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Bourges

Bourges, Avaricum, puis Bituriges, est une ville de France, ancienne capitale du Berry, chef-lieu du département du Cher, à 220 kilomètres au Sud de Paris; 70200 habitants.  La ville, dont l'altitude varie de 130 à 160 m, s'étend sur les deux versants d'un coteau et sur le plateau intermédiaire; elle est arrosée par l'Yèvre (affluent de droite du Cher) et par son affluent l'Auron; d'autres ruisseaux, le Langis, le Moulon transforment souvent en marais les prairies qu'ils traversent. L'ancienne enceinte fortifiée, convertie en promenades, a un développement de 4 km. Beaucoup de maisons sont entre cour et jardin, les rues sont larges et les places spacieuses (place Séraucourt, jardin de l'évêché, marché aux fleurs de la place Saint-Pierre, pré Fichau, place Villeneuve, boulevards). 

Monuments.
Malgré deux terribles incendies (1353 et 1487), les anciens monuments sont remarquables. Saint-Etienne, la cathédrale, est un des chefs-d'oeuvre de l'art gothique (XIIIe siècle, sauf la sacristie construite dans le même style au XVe siècle, aux frais de Jacques Coeur).  Les églises de Notre-Dame et de Saint-Bonnet dataient des XIIe et XIIIe siècles; elles ont été détruites en 1487 et reconstruites au XVIe siècle; mais les vitraux de Saint-Bonnet sont de l'ancienne époque. Bourges doit à un de ses enfants les plus illustres, Jacques Coeur, un des hôtels les plus originaux du début de la Renaissance française; il date de 1443, et est remarquable par son artistique irrégularité et par cette décoration dont le motif principal consiste dans les armes parlantes de l'argentier de Charles VII (coeurs et coquilles de Saint-Jacques); au XIXe siècle, il a servi quelque temps d'hôtel de ville et de palais de Justice. L'hôtel Cujas, l'hôtel Lallemant (dit de Louis XI) appartiennent aussi au meilleur style de la Renaissance. L'archevêché (XVIIe siècle) a un jardin dessiné par Le Nôtre.

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La Grange aux Dîmes, à Bourges.
Fontaine George Sand, à Bourges.
La Grange aux Dîmes (XIIIe s.). - Ce bâtiment construit à proximité de la cathédrale servait à abriter le produit en nature
de la redevance perçue par le chapitre des chanoines  : la dîme.
La fontaine de la place George Sand. - La statue symbolise la ville de Bourges.

La cathédrale Saint-Etienne.
Ce monument, qui prend place parmi les chefs-d'oeuvre de l'architecture gothique en France, couvre une superficie de 6200 m² environ. Il se distingue par la régularité du plan, la hardiesse, l'harmonie et l'austérité de l'ensemble, et l'heureuse distribution des détails. S'il le cède à d'autres pour la richesse et la grâce de l'ornementation, il étonne par ses proportions, et produit un effet solennel et éminemment religieux. Il a été construit en grande partie dans le XIIIe et le XIVe siècle, à l'emplacement d'un édifice du XIe, dont il ne reste que les cryptes et les portiques latéraux, et fut consacré en 1324. De certaines négligences dans les parties supérieures de l'oeuvre, on conclut que la fin des travaux fut hâtée par le manque d'argent. 
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Cathédrale de Bourges.
La cathédrale de Bourges. Ci-dessous : la nef et la façade principale.
Nef de la cathédrale de Bourges.
Corbeau du palais Jacques Coeur, à Bourges.

La cathédrale de Bourges n'est pas bâtie en croix, comme la plupart des monuments de ce genre; son plan est celui de la basilique, terminée par une abside semi-circulaire; elle offre cinq nefs, sans transept. Sa longueur est de 116 m, et sa largeur de 41 m. La nef principale a 37,50 m de hauteur sous clef de voûte; la largeur, d'une colonne à l'autre, est de 12,66 m; les premiers bas côtés ne sont élevés que de 21,60 m, et les seconds, de 10 m. Chacune des 5 nefs a des combles, des voûtes et des fenêtres qui lui sont propres. Tout l'édifice repose sur 60 piliers, largement espacés, formés d'un faisceau de colonnettes, et dont la hauteur, de la base au chapiteau, est de 18 m; ils sont distribués de façon qu'il y a alternativement un pilier plus volumineux et un autre d'un diamètre moins considérable.  Ce qu'on peut reprocher à la cathédrale de Bourges, c'est que les piles de la nef principale sont démesurément longues, les fenêtres courtes, les galeries de triforium écrasées, et le premier collatéral hors de proportion avec le second. 

