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Agen

Agen (Aginnum, Agennum, Gennum) est une ville de France (Lot-et-Garonne), sur la rive droite de la Garonne; 30.200 habitants. 

Histoire.
Le plateau de l'Ermitage, dont les pentes fort raides sont couronnées par une barrière de rochers, domine Agen, du coté Nord, d'une hauteur de plus de 100 mètres. On y a trouvé des haches en pierre polie et l'on peut voir, au point culminant, des restes de fortifications en terre. Cette station primitive n'était pas abandonnée au temps de la conquête romaine. Plusieurs puits funéraires ont été fouillés; l'un d'eux a fourni un casque gaulois en fer, conservé au musée d'Agen. Sur une large circonférence, autour de deux fours à poterie antiques, le sol est jonché de débris d'amphores. Dans la vallée de la Garonne, le premier point occupé fut, sans doute, le quartier dit du Château, à l'ancien confluent de la Masse, petit ruisseau, facilement endigué, mais qui formait autrefois des marais. Des levées de terre et une coupure assez sensible en amont délimitent cet ancien refuge, au Nord-Ouest de la ville actuelle. Ces premières limites fort étroites devaient être déjà franchies lorsque Agen devint la capitale des Nitiobroges.

Sous l'occupation romaine, le coteau de l'Ermitage fut peu à peu déserté au profit de la ville basse, qui acquit une grande importance. Elle s'étendit dans une vallée submersible, particulièrement vers le Sud, en longeant les rives du fleuve. Dans les quartiers du Séminaire, de la Plateforme, de Sembel, de Malconte, des substructions antiques ont été reconnues sur de vastes surfaces. Une inscription, trouvée dans le quartier du Château, atteste l'existence d'un temple de Jupiter, desservi par un collège. Divers édifices, offrant des assises sur plan circulaire d'un grand diamètre, ont passé aux yeux des archéologues pour les ruines d'un amphithéâtre. En 1882 et 1883, les fouilles exécutées pour construire un marché couvert ont fait retrouver les vestiges d'un riche édifice, des chapiteaux en marbre de style corinthien dégénéré, une mosaïque, une statue d'empereur en marbre. Des ruines si nombreuses, dont aucune ne dépasse actuellement le niveau du sol, n'en attestent pas moins l'importance d'Agen à l'époque romaine. D'après la notice de l'empire, cette ville avait le second rang dans la seconde Aquitaine

Les questions qui se rattachent à la conversion des Agenais au catholicisme ont donné lieu depuis cinq siècles à d'innombrables discussions : ainsi de l'apostolat de saint Martial, des prédications de saint Firmin et surtout de l'épiscopat de saint Caprais. Ce dernier paraît avoir été martyrisé à Agen, en même temps que sainte Foy, vers la fin du IVe siècle. Au témoignage de Grégoire de Tours, une basilique dédiée à saint Caprais existait à Agen au VIe siècle. Le culte de sainte Foy se répandit au loin et fut très populaire durant le Moyen âge

(Sur les révolutions politiques que subit la ville d'Agen, du Ve siècle au XVIe siècle Agenais).

C'est seulement à partir de la fin du XIIe siècle que les annales d'Agen peuvent être reconstituées d'une façon continue. Durant le XIIIe siècle, le quartier sud d'Agen n'avait pas encore été relevé de ses ruines depuis les invasions des Sarrasins et des Vikings (732 et 848). La cité était réduite au vieux quartier du Château et les limites de son enceinte murée ne semblent pas avoir dépassé la rue de Garonne. En dehors de ses remparts, s'élevaient, à l'Est : le château des Templiers fondé au XIIe siècle; le château de l'évêque, proche la cathédrale Saint-Étienne, sur l'emplacement du marché couvert; le château de Monrevel, sur l'emplacement de la mairie. Un faubourg s'étendait aussi à l'Est, autour de l'église de Notre-Dame du Bourg. 

Les comtes de Toulouse, les rois de France et d'Angleterre ont doté successivement la ville d'Agen, depuis l'année 1221 jusqu'à l'année 1370, de privilèges considérables; tout nouvel occupant semblait renchérir sur ses prédécesseurs pour mieux assurer la fidélité d'une ville frontière. Les coutumes d'Agen, citées et probablement libellées dès le XIIe siècle, furent régulièrement confirmées par tous les seigneurs de l'Agenais au XIIIe. Elles accordaient, entre autres franchises, aux habitants d'Agen le droit de fonder des bastides. Ainsi, tandis que les souverains s'étaient engagés à ne pas bâtir de château dans la cité d'Agen, les bourgeois pouvaient créer des places fortes dans la juridiction. Privilège fatal; car, à la faveur des guerres entre la France et l'Angleterre, les Durfort et les Dufossat se déclarèrent indépendants après avoir élevé sur le territoire d'Agen les châteaux-forts de Madaillan et de Bajamont. Une première usurpation avait eu lieu lors de la fondation de la bastide de Penchaville ou la Cene (Sambas). Ainsi, au XIVe siècle, la juridiction d'Agen fut réduite à peu près aux limites du canton actuel. Elle ne comprenait sur la rive gauche que deux paroisses, Dolmayrac et Monbuscq. Jusqu'à la fin du XVIe siècle, la ville d'Agen eut à souffrir du voisinage des seigneurs de Madaillan et de Bajamont. 

