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| James (Thomas).
- Navigateur né vers 1593, mort vers 1635. Capitaine et armateur, il fut
chargé, en 1631, par les marchands de Bristol,
de diriger une expédition pour découvrir le passage Nord-Ouest. Parti
le 3 mai sur l'Henriette-Marie, il parvenait le 4 juin sur la cĂ´te
de Groenland En 1633, Thomas James fut nommé au commandement
d'un navire chargé de réprimer la piraterie dans le canal de Bristol
et sur les cĂ´tes d'Irlande |
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| James (Robert).
- Médecin né en 1705 dans le comté de Stafford (Angleterre |
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James, Sir
Henry (1803-1877) - savant topographe et géodésien anglais, né à Rosemundi,
près de Sainte-Agnès (Cornouailles) en 1803, mort à Southampton le 14
juin 1877. Élève de l'Académie militaire de Woolwich, il entra, en 1825,
dans le génie et fut attaché en 1827 à l'Ordnance Survey dont il devint
directeur général le 11 juillet 1854. Il s'y occupa passionnément du
lever de la carte topographique du royaume et employa la photographie (c'était
alors une nouveauté) pour la réduction des plans. Nommé le 22 août
1857 directeur du département de la topographie et de la statistique au
ministère de la guerre, James présida au raccordement des triangulations
entre l'Angleterre, la Belgique et la France.
Jonction géodésique de la France avec l'Angleterre - Avant 1861, le travail de jonction des triangulations de la France avec l'Angleterre, par-dessus le détroit du Pas-de-Calais, avait été plusieurs fois entrepris par des géodésiens de ces deux nations, mais sans succès, parce que les signaux ordinaires ne pouvaient être nettement aperçus d'une rive du détroit à l'autre rive. Dans les années 1861 et 1862, cette jonction fut opérée séparément et simultanément, en se servant de l'héliotrope de Gauss, par deux Commissions composées, l'une d'ingénieurs anglais, notamment H. James et M. Clarke, l'autre d'officiers français, dont le chef, Levret, eut Perrier pour collaborateur le plus actif. Des travaux de ces deux Commissions, il est résulté la mesure d'un nouvel arc de la méridienne de France, ayant 13° et s'étendant de Dunkerque aux îles Shetland. (Lebon, 1899).Parmi ses nombreux travaux originaux, il faut mentionner l'application de la photozincographie au tirage des cartes, qui fut par la suite adoptée par tous les gouvernements d'Europe. Il a laissé beaucoup d'ouvrages, entre autres : On the Figure, dimensions, and mean specife gravity of the Earth (1856, in-4); Principal Triangulations of the Earth (1858, 2 vol. in-4); Photozincography (Southampton, 1860, in-8); The Astragalus of Tin (Londres, 1863, in-8); Notes on the great Pyramid of Egypt and the cubits used in ils design (Southampton), Photozincography and other photographic processes (1870, in-4), etc. James avait été promu lieutenant général le 21 novembre 1874. (R. S.). |
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| James (William),
philosophe né à New York le 11 janvier
1842 et mort le 26 août 1910, dans le New Hampshire. Il étudia d'abord
les sciences physiologiques et médicales, et prit en 1869 le grade de
docteur en médecine (Harvard). Il devint successivement professeur adjoint
de physiologie Ă Harvard (1876), professeur adjoint (1880), puis professeur
de philosophie (1885). Une lettre adressée
par lui aux rédacteurs de la Critique philosophique (1878, t. XII,
p. 407, Quelques Considérations sur la méthode subjective), puis
de curieuses et pénétrantes études sur la Caractéristique intellectuelle
de l'homme (1879), sur le Sentiment de la rationalité (1880), enfin
sur le Sentiment de l'effort (1881), toutes publiées dans la Critique
philosophique, signalèrent son nom à l'attention des lecteurs français,
et firent dès lors concevoir à tous ceux qui ont le souci des questions
philosophiques les grandes espérances que W. James a réalisées depuis.
