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Clermont-Ferrand
Clermont-Ferrand (Nemossos, Augusto-Nemetum, Clarus Mons) est une commune de France, chef-lieu du département du Puy-de-Dôme, à 382 kilomètres au Sud de Paris. Sous l'Ancien régime, Clermont était la capitale du gouvernement d'Auvergne. L'intendance était à Riom. Population : 143 000 habitants. 

Cette ville s'étage sur un monticule qui domine à l'Est la Limagne et qui est lui-même dominé de tous les autres côtés, au Nord par les coteaux de Chanturgues, célèbres par leurs vins, à l'Ouest par le puy de Dôme et ses contreforts, au Sud par les collines de Beaumont et d'Aubière et le plateau de Gergovia. Les rues étroites de sa partie ancienne, ses maisons bâties avec la lave noirâtre du pays, l'absence d'un cours d'eau important, contribuent à lui donner un aspect austère, surtout dans le quartier situé autour de la cathédrale. La ville moderne se développe à la fois vers l'Ouest, où se trouve la place de Jaude, centre de l'animation, et où elle se rejoint presque avec Royat-les-Bains, et vers l'Est où l'attirent Montferrand, et la gare.
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Clermont-Ferrand.
Clermont-Ferrand.

Histoire.
Il n'est pas probable que le lieu où s'élève aujourd'hui Clermont fût habité à l'époque gauloise. Les Romains y fondèrent Nemossos ou Nemetum en opposition au vieil oppidum arverne, Gergovia, devant lequel avait failli s'arrêter leur conquête. La ville se développa rapidement. Dès l'an 20 av. J.-C. nous la voyons apparaître sous le nom d'Augusto-Nemetum (ou Augustonemetum) l'empereur Claude y établit un sénat en 48 (ap. J.-C.) et, sous Néron, le sculpteur grec Zénodore vint dresser au sommet du Puy de Dôme la statue colossale du Mercure arverne (Wasso Galeti). 

Clermont passa dans le calme les derniers siècles de l'Empire romain et saint Austremoine vint y prêcher le christianisme vers 250. Mais peu de temps après commença pour Clermont une période de ruines et de désastres. Déjà, vers le milieu du IVe siècle, un chef de bandes germaniques, que Grégoire de Tours appelle Chrocus, s'était emparé de la ville; c'est encore très probablement elle qu'il faut voir dans l'Urbs arverna prise en 412 par les lieutenants d'Honorius

Resté fidèle à l'Empire romain croulant, Clermont se défendit victorieusement contre le roi des Wisigoths, Eurik, qui vint l'assiéger en 474. L'héroïsme des habitants, admirablement dirigé par Ecdicius, fils ou beau-fils de l'empereur Avitus, et par l'évêque Sidoine Apollinaire força le roi barbare à abandonner la place. Mais cette belle résistance fut inutile car, l'année suivante, l'empereur Julius Nepos céda aux Wisigoths Clermont avec toute la Gaule à l'Ouest du Rhône
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Puy de Dôme : temple de Mercure.
Vestiges gallo-romains du temple de Mercure, au sommet du Puy de Dôme.

Passé sous la domination franque à la suite de la bataille de Vouillé, Clermont, après la mort de Clovis, échut avec le reste de l'Auvergne à son fils Thierry. Mais la trahison d'Arcadius qui livra Clermont au roi de Paris, Childebert (538), amena Thierry en Auvergne. S'il n'entra pas dans la ville, il en ravagea du moins les environs (532). Sous Clotaire, Chramne régna à Clermont au nom de son père. 

Avec les Carolingiens Clermont subit une série de désastres. Pour avoir suivi le parti de Waïfre et de Hunald, la ville fut prise par Pépin le Bref (760); les Vikings la saccagèrent en 864, puis en 910 ou 916; enfin l'incendie de 966 la ruina presque entièrement. Elle était cependant relevée de ses cendres quand le roi Robert y vint en pèlerinage à Notre-Dame-du-Port, en 1031, et quand le pape Urbain II y prêcha la première croisade en 1093. Le roi Louis le Jeune y passa ensuite en 1163 et Thomas Becket y séjourna l'année suivante (1164).