Telle qu'elle paraît constituée dès le XIIIe siècle, la commune d'Agen est indépendante de l'évêque, bien que celui-ci fût seigneur en paréage avec le roi. Ces droits, de même que son titre de comte d'Agen, tendaient à devenir purement honorifiques. Les consuls, les jurats, les prud'hommes ont plein pouvoir de faire des lois, de modifier la coutume; ils exercent en partie la justice ; ils passent des traités d'alliance offensive et défensive avec les villes voisines. 

Les poursuites et les guerres contre les Manichéens et les Albigeois désolèrent l'Agenais au commencement du XIIIe siècle, mais la ville d'Agen, qui vit passer tour à tour les armées des deux partis, parait avoir moins souffert que les villes franchement déclarées, telles que Penne, Marmande, Casseneuil, Gontaud. Arnaud de Rovinhan, évêque d'Agen, fut un des auxiliaires les plus militants de Simon de Montfort. A la suite de la guerre, l'Inquisition fut établie à Agen. Les confiscations de biens exercées sur les hérétiques amenèrent de grands bouleversements. A partir de cette époque jusqu'à la fin des guerres contre les Anglais, qui mirent la division dans tout le pays, les limites des juridictions, la situation respective des villes libres, comme Agen, et des familles féodales furent sans cesse modifiées. 

On trouvera à l'article Agenais les indications de dates des occupations successives de la ville d'Agen par les partis des comtes de Toulouse, des rois de France et des rois d'Angleterre. II suffira de citer quelques épisodes de ces luttes incessantes. Le comte de Valois s'empara d'Agen en 1324, après que la guerre eût été de nouveau déclarée entre la France et l'Angleterre, à la suite du pillage de la bastide agenaise de Saint-Sardos. En 1340, 1345 et 1346, les forces dont le parti français disposait en Guyenne furent concentrées à Agen. A cette époque se rattache le siège d'Aiguillon, au sujet duquel un livre des jurades d'Agen contient de nombreux renseignements. Ces textes prouvent que les Agenais possédaient alors une nombreuse artillerie. Cédée à l'Angleterre par le traité de Brétigny (1360), la ville d'Agen fut deux fois prise et reprise après la rupture du traité. En 1372, le duc d'Anjou y établit son quartier général. Perdue l'année suivante, elle fut reprise encore par le duc, appuyé des bandes de Du Guesclin (1374). Durant tout le cours du Moyen âge, la ville d'Agen ne paraît pas avoir opposé une vive résistance aux invasions, ni soutenu de longs sièges. Impuissants à se défendre, les Agenais l'étaient encore plus pour prendre l'offensive, et les châteaux voisins de Madaillan et de Bajamont, trois ou quatre fois assiégés durant la guerre de Cent ans, suffisaient à l'inquiéter. Le passage à Agen des routiers (La criminalité au Moyen âge), en 1437, de Rodrigue de Villandrando, en 1439, de Charles VII, en 1442, sont des épisodes à signaler. En l'année 1463, la peste fit de grands ravages à Agen.

En 1481 et 1514 eurent lieu des séditions populaires. On se plaignait de voir les artisans, les laboureurs et les petits marchands exclus des charges consulaires. Ces émeutes furent réprimées et la constitution du corps de ville resta aristocratique jusqu'aux temps modernes. On peut citer des exemples d'assemblées populaires au Moyen âge, de conseils de guerre, au XVIe siècle, d'assemblées des trois ordres, au XVIIIe, dans lesquels on délibérait sur la politique, et l'administration. C'étaient des exceptions : la ville d'Agen fut presque constamment gouvernée par des consuls annuels, qui nommaient leurs successeurs et ni étaient assistés par un corps de jurats. Le nombre des consuls a beaucoup varié, de 12 au XIVe siècle, à 8, à 4, à 6 au XVIe siècle.

