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30 N, 2 15 E
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Le Benin
(l'ancien Dahomey ,
dont il a porté le nom jusqu'en 1972) est un Etat de l'Afrique
de l'Ouest, riverain de l'Atlantique
(golfe de Guinée)
et frontalier avec le Togo, le Burkina
Faso, le Niger, et le Nigeria .
C'est une république, de 13 millions d'habitants
(2025), et dont la superficie est de 112.622
km². Capitale officielle : Porto Novo
(234 200 habitants); siège du gouvernement : Cotonou
(690 000 hab.); autres villes importantes : Abomey-Calavi (386 000 hab.),
Djougou (203 000 hab.), Parakou (164 000), etc.
D'un point de vue administratif, le Benin
se divise en 12 départements :
Les départements
du Benin
Alibori
Atakora
Atlantique
Borgou
Collines
Kouffo |
Donga
Littoral
Mono
Oueme
Plateau
Zou |
Le Bénin actuel
est composé d'environ 42 groupes ethniques. On mentionnera : les Yoruba
dans le Sud-Est, venus au XIIe siècle
de ce qui est aujourd'hui le Nigeria; les Dendi du Centre-Nord, venus du
Mali au XVIe siècle; les Bariba et les
Peuls au Nord-Est; les Ottamari dans les montagnes de l'Atakora; les Fon
aux alentours d'Abomey dans le Centre-Sud; et les Mina, Xueda et Aja, venus
du Togo, sur la cĂ´te.
Historiquement, la
géographie humaine actuelle du Bénin a été fortement influencée par
la structure des anciens royaumes (le plus célèbre étant le royaume
du Dahomey dans le sud, connu pour son rĂ´le dans la traite esclavagiste),
la période coloniale française, et les dynamiques post-indépendance.
Après une période d'instabilité politique, le Bénin a opéré une transition
démocratique réussie au début des années 1990 et est souvent cité
comme un modèle de démocratie en Afrique de l'Ouest, bien que des défis
persistent dans la gouvernance et la décentralisation. Les structures
sociales sont souvent influencées par l'appartenance ethnique, les traditions
religieuses et les systèmes coutumiers, qui coexistent avec les institutions
étatiques modernes. L'accès à l'éducation et à la santé s'améliore
progressivement, mais des disparités importantes existent entre les zones
urbaines et rurales, ainsi qu'entre les régions du nord et du sud.
Géographie physique
Les régions naturelles.
La zone côtière
ne dépasse guère 2 à 5 kilomètres de largeur. C'est une bande de sable
et de vase argileuse séparée en deux, dans le sens de la longueur, par
une ligne de lagunes qui ouvrent sur la mer par d'étroits goulets. L'intérieur
du Benin, formé d'un plateau peu élevén est d'abord couvert d'une
forêt coupée par des éclaircies et des marécages, après quoi il tombe
dans le bassin du Niger, tout en laissant s'installer la savane.
La
cĂ´te.
La cĂ´te du Benin
a un aspect physique comparable à celui des autres côtes de Guinée.
La mer est basse et peu profonde; elle repose sur un plateau de sonde très
étendu; elle est bornée à plusieurs kilomètres du littoral par des
alluvions
et des matières organiques qui se déposent en formant une barre très
difficile à franchir. Le rivage de sable est plat et terne sans découpures
profondes; à 20 km au large on ne l'aperçoit pas; derrière, à l'abri
d'une ligne de verdure, on trouve un large réseau intérieur de lagunes
et de marigots qui ne communiquent avec la mer que par des graus peu fixes
et souvent comblés. Quelques points de la côte sont cependant un peu
plus accessibles : la Bouche du roi, débouché de du Mono (Agomé) et
de la lagune de Grand-Popo, Ouidah, Avrekété, Godomé, et Cotonou. Les
deux seuls ports qui aient quelque importance sont Ouidah
et Cotonou.
-
Carte
du Bénin. Source : The World Factbook.
Cotonou (ou Appi)
est située au débouché du grau par lequel le lac
Nokhoué ou (= maison de l'eau, ou lac Denham) communique avec la
mer. Ce lac se signale par ses villages Avansori et Afotonou bâtis
sur pilotis par les habitants de Godomé fuyant au XVIIIe
siècle devant les Dahoméens .