La ville de Clermont allait être troublée au siècle suivant par la double lutte de ses évêques contre les comtes et dauphins d'Auvergne d'abord, contre les bourgeois ensuite. La première de ces luttes se termina par le don, à titre de dépôt, par le comte Guy II, du comté de Clermont à son frère l'évêque Robert (1202). La seconde fut plus longue. En mai 1198, l'évêque Robert avait prêté à l'égard des anciennes franchises de Clermont « aquelas bonas costumas que mei ancessors tengront als lors ancessors-» un serment dont le texte nous a été conservé dans un vidimus de Guillaume Alamela, clerc tenant le sceau du roi en Auvergne, daté de 1284. Ce fut à propos de cet acte que s'engagea la bataille entre l'évêque et les bourgeois, le premier tendant à en restreindre la portée, les seconds à l'exagérer.

La constitution de la confrérie, de l'Hôpital-Juré (1251), l'accord de 1253, la reconnaissance de la supériorité d'Alphonse de Poitiers par les bourgeois (1255), l'émeute de 1261, enfin l'octroi d'une nouvelle charte entre 1262 et 1270, marquent les principaux épisodes d'une lutte qui se termina par la mainmise du roi sur les privilèges de Clermont (1269).

Les bourgeois tentèrent vainement de les recouvrer à plusieurs reprises, notamment en 1284. Si Charles V leur permit de s'assembler pour délibérer de leurs affaires (1379), si Louis XI leur octroya des lettres de consulat (août 1480), qui furent d'ailleurs contestées par l'évêque Charles de Bourbon (1484), mais que confirmèrent Catherine de Médicis (10 juin 1552) et plus tard Louis XIII, ce ne fut en réalité que des actes sans valeur pratique. Pendant ces luttes, la ville fut assez souvent visitée par les rois de France

Louis VIII y passa en 1226; saint Louis y vint en 1252 et y maria son fils aîné, Philippe le Hardi, avec Isabelle d'Aragon, en 1262. Philippe le Bel y séjourna du 3 au 12 mars 1304 et y fit juger les Templiers d'Auvergne en 1309. Enfin Philippe VI de Valois y passa en 1335 en allant en pèlerinage à Avignon. Il en fut de même pendant la Guerre de Cent ans durant laquelle la ville fut successivement visitée par Charles V (1370 et 1374), Du Guesclin (1380), Charles VI (1394) et enfin Charles VII, soit comme régent (1420), soit comme roi (1433 et 1437). 

Clermont joua du reste un certain rôle durant cette période. Quoique menacé à différentes reprises par les routiers (la criminalité au Moyen âge) et désolé par la peste en 1413, on y tint des Etats provinciaux qui votèrent des subsides pour la défense du centre de la France (1356, 1358, 1359, 1374, 1377, 1382, 1388) et les premiers Grands-Jours (1425). Le maréchal d'Audrehem y traita avec Seguin de Badefol en 1362 et la ville envoya des secours à Jeanne d'Arc en 1429. 

Resté fidèle au roi pendant la Praguerie, durant laquelle on y négocia avec le dauphin (1440), et visité par Louis XI en 1465, Clermont demeura calme jusqu'aux premiers mouvements de la Réforme. Il n'y a à signaler dans son histoire, à cette période, que la rédaction des coutumes d'Auvergne qui y fut faite en 1510 et le passage de François Ier en 1533. 

Les Guerres de religion allaient lui rendre une certaine importance. Dès 1535, le chanoine Coustave annonçait au chapitre qu'il avait reçu un livre protestant et en 1545 des placards réformés furent affichés devant la cathédrale. Trois ans plus tard, Thibaut Brosses, chanoine de Notre-Dame-du-Port, embrassait la Réforme et le principal Claude Mosnier était banni de la ville pour le même fait (1548). En 1554, les hosties du custode de la cathédrale étaient profanées. Les processions de 1561 et le passage de Charles IX à Clermont (1566) n'arrêtèrent pas les progrès de la Réforme. En 1566 un calviniste fut brûlé vif pour n'avoir pas tapissé au passage d'une procession. La Saint-Barthélemy fut moins terrible à Clermont qu'ailleurs, grâce à Montmorin-Saint-Herem, son gouverneur (1571). 

