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Cook Islands |
21 14 S, 159 46 W |
Les îles Cook
sont archipel de l'océan
Pacifique, territoire autonome associé à la Nouvelle
Zélande, et situé entre les îles de la
Société et Tonga, entre 18° 48' et 29°
49' de latitude Sud, et 161° et 168° de longitude Ouest. Il est constitué
de quinze îles disséminées sur une vaste étendue maritime, couvrant
environ 240 kilomètres carrés de terres émergées au sein d'une zone
économique exclusive de près de 2 millions de kilomètres carrés. Ces
îles se répartissent en deux groupes distincts, le groupe du Sud et le
groupe du Nord, dont la séparation est marquée non seulement par la latitude
mais surtout par une différence fondamentale dans leur origine géologique
et donc leur morphologie physique.
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Carte des îles Cook. Source : The World Factbook. En termes de gouvernance, les îles Cook fonctionnent comme une démocratie parlementaire. En plus du gouvernement central à Rarotonga, chaque île habitée a un conseil insulaire local qui gère les affaires de l'île, ce qui reflète l'importance des particularismes locaux et la nécessité d'une administration décentralisée compte tenu de la dispersion géographique. Les liens étroits avec la Nouvelle-Zélande se manifestent non seulement par la citoyenneté et les flux migratoires, mais aussi par l'aide au développement et la coopération dans divers domaines. Géographie physique des îles CookLe groupe du Sud.Le groupe du Sud, où réside la majorité de la population et qui comprend l'île principale de Rarotonga, est majoritairement constitué d'îles d'origine volcanique. Ces îles se caractérisent par un relief plus accentué, avec des sommets qui s'élèvent de manière spectaculaire depuis le niveau de la mer. Rarotonga en est l'exemple le plus frappant. Elle est dominée par un ensemble de pics volcaniques déchiquetés, le plus haut étant le mont Te Manga culminant à 658 mètres. L'érosion a sculpté des vallées profondes et fertiles, qui descendent vers une plaine côtière étroite. Ces îles volcaniques
sont souvent entourées d'un récif corallien, soit frangeant soit barrière,
qui délimite un lagon aux eaux peu profondes et translucides. Aitutaki,
une autre île notable du groupe Sud, est un exemple de lagon spectaculaire
entouré d'un récif barrière et parsemé de nombreux motus (îlots
coralliens), bien qu'elle possède aussi des collines volcaniques intérieures.
Les sols sur ces îles sont généralement plus fertiles, issus de l'altération
des roches volcaniques, permettant une végétation luxuriante et diverses
formes d'agriculture. La présence de sources et de petites rivières est
possible dans les zones intérieures plus humides des îles hautes.
Le groupe du Nord. En contraste frappant, le groupe du Nord se compose principalement d'atolls coralliens classiques. Ces formations géologiques sont des anneaux de récifs coralliens (ou d'îlots formés par l'accumulation de sable et de débris coralliens, appelés motus) qui entourent un vaste lagon central, vestige d'une île volcanique qui s'est progressivement enfoncée sous le niveau de la mer tandis que le corail continuait de croître vers la surface. Ces îles sont extrêmement basses. Elles ne s'élevent que de quelques mètres au-dessus du niveau de la mer, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux ondes de tempête et à l'élévation du niveau marin. Les sols y sont minces, sableux ou composés de débris coralliens, pauvres en nutriments et peu propices à l'agriculture intensive. L'eau douce est une ressource limitée, dépendant principalement des précipitations collectées ou de lentille d'eau douce sous-jacentes aux îlots. Des atolls comme Penrhyn (Tongareva) possèdent l'un des plus grands lagons des îles Cook. Suwarrow, un atoll inhabité, est quant à lui un parc national marin connu pour sa biodiversité. La végétation y est adaptée aux sols pauvres et salins, dominée par des cocotiers, des pandanus et d'autres espèces côtières. Climat.
