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En
vitrine
Collectif;
L'Homme est-il un animal sympathique?, Le contr'Hobbes, (revue
Mauss
n°31) La découverte 2008.
9782707154910
Le
spectacle des petits et grands conflits, le déchaînement des
ambitions et la mise en concurrence généralisée de
tous et de chacun dans la course effrénée au bien-être
semblent aujourd'hui donner raison à Hobbes.
Le pouvoir et l'intérêt ne sont-ils pas les seules choses
qui font courir les hommes? Comment n'être pas persuadé que
l'homme est un loup pour l'homme et rien d'autre? N'est-il pas naïf
de prétendre que la vie sociale pourrait se dérouler autrement
que sur fond d'une guerre, ouverte ou larvée, de tous contre tous,
ou, au mieux, dans l'indifférence mutuelle et le chacun pour soi?
Mais la naïveté n'est peut-être pas toujours où
l'on croit la trouver. Prisonniers de toute une tradition théorique
érigeant l'intérêt et le pouvoir en mobiles exclusifs
de l'action humaine, nous avons oublié toute la force d'un autre
pan totalement négligé dans l'histoire de la pensée
occidentale, celui que l'on pourrait placer sous l'étiquette du
"Contre-Hobbes". Son concept le plus central et le plus fécond est
celui de sympathie, qui a structuré les Lumières
écossaises, de Shaftesbury à Hume
et à Smith. La sympathie, cette capacité
de l'homme à se réjouir ou à souffrir comme ses semblables
de leurs joies ou de leurs peines. Dans le prolongement de cette découverte
philosophique essentielle du XVIIe siècle, la sociologie,
la
psychologie, mais aussi l'économie,
la biologie et l'éthologie
n'ont cessé d'approfondir cette question fondamentale. Un des objectifs
de ce numéro est de donner à voir à la fois l'ancienneté
et toute l'actualité, dans ces diverses disciplines, de cette tradition
"sympathique" du Contre-Hobbes. Mais aussi ses ambivalences, voire son
étrangeté. Ainsi s'éclaire le titre de ce numéro
: "L'homme est-il un animal sympathique?" Autrement dit, en un premier
sens, est-il digne d'être aimé, aimable? La réponse
vient d'elle-même : il n'est susceptible d'être aimé
que pour autant qu'il est lui-même susceptible d'aimer ses semblables,
qu'il n'en est pas par nature irréductiblement séparé,
indifférent ou hostile mais aussi capable de sympathiser avec eux.
Pour autant, la sympathie a aussi ses faces
d'ombre. Et si l'homme est un animal sympathique, c'est pour le meilleur...
et pour le pire. . (couv.).
Hamit
Bozarslan, Une
histoire de la violence au Proche-Orient, La Découverte,
2008.
9782707149589
Dans
les médias occidentaux, les images du Moyen-Orient se limitent souvent
à celles des violences et des guerres qui déchirent cette
région depuis de longues années, en particulier depuis le
11 septembre. Au-delà de ces représentations et des clichés,
c'est une précieuse mise en perspective historique de ce phénomène
que propose Hamit Bozarslan dans ce livre. Il montre le rôle des
enjeux économiques et sociaux à l'origine de la violence
insurrectionnelle ou auto-sacrificielle et qui projettent des générations
successives tantôt dans l'utopie d'un avenir
positif à construire par la lutte armée, tantôt dans
l'échappatoire eschatologique de suppression du présent et
partant, du passé et du futur. Sans négliger les dynamiques
conflictuelles inscrites dans la longue durée, comme les questions
minoritaires ou les autoritarismes, il répertorie les lieux et les
moments où apparaissent de nouveaux discours qui légitiment
le recours aux armes : le nationalisme arabe durant les années 1920-1940,
le "marxisme-léninisme" des
décennies 1950-1970 ou encore l'islamisme d'un passé récent.
L'auteur accorde une attention particulière à la dissolution
de l'Empire ottoman, aux "grandes révoltes"
irakienne, syrienne, palestinienne et égyptienne, aux régimes
révolutionnaires arabes des années 1950-1970. La rupture
de 1979 (Accords de Camp David, insurrection islamiste à la
Mecque, occupation de l'Afghanistan
et Révolution iranienne), qui apporte
à l'islamisme ses titre de noblesse révolutionnaire, apparaît
comme un moment-clé dans l'émergence de nouvelles subjectivités
moyen-orientales. Après avoir analysé la radicalisation des
contestations islamistes algérienne
et égyptienne des années 1990,
en rapport avec des pratiques coercitives des États,
l'auteur propose une nouvelle lecture d'Al-Qaida comme émanation
des marges des sociétés musulmanes et montre les limites
des approches sécuritaires de la violence dans le contexte des années
2000. (couv.).