Il reçoit au Nord le Zounou (ou rivière de So); à l'Est le lac est continué
par
les canaux de Toché et d'Aguégué, par lesquels il communique avec la
lagune
de Porto-Novo et le cours du fleuve Ouémé (ou Whemi). Le fleuve
Ouémé, est le plus considérable du Benin. Sa profondeur est de 4 m et
il est navigable pour les bateaux d'un faible tonnage. Il permet de tourner
les marécages qui obstruent l'entrée du pays par terre.
L'intérieur.
Au delĂ des lagunes
s'étale une plaine d'argiles rouges. Elle se relève vers le nord et se
termine, à peu près à la hauteur de Paouignan, par une ligne de collines.
C'est un assemblage de forêts vigoureuses, de cultures et de marécages
: les forĂŞts dominent, surtout dans le sud, lĂ oĂą l'argile ferrugineuse
est recouverte d'une couche d'humus; les cultures (igname, mil, maĂŻs,
manioc, arachides, coton) prennent une plus large place, Ă mesure qu'on
s'avance vers le Nord, et le sol qu'elles occupent est, en général, recouvert
d'alluvions; enfin, de vastes marécages, comme le Lama, inondés en temps
de pluie, couverts d'une brousse impénétrable pendant la saison sèche,
s'étendent dans les dépressions où l'argile retient l'eau.
Puis vient la forĂŞt
soudanaise, couvrant un plateau ondulé, formé de latérite
et recouvert en général d'un sol léger. Dans voisinage des cours d'eau,
dans quelques régions recoutes d'humus, apparaissent de belle cultures
et des touffes de hauts arbres: mais l'aspect dominant est celui de la
forêt claire, formée d'arbres rabougris.
Le massif de l'Atacora
traverse toute la partie septentrionale du Benin du Nord-Est au Sud-Ouest.
C'est un plateau d'altitude médiocre (800 mètres au plus), mais d'allure
tourmentée, et dont les assises ont été redressées et souvent brisées
par de violentes poussées.
Enfin, Ă l'Est et
à l'Ouest de l'Atacora, s'étendent les immenses plaines du pays bariba,
composées de terrains silico-argileux très fertiles et suffisamment arrosés;
elles sont couvertes d'une forêt légère où dominent les karités et
les nétés; en temps de pluies, l'herbe y pousse assez abondamment et
permet l'élevage des grands troupeaux.
Climat.
Le climat
est chaud et humide comme dans toute les pays du golfe de Guinée. La chaleur
n'est pas excessive, mais constante; la moyenne est de 26,2°C; le maximum
constaté (en novembre) est de 35,2°C et le minimum (en mai) de 20,5°C.
On compte au Benin deux saisons principales : 1° de mai à septembre,
cinq mois de sécheresse se succèdent; 2° d'octobre à avril, sept mois
de pluie; sur ces sept mois les quatre premiers, d'octobre Ă janvier,
se signalent par de véritables déluges; en janvier et février, les chaleurs
sont terribles; le mois de mars est marqué par les orages, fréquents
en tornades. Pendant l'hiver l'atmosphère est saturée d'humidité. Les
meilleurs mois de l'année sont ceux de juillet à septembre, où souffle
l'harmatten, vent sec et torride venu du Sahara.
Flore.
La végétation
est magnifique : c'est la luxuriance des flores tropicales. Le littoral
est bordé d'euphorbes, d'orchidées et de fleurs merveilleuses. Dans l'intérieur
des forêts, de grands arbres enlacés de lianes inextricables, des taillis
de fougères obstruent tout passage. On trouve principalement des palmiers,
des cocotiers, des arbres Ă pain et beurre, des cachoux, des citronniers,
des orangers, des arbres à caoutchouc et à gomme, des bois d'ébénisterie
comme l'acajou. On trouve des karkum, arbres de 3 m de diamètre et de
60 m de haut où l'on taille des planches de 2 m d'épaisseur et sans fissure;
des palmiers avoira, d'oĂą l'on tire de l'huile de palme. Le sol est
fertile et peut
produire en abondance le maĂŻs, le riz, la patate, la canne Ă sucre, les
haricots, le manioc, les citrouilles, les arachides, le tabac, l'indigo,
le coton, le café, le cacao, les épices. Le blé ne produit pas de grains
et la vigne pas de raisins. Au Nord du Benin règnent des savanes.
