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Les Herschel

Herschel- (William) est un astronome, né le 15 novembre à Hanovre, 1738, mort le 25 août 1822 en Angleterre. Il était fils d'un habile musicien. Il exerça lui-même quelque temps la profession de son père, vint en 1759 se fixer en Angleterre, où pendant quelques années, il vécut péniblement du produit de ses leçons. Conduit par l'étude de la musique à celle des mathématiques et de là à l'astronomie

Trop pauvre pour acheter des télescopes, il se mit à en fabriquer lui-même (1774). Avec leur secours il fit les observations les plus importantes; il découvrit une nouvelle planète, Uranus (13 mars 1781), puis les principaux satellites de cette planète (1787), et deux nouveaux satellites de Saturne (1789); il reconnut que le système solaire n'est pas fixe et qu'il se porte tout entier vers la constellation d'Hercule; il, fit une étude particulière des nébuleuses, aperçut dans les masses blanches qui les forment un nombre prodigieux de petites étoiles, reconnut parmi celles-ci des étoiles centrales, autour desquelles les autres exécutent une révolution régulière, et ouvrit ainsi une voie nouvelle aux observations.

Le roi George III lui accorda une protection toute particulière, lui fit une pension.. La Royal Society de Londres s'empressa de l'admettre dans son sein; l'Institut de France le nomma son associé. Herschel eut pour auxiliaires dans la construction de ses télescopes et dans ses observations son frère Alexandre et sa soeur Caroline. Il a laissé une foule de mémoires, insérés dans les Transactions philosophiques de la Société royale, et qui ont rapport, les uns à l'optique et à la construction des instruments; les autres au système solaire, aux planètes, à leurs satellites, aux comètes; d'autres enfin astronome stellaire qu' il créa presque en entier.
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William et Caroline Herschel.
William et Caroline Herschel observent le ciel.
Herschel (Caroline Lucretia), astronome, soeur de William Herschel, née à Hanovre le 16 mars 1750, morte à Hanovre le 9 janvier 1848. Sa santé fragile durant l'enfance la rend inapte au mariage selon les critères de son entourage, ce qui lui ouvre paradoxalement la voie vers un destin d'indépendance intellectuelle. À vingt-deux ans, elle rejoint son frère William à à Bath, initialement pour chanter dans ses concerts, mais c'est bientôt l'astronomie qui capte toute son attention. Aux côtés de William, elle apprend les mathématiques, la géométrie céleste, et s'exerce aux observations nocturnes avec une rigueur qui étonne même les érudits de son temps.

Rapidement, elle ne se contente plus d'assister son frère ; elle devient elle-même observatrice, calculatrice et découvreuse. En 1786, elle découvre sa première comète. Ce n'est pas un hasard, mais le fruit de longues veilles et d'un regard exercé sur le ciel. Elle en identifiera huit au total, un record inégalé pour une femme au XVIIIe siècle. Elle note avec précision : 

« Je n'ai jamais espéré faire une découverte, mais j’ai toujours observé avec l'espoir de servir l'astronomie. » 
Cette humilité n'occulte pas son apport réel : ses observations sont publiées par la Royal Society, et elle est même rémunérée officiellement par le roi George III pour son travail.

Son rôle de calculatrice est tout aussi décisif : elle établit des catalogues rigoureux d'amas stellaires, de nébuleuses et d'étoiles doubles, parfois en corrigeant les erreurs des grands astronomes de son temps. Compilé en 1798, son  Index to Flamsteed's observations of the fixed stars, qui contient 560 étoiles omises dans le British Catalogue, affine le travail de Flamsteed et prépare les bases du New General Catalogue. Elle écrit dans ses carnets : 

« L'ordre céleste ne se laisse approcher qu'à la condition d'une exactitude sans faille. »
À la mort de son frère William, elle poursuit son oeuvre depuis Hanovre. Elle classe, annote, vérifie les travaux accumulés durant des décennies. Elle vit dans l'ombre des astronomes, mais sa persévérance attire finalement la reconnaissance : en 1828, elle reçoit la Médaille d'Or de la Royal Astronomical Society, puis devient l'une de ses premières membres honoraires en 1835, aux côtés de Mary Somerville.

Caroline Herschel consacre sa vie non seulement à l'observation mais à la transmission fidèle de la connaissance astronomique. Dans ses mémoires, elle écrit :

« Si j’ai vu un peu plus loin, c'est en regardant là où mon frère pointait le télescope. » 
Cette déclaration, inspirée d'Isaac Newton, résume l'humilité et la lucidité d'une femme qui incarne la rigueur scientifique au service d'un idéal plus vaste que sa propre renommée. Elle fit encore paraître en 1828 : Reduction and arrangement in the form of a catalogue in Zones of all the Star Clusters and Nebulae observed by sir William Herschel. Elle meurt en 1848, à 97 ans, honorée de nombreuses distinctions scientifiques. (L. S.).
Herschel- (Sir John Frederick William), 1792-1871 - Né à Slough, fils de W. Herschel, fut membre (1813) puis président (1848) de la Royal Society, correspondant (1830), puis associé (1855) de l'Institut. Il est allé de 1834 à 1838 au Cap de Bonne-Espérance, où il fit construire un Observatoire à Feldhausen. A son retour en Angleterre, il a publié : Results of astronomical Observations made at the Cape of Good Hope (1847). J. Herschel, continuant les études de son père et celles de W. truve sur les étoiles doubles, a publié d'importants Catalogues de ces astres en 1867, en 1871 et en 1874.J. Herschel a également publié en 1864 un grand Catalogue de nébuleuses et d'amas d'étoiles. En 1822, Brewster, puis John Herschel trouvèrent que les raies du spectre solaire brillantes sont produites par la lumière venant d'un gaz incandescent .
Portrait de John Herschel.
John Herschel.
Herschel (Alexander Stewart). - Né à Feldhausen le 5 février 1836, fils de Sir J, Herschel, devint en 1871 professeur de physique expérimentale au Durham University College, à Newcastle-on-Tyne. Il est membre de la Royal Society (1884). A partir de 1886, il s'est retiré à Slough et s'occupe d'astronomie. II a publié d'importants mémoires sur les étoiles filantes. A.-S. Herschel a discuté les résultats obtenus de 1798 à 1863 pour déterminer la distance des étoiles filantes au sol, et Secchi a trouvé, en 1864, que cette distance est de 120 km au commencement de l'apparition et de 80 km à la fin.
John Herschel Jr. - Né à Feldhausen le 29 octobre 1837, officier du Génie, membre de Ia Royal Society (1871), a fait des travaux astronomiques et géodésiques.
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