|
|
| . |
|
||||||
|
Republica del Ecuador |
2 00 S, 77 30 W |
L'Equateur -
Le palais de Carondelet, à Quito. C'est le siège du gouvernement et aussi la résidence présidentielle. Le luxueux Hôtel Plaza Grande, à droite, tire son nom de l'appellation d'origine de la place, aujourd'hui place de l'Indépendance. Les 24 provinces de l'Equateur
GĂ©ographie physique de l'EquateurCĂ´tes et Ă®les.La cĂ´te de l'Equateur a un dĂ©veloppement d'environ 2237 km. Elle commence au golfe d'Ancon de Sardinas; un peu plus au Sud sont l'embouchure du rio Esmeraldas oĂą Pizarro En pleine mer, Ă
1000 km de la côte, est l'archipel volcanique des îles
Galapagos (îles aux Tortues, 7600 km²) dont les principales sont
Isabela, Santa Cruz, Fernandina, San Critobal et San salvador.
Relief du sol.
Carte de l'Equateur. Source : The World Factbook. (Cliquer sur l'image pour afficher une carte détaillée). A l'extérieur du massif s'étendent des ramifications qui se prolongent à l'Ouest jusqu'à la mer, à l'Est à travers la plaine orientale. Sur les versants extérieurs, comme à l'intérieur du massif, les terres froides sont celles qui, situées entre 3000 et 2000 m d'altitude, sont propres à la culture des céréales et des fruits d'Europe, et les terres tempérées, situées entre 2000 et 750 m, sont celles qui conviennent au café, au maïs, au haricot, au quinquina et où le froment peut quelquefois pousser à côté du bananier. Les terres chaudes, qui ne se trouvent qu'aux deux extrémités du massif, du côté du Pacifique et du côté de la plaine de l'Amazone, ne conviennent qu'aux végétaux de la zone tropicale. Cette distinction se trouve d'ailleurs dans toute la partie de la Cordillère située sous les tropiques; mais nulle part la limite des zones ne s'élève plus haut que dans l'Equateur. 1° La crête occidentale, Cordillère occidentale, est surmontée de nombreux volcans. Le Cotocachi (4966 m) est en activité; le Pichincha (4787 m), au pied duquel est bâtie Quito
Le volcan Cotopaxi, haut 5900 m, est le second plus haut sommet de l'Equateur. Sa dernière eruption date des années 1940. Cours d'eau.
Les terres chaudes (tierras calientes) qui comprennent les régions d'une altitude inférieure à 700 m, situées à l'Est et à l'Ouest de la Cordillère, ont deux saisons : de décembre à juin l'hiver (invierno) ou saison des pluies, de juin à novembre l'été (verano) ou saison de la sécheresse et du vent; la température moyenne varie entre 26°C et 29 °C; mais le thermomètre marque parfois 40 °C à l'ombre. La végétation toute tropicale des terres chaudes est caractérisée par les cocotiers dans le voisinage de la mer, par l'abondance des palmiers d'espèces très diverses, par les bananiers, le manioc, la canne à sucre, le cacaoyer, l'ananas. Les terres tempérées (tierras templadas) ont aussi deux saisons pluvieuses commençant aux équinoxes et deux saisons sèches commençant aux solstices; la température moyenne est de 18 °C à 24 °C, le café, la canne à sucre, le haricot, le maïs, le quinquina se plaisent sous ce climat. Les terres fraîches (tierras frias)
ont une température moyenne de 18 °C à 10 °C; à Quito Biogéographie de l'EquateurLe territoire continental est traditionnellement divisé en trois grandes régions naturelles distinctes : la Côte Pacifique (La Costa), la Sierra Andine (La Sierra) et le Bassin Amazonien (El Oriente). À cela s'ajoute la région insulaire, l'archipel des Galapagos. Chacune de ces régions abrite une mosaïque de biomes et d'écosystèmes façonnés par des conditions environnementales spécifiques.La région côtière (La Costa) présente un gradient climatique marqué du nord au sud, influencé par le courant chaud d'El Niño au nord et le courant froid de Humboldt au sud. Le nord, limitrophe de la Colombie, fait partie du Chocó biogéographique, caractérisé par des forêts tropicales humides extrêmement pluvieuses et une