Faune.
La faune, comme
la flore, est très riche et très variée. Les éléphants, les hippopotames,
les rhinocéros, les panthères, les lions, les sangliers, les chacals,
les buffles, les gazelles, les léopards, les
chats sauvages et agoutis sont assez nombreux; les grandes espèces de
singes peuplent les forĂŞts. En revanche, les animaux domestiques, les
chameaux, les boeufs, les chevaux ne s'y trouvent pas en grandes quantités;
seuls les ânes y sont assez nombreux. Les oiseaux sont représentés par
des multitudes de pintades, poules d'eau, pigeons, oies,
poules, canards, pies,
pélicans,
bécasses, flamants, aigles, cardinaux, perruches,
corneilles, moineaux,
hirondelles,
merles métalliques, foliotocoles à reflets d'émeraude, vautours, griffons.
Les reptiles les plus répandus sont les pythons, les serpents, les lézards
beaucoup de crocodiles. On trouve le long des cĂ´tes beaucoup de poissons
et de coquillages; et partout des escargots, innombrables. Les insectes
peuplent l'air : ce sont de magnifiques papillons, des mouches, des moustiques;
des fourmis de grande taille et aussi termites et des scorpions.
(GE / GU).
Géographie humaine
Démographie.
La population béninoise
est estimée à plus de 13 millions d'habitants et connaît une croissance
rapide, avec une structure démographique très jeune. Sa répartition
est inégale, marquée par une forte concentration dans le sud du pays,
notamment le long de la côte et sur le plateau de l'Ouémé. Cotonou,
la capitale économique et de facto le centre administratif principal,
est la ville la plus peuplée et le moteur économique, tandis que Porto-Novo
conserve son statut de capitale officielle mais avec une population et
une activité économique moindres. Le nord du pays est moins densément
peuplé, avec des zones rurales étendues et des densités qui diminuent
en allant vers la frontière nigérienne. Cette concentration dans le sud
s'explique en partie par des facteurs historiques liés aux anciens royaumes
côtiers, à l'accès à la mer pour le commerce, ainsi qu'à une pluviométrie
plus favorable Ă l'agriculture. Les modes d'habitat varient entre les
centres urbains densément peuplés avec une mixité de constructions modernes
et plus anciennes, et les zones rurales où prédominent les constructions
traditionnelles adaptées au climat et aux matériaux locaux, souvent regroupées
en villages.
Les principales
villes du Bénin
| •
Cotonou
est la plus grande ville et le centre économique du Bénin, bien qu'elle
ne soit pas la capitale officielle. Située sur la côte atlantique, elle
abrite le principal port du pays, l'aéroport international, ainsi que
de nombreuses institutions gouvernementales et entreprises. C'est une ville
cosmopolite et dynamique, oĂą se mĂŞlent affaires, culture et vie urbaine
intense.
• Porto-Novo,
la capitale administrative du Bénin, est située à l'est de Cotonou,
non loin de la frontière avec le Nigeria. Elle conserve un riche patrimoine
historique et culturel, notamment grâce à son architecture coloniale
et à ses musées. Malgré son statut officiel, Porto-Novo reste plus calme
et moins développée que Cotonou sur le plan économique.
• Parakou,
au nord du pays, est la principale ville de l'intérieur et un centre commercial
stratégique. Elle joue un rôle important dans le transit des marchandises
entre le sud du Bénin et les pays sahéliens (Niger et le Burkina Faso).
C'est aussi une ville universitaire et un carrefour culturel. |
•
Abomey,
ancienne capitale du royaume du Dahomey, est une ville historique de grande
importance. Elle se signale par ses palais royaux inscrits au patrimoine
mondial de l'Unesco. La ville est un centre culturel majeur, témoin vivant
de l'histoire précoloniale du Bénin.
• Bohicon,
voisine d'Abomey, est un pĂ´le commercial dynamique du centre-sud du pays.
Sa position stratégique en fait un carrefour entre les régions septentrionales
et méridionales. Elle est également un centre de production agricole
et de transformation.
• Djougou,
dans le nord-ouest, est une ville en pleine croissance. Elle joue un rĂ´le
notable dans le commerce local et transfrontalier, notamment avec le Togo.
