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Les Passériformes
Les Passereaux
Les Passériformes sont un ordre de la sous-classe des Oiseaux Néognates. Cette division correspond à peu de chose près à l'ancien ordre des Passeraux (Passeres, Lin.). Cet ordre était caractérisé d'après Cuvier par des caractères purement négatifs comme comprenant tous les Oiseaux qui ne sont ni nageurs, ni échassiers, ni grimpeurs, ni rapaces, ni gallinacés, et subdivisé parce naturaliste, d'après la forme du bec et des pattes, en 5 groupes ou familles appelés Dentirostres, Fissirostres, Conirostres, Ténuirostres, et Syndactyles. Cette classification restée longtemps classique, au moins en France, est loin d'être naturelle et les naturalistes modernes, tout en conservant l'ordre des Passereaux, en ont exclu avec raison le groupe des Syndactyles qui se rapproche davantage des Grimpeurs. 

L'ordre est aujourd'hui restreint aux Passereaux déodactyles, ou à doigts libres, d'Is. Geoffroy Saint-Hilaire, c.-à-d. aux Oiseaux qui présentent les caractères anatomiques suivants : palais oegithognate (comme chez le Corbeau), c.-à-d. ayant les maxillo-palatins s'étendant au-dessous du vomer, mais ne s'y unissant pas et le vomer lui-même élargi et tronqué en avant. Le pouce, toujours présent, est dirigé en arrière et mû par un muscle indépendant de ceux des autres doigts. Les pattes sont emplumées jusqu'au talon; il y a 12 pennes caudales et les rémiges primaires varient de 9 à 10. Sauf quelques rares exceptions, tous ont un larynx inférieur (ou syrinx) muni de muscles intrinsèques attachés aux anneaux de la trachée : la présence de ces muscles est en rapport avec la faculté de produire un véritable chant. Tous sont altrices, c.-à-d. que les petits naissent dans un état de développement très peu avancé et sont longtemps nourris au nid par les parents. Les caractères anatomiques énumérés ci-dessus excluent des Passeriformes, outre les Syndactyles, dont nous avons déjà parlé, un certain nombre de Fissirostres (les Martinets et les Engoulevents) et de Ténuirostres (les Oiseaux-Mouches), qui doivent être placés parmi les Picariae.

L'ordre des Passeriformes ainsi restreint renferme encore 5900 espèces, soit la grande majorité de la classe des Oiseaux. Il renferme des espèces de moyenne ou de petite taille, les extrêmes étant compris entre les Grands Corbeaux et le Ménure (qui atteignent la taille ordinaire des Gallinacés) et certaines espèces de Paridae, la Psaltria exilis, par exemple, dont les dimensions dépassent à peine celles des plus petits Oiseaux-Mouches (Colibris), le corps n'ayant que 4 centimètres de long. Les Passeriformes sont aussi, de tous les Oiseaux, ceux qui sont le plus remarquables par la beauté et la variété de leur chant (Rossignol, Moqueur, etc.), et par le soin qu'ils prennent pour la construction de leur nid.

Les uns sont exclusivement insectivores, les autres sont granivores, mais toujours plus ou moins insectivores pendant l'élevage des petits; un très petit nombre sont carnivores (Corbeaux, Pies-Grièches). A ce point de vue, on doit rappeler que presque tous les représentants de cet ordre sont utiles à l'agriculture en raison de la chasse qu'ils font aux insectes nuisibles.

Roitelet huppé.
Un passereau : le Roitelet huppé (Regulus cristatus).
Caractères

Les Passeriformes sont tous des oiseaux de taille petite ou moyenne, qui ont surtout pour caractère commun de ne présenter aucune des particularités propres à chacun des autres ordres. Ce sont en général des animaux au vol rapide, gracieux et vif; ils ont un appareil vocal bien développé.

