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La Bible
L'Ancien Testament
La Bible hébraïque
Aperçu Ancien Testament Nouveau Testament Critique sacrée
La Bible Hébraïque et ses variantes (Ancien Testament, Septante, etc) correspond à un ensemble des livres élaborés dans le cadre du Judaïsme primitif, et adoptés, pour la plupart par les Chrétiens, pour qui ils forment la première partie de la Bible (la seconde partie constituant le Nouveau Testament). 
N. B. : L'appellation d'Ancien Testament n'a évidemment pas de sens pour le Judaïsme. On a cependant conservé ici cette dénomination pour la commodité qu'elle offre de parler "en une fois" de tout le corpus commun aux deux religions.
Bible Hebraïque.
Illustration d'une Bible hébraïque, tirée d'un manuscrit médiéval.

La liste et l'ordre des textes de l'Ancien Testament comporte un certain nombre de variantes, en particulier selon que tel ou tel écrit est considéré ou non comme inspiré par Dieu. On a retenu ici les trois principales variantes :

La Bible hébraïque - Cette collection de textes se divise en trois parties : la Loi (Torah), Les Prophètes (Nebiim), et les Écrits ou Hagiographes (Ketubim). On utilise aussi le mot Torah dans un sens plus large, et c'est l'ensemble des écrits composant la Bible hébraïque qui est ainsi désigné. Les Juifs complètent cette bible par un ouvrage d'élaboration plus récente : le Talmud.

La Septante - Il s'agit d'une traduction en grec des différents livres de l'Ancien Testament destinée à la diaspora juive. Elle doit son nom au fait qu'elle a été élaborée (entre le IIIe s. av J.-C. et le IIe s. ap. J.-C.) par environ 70 traducteurs.

L'Ancien Testament proprement dit correspond aux écrits d'abord adoptés par les Pères de l'Église, et dont la liste sera confirmée par divers conciles (notamment celui de Florence en 1441, celui de Trente en 1546, puis du Vatican en 1870). A quelques textes près (signalés ci-dessous), les Catholiques et les Protestants ont le même Ancien Testament.

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La Bible Hébraïque
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La Loi Les Prophètes Les Écrits
Au commencement1
Tels sont les noms2
Et [Yahveh] appela Moïse3
Dans le désert4
Telles sont les paroles5
Josué
Juges
Samuel6
Rois7
Isaïe (Esaïe)
Jérémie
Ezéchiel
Les "Douze"
Osée
Joël
Amos
Abdias
Jonas
Michée
Nahum
Habaquq
Sophonie
Aggée
Zacharie
Malachie
Psaumes (ou Louanges)
Job
Proverbes8
Les "Cinq Rouleaux"
Ruth
Cantique des cantiques
Qohélet9
Lamentations
Esther
Daniel
Esdras et Néhémie10
Chroniques11
1, 2, 3... Les cinq premiers livres sont intitulés dans la Bible hébraïque selon leur incipit (premiers mots). On utilise les chiffres suivants pour signaler les correspondances non triviales. Les lettres (ex : 6a, 6b) indiquent qu'un livre a été scindé. A l'inverse le signe + indique une fusion (ex : 18+19).
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La Septante
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Livres législatifs Livres historiques Livres poétiques Livres prophétiques
Genèse1
Exode2
Lévitique3
Nombres4
Deutéronome5
Josué
Juges
Ruth
Livre des Règnes I et II6
Livre des Règnes III et IV7
Paralipomènes (Chroniques) I et II11
Esdras I
Esdras II10
Esther
Judith
Tobie
Maccabées I et II12
Maccabées III et IV
Psaumes
Odes
Proverbes de Salomon8
Ecclésiaste9
Cantique des cantiques
Job
Sagesse de Salomon13
Sagesse de Sirach14
Psaumes de Salomon
Dodékapropheton
Osée
Amos
Michée
Joël
Abdias
Jonas
Nahum
Habaquq
Sophonie
Aggée
Zacharie
Malachie
Isaïe (Esaïe)
Jérémie
Baruch18
Lamentations
Lettres de Jérémie19
Ezéchiel
Suzanne15
Daniel16
Bel et le Dragon17
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L'Ancien Testament
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Pentateuque Livres historiques Livres poétiques
et sapientiaux
Livres prophétiques
Genèse
Exode
Lévitique
Nombres
Deutéronome
Josué
Juges
Ruth
Samuel I6a
Samuel II6b
Rois I7a
Rois II7b
Chroniques I11a
Chroniques II11b
Esdras10a
Néhémie10b
Tobie
Judith
Esther
Maccabées I12a
Maccabées II12b
Job
Psaumes
Proverbes8
Ecclésiaste
Cantique des Cantiques
Sagesse13
Ecclésiastique
Isaïe (Esaïe)
Jérémie
Lamentations
Baruch18+19
Ezéchiel
Daniel15+16+17
Osée
Amos
Michée
Joël
Abdias
Jonas
Nahum
Habaquq
Sophonie
Aggée
Zacharie
Malachie
En mauve les livres considérés comme apocryphes par les Chrétiens. En orange, les livres considérés comme apocryphes par les Protestants
(ces textes, dits deutérocanoniques, ont été écrits en grec, et adoptés par les Catholiques lors du concile de Trente).