Sa population cosmopolite et son développement rapide en font une ville
importante dans le nord-ouest béninois.
• Natitingou,
située au pied des montagnes de l'Atacora, est un centre administratif
et touristique. Elle est connue pour sa proximité avec le parc national
de la Pendjari et pour son riche patrimoine culturel, notamment celui des
populations Somba et Batammariba. |
Groupes ethtonlinguistiques.
La diversité ethnolinguistique
est une caractéristique majeure du Bénin, avec plus d'une cinquantaine
de groupes ethniques. Les plus importants sont les Fon et les Adja dans
le sud-centre, les Yoruba dans le sud-est (liés aux Yoruba du Nigeria),
les Bariba et les Peuls (Fulani) dans le nord, les Dendi dans le nord-est,
et les Otamari et Yom/Lokpa dans le nord-ouest. Cette mosaĂŻque ethnique
se traduit par une grande variété de langues parlées, bien que le français
soit la langue officielle héritée de la colonisation et utilisée dans
l'administration, l'éducation et les affaires formelles. Les langues locales
comme le Fon, le Yoruba, le Bariba, le Dendi et le Peul sont essentielles
pour la communication quotidienne et l'expression culturelle. Malgré cette
diversité, les différents groupes coexistent pacifiquement, même si
des spécificités culturelles et linguistiques demeurent très présentes
et façonnent l'identité régionale.
Les
Fon.
Le groupe Fon est
le plus important numériquement. Il est principalement concentré dans
le sud du pays, notamment autour d'Abomey, de Cotonou et de Porto-Novo.
Historiquement lié au puissant royaume du Dahomey, ce groupe parle la
langue fon et est connu pour sa riche histoire, ses traditions artistiques,
notamment la sculpture, et l'importance de ses pratiques religieuses, dont
le vaudou.
Les
Yoruba.
Le deuxième groupe
majeur est celui des Yoruba, présents dans le sud-est du Bénin, le long
de la frontière avec le Nigeria. Ils partagent des liens culturels et
linguistiques étroits avec leurs voisins nigérians. Parlant la langue
yoruba, ce groupe a une organisation sociale généralement basée sur
des chefferies et des royaumes. Leur culture est marquée par des pratiques
religieuses complexes (les orishas) et une histoire de commerce
et d'agriculture.
Les
Adja.
Les Adja constituent
un autre groupe significatif, établi dans le sud et le sud-ouest du Bénin.
Ils sont considérés comme apparentés aux Ewe du Togo et du Ghana et
aux Fon, avec qui ils partagent des origines communes selon certaines traditions.
Le groupe parle la langue adja et est largement impliqué dans l'agriculture.
Les
Bariba.
Dans la partie nord
du Bénin, le groupe Bariba (ou Baatombu) est l'un des principaux. Concentrés
dans le nord-est, autour de villes comme Parakou et Nikki, ils ont une
histoire liée aux royaumes du Borgou. Ce groupe, qui parle la langue bariba,
est connu pour son expertise équestre historique, son agriculture et une
structure sociale hiérarchisée.
Les
Otamari.
Également présents
dans le nord, particulièrement dans les régions du nord-ouest (Atacora),
les Otamari, également appelés Somba, sont célèbres pour leur architecture
distinctive, notamment leurs maisons fortifiées appelées Tata Somba.
Ce groupe parle le Ditammari et maintient des traditions culturelles et
religieuses fortes, largement basées sur l'agriculture et la chasse.
Les
Peul.
Les Peul
(ou Fulani) sont présents dans toutes les régions du Bénin, bien que
leur présence soit plus marquée dans le nord. Traditionnellement nomades
ou semi-nomades, ils sont principalement des éleveurs de bétail. Ils
parlent le fulfulde (ou peul) et possèdent une culture distincte, caractérisée
par leur mode de vie pastoral, leurs chants et leurs danses.
Autres
groupes.
Parmi les autres
groupes importants de populations, on peut encore mentionner les Mahi dans
le centre du pays, les Dendi dans l'extrĂŞme nord le long du fleuve Niger
(liés aux Songhaï), ainsi que de nombreux autres groupes plus petits
comme les Goun, les Ayizo, les Idaasha, les Boo, les Natimba, et les Yom.