biodiversité élevée avec un fort taux d'endémisme. Plus au sud, le climat devient saisonnier, et donne lieu à des forêts tropicales sèches (Bosque Seco Tropical) adaptées aux longues périodes sans pluie, notamment dans les provinces de Manabà et Guayas. Le long du littoral, on trouve d'importants écosystèmes de mangroves, refuges pour de nombreuses espèces marines et aviaires, et qui jouent un rôle important dans la protection côtière. La faune de la Costa comprend des singes, de nombreux oiseaux (aras, toucans), des reptiles et une riche vie marine. La Cordillère des Andes (La Sierra) est le théâtre de variations altitudinales drastiques, qui créent une succession d'écosystèmes le long de ses pentes et dans ses vallées. Cette onation altitudinale est un moteur majeur de la biodiversité en Équateur. On trouve d'abord les contreforts andins, qui font la transition entre les basses terres et les montagnes, souvent caractérisés par des forêts humides de piémont. Plus haut, entre environ 1500 et 3500 mètres, s'étend le Bosque Montano ou forêt de nuages. Ces forêts sont constamment enveloppées dans l'humidité, ce qui favorise une végétation dense riche en épiphytes comme les orchidées, les broméliacées et les fougères arborescentes. La faune y est adaptée à cet environnement humide, avec une diversité exceptionnelle de colibris, d'amphibiens et de reptiles. Au-dessus du Bosque Montano, typiquement à partir de 3500-3800 mètres d'altitude, commence le Páramo, une écorégion unique de haute montagne. Le Páramo est caractérisé par des prairies, des landes et des zones humides, avec une végétation spécialisée (comme certaines espèces de Puya et des plantes en coussin) adaptée aux conditions extrêmes de froid, de vent fort et de rayonnement UV intense. C'est l'habitat du condor des Andes et de l'ours à lunettes. Les plus hauts sommets sont couverts de neiges éternelles. Les vallées interandines présentent quant à elles des climats plus secs et des végétations adaptées, souvent modifiées par l'agriculture. À l'est des Andes s'étend l'immense bassin amazonien (El Oriente), une portion de la forêt tropicale humide la plus vaste et la plus riche en biodiversité du monde. Caractérisé par un climat chaud et très humide avec des précipitations abondantes toute l'année, cet écosystème abrite une densité de vie extraordinaire. La forêt amazonienne équatorienne présente une structure complexe en plusieurs strates végétales, des sous-bois sombres à la canopée très haute. La flore est extraordinairement diverse, avec des milliers d'espèces d'arbres, de lianes, de palmiers et de plantes médicinales. La faune y est tout aussi spectaculaire, incluant de grands félins comme le jaguar, des tapirs, une multitude de singes, d'innombrables espèces d'oiseaux (aras, perroquets, hoazins), de reptiles (anacondas, caïmans), d'amphibiens, de poissons de rivière (dont le dauphin rose) et une diversité d'insectes sans équivalent. Enfin, à environ mille kilomètres à l'ouest du continent, l'archipel des Galapagos constitue une province biogéographique distincte et mondialement célèbre pour son rôle dans l'étude de l'évolution. Ces îles volcaniques relativement jeunes sont caractérisées par leur isolement. Bien que la richesse en espèces y soit moins élevée que sur le continent, le taux d'endémisme y est exceptionnel. Les écosystèmes varient selon l'altitude (zones côtières arides, zones de transition, zones humides en altitude sur les grandes îles) et l'âge des îles. La flore est adaptée à la sécheresse et aux sols volcaniques. La faune est unique et célèbre pour ses adaptations : tortues géantes, iguanes marins (les seuls lézards marins au monde), iguanes terrestres, cormorans aptères, manchots des Galapagos (les seuls manchots équatoriaux) et bien sûr, les fameux pinsons de Darwin, exemple classique de radiation adaptative.
