéciale de dessin et conservateur du musée. (A.
Valabrègue). |
|
 |
Lagrenée
(Jean-Jacques), dit le Jeune, peintre né à Paris en 1740, mort à Paris
le 13 février 1821. Frère du précédent, dont il imita le genre et la
manière, et qu'il accompagna Ă Saint-PĂ©tersbourg, il alla Ă Rome, Ă
son retour de Russie, et y exécuta une suite d'eaux-fortes sur des motifs
d'ornements antiques. En 1775, il se fit admettre à l'Académie de peinture;
il avait traité, comme morceau de réception, un plafond, l'Hiver,
qu'on peut voir aujourd'hui au Louvre, dans la galerie d'Apollon. Il fut
attaché à la manufacture de Sèvres, et,
poursuivant l'imitation des arts de l'Antiquité, il exerça une certaine
influence sur les produits du grand établissement de céramique. Ses travaux
de peinture sur verre et sur émail furent fort appréciés des contemporains.
Il avait inventé un procédé pour peindre en incrustations sur le marbre.
Il participa aux créations du style Empire,
et l'on cite, parmi ses principaux ouvrages, une table de marbre blanc,
représentant Napoléon couronné par la Victoire. |
|
 |
Lagrenée
(Anthelme François), peintre né Paris en 1775, mort à Paris en 1832,
fils de Lagrénée l'Aîné. Il s'est aussi adonné à la peinture et fut
élève de Vincent; détourné de sa vocation d'artiste par les guerres
de la Révolution, il reprit le pinceau lorsqu'il put quitter le service.
Il alla, lui aussi, peindre des portraits en Russie. Revenu en France,
il devint plus spécialement miniaturiste et exécuta des imitations de
camées. |
|