Chacun contribuant à la richesse et à la complexité du tissu social
et culturel béninois.
Culture.
Le Bénin, parfois
appelé le "quartier latin de l'Afrique de l'Ouest" pour son effervescence
intellectuelle et politique post-indépendance, est également le berceau
du vodun (vaudou), une religion et une philosophie
de vie qui imprègne encore fortement le quotidien de nombreux Béninois.
Le
vodun n'est pas simplement une religion, mais un système complexe
de croyances, de pratiques et de valeurs qui régit les relations entre
les humains, les ancĂŞtres, les esprits et la nature. Il s'exprime Ă travers
des cultes dédiés à diverses divinités (les Vodu), des cérémonies,
des rituels, des danses masquées (avec, par exemple, les célèbres masques
gèlèdè
ou zangbéto) et une communication avec le monde invisible. Le 10
janvier est même célébré comme Journée nationale du vodun, une reconnaisance
de son importance culturelle. Il est fréquent que les Béninois pratiquent
Ă la fois leur religion traditionnelle et une religion "moderne" comme
le christianisme ou l'islam, faisant preuve d'une remarquable capacité
de syncrétisme.
La culture béninoise
évolue, s'adapte aussi aux influences extérieures (médias, éducation
moderne, urbanisation) tout en conservant ses racines profondes. Les jeunes
générations naviguent entre modernité et tradition, participent parfois
aux rites ancestraux tout en étant connectées au monde global. C'est
cette capacité à mêler les influences, à respecter la diversité et
à maintenir vivants les liens communautaires qui fait la singularité
et la richesse de la culture béninoise.
La
structure sociale est fortement basée sur la famille étendue, le respect
des aînés et des chefs traditionnels. Les liens communautaires sont essentiels,
et les événements de la vie (naissances, mariages, funérailles) peuvent
être l'occasion de grandes réunions familiales et communautaires, ponctuées
par des cérémonies, de la musique et de la danse. L'hospitalité est
une valeur cardinale.
L'artisanat et les
arts occupent une place importante. La musique et la danse sont omniprésentes
pour rythmer les cérémonies, les fêtes et la vie quotidienne. Les rythmes
traditionnels varient selon les régions et les ethnies, et utilisent tambours,
percussions et instruments Ă cordes. Les arts visuels comprennent la sculpture
sur bois (masques, statues), le travail du métal (bronzes, ferronnerie
d'art, en particulier liés aux cultes vodun ou à l'histoire royale du
Dahomey),
le textile (tissus teints racontent des scènes historiques ou mythologiques)
et la poterie. L'art est également fonctionnel et chargé de signification
symbolique.
La tradition orale
est un pilier de la transmission culturelle, avec des contes, des légendes,
des proverbes et des chants qui enseignent l'histoire, la morale et les
valeurs de génération en génération.
La cuisine béninoise,
bien que variée selon les régions, repose généralement sur des ingrédients
de base comme le maïs, le riz, l'igname, le manioc et les plantains, accompagnés
de sauces Ă base d'arachide, de tomates, de feuilles ou de graine de palme,
avec des viandes (poulet, chèvre, bœuf) ou du poisson (notamment sur
la côte et près des plans d'eau). La pâte (à base de maïs,
manioc ou igname) est un aliment de base dans de nombreuses régions. Les
marchés sont des lieux centraux de la vie sociale et économique.
Economie.
L'économie béninoise
se caractérise par une forte dépendance à l'égard de l'agriculture,
en particulier la culture du coton, et par son rĂ´le de plaque tournante
pour le commerce de transit vers les pays enclavés de l'hinterland ouest-africain.
Historiquement, l'économie a reposé sur trois piliers principaux : l'agriculture
de subsistance et d'exportation, le commerce informel transfrontalier avec
le Nigeria, et le port de Cotonou, qui sert de point d'entrée essentiel
pour les marchandises destinées non seulement au Bénin mais aussi au
Niger,
au Burkina Faso et au Mali.
Les défis majeurs
de l'économie béninoise concernent la vulnérabilité aux chocs externes,
tels que les fluctuations des prix mondiaux des matières premières (coton),
les aléas climatiques, et les variations de la demande de ses partenaires
commerciaux, notamment le Nigeria. Les infrastructures, bien qu'en cours
d'amélioration grâce à des investissements publics importants, présentent
encore des lacunes, notamment en matière d'énergie (accès et coût),
de transport (au-delà des axes principaux) et de logistique. L'accès
au financement pour les petites et moyennes entreprises (PME) reste difficile.