Géographie humaine de l'EquateurPopulation.L'Équateur compte une population estimée à environ 18 millions d'habitants en 2024. Historiquement, le pays a connu une croissance démographique rapide, mais comme dans de nombreux pays d'Amérique latine, cette croissance a ralenti au cours des dernières décennies en raison d'une baisse significative du taux de fécondité. L'espérance de vie a parallèlement augmenté, grâce aux améliorations dans les domaines de la santé, bien que des disparités persistent. La structure par âge montre une population encore relativement jeune, mais avec une proportion croissante de personnes âgées, ce qui pose de nouveaux défis en termes de systèmes de santé et de retraite. Un phénomène démographique majeur en Équateur a été et reste l'urbanisation massive. D'une société majoritairement rurale au milieu du XXe siècle, le pays est devenu majoritairement urbain. Les populations se sont concentrées dans les grandes villes, notamment Guayaquil sur la côte et Quito dans la Sierra, qui sont devenues d'importants pôles économiques et culturels. Cette migration interne a engendré des défis sociaux dans les zones urbaines (expansion informelle, accès aux services) et un certain dépeuplement de certaines zones rurales, particulièrement dans la Sierra. L'Équateur a également connu des flux migratoires internationaux importants. Il a une longue histoire d'émigration, principalement vers l'Espagne, les États-Unis et l'Italie, poussée par des facteurs économiques. Plus récemment, il est devenu un pays d'accueil significatif pour des migrants, notamment vénézuéliens, ce qui ajoute une nouvelle dimension à sa composition démographique et sociale. La composition ethnique est l'un des aspects les plus déterminants de la démographie et de la sociologie équatoriennes. La majorité de la population se définit comme métisse, résultat d'un long processus de mélange entre populations indigènes et colons européens. Cependant, cette catégorie "métisse" recouvre une grande hétérogénéité. L'Équateur abrite également une proportion significative de populations indigènes, regroupées en différentes nationalités et peuples (comme les Kichwa, Shuar, Achuar, etc.), principalement concentrées dans la Sierra et en Amazonie. Ces populations ont leurs propres langues, cultures et systèmes d'organisation sociale et politique. Il y a aussi une importante population afro-équatorienne, descendants de personnes réduites en esclavage, vivant principalement dans les provinces côtières du nord (Esmeraldas) et dans la vallée du Chota dans la Sierra. Enfin, il existe des minorités de descendants de populations européennes (souvent associées aux élites historiques) et d'autres groupes d'immigrants récents. Cette diversité démographique se traduit directement par une sociologie complexe. Les relations interethniques ont été historiquement marquées par des dynamiques de pouvoir asymétriques, la discrimination et la marginalisation des populations indigènes et afro-équatoriennes. Cependant, le pays a également vu l'émergence de mouvements sociaux indigènes puissants, particulièrement depuis les années 1990, qui ont joué un rôle crucial sur la scène politique nationale, revendiquant leurs droits, la reconnaissance de leurs cultures, et un accès égal aux services et aux ressources. L'identité "métisse" elle-même est l'objet de discussions, tiraillée entre l'idéal d'une nation unifiée et la réalité de clivages sociaux et raciaux persistants. La stratification sociale en Équateur est fortement liée à l'ethnicité, à la région et au statut économique. Il existe d'importantes inégalités de revenus et d'accès aux opportunités. La pauvreté affecte de manière disproportionnée les populations rurales, indigènes et afro-équatoriennes. Les villes, bien qu'offrant plus d'opportunités, présentent aussi de fortes inégalités et des zones de pauvreté urbaine. La structure familiale varie selon les groupes sociaux et ethniques, mais tend vers des formes plus diversifiées (familles nucléaires urbaines, familles étendues, mères célibataires). Quelques-unes des principales villes de l'Equateur