Les chapelles du chevet, au nombre de cinq, semblent n'être pas entrées dans le plan de l'architecte primitif : elles sont petites, assises en encorbellement sur les contre-forts qui séparent les fenêtres des cryptes, et couronnées extérieurement d'un toit octogonal et pyramidal en pierre affectant la forme d'un clocheton. Les bas-côtés ont aussi des chapelles, dont la plupart ont conservé leur décoration primitive. Les vitraux sont peut-être les plus beaux de France, pour la pureté des types, l'harmonie et l'éclat des couleurs : on ne compte pas moins de 183 verrières, presque toutes du XIIIe siècle, et où l'on ne trouve pas moins de 2451 figures. Elles ont été exécutées généralement aux frais des corporations de métiers. Le choeur est orné de stalles en bois sculpté; le maître-autel, en marbre, et le buffet d'orgues méritent d'être remarqués. La sacristie fut construite aux frais de Jacques Coeur. Les cryptes de Bourges sont très développées : c'est toute une église souterraine, pratiquée sous le sanctuaire, les bas-côtés et les chapelles du choeur, et ayant, dans sa forme irrégulièrement circulaire, 80 m de circonférence; elle est éclairée par des vitraux provenant de l'église de la Sainte-Chapelle de Bourges, qui fut détruite en 1737; on y voit des caveaux de sépulture, le tombeau de Jean Ier, duc de Berry, quelques statues provenant des tombes qui décoraient autrefois l'église, et un vaste morceau de sculpture du XIVe siècle, représentant un saint sépulcre. 
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Bourges : façade méridionale de la cathédrale Saint-Etienne.
La façade méridionale de la cathédrale de Bourges.

L'extérieur de la cathédrale de Bourges ne répond pas complètement à l'intérieur; il est d'une extrême simplicité. Les murs sont lisses et sans ornements, et les piliers butants sont surmontés d'obélisques tardivement construits. Une galerie, bordée d'une balustrade à jour, règne autour du grand comble. 

La façade principale, du côté de l'Ouest, présente de nombreux défauts d'unité : c'est une masse de 55 m de largeur, précédée d'un large perron de 12 marches, et percée de cinq portails qui correspondent aux cinq nefs. Les niches latérales de ces portails étaient décorées de statues, que les calvinistes brisèrent en 1562; les bas-reliefs des tympans représentent le Jugement dernier, l'Assomption de la Vierge, le martyre de Saint Étienne, la mission de Saint Ursin dans le Berry, et le baptême de Léocade, gouverneur romain des Gaules, par Saint Ursin. Malgré de nombreuses dévastations, on compte actuellement 1680 figures sculptées. La rosace, qui a 9 m de diamètre, est d'une délicatesse admirable. 

Cette façade est surmontée de deux tours inégales : celle de gauche, qui est la plus élevée, atteint 73 m; elle a été commencée en 1523, pour en remplacer une autre qui s'était écroulée en 1506; on la nomme la Tour neuve, ou la Tour de beurre, parce qu'elle fut bâtie en partie avec le produit des sommes payées par les fidèles pour obtenir la permission d'user de beurre et de lait en carême; une grosse horloge à timbre la surmonte. L'autre tour, dite Vieille tour ou Tour sourde, n'a que 53 m de hauteur. 

Les deux portails latéraux donnent un spécimen aussi rare que curieux de la sculpture du XIe siècle; les statues, assez bien conservées, que l'on a enchâssées dans la construction comme souvenir de l'édifice antérieur, sont toutefois d'une exécution moins remarquable que celles de la cathédrale de Chartres. Au-dessus de la porte du sud, on voit Jésus entouré des quatre animaux qui sont le symbole des Évangélistes, et, près de là, une porte du XVIe siècle, élégamment ornée, conduit dans l'une des dépendances de l'église.
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Rouen : l'église Notre-Dame.
Bourges : église Saint-Pierre le Guillard.
Bourges : église Saint-Bonnet.
Trois églises de Bourges : à gauche, l'église Notre-Dame (XIIe-XVe s.); en haut, à droite, l'église Saint-Pierre-le-Guillard (XIIIe s.); au-dessous, l'église Saint-Bonnet (XIIIe s.).

Le palais Jacques Coeur. 
Ce monument,  bâti de 1443 à 1553 pour Jacques Coeur, ce célèbre argentier de Charles VII, et que Colbert céda en 1679 au maire et aux échevins de Bourges. La façade, composée d'un pavillon et de deux ailes, présente, au 1er étage, sept grandes croisées, dont une est pratiquée dans le pavillon du centre; toutes sont carrées, avec balcons décorés de trèfles à jour, dans lesquels sont sculptés des coeurs et des coquilles, armes parlantes et monogrammes de Jacques Coeur. 

