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Lupercales
(Fête romaine). - Dans l'ancienne Rome ,
on nommait ainsi une fête grossière et licencieuse, qui se célébrait
en l'honneur du dieu Lupercus, que la plupart des auteurs assimilent au
dieu Faunus ou, plus tard, Ã Pan.
L'origine de cette fête était antérieure à la fondation
de Rome; néanmoins l'opinion commune attribuait son établissement
à Romulus et à Rémus qui l'auraient instituée
en mémoire de la louve (lupa) par laquelle ils avaient été nourris.
Cette fête était
annuelle et avait lieu le 15 février. Ce jour-là , les Luperques, c'est-à -dire
les prêtres du dieu Lupercus, lui sacrifiaient des chèvres
et des jeunes chiens. Après le sacrifice, les
Luperques découpaient en lanières les peaux des chèvres immolées; puis
ils parcouraient la ville presque nus, et frappaient de leurs courroies
toutes les personnes qu'ils rencontraient, et particulièrement les femmes.
Celles-ci, du reste, venaient d'elles-mêmes au-devant des Luperques, car
elles croyaient que cette cérémonie avait
la vertu de les rendre fécondes.
Les Luperques constituaient un collège
sacerdotal, divisé en deux classes, les Fabiens et les Quintiliens. Jules
César augmenta leur nombre en y joignant une troisième classe, celle
des Juliens, et nomma Marc-Antoine leur grand
prêtre. Il paraît que, bientôt après la mort de Jules César, les Lupercales
tombèrent en désuétude, car Suétone rapporte
qu'Auguste les remit en vigueur. A partir de
cette époque, elles furent célébrées régulièrement chaque année
jusqu'au règne de l'empereur Anastase, qui les abolit au commencement
du VIe siècle. On voit aujourd'hui dans
cette fête la lointaine ancêtre de la saint Valentin.
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Bertrand
Lançon, Le rire des Luperques : Les enquêtes de Festus III
(roman), Alvik Editions, 2007. - 377 après J.-C.
Festus est conduit à mener l'enquête sur une série d'assassinats. Que
signifient ces meurtres qui sont mis en scène sur le parvis de la fontaine
la plus monumentale de Rome? Que viennent faire ces amulettes, phallus
et croix? Pourquoi s'attaque-t-on aux membres de la vieille confrérie
des Luperques, les compagnons-boucs de la religion
romaine? Dans cette investigation délicate, Festus s'intéresse aux
côtés les plus secrets de la société romaine.
De multiples intérêts se mêlent. Personne n'en sortira complètement
indemne. Après Le Complot des Parthiques et Le Prix des chiens,
troisième enquête de Festus dans la Rome du IVe siècle après J.-C.
(couv.). |
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