Groupes ethnolinguistiques. Si l'espagnol est la langue officielle et la langue véhiculaire de la majorité de la population, la constitution équatorienne reconnaît le caractère pluriculturel et plurinational de l'État, ce qui implique la reconnaissance et le respect des diverses langues et identités autochtones. La population équatorienne se compose principalement de plusieurs grands groupes. Le groupe majoritaire est celui des métis, qui représente la fusion des cultures indigènes et espagnoles, et dont la langue est l'espagnol. Viennent ensuite les populations autochtones, qui constituent une minorité significative et parlent diverses langues. Les Afro-Équatoriens forment un autre groupe important, principalement hispanophone, mais avec une identité culturelle distincte. On trouve également une minorité de personnes d'origine européenne (blancs) et le groupe culturel des Montubios, spécifique aux zones rurales de la côte, qui est également hispanophone. Les populations autochtones de l'Équateur sont réparties en plusieurs nationalités et peuples distincts, dont les langues appartiennent à différentes familles linguistiques ou sont des isolats. Dans la Sierra, le groupe autochtone le plus nombreux et le plus répandu est celui des Kichwas. La langue kichwa, une variante méridionale du quechua parlé dans les Andes centrales et méridionales, est la langue autochtone la plus parlée en Équateur. Elle n'est pas uniforme mais présente des dialectes régionaux ou locaux associés à des peuples spécifiques, tels que les Kichwas Otavalos, Kichwas Salasacas, Kichwas Puruhá, Kichwas Cañaris, Kichwas del Austro, entre autres. Bien qu'elle partagent une base linguistique, ces populations ont des identités culturelles, des organisations sociales et des modes de vie qui leur sont propres. Le kichwa a un statut de co-officialité dans les zones où il est parlé, aux côtés de l'espagnol. Concernant le statut des langues autochtones, la constitution de 2008 reconnaît le kichwa et le shuar comme langues officielles de relation interculturelle, en plus de l'espagnol comme langue officielle. Les autres langues autochtones sont reconnues et respectées. L'éducation interculturelle bilingue (EIB) est un système éducatif parallèle qui vise à préserver les langues et cultures autochtones tout en enseignant l'espagnol et les matières académiques. Malgré ces reconnaissances, de nombreuses langues autochtones sont menacées par la migration vers les villes, l'influence dominante de l'espagnol, et le manque de transmission intergénérationnelle, ce qui représente un défi majeur pour la préservation de cette richesse ethnolinguistique. En Amazonie, on trouve plusieurs nationalités autochtones importantes, chacune avec sa langue et sa culture. Parmi elles, les Shuar et les Achuar, qui parlent des langues de la famille linguistique jivaroan, sont parmi les plus nombreux. Les Waorani parlent le wao tededo, une langue isolée. Parmi les autres groupes amazoniens, on mentionnera ici les Kofan, Siona et Secoya (famille Tucano occidentale), les Zápara (langue zaparoan, considérée comme très menacée), et les Kichwas del Oriente (qui parlent une variante du kichwa, influencée par les langues de la jungle et les contacts historiques). Ces groupes amazoniens maintiennent souvent un lien fort avec leur environnement naturel et leurs cultures sont profondément enracinées dans la forêt tropicale. Sur la côte, les populations autochtones sont moins nombreuses que dans les autres régions, mais elles conservent des identités distinctes. Les Tsáchilas, vivant près de Santo Domingo de los Tsáchilas, parlent le tsafiki (famille barbacoan) et sont reconnaissables notamment à la teinture de leurs cheveux. Les Awá, situés à la frontière nord avec la Colombie, parlent l'awapit (famille barbacoan). Les Chachis, également dans la province d'Esmeraldas, parlent le cha'palaachi (famille cayapa-colorado, liée au tsafiki). Le groupe afro-équatorien est principalement concentré dans la province côtière d'Esmeraldas et dans la Vallée du Chota, dans les provinces d'Imbabura et Carchi (Sierra). Bien que leur langue principale soit l'espagnol, leur culture est profondément marquée par leur histoire et leurs origines africaines. Elle se manifeste à travers la musique (marimba en Esmeraldas, bomba dans la Vallée du Chota), les traditions orales et les formes d'organisation sociale. Le groupe des Montubios, spécifique à la région côtière basse, représente une population rurale métisse avec une forte identité culturelle liée au travail de la terre et à l'élevage. Ils parlent l'espagnol avec des caractéristiques régionales propres. Culture.