Sur la même ligne, au-dessus de la porte d'entrée, est un dais en saillie formant niche, et sous lequel il y avait originairement une statue équestre de Charles VII; la statue de Jacques Coeur, placée sous un baldaquin soutenu par des colonnes, correspondait, sur la cour intérieure, à celle du monarque. Deux fenêtres de la rue sont entrouvertes, et leurs balcons supportent un serviteur et une chambrière, regardant si le maître de la maison n'arrive pas, ce qui était une allusion à l'espoir qu'on avait de voir Jacques Coeur revenir de l'exil.
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Palais Jacques Coeur, à Bourges.
Le palais Jacques Coeur, à Bourges.
Façade du palais Jacques Coeur, à Bourges.
Portes du palais Jacques Coeur, à Bourges.

La devise : A coeur vaillant rien impossible, est découpée en caractères gothiques dans la balustrade d'un balcon qui règne au bas d'une tourelle attenant au pavillon du milieu. La porte d'entrée est de forme ogivale; la décoration primitive des vantaux a été conservée avec soin, ainsi que les ferrures. La cour intérieure est de forme oblongue : les faces du bâtiment y sont flanquées de tourelles octogonales, qui présentent une suite de personnages occupés à divers travaux. 

Au-dessus de toutes les portes, on remarque des bas-reliefs relatifs à la destination des pièces auxquelles elles donnent accès. Un grand escalier conduit à la chapelle, placée au-dessus de l'entrée principale, et dont la voûte est décorée d'anges vêtus de blanc sur un fond d'azur; partout il y a des sculptures gothiques du fini le plus précieux.

L'orsqu'on a voulu transformé cette demeure en Hôtel de Ville, on a coupé cette chapelle dans sa hauteur par un mur de refend. Dans l'un des corridors, on remarque une grande cheminée, enrichie d'ornements sculptés. Les fenêtres des greniers sont garnies de vitraux peints, en partie brisés. Les murs de l'édifice, sur le côté opposé à la façade, sont flanqués de deux grosses tours crénelées, dont l'une, plus élevée que l'autre, est percée de plusieurs fenêtres à sa partie supérieure.
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Palais Jacques Coeur.
Façade occidentale du palais Jacques Coeur.

Histoire.
Sous le nom d'Avaricum, c'était le princicipal oppidum des Bituriges; peut-être existait-il déjà au VIe siècle avant notre ère, époque où le roi des Bituriges, Bellovèse, chassé par l'invasion, se jeta sur l'Italie. L'endroit était renommé pour ses mines de fer; l'étamage  (invention gauloise) y était pratiqué; enfin, des fabriques d'armes, mentionnées par Strabon, faisaient à coup sûr d'Avaricum une véritable ville, lorsque César entreprit la conquête de la Gaule. Dans la campagne de 52, Vercingétorix avait résolu de mettre le feu, sur le passage des légions romaines, à tous les centres habités. Avaricum supplia le chef arverne de lui permettre de se défendre. Elle le fit très mal; César, voyant qu'il était perdu s'il n'avait pas un centre de ralliement et d'approvisionnement, paya d'audace, enleva la ville par surprise et par escalade et fit exterminer ses quarante mille habitants. Le nom d'Avaricum se retrouve encore dans celui de l'Yèvre (Avara) et dans celui de l'Auron. Mais dans les tabulae (cartes) et dans les itinéraires, il est remplacé dès l'époque d'Auguste par le nom de Bituriges (écrit aussi Bituricae, Biturigae, Biturix, etc.). 

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Hôtel Cujas, à Bourges.
Tourelle de l'hôtel Cujas, à Bourges.
L'Hôtel Cujas (Muséedu Berry). - "Cet hôtel a été construit au début du XVIe siècle pour Durand Salvi, marchand florentin, mais il porte le nom de Jacques Cujas, régent de l'université de droit à Bourges, qui l'a habité plus tard. Malgré l'origine italienne du premier propriétaire, cet hôtel est encore d'inspiration gothique (hormis les médaillons et les coquille Renaissance). Son originalité réside surtout dans l'appareil polychrome brique et pierre employé pour les façades de la cour. Depuis la fin du XIXe siècle, l'hôtel Cujas abrite le musée du Berry." (Infos : Ville de Bourges).
Cour de l'Hôtel Cujas, à Bourges.

Bourges devint la métropole de l'Aquitaine première. Son église fut fondée en 251 par saint Ursin. Au IXe siècle, ses évêques devaient prendre le titre de primats d'Aquitaine, mais ce n'était là qu'un souvenir romain. En 478, Bourges fut prise par les Wisigoths; en 507, la victoire de Clovis sur Alaric Il, à Vouillé, la rattacha au royaume des Francs. Puis elle suivit les destinées du royaume d'Orléans. En 763, Pepin la reprend au duc des Aquitains, Waifre; en 767, il y prépare sa dernière et victorieuse expédition d'Aquitaine. Occupée par les Vikings en 878, elle forme un comté héréditaire, devenu simple vicomté en 927. Les Capétiens y relèvent l'autorité épiscopale; Gosselin, fils de Hugues Capet, fut évêque de Bourges. La ville fut enfin réunie au domaine royal en 1101 avec tout le Berry dont elle était et dont elle resta la capitale.

