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William
Herschel
est un astronome, né le 15 novembre 1738 à Hanovre,
alors rattachée au royaume de Grande-Bretagne. Fils d'un musicien militaire,
il reçoit une formation musicale et commence sa carrière comme instrumentiste.
En 1757, il s'installe en Angleterre, où il devient organiste et chef
d'orchestre. Passionné par les mathématiques
et l'astronomie, il apprend seul les
principes de cette science et construit ses propres télescopes avec l'aide
de sa sœur Caroline Herschel (V. ci-dessous), qui devient sa collaboratrice
la plus fidèle. Ses observations systématiques du ciel le conduisent,
en 1781, à découvrir une nouvelle planète ,
Uranus .
Cette découverte constitue un événement exceptionnel, car aucune planète
n'avait été identifiée depuis l'Antiquité. Grâce à cette réussite,
il obtient la protection du roi Georges
III et devient astronome royal. Il poursuit ses recherches sur les
étoiles doubles, les nébuleuses et la structure de la Voie
lactée .
Il découvre également le rayonnement infrarouge en 1800, en étudiant
la décomposition de la lumière solaire. Son travail transforme profondément
l'astronomie en révélant l'immensité
et la complexité de l'univers. Anobli en 1816, il continue ses observations
jusqu'à un âge avancé. Il meurt le 25 août 1822 à Slough, en Angleterre.
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William
et Caroline Herschel observent le ciel.
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Herschel
(Caroline Lucretia), astronome, soeur de William
Herschel, née à Hanovre le 16 mars 1750, morte
à Hanovre le 9 janvier 1848. Sa santé fragile durant l'enfance la rend
inapte au mariage selon les critères de son entourage, ce qui lui ouvre
paradoxalement la voie vers un destin d'indépendance intellectuelle. À
vingt-deux ans, elle rejoint son frère William à à Bath,
initialement pour chanter dans ses concerts, mais c'est bientôt l'astronomie
qui capte toute son attention. Aux côtés de William, elle apprend les
mathématiques,
la géométrie céleste, et s'exerce aux observations nocturnes avec une
rigueur qui étonne même les érudits de son temps.
Rapidement, elle
ne se contente plus d'assister son frère ; elle devient elle-même observatrice,
calculatrice et découvreuse. En 1786, elle découvre sa première comète .
Ce n'est pas un hasard, mais le fruit de longues veilles et d'un regard
exercé sur le ciel. Elle en identifiera huit au total, un record inégalé
pour une femme au XVIIIe siècle. Elle
note avec précision :
« Je n'ai
jamais espéré faire une découverte, mais j'ai toujours observé avec
l'espoir de servir l'astronomie. »
Cette humilité n'occulte
pas son apport réel : ses observations sont publiées par la Royal
Society, et elle est même rémunérée officiellement par le roi George
III pour son travail.
Son rôle de calculatrice
est tout aussi décisif : elle établit des catalogues rigoureux d'amas
stellaires, de nébuleuses et d'étoiles doubles,
parfois en corrigeant les erreurs des grands astronomes de son temps. Compilé
en 1798, son Index to Flamsteed's observations of the fixed
stars, qui contient 560 étoiles omises dans le British Catalogue ,
affine le travail de Flamsteed et prépare
les bases du New General Catalogue. Elle écrit dans ses carnets
:
« L'ordre
céleste ne se laisse approcher qu'à la condition d'une exactitude sans
faille. »
À la mort de son frère
William, elle poursuit son oeuvre depuis Hanovre.
Elle classe, annote, vérifie les travaux accumulés durant des décennies.
Elle vit dans l'ombre des astronomes, mais sa persévérance attire finalement
la reconnaissance : en 1828, elle reçoit la Médaille d'Or de la Royal
Astronomical Society, puis devient l'une de ses premières membres honoraires
en 1835, aux côtés de Mary Somerville.
Caroline Herschel
consacre sa vie non seulement à l'observation mais à la transmission
fidèle de la connaissance astronomique. Dans ses mémoires, elle écrit
:
« Si j'ai
vu un peu plus loin, c'est en regardant là où mon frère pointait le
télescope. »
Cette déclaration,
inspirée d'Isaac Newton, résume l'humilité
et la lucidité d'une femme qui incarne la rigueur scientifique au service
d'un idéal plus vaste que sa propre renommée. Elle fit encore paraître
en 1828 : Reduction and arrangement in the form of a catalogue in Zones
of all the Star Clusters and Nebulae observed by sir William Herschel.
Elle meurt en 1848, à 97 ans, honorée de nombreuses distinctions scientifiques.
(L.
S.). |
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Herschel-
(Sir
John Frederick William) est un astronome né le 7 mars 1792
à Slough. Il est le fils de William Herschel et grandit dans un environnement
entièrement consacré à la science. Après des études brillantes Ã
l'université de Cambridge, il se distingue
par ses talents en mathématiques et en
physique. Avec plusieurs amis scientifiques,
il participe au renouveau des sciences britanniques et contribue à diffuser
les méthodes mathématiques développées sur le continent européen.
Il reprend ensuite les recherches astronomiques de son père et réalise
un vaste catalogue d'étoiles doubles et de nébuleuses. Entre 1834 et
1838, il séjourne au cap de Bonne-Espérance, en Afrique
du Sud, afin d'observer le ciel austral. Cette expédition lui permet
d'étudier des milliers d'objets célestes invisibles depuis l'Europe.
Ses travaux contribuent à compléter la cartographie du ciel et à approfondir
la compréhension de la structure de l'univers. John Herschel s'intéresse
également à la chimie, à l'optique et à la photographie naissante.
Il introduit plusieurs termes encore utilisés aujourd'hui, comme photographie,
négatif et positif. Ses recherches favorisent le développement
des procédés photographiques du XIXe
siècle. Savant reconnu dans toute l'Europe, il reçoit de nombreuses distinctions
et entretient des relations avec les plus grands scientifiques de son époque.
Il meurt le 11 mai 1871 et est enterré à l'abbaye
de Westminster.
John
Herschel.
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Herschel
(Alexander Stewart). - Né à Feldhausen le 5 février 1836, fils de Sir
J, Herschel, devint en 1871 professeur de physique expérimentale au Durham
University College, Ã Newcastle-on-Tyne. Il est membre de la Royal
Society (1884). A partir de 1886, il s'est retiré à Slough et s'occupe
d'astronomie. II a publié d'importants mémoires sur les étoiles filantes .
A.-S. Herschel a discuté les résultats obtenus de 1798 à 1863 pour déterminer
la distance des étoiles filantes au sol, et Secchi
a trouvé, en 1864, que cette distance est de 120 km au commencement de
l'apparition et de 80 km à la fin. |
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