D'autres travaux tels que les Grands Hommes, les grandes pensées et
le Milieu (1881); Action réflexe et théisme (1882); Rationalité,
activité et foi (1882); le Dilemme du déterminisme (1881),
parurent dans le même recueil. Diverses études publiées dans le Mind,
dans le Journal of speculative philosophy, dans le Scribners'
Magazine, sont devenues des chapitres du grand ouvrage de W. James,
The Principles of Psychology (New York, 1890, 2 vol.).
Ce livre de W. James est certainement une des oeuvres les plus considérables de la fin du XIXe siècle. Admirablement au courant de tous les travaux accomplis dans l'ordre des recherches physiologiques et psychologiques, en France, en Allemagne, en Angleterre, en Italie, James a pu donner un tableau très exact et très complet de l'état de la science au moment où il l'écrivait. Physiologiste et médecin, devenu un psychologue de premier ordre, James est aussi un philosophe qui a abordé les grands problèmes et pris parti sur les questions qui divisent l'esprit humain. Sa pensée présente certaines affinités avec celle de Renouvier; il a adopté quelques-unes des thèses du criticisme néo-kantien, et c'est à l'un des représentants de cette école, F. Pillon, qu'il a dédié les deux volumes des Principles of Psychology, "en témoignage d'affection et de reconnaissance pour ce qu'il doit à la Critique philosophique". Toutefois, la doctrine de James s'écarte sur bien des points importants de celle de ses amis français. Dans son livre de psychologie notamment, le seul ouvrage dont nous puissions parler ici, le philosophe américain se place à un point de vue strictement positiviste; il veut traiter de la psychologie comme d'une science naturelle, et écarte résolument tout ce qui se rattache à la métaphysique ou même à la critique générale. Toute science, dit-il, a certaines données qu'elle adopte sans les discuter : ces données sont pour la psychologie la pensée et les sentiments, l'existence du monde dans le temps et l'espace, la connaissance que nous en avons. Quand nous avons analysé ces données, et déterminé empiriquement leurs rapports avec certaines conditions définies du cerveau, l'oeuvre de la psychologie en tant que science naturelle est achevée. Il n'y a pas lieu de s'occuper d'entités placées sous les phénomènes, telles que Ame, Moi transcendantal, Idées, Unité élémentaire de conscience. Le spiritualisme et l'associationnisme sont renvoyés dos à dos. C'est faire tort à la métaphysique et méconnaître la grandeur de sa tâche que de la mêler inconsidérément aux recherches psychologiques L'ouvrage de James est conçu sur un plan nouveau. Les premiers chapitres sont consacrés aux fonctions du cerveau et aux conditions indispensables de son activité, à l'habitude considérée physiologiquement, à la théorie de l'automatisme et à celle du mind-stuff : les théories et hypothèses les plus récentes sont discutées avec la plus grande liberté d'esprit et le plus vif souci de l'exactitude scientifique. Les pensées et les sentiments étant, comme on l'a vu, les données de la psychologie, l'auteur étudie d'abord les pensées, et examine successivement l'attention, la conception, la comparaison, l'association des idées, la perception du temps, la mémoire, la sensation, l'imagination, la perception des choses et de l'espace, le raisonnement; vient ensuite l'étude du mouvement, de l'instinct, des émotions, de la volonté. Deux chapitres enfin sont consacrés à l'hypnotisme et à l'origine des vérités nécessaires. Nous devons nous borner ici à ce rapide aperçu des questions traitées dans ce beau livre : il faut renoncer à indiquer même en passant tout ce qu'on y trouve d'analyses ingénieuses et de vues originales et profondes. Signalons toutefois le chapitre si curieux sur la conscience et sur la question de savoir si elle est un épiphénomène, les chapitres sur la perception de l'espace et sur les émotions. Il n'est que juste d'ajouter que, par la vigueur de la pensée et la clarté de l'exposition, ce livre est jusqu'ici sans égal, et qu'il assure au penseur américain une place éminente parmi les philosophes du XIXe siècle. (Victor Brochard). |
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| James
(Henry). - Romancier né à New York le 15 avril 1843, dans une famille
intellectuelle aisée, et mort le 28 février 1916 à Londres. Son
oeuvre, longtemps jugée difficile, est aujourd'hui reconnue comme fondamentale
dans l'évolution du roman moderne. Il a exercé une influence majeure
sur des écrivains comme Virginia Woolf et James
Joyce, notamment par son exploration de la conscience et son attention
aux perceptions subjectives.