En partie par loyalisme, en partie par rivalité avec Riom devenu ligueur, la ville demeura fidèle au roi. Le duc d'Alençon y passa en allant au siège d'Issoire (1577). On y tint les Grands-Jours de 1562 et les Etats provinciaux de 1588 et les Clermontois contribuèrent au gain de la bataille de Cros-Rolland et à la reprise d'Issoire (1590), qui mit fin aux guerres religieuses en Auvergne.
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Clermont-Ferrand : tympan sculpté.
Tympan sculpté, rue des Grands-Jours, à Clermont-Ferrand.

Jusqu'à la Révolution on ne trouve à signaler dans l'histoire de Clermont que l'arrestation de Charles de Valois, comte d'Auvergne, sur la place de Jaude, pour avoir conspiré avec Biron (9 novembre 1604), la première annexion avec Montferrand (1630), la peste de 1631, les fameux Grands-Jours de 1665 dont Fléchier a laissé l'amusant récit, la réunion définitive avec Montferrand (1731) et la mission du père Bridaine (1740). L'assemblée provinciale de 1787 fut le prélude de la Révolution. 

La sénéchaussée de Clermont envoya aux Etats généraux le comte de Montboissier, l'évêque de Bonal, Huguet et Gaultier de Biauzat, qui devint en 1790 maire de la ville. Ce dernier ne put empêcher les émeutes et les pillages de grains chez Mlle Pasquier (1790). Cependant malgré l'emprisonnement d'un certain nombre de prêtres et de suspects (1793) et la désaffectation des églises, dont deux, Saint-Pierre et Saint-Genès, furent démolies en 1796 et 1797, la Terreur ne fut pas très redoutable à Clermont. On y organisa comme partout la garde nationale et les sociétés populaires, on y célébra les fêtes de la Fédération, de la Raison (novembre 1793) et de l'Etre suprême (8 juin 1794), mais les principales victimes furent huit à neuf républicains massacrés par la réaction à l'affaire de Bois-le-Cros (9 juillet 1797). L'érection de la fontaine de la Pyramide à la mémoire de Desaix (1801) marque la fin de la période révolutionnaire. 

Après des mouvements dans la garnison, qui refusait de recevoir le drapeau blanc en 1811 et 1815, Clermont fut occupé par une division autrichienne en 1815. En juillet 1830, la garnison fraternisa avec la population, malgré le général Sainte-Suzanne qui la commandait et qui se suicida de désespoir. Sous la monarchie de Juillet, Clermont fut à trois reprises le théâtre de troubles graves : en 1832, où on essaya d'élever des barricades dans la rue de l'Écu; en 1838, à l'occasion des funérailles de Montlosier; en 1841, où il y eut plusieurs morts et blessés. Par la suite, Clermont a reçu dans ses murs Napoléon III et l'impératrice en 1862 et a failli devenir, en 1870, le siège du gouvernement de la Défense nationale. 

Clermont-Ferrand a gagné plus tard le surnom de Cité du pneu, avec l'implantation des usines Michelin, dont l'origine remonte à 1886 (fondation par André et Edouard Michelin, eux-mêmes petits fils  d'un fabricant de machines agricoles, implanté à Clermont depuis les années 1830).

Armoiries.
Les armes de la ville sont : d'azur à la croix de gueules bordée d'or et cantonnée de quatre fleurs de lys d'or, une dans chaque canton.

Personnalités de Clermont-Ferrand.
Parmi les hommes célèbres qui ont vu le jour à Clermont ou aux environs, nous citerons : l'empereur romain Avitus; Ecdicius, le défenseur de Clermont au Ve siècle; l'historien Grégoire de Tours (544595); Peyre Rogier et Peyre d'Alverhne, troubadours du XIIe siècle; Gilles Durand, l'un des auteurs de la Ménippée; Jean Savaron (1567-1622), l'auteur des Origines de Clairmont; l'illustre famille des Pascal et des Périer; l'historien auvergnat Jacques Audigier (1619-1698); le grand jurisconsulte Domat (1625-1698); les intendants Claude de Chazerat (1729-1824) et Trudaine de Tigny (1733-1777); Thomas (1732-1785), l'auteur des Eloges; l'abbé Jacques Delille (1738-1813); le constituant Gaultier de Biauzat (1739-1815); les conventionnels Dulaure et Monestier; le comte de Montlosier (1755-1838), le fameux adversaire des jésuites; le médecin Breschet (1783-1845), qui fut à l'Institut le successeur de Dupuytren; le musicien Onslow (1784 -1852); le poète Bathol; Mège et Bardoux, anciens ministres de l'instruction publique.

