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Rue Bonaparte, à Paris (VIe' arrondissement). - Cette rue commence au quai Malaquais et se termine à la rue de Vaugirard. Elle réunit aujourd'hui sous un même nom plusieurs rues placées dans le même alignement  :

La rue des Petits-Augustins commençait au quai Malaquais et finissait à la rue Jacob.
Cette rue fut ouverte au commencement du XIIe siècle, sur le Petit-Pré-aux-Clercs. Ce pré avait été donné en 1368 à l'Université en échange du terrain que les religieux de Saint-Germain-des-Prés avaient été obligés d'acheter pour faire creuser des fossés autour de leur abbaye. Il était séparé du Grand-Pré-aux-Clercs par un canal de 27 m de largeur qui aboutissait aux fossés. Ce canal s'appelait la Petite-Seine, et traversait le terrain qui servit ensuite de cloître aux Petits-Augustins (restes au n°16). Ce nom de Petite-Seine fut d'abord donné à la rue dont nous parlons lorsqu'on bâtit sur le Petit-Pré, après avoir comblé le canal. A partir de l'année 1664, cette voie publique fut appelée communément rue des Petits- Augustins, en raison du couvent qui y était situé.

Une décision ministérielle en date du 2 thermidor an V, signée Benezech, fixa là largeur de cette voie publique à 10 m. Cette largeur fut ensuite portée à 11 m en vertu d'une ordonnance royale du 29 avril 1839.

La rue de Saint-Germain-des-Prés commençait dans le prolongement de la précédente à la rue Jacob et aboutissait à la place Saint-Germain-des-Prés. Elle fut tracée en 1804, sur l'emplacement du jardin de l'ancienne abbaye Saint-Germain-des-Prés, on la nomma pendant sa construction cour des Religieux. En 1810, ce fut déjà, pour quelques années, la rue Bonaparte. En 1815, on lui donna la dénomination de rue de la Poste-aux-Chevaux. Après 1816, ce fut la rue Saint-Germain-des-Prés. Une décision ministérielle du 21 août 1817 et une ordonnance royale du 29 avril 1839 ont fixé la largeur de cette voie publique à 10 m.

La rue Neuve-Guillemin commençait à la rue du Four et se terminait à la rue du Vieux Colombier, où elle était prolongée par la rue du Pot-de-Fer. En 1546, c'était la rue de Cassel, parce qu'elle conduisait à l'hôtel de ce nom. Elle prit ensuite la dénomination de rue de la Corne, en raison d'une enseigne de corne de cerf qu'on voyait au coin de la rue du Four. Son nom de Guillemin lui venait d'une famille qui possédait un grand jardin bordant un côté de cette rue. Une décision ministérielle du 23 frimaire an IX, signée Chaptal, a fixé la largeur de cette voie publique à 7 m.
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Rue Bonaparte, à Paris (6e).
La rue Bonaparte, à Paris. (© Photo : Serge Jodra, 2010).

La rue du Pot-de-Fer-Saint-Sulpice (différente de la rue du Pot-de-Fer (-Saint-Marcel), qui existe toujours) commençait à la rue du Vieux-Colombier et se terminait à la rue Vaugirard, face à l'angle Nord-Est du jardin du Luxembourg. Au nº 12 était la maison-noviciat des Jésuites, bâtie par Desnoyers, ministre de Louis XIII, qui y fut enterré, et dont la chapelle était ornée du tableau de François Xavier par Poussin. Après la destruction de l'ordre, on établit dans cette maison une loge de francs-maçons, où Voltaire, en 1778, se fit recevoir, « dans la même salle, dit Mercier, où on l'avait tant maudit de fois théologiquement ». En face de cette maison était le couvent des Filles de l'Instruction chrétienne, dont l'emplacement fut ensuite occupé par le séminaire Saint-Sulpice. Au nº 20 a demeuré Roger-Ducos. (L.).

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Dictionnaire Villes et monuments
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