La Réforme compta des partisans dans la ville d'Agen dès le temps des prédications de Roussel, de Mélanchton et de Calvin, reçus avec faveur dans la ville voisine de Nérac. Jérôme Vindocin fut brûlé comme hérétique en 1539. En 1562 et en 1569, les protestants s'emparèrent de la ville et en furent chassés à deux reprises par, Blaise de Monluc, qui , jusqu'à ses dernières années (1577), ne cessa de guerre dans la province. Occupée militairement par le roi de Navarre, qui devait être Henri IV, Agen fut rendue à Biron (1578) et, pendant les dix années qui suivirent, elle obéit à ce maréchal et à son successeur Matignon. En 1589, les Agenais se déclarèrent ouvertement pour la Ligue et reconnurent pour roi le cardinal de Bourbon. Ils eurent à luttes contre leur sénéchal Saint-Chamarand, qui tenait le parti du roi de Navarre et qui fut tué dans un assaut livré à la ville (1591). Henri IV fut reconnu en 1594; à cette occasion, la ville fut menacée une dernière fois d'être mise à feu et à sang par Villars. Sous Louis XIII, Agen resta fidèle au roi, lors de la révolte de Nérac, Tonneins, Caumont, Clairac (1621). 

La peste décima la population d'Agen de 1628 à 1631. L'établissement de la gabelles provoqua une émeute en 1635. 

Pendant les guerres de la Fronde, la ville d'Agen se déclara d'abord pour le parlement de Bordeaux contre le duc d'Epernon, gouverneur, qui avait signé l'édit d'union (1649). Elle opposa plus tard une résistance morale à Condé (1652), qui ne réussit pas à s'y établir fortement au cours de sa campagne désastreuse en Guyenne. Ce fut la dernière guerre civile dont les Agenais aient eu à souffrir. Dès lors l'histoire d'Agen devient purement administrative. La politique des intendants avait complété la déchéance des derniers privilèges de la ville. Des essais pour développer l'industrie restèrent en partie infructueux. Les tanneries, les fabriques d'étamine eurent peine à se soutenir; une manufacture de toiles à voile rendit des services à la marine. Les minoteries ont toujours été importantes. Tout préoccupés de l'embellissement de Bordeaux, les intendants ne firent rien pour la vieille cité d'Agen, qui en était réduite à disputer aux ducs d'Aiguillon la propriété des anciens fossés qui se comblaient et des remparts qui tombaient en ruines.

Les réformes de 1789 furent accueillies avec enthousiasme par les Agenais. Agen, devenu le chef-lieu du département du Lot-et-Garonne, eut peu à souffrir sous la Terreur. Il n'a pas non plus été directement atteint par les guerres modernes. 

Monuments.
Abside de l'ancienne église de Saint-Hilaire du XIe siècle. Assises de petit appareil à l'extérieur, décoration d'arcatures à l'intérieur. Ce sanctuaire, aujourd'hui abandonné, est surmonté d'une tour hexagonale en briques du XIVe siècle. 

La Cathédrale Saint Caprais, qui était collégiale avant la Révolution, a remplacé l'ancienne cathédrale, démolie pendant la Terreur. Elle fut construite sur les ruines d'une première basilique, fondée, selon la tradition, par l'évêque Dulcide au Ve siècle, et dont il ne reste que le cimetière adossé au choeur de l'église actuelle, ainsi qu'une pierre fixée dans le pilier à gauche de l'entrée de ce choeur, et sur laquelle, au milieu d'un câble en demi-relief, est sculpté le monogramme du Christ, avec l'alpha et l'oméga. 

L'édifice n'appartient pas tout entier à une même période architecturale. L'abside et ses trois chapelles, les quatre piliers qui supportent la croisée, et les deux chapelles qui s'ouvrent dans le transept, doivent être rapportées à la fin du XIe siècle et au commencement du XIIe. On pense que le choeur a été reconstruit au XIIIe. La voûte de la croisée et les croisillons du transept sont de style gothique primitif : le côté nord du transept est percé de petites fenêtres, dont la forme est encore indécise entre le plein cintre et l'ogive, tandis que la rosace du sud porte les caractères du gothique flamboyant, comme les fenêtres de la nef. Cette nef, composée de deux travées construites en 1508, appartient au style gothique tertiaire. Saint-Caprais avait un jubé, que l'on a détruit à la Révolution. Au Sud de l'église sont les restes du cloître de l'ancien chapitre. 

La Salle capitulaire de Saint-Caprais, du XIIe siècle, devenue chapelle du collège de Saint-Caprais, remarquable par l'ornementation de sa porte et de ses chapiteaux. On y conserve des débris de deux sarcophages en marbre, du IVe au VIe siècle, dont l'un représente l'histoire de Jonas.

La partie romane de cette église est richement décorée tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Clocher moderne dans l'aisselle du croisillon sud. Tout le sanctuaire a été décoré de peintures par Bézard.

Eglise des Jacobins, fondée en 1249, construite en grosses briques, à la façon toulousaine. Cet édifice, sur plan rectangulaire, est composé de deux nefs, de quatre travées chacune, séparées par des piliers circulaires et voûtées en croisées d'ogives. 

Chapelle de Notre-Dame du Bourg, du XIIIe siècle.