Monuments.
Église Notre-Dame-du-Port.
l'église Notre-Dame-du-Port est un des plus précieux monuments du style roman d'Auvergne. Bâtie, selon Grégoire de Tours, vers l'an 580, par saint Avit, 18e évêque de Clermont, incendiée par les Vikings en 853,, elle fut réparée en 866 par l'évêque saint Sigon; et servit, à diverses reprises, d'église cathédrale. Tout l'extérieur, notamment l'abside, est décoré de mosaïques du plus beau style byzantin. La porte méridionale est surmontée de bas-reliefs très curieux, mais mutilés, et maladroitement masqués par un tambour en planches. Chapiteaux très anciens, dont quelques-uns datent peut-être de l'église bâtie par saint Avit. Le clocher, placé au-dessus de l'entrée occidentale, a été achevé en 1825. Au-dessous du choeur est une crypte importante, où l'on vénère une Vierge noire, miraculeusement trouvée, dit-on, dans un puits qui existe encore. Une particularité remarquable, et qui résulte de la configuration du sol sur lequel l'édifice a été construit, c'est que les chapelles absidales sont à double étage; elles règnent dans la crypte et au rez-de-chaussée, ce qui leur donne au dehors une forme très allongée.
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Clermont-Ferrand : Notre Dame du Port.
Notre-Dame-du-Port, à Clermont-Ferrand.

Cathédrale Notre-Dame.
Cette église, bâtie dans la partie la plus élevée de la ville, sur les plans de Jean Deschamps (Johannes a Campis), est le principal monument de l'architecture gothique en Auvergne, où ce style semble s'être difficilement naturalisé. Sur ses flancs on voit encore les restes de l'église romane qu'elle a remplacée et dans laquelle le pape Urbain Il prêcha la première croisade en 1095. Commencée en 1248, dans des proportions qui en eussent fait un édifice du premier rang, elle fut interrompue par la croisade de Saint Louis, reprise en 1253, abandonnée de nouveau en 1270, entravée encore par les calamités de la Guerre de cent ans, et resta définitivement inachevée. L'abside et le choeur appartiennent au style gothique primitif, et les cinq nefs au style gothique secondaire; les deux tours latérales, inachevées comme les portails auxquels elles sont adhérentes, ont été ajoutées pendant le XVe siècle; ces portails eux-mêmes, dont les riches sculptures font contraste avec la sévérité de la construction générale, ont été mutilés pendant la Révolution, mais celui du nord présente encore une curieuse représentation de la Fête des Fous.
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Clermont-Ferrand : la cathédrale.
La cathédrale Notre-Dame de Clermont-Ferrand.

Il n'y a pas de grand portail à l'occident; l'église est fermée de ce côté par un grand mur. Tout l'édifice a une belle toiture en plomb, placée au commencement du XVIe siècle. On a conservé un plan provenant de l'ancien chartrier du chapitre, et qui avait été proposé en 1440 pour l'achèvement de la cathédrale à l'occident; il est regrettable qu'on ne l'ait pas exécuté, bien que le gothique riche dans lequel il est conçu ne soit pas en rapport avec le gothique pur des constructions premières.

La cathédrale de Clermont a été bâtie en pierres de lave (pierre noire de Volvic), fort abondantes en Auvergne; la couleur violet foncé de ces pierres lui donne un aspect original. On doit remarquer la hardiesse des voûtes, la hauteur des 56 piliers qui les soutiennent, la régularité des arcs en tiers-point, la transparence de la galerie qui règne entre les arcades inférieures et les fenêtres, les vitraux des rosaces du transept et des fenêtres de l'abside. Ces vitraux sont du XIIIe siècle, tandis que les verrières de la nef, fort endommagées par un orage en 1835, appartiennent au XVIe. Entre la nef et le choeur il y avait un jubé, construit en 1440; on l'a détruit vers 1780. L'édifice, dans son état actuel, a 97,50 m de longueur, 40,50 m de largeur au transept, et 32,50 m de hauteur sous voûte.

