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| L'île de Sainte Hélène
est située entre 15°54' et 16° 1' 16" de latitude Sud. -5°36" et 5°
48' de longitude Ouest; éloignée de 3562 kilomètres à l'Est des côtes
du Brésil et de 1863 kilomètres à l'Ouest des
cĂ´tes d'Afrique - ![]()
L'île est d'origine volcanique. Elle a été formée il y a environ 14 millions d'années par l'activité d'un point chaud océanique. Les reliefs sont accidentés, avec des vallées profondes, des ravins abrupts et un intérieur montagneux. Le point culminant est le Diana's Peak, qui atteint 818 mètres d'altitude et fait partie d'un parc national classé pour sa biodiversité exceptionnelle. Les côtes sont en grande partie constituées de falaises basaltiques abruptes, souvent verticales, qui rendent l'accès à l'île difficile en dehors de quelques baies. Le principal port naturel est situé à Jamestown, sur la côte nord-ouest, où une étroite vallée ouvre une brèche entre les falaises vers l'intérieur. Le reste du littoral est rugueux, rocheux et battu par les vagues puissantes de l'Atlantique. Le climat de Sainte-Hélène est subtropical, modéré par les alizés du sud-est. Sur les côtes, le climat est chaud et semi-aride, tandis que l'intérieur montagneux, notamment autour de Diana's Peak, connaît un climat plus humide et brumeux, avec des températures plus fraîches. Les précipitations varient fortement selon l'altitude et l'exposition, avec des zones sèches dans les basses terres et une forêt de nuage dans les hauteurs centrales. Cette diversité climatique sur une si petite surface contribue à la riche biodiversité de l'île. Les sols sont principalement volcaniques. Il sont riches en minéraux mais sujets à l'érosion. Les terres basses, notamment autour de Jamestown, sont arides avec une végétation clairsemée de type xérophile, tandis que les hauts plateaux sont recouverts de forêts humides, de pâturages et de landes. L'île abrite plusieurs espèces endémiques remarquables, comme le bois noir (Trochetiopsis ebenus) ou la fougère arborescente Dicksonia arborescens, dont l'habitat est limité aux hauteurs humides. La géographie de l'île a largement conditionné son histoire humaine. La difficulté d'accès et les reliefs ont limité l'urbanisation à quelques vallées. Jamestown s'étire le long d'un ravin étroit. La route menant de la ville vers les hauteurs passe par une série de lacets escarpés, connus sous le nom de Ladder Hill. L'aéroport de Sainte-Hélène, construit dans les années 2010 sur un plateau à l'est de l'île, a été un défi d'ingénierie à cause des vents puissants et des reliefs tourmentés. Enfin, la situation géographique de l'île en plein océan Sud, loin de toute masse continentale, en fait un site idéal pour l'observation du climat, de la faune marine et des courants océaniques. Elle constitue aussi un lieu de conservation précieux pour des espèces végétales et animales rares. Histoire
de Sainte-Hélène.
En 1600, les Hollandais détruisirent la petite église bâtie par les Portugais et en 1631 occupèrent l'île abandonnée et oubliée par les Portugais. En 1650, la Compagnie anglaise des Indes obtient Sainte-Hélène des Hollandais en échange du cap de Bonne-Espérance, la colonisa, fonda Jamestown, encore aujourd'hui la seule véritable agglomération de Sainte-Hélène, et y bâtit le fort Saint-James (1660). En 1673, les Hollandais tentent de reprendre l'île, mais les Britanniques la reconquièrent rapidement. À partir de là , Sainte-Hélène devient un poste avancé solide de l'empire britannique. Le 1er avril 1815, le gouvernement anglais assuma l'administration de l'île. Du XVIIe au XVIIIe siècle, l'île joue un rôle vital comme station de ravitaillement pour les navires de commerce et de guerre britanniques. La Compagnie des Indes organise l'importation de main-d'oeuvre, notamment d'esclaves africains et de travailleurs chinois et indiens, pour soutenir l'agriculture et les infrastructures. L'esclavage est officiellement aboli en 1839, bien que son déclin ait commencé plus tôt. Le fait marquant
de l'histoire de l'île reste sans doute l'exil de Napoléon.
Après sa défaite à Waterloo en 1815,
il est envoyé par les Britanniques en captivité sur Sainte-Hélène,
choisie précisément pour son éloignement et la difficulté d'en fuir.
Il y débarque en octobre 1815 et réside principalement à Longwood House,
où il est placé sous surveillance stricte. Son entourage est limité,
et ses mouvements étroitement contrôlés. Napoléon y meurt le 5 mai
1821. Sa présence a profondément marqué l'histoire culturelle et politique
de l'île, qui attire encore aujourd'hui des visiteurs sur les lieux liés
Ă son exil.
Maison habitée par Napoléon pendant sa captivité à Sainte-Hélène. Au XIXe siècle, Sainte-Hélène perd de son importance stratégique avec l'ouverture du canal de Suez en 1869, qui dévie les grandes routes commerciales. Elle est transformée temporairement en station de quarantaine et en point de relâche pour les navires transportant des soldats, des colons et des prisonniers. Entre 1840 et 1870, l'île devient aussi un point de débarquement pour les navires britanniques qui interceptent des bateaux négriers. Des milliers d'Africains libérés y sont débarqués, parfois installés temporairement dans des camps, dans des conditions souvent précaires. Beaucoup y mourront de maladies. En 1900, les Anglais ont interné à Sainte-Hélène les prisonniers Boers faits pendant la guerre contre les deux républiques du Transvaal et d'Orange. Leur internement a duré jusqu'en 1903. Les décennies suivantes sont marquées par une certaine marginalisation de l'île, coupée des grandes routes commerciales. Elle reste sous domination britannique, avec un statut administratif évoluant lentement. Elle devient une colonie de la Couronne en 1834, et ce statut se maintient jusqu'en 2009, date à laquelle elle est intégrée dans le territoire britannique d'outre-mer aux côtés de l'île Ascension et de Tristan da Cunha. Les habitants obtiennent la citoyenneté britannique complète en 2002, après l'avoir perdue partiellement en 1981. L'isolement de Sainte-Hélène
reste un défi majeur pour ses habitants. Jusqu'à récemment, elle n'était
accessible que par bateau, via le RMS St Helena, un navire assurant
la liaison depuis Le Cap. Ce n'est qu'en 2017
qu'un aéroport a été inauguré, après des années de retards et de
problèmes techniques liés aux vents imprévisibles sur le site choisi.
Le service aérien hebdomadaire vers Sainte-Hélène depuis Johannesburg
via Windhoek en Namibie prend un peu plus
de six heures (en comptant l'arrĂŞt de ravitaillement Ă Windhoek) et remplace
le navire postal qui faisait un voyage de cinq jours vers l'île toutes
les trois semaines. L'ouverture de cette voie aérienne transforme lentement
la vie insulaire, et ouvre la porte à un développement du tourisme, notamment
autour du patrimoine napoléonien et des paysages spectaculaires de l'île.
Cartes de Sainte-Hélène. Base cartographique par les contributeurs d'OpenStreetMap. ![]() |
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