Ils ont le corps gros et ramassé; le cou court; la tête grosse; les ailes moyennes, avec huit ou neuf pennes de la main et autant à l'avant-bras; la queue courte, formée de douze rectrices; les tarses courts, recouverts de petites écailles en avant, et d'une plaque en arrière; trois doigts dirigés en avant, le quatrième en arrière; le bec gros, conique, rarement recourbé, plus rarement encore croisé. Le plumage, composé de plumes grandes et molles, est serré et les teintes ternes y prédominent. Cependant, certaines familles font exception; la plupart des espèces qui les composent, sans avoir un plumage métallique, ont des reflets irisés ou des teintes assez vives. Le mâle et la femelle ont ordinairement une livrée différente : celle du mâle est généralement plus belle. Les jeunes, avant la première mue, ressemblent à leur mère. Plusieurs espèces ont une double mue; les autres n'en ont qu'une, mais leurs plumes s'usant par le frottement, les teintes générales finissent par se modifier, par changer, et de cette manière se produisent, à de certaines périodes, des couleurs magnifiques. Le phénomène qui produit ces changements a reçu le nom de mue ruptile.

Les organes internes ne présentent guère de particularités remarquables. Chez quelques-uns seulement, les os sont creux, pneumatiques; chez la plupart, cette disposition est bornée à certaines parties du squelette, au crâne notamment. Les côtes sont au nombre de huit. L'appareil respiratoire n'offre à signaler que le larynx, qui est compliqué comme chez tous les oiseaux chanteurs. Du côté de l'appareil digestif, nous trouvons une langue cornée, fendue en avant, verruqueuse ou filamenteuse, souvent, finement dentelée latéralement; une dilatation de l'oesophage pouvant constituer un véritable jabot; un premier estomac long et glanduleux ; un second estomac musculeux, à parois épaisses, et deux caecums très petits.

Facultés, sens

Les Passeriformes sont assez agiles, bien pourvus sous le rapport des sens, et leur intelligence est assez développée. Leur vol, moins rapide que celui des petites espèces de Perroquets, l'est plus que celui des grandes; rarement, il est hésitant; d'ordinaire il est saccadé, régulièrement oscillant, quand l'oiseau va se poser, ascendant quand il est en période de rut. A terre, certains Passeriformes marchent, mais le plus grand nombre sautillent. Quelques-uns paraissent lourds. Beaucoup se meuvent avec adresse au milieu des branches; quelques-uns seulement rampent à la façon des Perroquets, aucun à la manière des Pics et des autres grimpeurs proprement dits. L'on n'en connaît pas qui soient aquatiques dans le sens du mot : ils recherchent bien le voisinage de l'eau, mais ils n'aiment pas l'eau. Aucun n'est ni un nageur, ni un plongeur; cependant aucun ne se noie, quand par hasard il tombe à l'eau. Quelques-uns aiment s'ébrouer dans les flaques d'eau, même par temps froid.

La vue est le plus développé de tous leurs sens; après elle, viennent l'ouïe et le toucher; leur odorat est très faible. On ne peut leur dénier complètement toute espèce de goût. Mais c'est surtout leur intelligence qui doit exciter notre attention. Tous les Passeriformes sont des oiseaux prudents, et quiconque a voulu se donner la peine de les bien observer sera de cet avis. Ils sont, pour la plupart, confiants sans malice, ce que l'on a mal interprété, mais quand ils ont été en butte à des poursuites, ils font bientôt preuve de jugement. Ils apprennent à reconnaître leurs ennemis, à éviter les dangers; ils changent leurs habitudes suivant les circonstances, les saisons, les lieux, les humains, etc. Ils sont sociables, paisibles, doux, par moments sauvages, querelleurs, indifférents pour leurs anciens amis. Au moment des amours, ils sont ardents, jaloux, égoïstes; ils combattent alors à coups de bec et d'ongles; ils rivalisent par leurs chants avec ceux de leurs semblables dont ils ont été jusqu'alors les tendres et fidèles compagnons. Ils ont des passions, une sensibilité exquise, qui peut, chez quelques-uns, dominer tout autre sentiment; on a vu des Bouvreuils apprivoisés mourir subitement de joie ou de douleur. Ils ont une mémoire excellente, qui concourt fortement à développer et à perfectionner leur intelligence.

Les Passeriformes sont des oiseaux chanteurs. Parmi eux, certains sont des maîtres dans cet art aimable, qui transportent d'aise leurs auditeurs. Le Pinson (Fringilla coelebs) occupe certes un rang distingué dans la cohorte des oiseaux chanteurs, et nombre de ses congénères figurent dignement à côté de lui.