Quelques livres

Le Pentateuque (Torah)

Genèse* (du mot grec genesis, génération), le premier livre du Pentateuque attribué à Moïse et de toute la Bible, comprend le récit de la création et l'histoire des premiers hommes jusqu'à la mort de Joseph et à la naissance de Moïse.

Exode*, titre du 2e livre du Pentateuque, ainsi nommé parce qu'il contient le récit de la sortie d'Égypte. Il s'étend depuis la mort de Joseph jusqu'à la construction du Tabernacle dressé par Moïse dans le désert du Sinaï. Il contient un espace de 145 ans : on y trouve les préceptes donnés par le Seigneur, et les lois sur les esclaves, les homicides, le larcin, l'usure, les dîmes, les juges, le repos de la 7e année et du 7e jour, les trois grandes fêtes annuelles, les diverses observances religieuses, la construction du Tabernacle, de l'Arche et autres objets sacrés. P.

Livres historiques
Livre d'Esther*. Dans la Bible hébraïque, ce livre est l'un des "cinq rouleaux" qui appartiennent au groupe des Écrits. C'est aussi l'un des livres canoniques de la Bible des Chrétiens, d'après les décisions du concile de Latran en 366, et du concile de Trente. Certains théologiens n'ont voulu y voir qu'une allégorie représentant l'Église militante. Le livre d'Esther a été attribué à Esdras, au grand-prêtre Joachim, à Mardochée, et l'on a même pensé qu'Esther y eut quelque part. L'auteur de ce livre, quel qu'il soit, paraît avoir vécu peu de temps après les événements qu'il rapporte.

Livres des Maccabées. - Ces livres, qui figurent dans la catégorie des écrits deutérocanoniques on pseudépigraphes de l'Ancien Testament, sont au nombre de quatre. Le premier est le plus important au point de vue de l'histoire, rapporte les événements survenus en Judée depuis le règne d'Antiochos IV jusqu'à la mort de Simon (175 à 135 av. J.-C.).
Le second livre, relatif au même objet, mais qui embrasse une période moins étendue, se donne comme le résumé d'une composition plus développée, qui avait pour auteur un certain Jason de Cyrène. Le troisième livre rapporte des faits merveilleux relatifs au roi Ptolémée IV Philopator. Le quatrième livre est un traité philosophique, attribué jadis à l'historien Josèphe, et où il est question des jeunes martyrs improprement appelés les sept Maccabées.

Livres poétiques et sapientiaux
Livre de Job*, un des livres canoniques de l'Ancien Testament, écrit on ne sait précisément ni dans quel temps ni dans quel lieu. Les commentateurs juifs ou chrétiens, ainsi que la plupart des savants modernes, acceptent Job comme un personnage réel, et le font vivre, les uns au XIVe siècle, les autres au VIIIe av. J.- C. Quant au poème qui porte son nom, et dont l'auteur est demeuré inconnu, non seulement il est indépendant des autres livres de la Bible, mais il en diffère par le style, par l'originalité des tours et des expressions. Il contient tous les genres de beauté; c'est un des plus admirables monuments littéraires et philosophiques, le plus éloquent traité de la douleur et de la providence qu'il ait été donné à un génie humain de composer. La conclusion naturelle de cette oeuvre sublime et pleine d'enseignements, c'est que l'homme ne pouvant rien savoir sur sa propre destinée, ni sur le gouvernement de l'univers, la vraie sagesse consiste à s'incliner devant la volonté divine, à en accepter les décrets avec une pieuse résignation.
Essai philosophique sur le poème de Job, par Cahen; Cours familier de littérature par M. de Lamartine, 11e et 12e Entretiens, Paris, 1856; le Livre de Job, traduit de l'hébreu par Ernest Renan, Étude sur l'âge et le caractère du poème, Paris, 1858. P-s.


Ecclésiaste* (= Qohelet, dans la Bible hébraïque), c.-à-d. en grec Prédicateur, titre d'un des livres canoniques de l'Ancien Testament; on l'attribue généralement à Salomon; Grotius le croit d'un contemporain de Zorobabel. Le fils de David paraît avoir voulu, par la composition de ce livre, prémunir les autres hommes contre les erreurs où il était tombé : tout s'y résume en deux préceptes, craindre Dieu et observer sa loi. Certains commentateurs ont pensé que l'Ecclésiaste avait eu originairement la forme du dialogue, parce qu'on y trouve des opinions opposées les unes aux autres: mais, pour expliquer ce fait, il suffit d'admettre que l'auteur s'est proposé à lui-même des objections et des doutes, pour les discuter et les détruire. Le style est d'une concision extrême, qui nuit souvent à la clarté. B.