Marie-Cécile
Miessner et al., Avigdor
Arikha, gravure sur le vif, BNF, 2008.
9782717724165
Peintre,
graveur et historien d'art franco-israélien, Avigdor Arikha est
plus connu du public anglo-saxon que du public français. Né
en 1929 de parents germanophones résidant dans la région
de Czernowitz (actuelle Roumanie), il
connut très jeune les affres de la déportation. Établi
en Israël peu après la seconde guerre mondiale, il s'installa
à Paris de manière définitive
en 1954. C'est dans la capitale française qu'il se lia d'amitié
avec Samuel Beckett, amitié qui devait durer jusqu'à la mort
de l'écrivain dont il illustra plusieurs textes. Après s'être
fait connaître comme peintre abstrait, Arikha se tourna vers la figuration.
Entre 1965 et 1973, il se consacra au dessin
et à la gravure sur le vif, en noir et blanc. Travaillant d'après
modèle, il grave directement sur le cuivre, sans dessin préparatoire.
Cherchant à obtenir dans la gravure la même spontanéité
que dans le dessin, il met au point en 1971 un nouveau procédé
d'aquatinte, l'aquatinte au sucre. L'exposition que lui consacre la BNF,
sur son site Richelieu, constitue la première rétrospective
d'importance de son oeuvre gravé. Le catalogue comprendra trois
courts textes de Samuel Beckett, un entretien entre l'artiste et la commissaire
de l'exposition, Marie-Cécile Miessner, ainsi qu'une biographie,
une bibliographie et un inventaire sommaire des cent trente-cinq estampes
d'Arikha détenues par la Bibliothèque nationale de France.
(Exposition du 24 juin au 24 août 2008 à la Bibliothèque
nationale de France, site Richelieu.).
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Michèle
Riot-Sarcey, Histoire
de féminisme, La Découverte, 3008
9782707154729
Contrairement
aux idées reçues, l'histoire du féminisme en France
ne diffère guère de celle des autres pays occidentaux : fragmentée
et en décalage avec l'histoire politique. Depuis la Révolution
française, les femmes, mises à l'écart de la citoyenneté,
ont cherché à sortir de la sphère du privé
qui leur était destinée, "par nature". Lentement, ponctuellement,
avec difficulté, elles ont surmonté les obstacles et conquis
peu à peu des fonctions longtemps réservées aux hommes.
Mais la barrière la plus insurmontable fut sans doute celle du politique.
Les droits civiques "accordés" très tardivement (octobre
1944) au "deuxième sexe" ne mirent pas un terme aux interdits, particulièrement
celui de l'exercice du pouvoir qui est resté un privilège
de la masculinité. L'ouvrage retrace les itinéraires conflictuels
et les multiples aspects des luttes en faveur de l'égalité,
jusqu'à l'actualité de la "parité" dont le succès
peut masquer le maintien des inégalités. Nous devrions présenter
cette nouvelle édition comme une "histoire du féminisme et
du genre", car l'auteure, depuis les années 1980, est parmi les
premières à user de la méthode introduite par le concept,
en interrogeant le politique à travers les rapports de domination
qui structurent les sociétés modernes.
En ce sens, le féminisme exprime la réaction critique à
l'encontre d'une identité sociale " genrée ". (couv.).
R.
de La Sizeranne, Le
Préraphaélisme, Parkstone International, 2008.
9781844844739
Dans
une Angleterre victorienne emportée
par les rapides évolutions de la Révolution industrielle,
la Confrérie préraphaélite, proche des Arts &
Crafts de William Morris, prôna le retour aux valeurs d'antan. Souhaitant
le renouveau des formes épurées et nobles de la Renaissance
italienne, ses peintres majeurs tels John Everett Millais, Dante Gabriel
Rossetti ou Edward Burne-Jones, en opposition à l'académisme
d'alors, privilégièrent le réalisme
et les thèmes bibliques aux canons affectés du XIXe siècle.