Distribution géographique

Les Passeriformes sont des oiseaux cosmopolites. On les trouve partout : sur les sommets neigeux des montagnes et dans les plaines glacées du Nord, aussi bien que dans les marais des tropiques; dans les montagnes et dans la plaine; dans les forêts et sur les bords de l'eau, comme dans les champs; dans les villes les plus peuplées comme au milieu du désert; partout, enfin, on en rencontre. Un seul autre groupe, parmi les oiseaux, celui des rapaces, a une aire de dispersion aussi étendue. Mais les Passeriformes sont de beaucoup plus nombreux, et, par suite, de beaucoup plus répandus. Ils manquent cependant complètement dans une partie du monde, dans le continent polaire austral. Ils y manquent, parce qu'ils ne trouvent pas sur celle terre désolée de quoi se nourrir, parce que la mer les repousse. Les Passeriformes sont, on peut le dire, les enfants du continent.

Moeurs, habitudes et régime

Les Passeriformes se rencontrent sur tous les points où croissent des végétaux. Ils sont plus nombreux dans les forêts que dans les plaines désertes, sous les tropiques que dans les contrées polaires. On ne peut cependant pas dire qu'ils soient absolument arboricoles; car plusieurs ne vivent que sur le sol. Ils se plaisent surtout dans les lieux découverts, semés de buissons, au voisinage des forêts. C'est de là qu'ils partent pour visiter les jardins et les taillis. Il y en a peu qui habitent les bois les plus touffus, ou les lieux complètement dépourvus d'arbres.

Des graines de toute espèce, des fruits, des baies, des bourgeons, des insectes, composent la nourriture des Passeriformes. La plupart sont indifférents sur le choix de leurs aliments, quelques-uns seulement se montrent gourmands. Il en est peu qui ne mangent pas d'insectes; le plus grand nombre les recherchent, au contraire, surtout pour en nourrir leurs petits. Ils aiment les bourgeons et les jeunes feuilles, qui paraissent être pour eux une friandise. En captivité, on les conserve pendant des années en ne leur donnant que des grains.

Tous les Passeriformes sont des oiseaux très sociables. On ne les rencontre isolément que par exception, et ils vivent par couples au seul moment des amours. Dans tout autre temps, ils forment des bandes souvent innombrables. Ce ne sont pas seulement les individus d'une même espèce qui se réunissent ainsi, mais ceux de plusieurs espèces voisines, et ils vivent ensemble, pendant des mois, d'une vie entièrement commune. Les plus prudents veillent au salut de la communauté; les autres obéissent à leurs avertissements, ou plutôt imitent leur conduite. Ce sont ces associations qui, en automne, lorsque la couvée et la mue sont terminées, couvrent tous les champs; ce sont de pareilles sociétés qui se laissent entraîner par un appelant, dont pas un congénère ne se trouve peut-être dans son sein; ce sont des bandes semblables qui, pendant l'hiver, s'abattent en mendiants dans les cours des fermes et dans les rues des villes. Ils se comportent partout de même : en Europe, comme dans les deux Amériques; en Asie, en Afrique et en Australie. Toutes les espèces, cependant, ne se mêlent pas ainsi les unes aux autres; il en est beaucoup qui ne fréquentent que leurs semblables.

Quelques Passeriformes quittent régulièrement chaque année leur zone d'habitation, et, à l'entrée de l'hiver, se dirigent vers le sud; un plus grand nombre n'entreprennent que des voyages irréguliers; beaucoup sont sédentaires. Dans les régions tempérées, chaque hiver, nous voyons arriver plusieurs de ces habitants du Nord; ils viennent en quelque sorte remplacer ceux qui sont partis pour aller vers le Sud. Dans les hivers rigoureux, nous recevons même la visite d'espèces qui vivent dans les contrées polaires; n'y trouvant plus de nourriture, elles quittent la zone d'origine qui en temps ordinaire fournit suffisamment à leurs besoins. De même, certains Passeriformes nous quittent pour se rendre dans les contrées plus méridionales; mais là s'arrêtent leurs pérégrinations. Dans le Midi, les représentants de cet ordre ne voyagent qu'au moment de la mue.