Géographie humaine des îles CookLa population totale des îles Cook est relativement faible, comptant environ 17 000 habitants résidents permanents (chiffre variable selon les estimations et les flux migratoires). Cependant, cette population est extrêmement concentrée sur l'île principale, Rarotonga, qui abrite près de 75% de la population totale. Avarua, la capitale située sur Rarotonga, est le principal centre administratif, économique et urbain. Les autres îles du Sud (comme Aitutaki, Atiu, Mauke, Mitiaro) ont des populations plus modestes, souvent de quelques centaines d'habitants. Les îles du Nord, plus éloignées, plus petites et aux ressources plus limitées (principalement les atolls), sont très faiblement peuplées. Certaines comptent à peine quelques dizaines d'habitants, voire sont inhabitées.Les modes de peuplement sont typiques des îles du Pacifique Sud. Sur les îles hautes comme Rarotonga, la majorité des habitations et des infrastructures sont situées le long de la bande côtière, souvent regroupées en villages. L'intérieur montagneux est généralement peu habité ou inaccessible. Sur les atolls, la population se concentre sur les motus les plus grands ou les plus sûrs, souvent près de la passe navigable dans le récif, les villages étant compacts. La vie quotidienne sur les îles extérieures est souvent plus axée sur l'agriculture de subsistance, la pêche et les liens communautaires traditionnels, avec des connexions limitées au reste du monde, bien que les communications (téléphone, internet) s'améliorent progressivement. Cette répartition démographique est fortement influencée par les dynamiques migratoires. L'un des aspects les plus singuliers de la géographie humaine des îles Cook est la proportion très élevée de la diaspora par rapport à la population résidente. Les Cookiens, citoyens néo-zélandais, bénéficient d'une libre circulation vers la Nouvelle-Zélande et l'Australie. En conséquence, on estime que plusieurs dizaines de milliers de personnes d'origine cookienne vivent en dehors de l'archipel, principalement en Nouvelle-Zélande (notamment à Auckland) et en Australie. Cette émigration a des conséquences significatives sur les îles. Elle entraîne un vieillissement de la population résidente sur certaines îles extérieures, des difficultés à maintenir les services et l'activité économique, mais aussi un apport crucial en termes de transferts de fonds de la diaspora, qui représentent une part importante du revenu national et soutiennent de nombreuses familles. Les habitants des îles Cook sont des Polynésiens, les Ma'ohi Kūki 'Āirani. Le maori des îles Cook (le rarotongan étant le dialecte le plus parlé, mais avec des variations significatives entre les îles, en particulier entre le Nord et le Sud) est la langue nationale aux côtés de l'anglais. La culture traditionnelle reste vivace, notamment à travers la danse, la musique, l'artisanat (comme les tivaevae, les sculptures sur bois et sur perles), les coutumes et les structures sociales traditionnelles (le système des 'ariki, chefs traditionnels). Le christianisme, introduit par les missionnaires au XIXe siècle, joue un rôle central dans la vie sociale et les églises sont souvent les points focaux des villages. L'économie est fortement dépendante du tourisme, qui est le principal moteur de croissance, source d'emplois et de revenus. Rarotonga et Aitutaki attirent l'immense majorité des visiteurs. Le tourisme a entraîné le développement d'infrastructures (aéroport international, routes, hôtels, restaurants) mais pose aussi des défis en termes de gestion de l'environnement (déchets, pression sur les ressources) et de dépendance économique. L'agriculture reste présente, principalement pour la subsistance, mais aussi avec quelques exportations de produits spécifiques comme le noni, la papaye, ou la vanille sur certaines îles. La pêche, tant artisanale que commerciale, exploite la vaste zone économique exclusive. Les services financiers offshore constituent également un secteur important. L'économie insulaire fait face à des défis structurels liés à l'éloignement, aux coûts élevés du transport maritime et aérien, à la petite taille du marché intérieur, à la vulnérabilité face aux chocs externes (pandémies, crises économiques mondiales) et aux catastrophes naturelles (cyclones). |
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