Cet ouvrage, par son texte saisissant et ses riches illustrations témoigne
avec ferveur de ce mouvement singulier qui sut notamment inspirer les partisans
de l'Art nouveau ou encore ceux du symbolisme. (couv.).
Roger Darrobers, Pékin,
capitale impériale, méhgalopole de demain, Gallimard,
2008.
9782070356331
Pékin,
c'est bien sûr la Cité interdite avec ses 72 ha, ses remparts,
ses douves, ses 800 palais aux toitures jaunes. Mais c'est aussi la place
Tiananmen, le pont Marco Polo, le palais d'Été, le temple
du Ciel, le Dagoba blanc, le mausolée de Mao, la maison de Luxun,
le quartier des Légations, l'Université normale de Pékin,
les ruelles de Lao She, les fêtes du Nouvel An, le canard laqué,
les raviolis grillés... Et c'est aussi, depuis peu, le Grand Théâtre
national de l'architecte français Paul Andreu, le Stade olympique
(où se dérouleront, du 8 au 24 août, les Jeux olympiques),
la tour de la télévision chinoise. Fort d'une population
de près de quinze millions d'habitants, le grand Pékin est
en passe de se muer en une nouvelle mégalopole asiatique. (couv.).
Jean-Paul
Demoule, Bernard Stiegler et al. L'avenir
du passé, modernité de l'archéologie,
La Découverte, 2008.
9782707154958
Quels
sont les apports de l'archéologie
aux interrogations les plus récentes sur la trajectoire de l'humanité,
son évolution biologique et cognitive, ses relations à l'environnement,
l'histoire de ses techniques de production comme de destruction? L'archéologie
offre-t-elle des outils pour renouveler l'approche des notions de communauté
et de territoire? Peut-elle éclairer la réflexion sur les
catégories de peuple et de nation? Permet-elle de mieux appréhender
les passions nationalistes et les intégrismes? Quelle peut être
la contribution de la connaissance des sociétés anciennes
à la vie dans la Cité? Comment se nouent les liens entre
l'archéologie et les autres disciplines? Cet ouvrage réunit
des contributions de philosophes, historiens, sociologues, psychanalystes,
anthropologues et archéologues, de plusieurs pays, qui examinent
les différents aspects de cette relation de l'homme à son
passé et soulignent les enjeux contemporains de l'archéologie.
(couv.).
Laurent
Fedi, Piaget
et la conscience morale, PUF, 2008.
9782130567257
Une
lecture inédite de Jean Piaget, qui le rétablit pour ce qu'il
est notamment, c'est-à-dire un précurseur en philosophie
morale, puisqu'il fut l'un des premiers à circonscrire les modes
de construction psycho-sociaux des normes morales. Précurseur de
la psychologie du développement moral, Piaget nous a appris, d'une
part, que les normes morales sont construites, d'autre part, que cette
construction obéit à des mécanismes psycho-sociaux
et non pas à des lois ou à un déterminisme sociologique.
Cette importante contribution à la philosophie morale fut un peu
oubliée par la suite. Cet ouvrage entend explorer cet aspect moins
connu de l'oeuvre de Jean Piaget. "Ce manque de visibilité a contribué
à occulter la portée éthique d'une théorie
dont l'éthique de la discussion de Habermas devait révéler
aux philosophes, avec retard, l'importance majeure." . (couv.).
Vali
Nasr, Le
renouveau chiite, Demopolis, 2008
9782354570248
Le
Hezbollah libanais est le symbole de la lutte des chiites pour le pouvoir.
La place grandissante de l'islam chiite dans
les conflits du Moyen-Orient impose de comprendre l'histoire religieuse,
le passé colonial et l'action politique de cette communauté.
Issus d'un schisme dès l'origine de l'islam,
les chiites ont forgé une riche tradition de lutte contre la domination
sunnite,
la branche majoritaire de l'islam. Longtemps considérés comme
une secte ésotérique et méprisable,
ils représentent aujourd'hui une communauté forte de 150
millions de fidèles, présents en Iran,
en Irak, au Liban, en Afghanistan,
en Inde et au Pakistan. Le conflit opposant
les chiites et les sunnites dans la lutte pour le pouvoir politique est
une question cruciale pour l'avenir et la paix dans le monde musulman.