Le catholicisme est la religion majoritaire. Il influence profondĂ©ment les coutumes, les fĂŞtes et mĂŞme la perception du temps. Les cĂ©lĂ©brations religieuses sont souvent l'occasion de grandes manifestations populaires, qui combinent processions, messes solennelles et Ă©lĂ©ments de traditions indigènes prĂ©-chrĂ©tiennes, et tĂ©moignent de ce syncrĂ©tisme culturel. La Vierge Marie et les saints sont vĂ©nĂ©rĂ©s, et de nombreuses villes et villages ont leur saint patron cĂ©lĂ©brĂ© annuellement. Le calendrier Ă©quatorien est ponctuĂ© de nombreuses fĂŞtes et festivals, qu'ils soient religieux (Semaine Sainte, NoĂ«l, fĂŞtes patronales), nationaux (journĂ©es de l'indĂ©pendance, bataille de Pichincha) ou culturels et traditionnels (Carnaval, Inti Raymi – la fĂŞte du soleil d'origine inca cĂ©lĂ©brĂ©e dans les Andes, FĂŞtes de Quito). Ces cĂ©lĂ©brations sont des moments de rassemblement communautaire, de musique, de danse, de gastronomie et d'expression de l'identitĂ© locale et nationale. La profonde diversitĂ© rĂ©gionale est peut-ĂŞtre la caractĂ©ristique la plus marquante de la culture Ă©quatorienne. Chaque rĂ©gion possède ses propres particularitĂ©s en termes de cuisine, de musique, de danse, de vĂŞtements traditionnels, d'architecture et mĂŞme de tempĂ©rament perçu. Les habitants de la Costa, appelĂ©s costeños, sont souvent considĂ©rĂ©s comme plus ouverts, joyeux et tournĂ©s vers la mer, avec une musique rythmĂ©e (comme la salsa et le pasillo cĂ´tier). Les serranos des Andes sont perçus comme plus rĂ©servĂ©s, ancrĂ©s dans les traditions agricoles et marquĂ©s par une forte identitĂ© indigène ou mĂ©tisse, avec une musique andine mĂ©lancolique (comme le sanjuanito ou le pasillo andin). L'Amazonie abrite une multitude de groupes indigènes avec leurs propres langues, coutumes, rituels et connaissances ancestrales de la forĂŞt. Les Galápagos, plus rĂ©centes en termes de peuplement humain, ont dĂ©veloppĂ© une culture liĂ©e Ă la conservation et au tourisme Ă©cologique. Le concept du temps peut ĂŞtre plus flexible que dans certaines cultures occidentales, avec une tendance Ă privilĂ©gier les interactions humaines et la communautĂ© par rapport Ă la stricte ponctualitĂ©. La notion de minga (travail communautaire) est un hĂ©ritage indigène fort dans de nombreuses zones rurales andines, oĂą les voisins s'entraident pour les tâches collectives. L'expression artistique est riche et variĂ©e. La musique et la danse sont omniprĂ©sentes. Elle reflète la diversitĂ© rĂ©gionale avec une myriade de rythmes et de styles. L'artisanat est un pilier de l'Ă©conomie et de l'identitĂ© culturelle, allant des textiles colorĂ©s (comme les ponchos et les tapisseries) aux cĂ©ramiques, en passant par la sculpture sur bois, la peinture sur cuir et la fabrication des cĂ©lèbres "chapeaux de Panama" (qui, en fait, sont originaires d'Équateur, spĂ©cifiquement de la province de ManabĂ). La peinture Ă©quatorienne a Ă©galement acquis une reconnaissance internationale, notamment avec la figure emblĂ©matique d'Oswaldo GuayasamĂn, dont l'Ĺ“uvre engagĂ©e dĂ©peint souvent la souffrance et la dignitĂ© du peuple latino-amĂ©ricain. La littĂ©rature Ă©quatorienne a abordĂ© des thèmes allant du rĂ©alisme social aux rĂ©cits indigenistes et Ă la poĂ©sie lyrique. La gastronomie reflète
la richesse des produits agricoles et la diversité géographique. Chaque
région a ses spécialités. Sur la côte, les plats à base de poisson
et de fruits de mer sont rois, comme le ceviche, l'encocado
(plat au lait de coco) ou le bollo de pescado. Dans la Sierra, on
trouve des soupes consistantes comme le locro de papas (soupe de
pommes de terre), le hornado (porc rĂ´ti), le llapingacho
(galettes de pommes de terre au fromage) et le cuy. L'Amazonie propose
des plats à base de poissons de rivière, de manioc et d'ingrédients
exogènes. Les fruits tropicaux sont abondants et délicieux dans tout
le pays.