Son père, Henry James Sr., est une figure originale du milieu religieux et philosophique, tandis que son frère aîné, est le philosophe William James (ci-dessus). Cette atmosphère familiale, caractérisée par une grande ouverture culturelle, favorise très tôt chez Henry James un rapport intime à la littérature et à la pensée européenne. Son enfance se déroule entre les États-Unis et l'Europe, notamment en France, en Suisse et au Royaume-Uni, ce qui nourrit son regard comparatif entre les cultures américaine et européenne, thème central de son œuvre. Il commence des études de droit à Harvard, mais abandonne rapidement pour se consacrer à l'écriture. Ses premières publications apparaissent dans les années 1860 dans des revues littéraires américaines. Dès ses débuts, il manifeste une attention particulière à la psychologie des personnages et aux subtilités des relations sociales. Son premier roman important, Roderick Hudson (1875), marque le début de sa carrière internationale. Il s'installe peu après en Europe, d'abord à Paris, puis définitivement à Londres, où il passe l'essentiel de sa vie. L'opposition entre innocence américaine et sophistication européenne devient un axe majeur de son travail. Cette tension est particulièrement visible dans The American (1877) et surtout dans The Portrait of a Lady (1881), considéré comme l'un de ses chefs-d'oeuvre. Dans ce dernier, James explore avec une finesse remarquable la conscience de son héroïne, Isabel Archer, inaugurant une approche narrative centrée sur le point de vue intérieur. Au fil des années, son style évolue vers une complexité croissante. Il privilégie des phrases longues, une syntaxe élaborée et une focalisation interne poussée, ce qui rend son oeuvre à la fois exigeante et profondément innovante. Dans The Bostonians (1886) et The Princess Casamassima (1886), il aborde des questions politiques et sociales, notamment le féminisme et les mouvements révolutionnaires, tout en conservant son intérêt pour la psychologie individuelle. Dans les années 1890, il tente une carrière théâtrale qui se solde par un échec, notamment avec la pièce Guy Domville, mal accueillie à Londres. Cette déconvenue le conduit à revenir au roman avec une maturité stylistique accrue. Il produit alors certaines de ses œuvres les plus célèbres, comme The Turn of the Screw (1898), récit ambigu mêlant fantastique et analyse psychologique, et plus tard les grands romans de sa "phase majeure", tels que The Wings of the Dove (1902), The Ambassadors (1903) et The Golden Bowl (1904). Ces oeuvres se caractérisent par une exploration approfondie de la conscience et par une technique narrative sophistiquée, souvent centrée sur des points de vue indirects. Naturalisé britannique en 1915, en partie par solidarité avec le Royaume-Uni pendant la Première Guerre mondiale. |
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| James (Frank-Linsly).
- Explorateur né à Liverpool le 21 avril
1851, mort le 21 avril 1890. Fils d'un riche commerçant, doué du goût
des voyages, il pénétra, en 1877-78, dans le Soudan jusqu'à Berber,
traversa le désert et revint à Dongola.
Après un voyage dans l'Inde, il retourna dans le Soudan, d'où il rapporta
un fort intéressant volume : Wild Tribes of the Soudan (1883, in-8).
Il visita le Mexique en 1882-83 et en 1884 entreprit une exploration dans
le pays des Somalis |
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