Cantique des cantiques*, un des ouvrages canoniques de la Bible, généralement attribué à Salomon. Les talmudistes en firent honneur à Ézéchias. Le Cantique des cantiques est, au point de vue littéraire, un des chefs-d'oeuvre de la poésie hébraïque dans le genre pastoral, une composition aussi gracieuse qu'originale. C'est un chant d'amour mystique, dont les couleurs sont tour à tour tendres et vives. La tradition hébraïque y voit un épithalame, que Salomon aurait composé, sous la forme d'une pastorale, pour célébrer son mariage avec la fille du roi d'Égypte, et que les Hébreux adoptèrent désormais comme chant nuptial; les autres n'y voient qu'une allégorie, signifiant l'alliance de Dieu avec la synagogue, ou l'union de l'Église catholique avec Jésus-Christ.

Ecclésiastique* (=Sagesse de Sirach, dans la traduction de la Septante), le 20e livre de l'Ancien Testament et le 5e des Livres sapientiaux, ainsi nommé de ce qu'on le lisait dans les anciennes assemblées des chrétiens (en grec ecclesia, assemblée), ou de ce qu'il a des rapports de ressemblance avec l'Ecclésiaste. Dans le texte hébreu que St Jérôme dit avoir vu, il portait le titre de Paraboles. On voit aux chap. 50 et 51 qu'il a été écrit par un certain Jésus, fils de Sirach, 200 ou 300 ans avant J.-C. L'Ecclésiastique offre trois parties bien distinctes : dans la 1re se trouvent, en forme de sentences, une multitude de préceptes de morale et de prudence pour les diverses circonstances de la vie; la 2e est un discours mis dans la bouche de la sagesse pour inviter les hommes à la vertu; la 3e est une sorte de panégyrique, dans lequel l'auteur célèbre les louanges de Dieu et fait l'éloge des grands hommes de sa nation. Le livre de l'Ecclésiastique n'était pas reçu dans le canon des Juifs, quoiqu'il fit autorité parmi eux et qu'ils le citassent avec respect; il en était de même chez les premiers chrétiens. Le 3e concile de Carthage le classa au rang des Livres sapientiaux; cette décision fut confirmée par le concile de Rome en 494, et définitivement par le concile de Trente. B.

Livres prophétiques
Livre de Baruch*, ce livre n'est pas canonique pour les Juifs. Il n'existe qu'en grec, dans la version des Septante; on en a fait des versions en syriaque et en arabe.

Livre de Daniel*. Ce livre peut être divisé en deux parties : l'une, historique, contient les principaux événements de la vie, du prophète Danielà la cour de Babylone; l'autre, prophétique, prédit l'ordre et la succession des empires, qui doivent s'élever sur !es ruines de celui des Chaldéens, la venue et la mort du Messie, la ruine de Jérusalem, la dispersion des Juifs. Le 13e chapitre, où est racontée l'histoire de Suzanne, et le 14e, qui renferme des événements antérieurs au règne de Balthazar, ont été évidemment transposés. L'Eglise catholique range le livre de Daniel parmi les livres canoniques de la Bible : des théologiens protestants, au contraire, s'appuyant sur l'altération de la langue, sur la substitution du chaldéen à l'hébreu dans quelques chapitres, pensent qu'il fut composé au temps des Maccabées, à l'aide de sources écrites et de traditions orales.

Livre de Jérémie
L'un des plus importants recueils de prophéties contenu en la Bible se donne pour l'oeuvre d'un certain Jérémie (Yrmyahou), "fils de Helcias, l'un des prêtres d'Anatoth, dans le pays de Benjamin". Il s'agirait donc d'un prophète ayant appartenu à une classe du clergé résidant dans la banlieue de Jérusalem; l'époque de l'activité prophétique de ce personnage est déterminée dans les lignes suivantes : 

"La parole de Yahveh lui fut adressée au temps de Josias, fils d'Amon, roi de Juda, la treizième année de son règne, et au temps de Joachim, fils de Josias, roi de Juda, jusqu'à la fin de la onzième année de Sédécias, fils de Josias, roi de Juda, jusqu'à l'époque où Jérusalem fut emmenée en captivité au cinquième mois. "
Jérémie aurait donc, assiste aux convulsions suprêmes du royaume de Juda et aurait été mêlé à tous les incidents de cette période profondément troublée. Le prophète résume lui-méme très nettement son rôle, en se déclarant chargé par la divinité de lancer l'anathème contre un peuple rebelle et idolâtre, «contre les rois de Juda, contre ses chefs, contre ses prêtres et contre le peuple du pays». Une pareille attitude ne pouvait manquer de soulever de vives protestations et, à mesure que le prophète multiplie ses avertissements et ses menaces, l'opposition grandit.
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Dictionnaire Le monde des textes
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