Eglise paroissiale de Saint -Hilaire, ancienne chapelle des cordeliers, de la fin du XIVe siècle. Une seule nef de trois travées, bordées de petites chapelles. Choeur à sept pans. Charpente remarquable. Joli clocher moderne, qui contient la cloche de l'ancien beffroi d'Agen, fondue en l'année 1497.

Eglise paroissiale de Sainte-Foy. La nef primitive, du XIIe ou XIIIe siècle, a été taillée en brèche pour l'ouverture de bas-côtés datant de la fin du Moyen âge.

Il subsiste quelques portions des courtines et de trois tours de l'enceinte du Moyen âge : tour circulaire dite Tour de la poudre, en face de la promenade du Gravier; tour ouverte à l'intérieur, dite Tour du bourreau, sur le cours Trénac. 

Maison du XIVe siècle, ornée d'arcatures, rue Puits-du-Saumont, et nombreuses maisons à pans de bois et à encorbellement des XVe et XVIe siècles. La rue des Cornières est tout entière bordée d'arcades fort massives et sans décoration, dont quelques-unes à cintre brisé remontent au Moyen âge. 

Hôtel de la préfecture, ancien évêché, bâti de 1775 à 1783 par Mgr d'Usson de Bonnac, évêque d'Agen, sur les plans de Leroy, élève de Soufflot. Après sa confiscation, on résolut d'y installer une école centrale, l'an IV. En l'an XII, il fut affecté à la quatrième cohorte de la Légion d'honneur; il fut cédé au département, pour l'établissement de la préfecture, en 1809. Les salons de la préfecture sont décorés de vingt tableaux provenant du château des ducs d'Aiguillon, parmi lesquels des portraits de grands personnages, Cinq-Mars, Olympe Mancini, Armande-Félice de Mazarin, Joseph de Saxe, Marie de Leczinska, Mme de Pompadour, Mme Dubarry, par Mignard, Nattier, Drouais, etc.; deux gouaches de Van Blarenbergue représentant le château de Véretz (Indre-et-Loire); deux natures mortes d'Oudry, pastel de Votaire, etc. 

Pont canal sur la Garonne, construit en 1839. Il ne reste rien des deux ponts bâtis successivement au Moyen âge, depuis la fin du XIIe siècle, et dont le dernier, malgré de grands travaux exécutés au commencement du XVIe siècle, ne paraît pas avoir été complètement achevé en pierre.

Marché couvert, vaste construction en fer, achevée en 1884, élevée sur l'emplacement de l'ancienne cathédrale Saint-Etienne.

Musée d'Agen, fondé par une Société spéciale et par la ville en 1877. Le local comprend une partie de l'ancien hôtel du maréchal d'Estrades, bâti en assises de pierre alternées de briques, et l'hôtel de Vaurs qui date de la Renaissance et renferme un curieux escalier à vis courbe et de beaux restes d'une porte et de deux fenêtres à meneaux. Riche collection d'objets de l'époque préhistorique, trois statues de marbre et une statuette d'albâtre, de l'époque romaine, parmi lesquelles un chef d'oeuvre, une Hébe, découverte au Mas-d'Agenais, en 1877. Inscriptions, entre autres trois diplômes d'honneur sur plaques de bronze, décernés à Cl. Lupicinus (IVe siècle), trois sarcophages en marbre, du IVe au VIe siècle. Cheminée romane semi-circulaire, du XIIe siècle. Nombreux fragments de sculptures, provenant d'édifices du Moyen âge et de la Renaissance; deux crosses émaillées du XIIIe siècle; deux plats de Bernard Palissy. Galerie de cent dix tableaux, parmi lesquels on remarque une belle copie ancienne du Saint Jean-Batiste au de sert de Raphaël, provenant du château d'Aiguillon, un Subleyras, deux Largilière, un Tiepolo, des portraits historiques, etc. Bustes, parmi lesquels celui de Lacépède par David d'Angers. Collections : géologique de L. Combes; de conchyhologie, de Brondeau de Senelles; de faïences, porcelaines et cristaux, par Honoré Boudon de Saint-Amans; d'objets chinois, léguée par le docteur Larivière; d'ethnographie, de Barsalou; minéralogie; oiseaux. 

Bibliothèque d'Agen. Plusiuers dizaines de miliers de volumes, plusieurs dizaines de manuscrits. Le premier fonds a été formé des livres confisqués en 1793 aux couvents et aux émigrés. 

Archives de la ville très riches. Série de chartes du Moyen âge depuis Richard Coeur de Lion. 25,000 pages de registres de jurades depuis Louis XII jusqu'à la Fronde. 

Agen est le lieu de naissance de plusieurs personnages illustres : l'historien Sulpice Sévère; J. Scaliger, un des grands érudits de la Renaissance; le naturaliste Lacépède, etc. (G. Tholin).

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Dictionnaire Villes et monuments
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