(couv.).
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Moses
I. Finley, Mille
ans de Jeux Olympiques (776 av. J.-C - 261 ap. J.-C); Perrin,
2008
9782262028671
Les
premiers Jeux Olympiques : 1000 ans d'Histoire.
Les jeux Olympiques constituent la manifestation la plus médiatisée
du monde; pendant quinze jours des centaines de millions d'individus ont
les yeux rivés sur les compétitions. D'où vient cette
fascination? Qu'avons-nous retenu de l'histoire et de l'expérience
millénaire des grecs? Et d'abord,
comment se déroulaient les jeux voilà vingt à vingt-cinq
siècles? Moses Finley met sa culture encyclopédique et un
talent de conteur pédagogue, qui ont établi sa réputation
mondiale, au service du sujet. Il détaille les lieux, les rituels
religieux et politiques qui entourent les jeux. Il nous montre que les
débats agitant aujourd'hui le monde olympique sont tous connus des
Grecs : le professionnalisme des athlètes, le dopage, l'influence
des politiques et de l'argent, la fortune et l'utilisation des vainqueurs,
le chauvinisme et la récupération nationaliste. (couv.).
Olivier
Holblan, L'invention
de l'alpinisme, Belin, 2008
9782701147727
L'ascension
du Mont Blanc, à la fin du XVIIIème siècle, est généralement
considérée, au moins symboliquement, comme l'acte de naissance
de l'alpinisme. Cet exploit s'inscrit dans le vaste mouvement d'inventaire
du monde et d'affirmation de l'individu, initié par "les lumières".
Une ère nouvelle s'ouvre, celle de l'exploration des terres inconnues,
des "voyages de découverte", des expéditions scientifiques,...
La curiosité suscitée par les cimes enneigées des
Alpes et des Pyrénées tient également aux effets du
romantisme. La contemplation "des glacières de Suisse et de Chamonix",
les excursions au pied des crêtes immaculées, la sensibilité
aux formes grandioses de la nature constituent les prémices du tourisme
cultivé. Dès lors, toutes les conditions semblent réunies
pour que commence la conquête des sommets encore vierges. Les fractions
cultivées de la bourgeoisie vont se saisir de ce projet pour afficher
leur foi dans le progrès, le travail et
l'utilitarisme, se démarquant ainsi
du style de vie aristocratique, caractérisé par le gaspillage
ostentatoire du temps libre et la célébration de l'oisiveté.
Dans tous les pays de l'Europe occidentale,
leurs représentants vont fonder les premiers clubs alpins. Un des
apports originaux de l'ouvrage est de montrer cette influence des milieux
cultivés dans le processus d'institutionnalisation de l'alpinisme
et sur les orientations adoptées par les différents clubs
européens. Les Anglais jouent
un rôle précurseur en créant dès 1857, l'alpine
club. Leur exemple inspire des initiatives identiques en Suisse,
en Italie, en Autriche,
en Allemagne en Pologne
et en France dans les années suivantes.
Au-delà des dimensions communes, les contributions de chacun des
auteurs soulignent les points de divergence entre les différents
clubs. Certaines de leurs finalités ont eu en effet un développement
variable en fonction des configurations culturelles et des traditions propres
à chaque nation. Les débats autour de la définition
légitime de l'alpinisme au moment où émerge "l'alpinisme
acrobatique" au sein des sections académiques et la diversité
du niveau d'engagement des clubs dans la conquête des massifs extra-européens,
frilosité des uns, initiatives pionnières des autres, en
fournissent d'excellentes illustrations. La prise en compte parmi les facteurs
explicatifs des divergences, de la perception singulière du rapport
au corps et aux exercices physiques qui prévaut dans certains de
ces pays, constitue un autre des apports inédits de cet ouvrage.
(couv.).
J.-M.
Pelt, Nouveau
tour du monde d'un écologiste, Le Livre de Poche, 2008.
9782253118152
Gérard
Chouquer, Archéogéographie,
Errance, 2008.
9782877723749
Julie
Otsuka, Quand
l'empereur était un dieu, 10/18, coll. Roman contemporain;
2008.