Le chômage et le sous-emploi, particulièrement chez les jeunes, constituent
des préoccupations sociales et économiques majeures.
Face à ces défis,
le gouvernement béninois a mis en oeuvre des programmes de réformes visant
à diversifier l'économie, à améliorer le climat des affaires, à attirer
les investissements directs étrangers (IDE), à développer les infrastructures
clés (énergie, transport, numérique), à moderniser l'agriculture pour
la rendre plus productive et résiliente, et à promouvoir des secteurs
Ă fort potentiel comme le tourisme. Ces efforts visent Ă transformer
structurellement l'économie, à réduire sa dépendance vis-à -vis du
coton et du commerce de transit, et à créer des emplois durables pour
une population majoritairement jeune. La croissance économique a été
relativement robuste ces dernières années, portée par les investissements
publics et les réformes, mais elle reste soumise aux dynamiques régionales
et mondiales.
L'agriculture.
Le secteur agricole
emploie une part significative de la population active et contribue de
manière substantielle au Produit Intérieur Brut (PIB), bien que sa contribution
puisse varier en fonction des aléas climatiques et des prix mondiaux.
La culture du coton est de loin la principale source de devises du pays
et l'exportation agricole majeure. Le Bénin est l'un des principaux producteurs
de coton en Afrique de l'Ouest. Outre le coton, l'agriculture béninoise
produit une variété de cultures vivrières comme le maïs, l'igname,
le manioc, le sorgho, le mil, ainsi que des cultures de rente comme l'anacarde
(noix de cajou), le palmier Ă huile et l'ananas, dont la production et
l'exportation sont en croissance et font l'objet de politiques de valorisation.
La pêche et l'élevage contribuent également à la sécurité alimentaire
et aux revenus des populations rurales, mais restent souvent pratiqués
de manière traditionnelle.
L'industrie.
Le secteur industriel
au Bénin est relativement peu développé. Il se limite principalement
à des activités de transformation légère, à l'agro-industrie (transformation
du coton, de l'anacarde, des produits alimentaires), au BTP (construction)
et Ă quelques industries de biens de consommation courante. L'absence
d'une base industrielle diversifiée et la dépendance vis-à -vis des importations
pour la plupart des biens manufacturés restent des défis structurels.
Des efforts sont cependant entrepris pour développer des zones industrielles
et encourager la transformation locale des produits agricoles.
Les
services.
Le secteur des services
représente la part la plus importante du PIB et est en croissance. Il
est fortement soutenu par les activités liées au commerce, notamment
les services portuaires, le transport, la logistique, ainsi que par les
télécommunications, les finances et l'administration publique. Le commerce,
formel et informel, joue un rôle central, le Bénin servant de corridor
commercial majeur vers le Sahel.
Les exportations
béninoises sont dominées par le coton brut, suivi de l'anacarde. Les
importations comprennent principalement des biens de consommation, des
produits alimentaires, des équipements, des hydrocarbures
et des matériaux de construction. La balance commerciale est structurellement
déficitaire. Les principaux partenaires commerciaux varient, et comprennent
en particulier la Chine, l'Inde,
le Nigeria, les pays de l'Union
Européenne et les pays voisins de l'UEMOA. Le commerce de réexportation,
en particulier vers le Nigeria voisin (bien que ce commerce soit sujet
à des fluctuations et des restrictions selon les politiques nigérianes),
constitue une part importante de l'activité économique, souvent dans
le secteur informel.
Le
secteur informel.
L'économie béninoise
est caractérisée par un secteur informel très important, qui représente
une large part de l'emploi et du PIB, mais qui est difficile à réglementer
et à taxer, limitant ainsi les recettes fiscales de l'État. Les finances
publiques dépendent largement des recettes douanières et de l'aide extérieure,
bien que des efforts soient déployés pour améliorer la mobilisation
des recettes fiscales intérieures et moderniser l'administration fiscale.
Le pays s'est engagé dans des réformes pour assainir les finances publiques
et améliorer la gestion de la dette.
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