Amours et conséquences.
Le printemps est le temps des amours de tous les Passeriformes. Il en est cependant quelques-uns que le réveil de la nature semble trouver insensibles, et dont les amours ne paraissent pas liées à une époque fixe; ils se reproduisent au milieu des froids les plus vifs des hivers arctiques, et des chaleurs les plus torrides de l'été des tropiques. La plupart ont au contraire une saison déterminée, et choisissent le mois de mai pour la reproduction. A ce moment, les bandes nombreuses qui s'étaient formées en automne se sont déjà séparées depuis longtemps, et les couples se sont formés. La passion transporte maintenant tous ces êtres. Le bec du mâle ne s'ouvre plus seulement pour chanter ses amours; cet organe lui est devenu une arme au service de sa jalousie. Il poursuit ses rivaux et lutte contre eux avec courage et acharnement. Toute la journée, il chante et combat, mange en hâte, fait tout avec la plus grande surexcitation. Il se montre empressé auprès de sa femelle, et cherche à captiver sa tendresse par ses chansons. A ce moment, chaque paire s'est choisi un domaine, dont elle défend l'accès aux autres. Il est très rare d'en voir qui établissent leurs nids en colonies.

Le nid est de forme variable. Il est tantôt à l'extrémité d'un rameau, tantôt sur une branche épaisse; d'autres fois, au milieu du feuillage, dans le creux d'un tronc d'arbre, dans une crevasse de rocher, dans un trou de mur, dans un buisson, dans les roseaux, les moissons, parmi les herbes, sur la terre. Sa paroi externe, tissée et feutrée avec soin, est formée de matériaux dont la couleur s'harmonise avec celle des objets environnants; l'intérieur est d'ordinaire mollement tapissé. La couche extérieure est faite de chaumes, de tiges d'herbe, de lichens, de mousses; le duvet laineux qui recouvre plusieurs sortes de graines, des fibrilles, des racines, des mousses, de petites touffes de lichens, de la laine, du fil, des poils, des plumes, forment le lit sur lequel les oiseaux reposent. Il est rare de trouver des nids négligemment et grossièrement faits : beaucoup, au contraire, sont très artistement travaillés en forme de coupe, de gourde ou de bourse. 

Quelques Passeriformes sont de véritables parasites; ils s'emparent du nid d'autres oiseaux, et partagent même les aires des grands rapaces ou des grands oiseaux de marais.

Chaque couvée est assez nombreuse; rarement elle n'est que de trois oeufs, plus rarement encore elle est au-dessus de huit. La forme et la teinte des oeufs varient beaucoup. Les uns sont d'une couleur uniforme, bleu clair par exemple; la plupart sont d'un gris clair, tirant sur le bleu, le vert ou le jaune, et marqués de points ou de
taches noirs, plus ou moins grands et plus ou moins régulièrement disposés.

Généralement, la femelle est seule à couver; elle est alors nourrie par le mâle. Chez quelques espèces, les deux parents couvent alternativement. Le mâle et la femelle contribuent à élever et à nourrir les petits. Ceux-ci croissent très rapidement. Ce n'est qu'exceptionnellement, après être sortis du nid, qu'ils ont besoin pendant quelque temps encore des secours de leurs parents. D'ordinaire, ils apprennent très rapidement à se suffire, et, dès qu'ils sont devenus indépendants, ils se réunissent à leurs semblables, et forment des bandes, qui, jusqu'à l'époque de la mue, parcourent en tous sens un certain district. Les parents ont une seconde, et quelques-uns une troisième nichée; certaines espèces, cependant, n'ont qu'une couvée par an.

Ces faibles oiseaux sont sans cesse menacés et poursuivis par des ennemis nombreux. Ils forment la nourriture presque exclusive de plusieurs rapaces. La plupart des oiseaux de proie, diurnes et nocturnes, sont leurs ennemis les plus dangereux; mais ils ont encore à craindre les singes, les petits félidés, les martes, les ours, les hérissons, les musaraignes, les rongeurs arboricoles et quelques serpents. Les humains ne sont pas toujours bien disposés à leur égard. Pourtant, les Passeriformes, lorsqu'ils ne sont pas trop multipliés, ne causent pas de bien grands dommages; beaucoup, au contraire, rendent de grands services en détruisant les insectes et en mangeant les graines des mauvaises herbes. Certaines espèces peuvent cependant devenir plus qu'incommodes, lorsque, par exemple, elles s'abattent en bandes nombreuses sur les champs couverts de moissons ou sur les arbres fruitiers.  (A.E. Brehm / E. Trouessart).

Systématique

Les différents groupes de Passeriformes ont été l'objet au cour du temps de classifications diverses. Les Passereaux étaient dans le Règne animal de Cuvier le deuxième ordre de la classe des Oiseaux. Établi d'abord par Linné, il fut légèrement modifié par Cuvier, Higer, Vieillot (qui les désignait sous le nom de Sylvains), et davantage par Ch. Bonaparte, qui en fait le troisième ordre de sa classification,, ou encore par Sclater.