Autres édifices religieux.
Saint-Genès-les-Carmes (XIVe- XVe siècles), restauré en 1854. Saint-Pierre les Minimes (XVIIe siècle); bons tableaux. Saint-Eutrope, église moderne construite de 1858 à 1862. Chapelle Saint-Laurent (XIIIe siècle). Chapelle Notre-Dame de Beaurepaire (XIIIe-XIVe siècles). L'ancienne église des Cordeliers (XIIIe siècle) a servi à contenir les archives départementales. Eglise des Carmes-Déchaux (XVIIIe siècle); sarcophage romain; chasse du XVIIe siècle; beaux tableaux dont l'un attribué à Vanloo.
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Clermont-Ferrand : bas-relief d'un sarcophage des Carmes.
Sarcophage des Carmes : l'aveugle de naissance.

On trouve encore des restes de l'abbaye de Saint-Alyre au couvent des ursulines; de celle de Saint-André à l'orphelinat des frères de la Doctrine chrétienne; du couvent des Jacobins aux visitandines, etc.

Edifices civils.
Comme édifices civils nous citerons les maisons anciennes de la rue des Chaussetiers (maison de Savaron au n°3, début du XVIe s.) et de la place Saint-Pierre (XIIIe siècle), de la place et de la rue du Terrail, de la rue du Port et de la rue des Gras (maison des Architectes, du XVe siècle, au n° 34), de l'austère rue Pascal (N°4, hôtel de Chazerat, avec une cour ovale à pilastres ioniques; n°22 façade à bossages et balcon  en fer forgé); la fontaine Jacques-d'Amboise (1515) située place de la Poterne; la préfecture (XVIIe siècle); les facultés et le jardin Lecoq, les statues de Desaix et de Pascal. Près de la place de Jaude, château des Salles ou mur des Sarrasins, ruines gallo-romaines. 

Montferrand.
Montferrand est une ancienne ville d'Auvergne réunie depuis 1731 à la ville de Clermont (Puy-de-Dôme) à laquelle son nom est resté accolé. Elle est située à 3 km au Nord-Est de Clermont. La ville se compose de deux rues qui se coupent à angle droit et de nombreuses ruelles tortueuses et étroites; une partie des remparts des XIVe et XVe siècles est encore debout. 

L'église (mon. hist.) est un vaste édifice construit au XIIIe siècle, mais très remanié aux XIVe et XVe; des deux tours qui la surmontaient une seule subsiste. D'abord simple paroisse, elle fut érigée en collégiale au XVe siècle. 
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Montferrand : Maison (Grande rue). Escalier intérieur.
Montferrand : Maison (Grande rue). Escalier intérieur.

Nombreuses maisons intéressantes du Moyen âge ou de la Renaissance, parmi lesquelles il faut citer la maison de l'Éléphant (mon. hist.), ainsi nommée de son enseigne, la maison de l'Apothicaire (XVe s.) (mon. hist.), l'hôtel du gouverneur Jean de Doyat (1480), la maison des Mallet (1510), la maison du sire de Beaujeu (XVIe s.) et la maison Desplats (1586). Restes d'une commanderie de l'hôpital. L'ancien couvent des ursulines a été converti en grand séminaire. 

Monferrand appartint successivement pendant le Moyen âge aux comtes, puis aux dauphins d'Auvergne, à la famille de Beaujeu, qui lui confirma une charte de privilèges en 1291, et la céda à Philippe le Bel en 1298. Auparavant elle avait été assiégée et prise par Louis VI en 1126, prise par Philippe-Auguste en 1196, et enfin elle fut prise par les Anglais en 1388. Donnée en supplément d'apanage au duc d'Anjou (le futur Henri III) en août 1569, elle fut plus tard comprise dans l'apanage du comte d'Artois. La prospérité de Montferrand excita au XVIIe siècle l'envie des habitants de Clermont qui réussirent dès 1630 à obtenir des lettres patentes d'annexion qui ne reçurent d'application qu'un siècle plus tard.

Curiosités naturelles.
Comme curiosités naturelles, signalons les sources minérales et thermales de Jaude, du Puits artésien, du Champ-des-Pauvres, de l'Hôpital, de Sainte-Claire, de Saint-Alyre et de Saint-Anthème; les fontaines pétrifiantes et les ponts naturels du faubourg nord  de Saint-Alyre. (L. Farges / B).

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Dictionnaire Villes et monuments
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