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Elche

Elche est une ville d'Espagne, au bord de la rambla du Vinalopo, à 20 kilomètres au Sud-Ouest d'Alicante; 220 000 habitants.  Une infinité de palmiers balancent leurs panaches autour de la ville. 

La Herna des Tarbassiens, devenue peut-être l'Helice des  Ibères (Dame d'Elche). Toujours florissante sous les Romains sous le nom de  Colonia Julia Ilici Augusta, elle fut saccagée par les Maures, reprise par les Chrétiens en 1265.

Aujourd'hui Elche, avec ses alignements d'immeubles et sont quadrillage régulier de rues, a beaucoup perdu de son ancienne atmosphère moresque qui faisait qu'en  visitant la ville on pouvait se croire transporté tout d'un coup dans quelque ville d'Afrique ou d'Orient; rien n'y manquait, ni les constructions, ni le paysage. Elche méritait bien le surnom de « Jérusalem espagnole » .

Les rues étroites, les maisons, blanchies à la chaux, avec leurs toits plats formant terrasse et ne recevant le jour que par d'étroites fenêtres, auxquelles était suspendues des esteras (nattes) en jonc, exsitent pourtant encore par endroits; mais on est plus sûr de les rencontrer dans les villages environnants.

En face de la gare, qui est au milieu des palmiers, le paseo de la Estacion, en terrasse, domine de chaque côté de typiques palmeraies. On entre en ville par la plaza de la Merced et dans une rue à droite on aperçoit l'église Santa Maria; on poursuit par la calte Canovas del Castillo, et l'on arrive à la plaza Dr Campello (square). En prenant à droite la calle Canalejas, on parvient bientôt à la plaza de la Constitution. Sur la droite de cette place et un peu en retrait du premier angle, on aperçoit la tour de la Casa Consistorial que surmonte une curieuse horloge dont le marteau est mû par une grande poupée habillée.

L'église Santa Maria est une vaste basilique du XVIIe s., agrandissement de l'église San Nicolas à Alicante, avec galeries hautes et basses formant l'abside et les collatéraux. Elle possède un beau retable avec la statue de la Vierge de l'Assomption.

Dans cette église a lieu, les 14 et 15 août, l'une des plus curieuses cérémonies religieuses de l'Espagne : l'exécution d'un autodafé en langue limousine, tel qu'on l'exécutait au Moyen âge : la mise en scène, les costumes, la musique, tout est conforme à la tradition. La cérémonie est accompagnée de processions très pittoresques.

Du haut du clocher  on jouit d'un beau panorama des 3 côtés Nord, Est et Sud sur une véritable forêt de palmiers.; du côté Nord, on a le castillo de la Casa ducal Altamira (ancienne prison) et une cueva arabe au milieu d'un quartier d'allure toute mauresque.

On peut faire un tour dans les quartiers excentriques de la ville, pour juger du pittoresque de ces rues à l'antique espagnole où s'ouvrent des intérieurs pauvres et rudimentaires. Le côté Ouest de la ville est bordé par la rambla del Vinalopo, profond ravin bordé de palmiers, franchi par le pont de la Virgen qui conduit à la Torre de Siuri.

La Palmeraie d'Elche.
La forêt de palmiers, unique en Europe, est plus exactement un ensemble de plantations (palmeraies ou huertas), entourées de petits murs ou de clôtures faites de palmes; les palmiers (palmeras) y sont plantés irrégulièrement de chaque côté de canaux d'irrigation distribués en damier de carrés de 10 à 30 m de côté et dont l'intérieur est planté de grenadiers et de céréales. L'eau, saumâtre, et convenant, paraît-il, tout spécialement à la culture des dattiers, est fournie par une belle retenue, ou pantano, construite à 5 km au Nord de la ville, en travers d'une gorge qui encaisse le Vinalopo.
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Elche : la Palmeraie.
Le huerto del Cura, dans la Palmeraie d'Elche.
Photo : © Txema Aguilar Sanchez (licence Creative Commons).

Le palmier croît très lentement; un arbre de 30 ans atteint à peine 8 à 10 m. Beaucoup de ces arbres ont 20 à 30 m. Les palmiers sont cultivés pour leurs dattes. Les arbres femelles (hembras) portent presque chaque année de superbes paquets de dattes qui tombent de tous côtés à la base des palmes; les arbres mâles (machos) peuvent féconder chacun plusieurs hembras. La récolte des dattes en hiver est une opération très curieuse. On en détache aussi les palmes qui, à l'approche de la semaine sainte, sont expédiées dans toute l'Espagne. Les feuilles qui doivent servir comme palmes sont relevées et ficelées en forme de cône pour être à l'abri de l'air et de la lumière; par ce procédé elles deviennent toutes blanches.

On verra un des coins les plus typiques de la huerta en prenant, au sortir de la gare, un petit chemin à droite qui conduit en 5 minutes au Molino real sur le bord de la rambla du Vinalopo. On pourra aller sur le pont du chemin de fer, à côté, d'où l'on jouit d'un panorama très curieux sur le Vinalopo, le castillo et l'église Santa Maria. A gauche de la place de la Station, un autre chemin bordé d'un canal pénètre au milieu des huertas.

Le plus visité des jardins est la huerta del Capellan, belle plantation, au milieu de laquelle est une célébrité : la Palmera del Capellan ou del Cura, palmier à branche centrale mâle de seux siècles environ. On peut aussi voir dans la Palmeraie la Villa del Carmen, du belvédère de laquelle on jouit d'une vue splendide; la belle huerta qui l'entoure possède un spécimen assez rare de palmier à 2 branches.(GB).

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Dictionnaire Villes et monuments
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