Au XVe siècle, Bourges est un des centres de la défense nationale contre les Anglais et les Bourguignons. Jean sans Peur échoue devant ses murs (1412). Le dauphin Charles y établit sa cour et son parlement. Lorsque le "petit roi de Bourges", grâce à Jeanne d'Arc, fut devenu Charles VII, c'est à Bourges qu'il donna, dans une assemblée du clergé, la pragmatique sanction de 1438  (La Guerre de Cent Ans). Louis XI, son fils, y naquit et ne l'oublia point. Il fonda l'Université (1463), confirma l'ordonnance de son père qui anoblissait les magistrats municipaux a leur sortie de charge. Les faveurs royales, le séjour de Jacques Coeur avaient enrichi Bourges, lorsque le terrible incendie de 1487 lui fit perdre pour longtemps sa prospérité, au moment même où Lyon et Orléans s'accroissaient de jour en jour. 

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Hôtel des Echevins, à Bourges.
Tour de l'Hôtel des Echevins, à Bourges.
L'Hôtel des Echevins (Musée Estève). - "Après le grand incendie de 1487, le corps municipal choisit un emplacement sur la muraille gallo-romaine pour faire construire cet hôtel de ville. Suivant un thème architectural hérité de l'hôtel Jacques Coeur, la tour d'escalier est mise en valeur par le décor sculpté et les fausses fenêtres à personnages (ici des sergents). En 1624, les Échevins commandent à Jean Lejuge un nouveau corps de galerie en l'honneur du prince de Condé, gouverneur du Berry. L'architecte berruyer réalise ici une oeuvre savante inspirée des traités d'architecture de l'époque : le rythme des arcades scandées de pilastres corinthiens de la galerie du rez-de-chaussée répond à l'alternance des croisées et des niches du premier étage. L'hôtel des Échevins a été restauré en 1987 pour accueillir la collection du peintre Maurice Estève." (Infos Ville de Bourges).

Toutefois, il lui resta son Université qu'illustrèrent les maîtres du droit, Alciat, Rebufi, Cujas et un élève encore plus célèbre, Calvin. Si Calvin recruta dans le Sancerrois de solides adhérents, Bourges, où dominaient les sentiments catholiques et royalistes, repoussa la Réforme avec constance. 

Prise et saccagée par les bandes protestantes de Montgomery (1562), délivrée la même année par les troupes royales, elle ne fut que trop fidèle au mot d'ordre de la Saint-Barthélemy le 24 août 1572 et surtout le 10 septembre. La Ligue y resta toute puissante jusqu'en 1594, année où Henri IV l'acheta pour près d'un million à son gouverneur La Châtre. Elle fut encore prise par les protestants en 1615 et reprise au nom de Louis XIII, en 1616, par le maréchal de Montigny. 

En 1651, Condé voulait en faire son centre d'opérations contre Mazarin. Mais les bourgeois ne se prêtèrent pas à ses desseins. Ils applaudirent la même année à l'entrée solennelle de Louis XIV, qui, sur leur demande, fit détruire la grosse tour, appât pour la rébellion et garantie inutile de leur fidélité. La royauté connaissait bien les sentiments monarchiques de Bourges; c'est dans cette ville que Louis XVI convoqua la première assemblée provinciale (1778). Le prétendant à la couronne d'Espagne, don Carlos y séjourna de 1839 à 1845.

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Hôtel Lallemant, à Bourges.
Tourelle de l'hôtel Lallemant, à Bourges.
L'Hôtel Lallemant (XVe - XVIe siècles). - Edifice construit par les frères Lallemant vers 1500. "Le décor Renaissance de la cour haute est probablement l'oeuvre d'une équipe d'artistes italiens médaillons en terre cuite, balustres et coquilles encadrant les fenêtres de la tourelle, tour d'escalier surmontée d'un belvédère." (Infos : Ville de Bourges).

Les armes de Bourges sont : d'azur à trois moutons passants d'argent, à la bordure engrôlée de gueules; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or. 

Outre Jacques Coeur et Louis XI, Bourges a vu naître, entre autres, l'imprimeur Geoffroy Tory , les poètes Barthélemy Aneau et Emile Deschamps, le physicien Sigaud de Lafond, le géologue Albert de Lapparent, les deux Bourdaloue et les pères Joseph d'Orléans et Philippe Labbe. (B. / GE).
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Rue des Arènes, à Bourges.
Maisons ancienne de la rue des Arènes. © Photos : Serge. Jodra, 2009.
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Dictionnaire Villes et monuments
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