La classification de Charles Bonaparte.
Ch. Bonaparte divisait, quant à lui les Passereaux  en 4 tribus : 

1° les Volucres (qui volent bien);

2°  les Oscines (chanteurs); 

3° les Anaphibolae (douteux); 

Scansores (grimpeurs). Cet ordre, le plus nombreux du groupe, est surtout remarquable par des caractères négatifs;

"car, dit Cuvier, il embrasse tous les oiseaux qui ne sont ni nageurs, ni échassiers, ni grimpeurs, ni rapaces, ni gallinacés. Cependant, en les comparant, on saisit bientôt entre eux une grande ressemblance. de structure, et surtout des passages tellement insensibles d'un genre à l'autre, qu'il est difficile d'y établir des subdivisions."
Ils offrent pour caractères principaux des pieds courts ou médiocres, des jambes charnues, trois, quatre doigts, dont le postérieur attaché au tarse est sur le même plan que les autres; le bec de diverses formes, suivant le genre de nourriture, qui se compose d'insectes, de fruits et de grains. Il y en a même dont le bec est très fort et qui mangent des petits oiseaux (les pies-grièches). 
La classification de P.-L. Sclater.
La classification de P.-L. Sclater (1880), qui avait été adoptée par les ornithologistes anglais, notamment (sauf quelques modifications secondaires) dans le Catalogue of Birds in British Musenrn, était la suivante : 
Ordre des Passeres :
Sous-ordre 1, Oscines
A. Laminiplantares, subdivisés en Dentirostres, Latirostres, Curvirostres, Ténuirostres, Conirostres et Cultrirostres; 

B. Scutiplantares (pour la seule famille des Alaudidae); ce sous-ordre comprend la grande majorité des Passereaux chanteurs (cosmopolites).

Sous-ordre 2. Oligomyodae (n'ayant pas les muscles de syrinx disposés comme il a été dit ci-dessus). La plupart sont américains : 
Oxyrhamphidae, Tyrannidae, Pipridae, Cotingidae, Phytotomidae. 
Les familles de l'ancien monde ne sont qu'au nombre de trois : 
Pittidae, Philepittidae, Eurylaemidae.
Sous-ordre 3. Tancheophonae (tous américains) :
Dendrocoloptidae, Formicariidae, Pteroptochidae.
Sous-ordre 4. Pseudoscines, avec deux familles (toutes deux australiennes, et formant le passage à l'ordre des Picariés) :
Atrichiidae, Menuridae. 
Une autre classification.
Les Passereaux furent ensuite divisés en 5 familles :
Les Dentirostres, qui ont le bec échancré aux côtés de la pointe. Genres principaux : Pies-grièches, Gobe-mouches, Merles, Loriots, Becs-fins, etc. 

Les Fissirostres, bec court, large, fendu très profondément; genres  principaux : Hirondelles, Engoulevents

Les Conirostres, bec fort, conique, sans échancrures; genres principaux : Alouettes, Mésanges, Moineaux, Bouvreuils, Étourneaux, Corbeaux, etc. 

Les Ténuirostres, bec grêle, allongé, droit ou arqué, sans échancrure; genres principaux : Grimpereaux, Colibris, Huppes, etc. 

Les Syndactyles, le doigt externe uni à celui du milieu; genres principaux : Guépiers, Martins-pécheurs. etc.

Une classification actuelle.
Ces anciennes divisions, reposant seulement sur des caractères morphologiques sont intéressantes à connaître ne serait-ce que pour aider à identifier les oiseaux. Mais la division actuelle des Passeriformes, due à Sibley, Ahlquist et Monroe, et basée sur les parentées réelles entres les divers groupes (déduites de l'application des techniques d'hybridation de l'ADN), est plus complexe. Le tableau suivant (noms des familles en violet) vise à en donner une image simplifiée :
Passeri Passeridae Passeroidea Passeridae : Moineaux, Niverolles, Bergeronnettes, Pipits, Sentinelles, Accenteurs, Tisserins, Alectos, Républicains, Mahali, Travailleurs, Bengalis, Veuves, Combassous, Amarantes, Capucins, Nigrettes, Beaumarquets, Diamants, Sénégalis.