9782264046673
À
travers le destin saisissant d'une famille, Julie Otsuka aborde une page
sombre de l'histoire américaine : la déportation et la détention
des citoyens d'origine japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale. Au
lendemain de l'attaque de Pearl Harbour et jusqu'en 1945, le FBI a déporté
des centaines de milliers de citoyens américains d'origine japonaise
soupçonnés de trahison. En puisant dans l'histoire de ses
grands parents, Julie Otsuka raconte la souffrance d'une famille arrachée
à sa demeure de Bekerley pour être parquée dans un
camp de l'Utah à la frontière du désert. Suivront
trois ans d'emprisonnement, de peine et d'humiliations auxquels il leur
faudra survivre pour tenter, une fois libérés, de se reconstruire
dans les ruines d'une maison pillée. (couv.).
Jean-Jacques
Breton, Les
arts premiers, PUG (QSJ), 2008.
9782130566090
Des
statues lega aux dessins sur sable de tortues de mer au Vanuatu,
cet ouvrage nous invite à découvrir et à comprendre
ces arts dits "premiers" qui lient le visible et l'invisible, l'utile et
le beau. On les a dits "primitifs", "nègre", "populaires", "traditionnels",
"tribaux", etc. : les arts aujourd'hui usuellement nommés "premiers"
peinent à être désignés de manière satisfaisante.
Il faut souligner que ce champ des arts premiers est le résultat
d'un regard occidental porté sur les arts de peuples non européens,
la plupart du temps sans écriture,
généralement animistes, souvent organisés de manière
tribale. Définition large tant d'un point de vue géographique
(Afrique, Grand Nord, Amériques, Océanie, Asie sont concernés)
qu'au regard des types d'oeuvres classées sous cette appellation
(de la sculpture au tatouage en passant par
la peinture, ou encore l'architecture).
Par zone géographique (et en s'arrêtant plus particulièrement
sur certains motifs emblématiques comme le masque en Afrique ou
chez les Inuits), cet ouvrage nous invite à découvrir des
arts nés bien avant que le mot "art" lui-même n'apparaisse,
des oeuvres qui mêlent indissociablement le beau, l'utile, la pensée
magique. (couv.).
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Joël
Schmidt, Le
royaume wisigoth d'Occitanie, Perrin, 2008.
9782262027650
Venus
d'Orient, les Wisigoths vont introduire dans le sud-ouest de la France,
qu'ils occupent, une civilisation originale et relativement tolérante
autour de la capitale, Toulouse. Cette civilisation
très riche persiste encore à travers les monuments et la
toponymie. Joël Schmidt est parvenu à raconter avec vie et
clarté des temps apparemment obscurs. Pendant près d'un siècle,
de 418 à 507 de notre ère, les Wisigoths, qui ont participé
en 410 au sac de Rome dirigé par leur
roi Alaric, occupent le sud-ouest de l'actuelle
France, avec l'accord explicite des empereurs romains, incapables de défendre
ce vaste territoire, qui s'étend de Poitiers
à Narbonne et de Bordeaux
à Clermont-Ferrand, puis atteindra
la Provence et l'Espagne,
contre d'autres envahisseurs, Huns, Vandales,
Burgondes et Francs. Venus d'Orient, les Wisigoths, guidés par de
remarquables rois (Théodoric Ier, Théodoric
II, Euric), tout en imitant les institutions
romaines ou en les conservant, vont introduire dans cette France méridionale
une civilisation originale et relativement tolérante dont la capitale
sera Toulouse. Pratiquant avec Rome une diplomatie
guerrière tantôt prudente, tantôt téméraire,
les souverains wisigoths en seront soit les alliés, soit les adversaires,
selon leurs intérêts stratégiques et commerciaux. Ralliés
à l'hérésie de l'arianisme,
ils se heurteront aux évêques catholiques,
tout-puissants dans les villes, cinquième colonne remarquablement
organisée que Clovis utilisera avec génie
lorsqu'il fera la conquête définitive du royaume wisigoth,
en 507. Si nous avons choisi pour titre à cet ouvrage Le Royaume
wisigoth d'Occitanie, c'est dans une intention pédagogique évidente
: en effet, le royaume wisigoth de Toulouse, ainsi est il nommé
traditionnellement, eut pour frontières, à quelques exceptions
mineures, celles de la future Occitanie médiévale ; comme
si ce royaume, prétendument barbare, annonçait par ses particularismes
sociaux, par ses singularités politiques et religieuses, par l'importance
de certaines de ses villes, la civilisation occitane. (couv.).