Les faubourgs de Quito, depuis la colline du Panecillo ( = Pain de Sucre). Images : The World facbook. Economie.
La composition du Produit Intérieur Brut (PIB) équatorien révèle la prédominance de certains secteurs. Le secteur des services est le plus important en termes de contribution au PIB et à l'emploi. Il englobe le commerce, le tourisme (avec les îles Galapagos et la diversité géographique comme atouts majeurs), la finance, les télécommunications et les services gouvernementaux. L'industrie manufacturière est moins développée que dans d'autres pays de la région. Elle se concentre sur la transformation alimentaire, le textile et les produits de consommation courante. Cependant, l'extraction de pétrole brut demeure un pilier essentiel de l'économie, et représente une part significative du PIB et, surtout, la quasi-totalité des recettes d'exportation et une source majeure de revenus fiscaux pour l'État. La volatilité des prix du pétrole sur les marchés mondiaux a donc un impact direct et souvent important sur les finances publiques, la balance commerciale et la croissance économique globale du pays. Depuis peu, le secteur minier, notamment l'or et le cuivre, a gagné en importance, avec d'importants projets en développement, bien que cela soulève également des défis sociaux et environnementaux. Le secteur agricole conserve une importance sociale et économique considérable. Il emploie une partie significative de la population et contribue aux exportations. L'Équateur est ainsi un exportateur majeur de produits comme les bananes (étant l'un des plus grands exportateurs mondiaux), les crevettes, les fleurs (roses en particulier), le cacao, le café, le thon et d'autres produits tropicaux. Ce secteur est sensible aux conditions climatiques (comme le phénomène El Niño) et aux fluctuations des prix sur les marchés internationaux. Ces dernières décennies, la croissance du PIB équatorien a été variable, fortement corrélée aux cycles des prix du pétrole et aux investissements publics financés par les revenus pétroliers. Les périodes de prix élevés ont souvent permis des dépenses sociales et d'infrastructure accrues, tandis que les chutes de prix ont entraîné des ajustements budgétaires difficiles. L'inflation est généralement basse et stable grâce à la dollarisation, et contraste avec l'historique d'instabilité monétaire avant l'an 2000. Le chômage et le sous-emploi restent des défis persistants, notamment pour les jeunes et dans les zones rurales. La balance commerciale est largement dépendante des exportations de pétrole; si l'on exclue le pétrole, le solde commercial est généralement déficitaire. Les principaux partenaires commerciaux de l'Équateur incluent les États-Unis, la Chine, l'Union Européenne et les pays d'Amérique latine. La pauvreté et l'inégalité des revenus sont élevées, avec des disparités importantes entre les zones urbaines et rurales et entre les différents groupes ethniques. Le secteur informel est étendu, ce qui limite les recettes fiscales et l'accès à la protection sociale pour une grande partie de la population active. La dépendance excessive aux exportations de matières premières, en particulier le pétrole, rend l'économie vulnérable aux chocs externes et freine la diversification productive. La dette publique a augmenté significativement ces dernières années, nécessitant des programmes d'ajustement et de rééchelonnement souvent négociés avec des institutions financières internationales comme le Fonds Monétaire International (FMI). La qualité de l'infrastructure, bien qu'améliorée par le passé, nécessite des investissements continus. L'instabilité politique fréquente a également un impact négatif sur la confiance des investisseurs et la prévisibilité des politiques économiques. Cependant, l'Équateur possède également des atouts. Outre ses ressources naturelles, il dispose d'un potentiel touristique considérable, soutenu par une biodiversité exceptionnelle, la beauté de ses paysages (des Andes à la forêt amazonienne et aux îles Galapagos) et un riche patrimoine culturel. Le secteur de l'aquaculture, notamment la crevette, est très compétitif à l'échelle mondiale. Des efforts sont déployés, bien que de manière intermittente, pour encourager la diversification économique, attirer les investissements étrangers (IDE) hors du secteur extractif et améliorer le climat des affaires. L'accord commercial récemment conclu avec la Chine et les négociations avec d'autres partenaires visent à ouvrir de nouveaux marchés pour les produits non pétroliers. |
| . |
|
|
|
||||||||
|