Alaudidae : Alouettes, Moinelettes, Cochevis.

Fringillidae: Pinsons; Chardonnerets, Sizerins, Verdiers, Linotes, Tarins, Gros-becs, Becs croisés, Bouvreuils, Serins, Roselins; Bruants, Ortolans, Cardinaux, Orioles, Carouges, Caciques, Vachers, Parulines, Becs-en-cheville, Araguira, Guit-guit, Perce-fleurs; Callistes, Organistes, Tangara; Fauvine des pins; 

Melanocharitidae : Piquebaies,

Nectariniidae : Souimangas, Dicées;

Paramythiidae.

Muscicapoidea Muscicapidae  : Gobe-mouches; Traquets et Tariers, Agrobates, Rouges-gorges, Rouges-queues, Rossignols; Solitaires;

Turdidae (Turdidés) : Turdus (Merles, Grives);  Zoothera, Mimus, Cinclocerthia, Myiophonus, Chaetops, Bessornis, Copsychus, etc.

Bombycillidae : Jaseurs;  Esclaves palmistes; Cinclidae : Merles d'eau;

Sturnidae: Etourneaux, Martins, Stournes, Basilornis, Pique-boeufs, Spréos, Mainates, Choucadors, Rufipennes; Moqueurs,Trembleurs.

Sylvioidea Sylviidae: Fauvettes; Actinodures, Sibias, Eréonesses, Allotries,  Crétéropes, Timalies, Turdinules, Akalats; Rousserolles, Nasiques, Couturières, Crombecs, Bouscarles, Pouillots; Garrulaxes;

Aegithalidae et Paridae: Mésanges;

Certhiidae : Grimpereaux; Gobe-moucherons; Troglodytes;

Cisticolidae; Hypocoliidae; Hirundinidae (Hirondelles); Zosteropidae. Rémizidae.

Pycnonotidae : Bulbuls;

Regulidae : Roitelets;

Sittidae : Sittelles; Papillons des murailles;

Corvidae Corvoidea Corvidae (Corvidés) : Corvus -(Corbeaux, Corneilles, Freux, Choucas), Chocards, Craves, Pirolles, Casse-noix, Mésangeais, Pies, Piacpiacs, Corbins, Geais, Témias; Oiseaux de Paradis; Langrayens, Cassicans, Barites, Réveilleurs; Drongos, Drongos papous,Tchitrecs, Monarques; Corbicraves, Apôtres;  Artamies, Pririts, Cublas, Gonoleks, Brubrus, Bagadais, Vangas, Gladiateurs; Siffleurs, Néosittes, Ecorceurs, Carilloneurs; Iora; 

Laniidae: Pies-grièches;

Orthonychidae; Petroicidae : Miros; Pomatostomidae; Vireonidae : Viréo,Viréons. Callaeatidae : Glaucope; Irenidae : Irènes, Verdins;

Meliphagoidea Meliphagidae : Polochion;Maluridae  : Amytys, Mérions, Queues-de-gaze; Pardalotidae.
Menuroidea Menuridae : Oiseaux-lyres; Climacteridae : Echelets; Ptilonorhynchidae : Oiseaux-jardiniers.
Picathartidae Chétopes.
Oriolidae Loriots  Oriolus : .
Echenilleurs Campephaga, Campochaera, Coracina, Hemipus, Lalage, Sphecotheres. 
Minivets Pericrocotus
Tyranni Tyrannides Furnariida Furnariinae : Fourniers; Dendrocolaptinae : Grimpars; Conopophagidae; Formicariidae : Grallaires, Tétémas; Rhinocryptidae : Mérulaxes, Cordons-Noirs et Tourcos.
Thamnophilida Alapis, Bataras, Fourmilliers, Grisins,Myrmidons, Palicours.
 Tyrannida Cotinginae (Cotingas, Coracines, etc.) : Piauhau, Rara , Coqs de Roche; Pipromorphinae :Todirostres;

Piprinae (Manakins);

Tyranninae : Gauchos, Taurillons, Adas, Dormillons, Pitajos, Moucherolles, Tyrans, Tyranneaux; Tityrinae : Bécardes.

Eurylaimides Eurylaimoidea Eurylaimidae; Philepittidae.
Pittoidea Brèves.
Acanthisittides Acanthisittidae Xéniques.
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