Jean
Clottes, L'art
des cavernes, Phaidon, 2008.
9780714899671
Parmi
les premières occurrences de l'expression artistique de l'homme
sur Terre, l'art des grottes ornées suscite encore fascination et
interrogations de la part du grand public comme des spécialistes.
La découverte, il y a plus d'un siècle, des grottes préhistoriques
a profondément bouleversé notre compréhension de l'art.
Les mammouths, les bisons et les chevaux peints ou gravés sur les
parois des grottes ainsi que les minuscules statuettes animales ou humaines
témoignent d'une recherche artistique et d'une création qui
ne cessent de provoquer émerveillement et questionnement : l'art
des cavernes fascine l'imaginaire collectif. L'Art des cavernes
préhistoriques plonge le lecteur dans les origines de l'art. Jean
Clottes, spécialiste international de l'art préhistorique,
offre une visite guidée de quelque 85 grottes, révélant
l'extraordinaire richesse de cet art. Il donne à voir, dans l'ordre
chronologique et géographique, plus de 300 oeuvres d'art datant
de la période paléolithique, de 35000 à 10000 ans
avant notre ère. Le dernier chapitre ouvre une fenêtre sur
le monde en présentant des exemples d'art sur roche après
la glaciation, souvent méconnus. Jean Clottes analyse de façon
claire les différents thèmes représentés et,
sur le plan technique, explique tous les genres (peinture,
gravure,
sculpture) mais aussi au sein même
de ces genres, la typologie des procédés utilisés
pour obtenir différentes nuances (peintures rouges ou noires, au
pinceau, au doigt ou au soufflet, gravures fines ou profondes, sculptures
ou modelages). Chaque oeuvre est illustrée par une photographie
en couleurs et accompagnée d'un texte explicatif. L'ouvrage présente
des oeuvres spectaculaires, comme les célèbres chevaux chinois
de Lascaux, les bisons d'Altamira ou la Dame à la capuche de Brassempouy,
ainsi que des oeuvres provenant de sites moins connus. L'iconographie,
d'une richesse exceptionnelle, permet de découvrir des images de
grottes qui ne sont pas accessibles au public. L'ouvrage constitue ainsi
l'unique manière de voir, dans le temps et dans l'espace, cet art
pluriel. Le texte clair, vivant et à valeur scientifique, est accessible
à tous. Jean Clottes y développe notamment la théorie
du chamanisme pour interpréter le
sens de cet art. Un ensemble d'annexes - une chronologie, des cartes, un
glossaire et la liste des sites ouverts au public - complète cette
remarquable visite guidée dans un musée imaginaire consacré
aux premières manifestations artistiques de l'homme. Chercheur et
universitaire, Jean Clottes a enseigné dans de nombreuses universités
à travers le monde, notamment à Toulouse, Berkeley, Gérone
et Neuchâtel. Expert international auprès du Conseil international
des monuments et des sites (ICOMOS) et de l'Unesco, Jean Clottes a été
membre de la Commission supérieure des monuments historiques et
préside l'International Federation of Rock Art Organizations (IFRAO).
Il est l'auteur et le coauteur de nombreux ouvrages de référence
consacrés à l'art paléolithique, notamment Les
Chamanes de la préhistoire (2007), Cosquer redécouvert
(2005), La Grotte Chauvet, l'art des origines (2001), Le Musée
des roches (2000) et Les Cavernes de Niaux (1997). (couv.).
Jean
Guilaine, Les
racines de la Méditerranée et de l'Europe, Fayard,
2008.
9782213636641
Sophie
Bogrow, Reconnaître
les arbres, EPA, 2008
9782851206893
Chêne,
bouleau, aulne, buis... Plus de 40 espèces sont présentées
ici par ordre alphabétique à travers des dessins détaillés,
de nombreuses photos, des fiches d'identité pour chacune d'entre
elles. Véritable guide pour les amoureux de la nature, cet ouvrage
vous apprendra à différencier les différents arbres
et arbustes. Il s'inscrit dans une nouvelle collection sur la nature Reconnaître,
Reconnaître les oiseaux, Reconnaître les arbres et les arbustes,
Reconnaître les plantes et baies sauvages, Reconnaître les
milieux naturels, qui vous invite à une balade au coeur de la nature
et de ses richesses.(couv.).
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