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Vijay Prashad (trad. Marianne Champagne), Les nations obscures - Une histoire populaire du tiers-monde, Les Editions Ecosociété, 2010.
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Enfin traduite en français, Les nations obscures est une oeuvre majeure du jeune auteur Vijay Prashad, relatant l’histoire fascinante et peu connue du tiers-monde. Rédigé par un historien mondialement reconnu, cet éminent essai frappe autant par la somme impressionnante des informations rassemblées que par la richesse de ses analyses. Cette histoire populaire du tiers-monde n’a pas d’équivalent. C’est la première fois qu’un historien s’attarde à étudier ces nations obscures et à montrer leur évolution avec une influence tiers-mondiste et post-coloniale. Un incontournable : Un livre que toute personne qui s’intéresse à l’actualité internationale devrait avoir dans sa bibliothèque, tant il offre un regard novateur et une somme impressionnante d’informations sur l’histoire méconnue de nombreux pays du Sud. Un livre que tous les étudiants en science politique et en relations internationales devraient lire. Qui sont ces nations obscures qui, au lendemain de la seconde guerre mondiale, tentent de parler d’une seule voix pour se dissocier des sphères d’influence américaine et soviétique ? Lorsque les anciens États colonisés se réunissent à la conférence de Bandung en 1955, ils portent un projet dont le ciment devait être la liberté, l’égalité, la non-violence et l’anti-impérialisme. Les Nehru, Sukarno, U Nu et Nasser réclamaient une place pour le tiers-monde en créant le mouvement des non-alignés. Vijay Prashad retrace et analyse le projet politique du tiers-monde depuis les années 1920, une histoire méconnue qu’il explore avec rigueur, précision, mais surtout avec un regard novateur. Il dresse un portrait complet de l’élan extraordinaire des idées du tiers-monde, des écueils de ce projet et enfin de sa mise à mort. De La Paz au Caire en passant par Abuja et Bali, Prashad livre des pages passionnantes d’histoires oubliées des nations obscures d’Afrique, d’Amérique du Sud ou d’Asie, et de leurs figures politiques et intellectuelles. À sa création, le mouvement des non-alignés lutte contre le colonialisme et promeut la liberté, le changement social et la coopération économique. Le projet tiers-mondiste foisonne d’idées et d’élans libérateurs mais la construction des nations obscures se fait souvent sans réelle démocratie populaire. L’État s’embourbe dans un bureaucratisme et dans le parti unique, décourageant et opprimant une population qui s’était mobilisée pour arracher son indépendance. Inspirées par les idéologies communistes, les nations obscures mettent souvent en place un socialisme précipité qui devient rapidement non-démocratique et autoritaire. Ou encore, elles subissent les affres de coups d’État soutenus pour la plupart par les États-Unis. Pour Prashad, le projet tiers-mondiste a littéralement été assassiné à partir du moment où les nations obscures ont plié devant les préceptes de la globalisation. La crise de la dette gangrène les nations obscures qui ont abandonné leur souveraineté économique au profit des transnationales. Les nations obscures se lit avidement, tant ses pages regorgent d’histoires et d’analyses éclairantes et passionnantes, nous livrant une histoire des relations internationales sous un angle rarement étudié. Cet essai est sans conteste appelé à devenir une référence, un incontournable pour qui veut comprendre les grands enjeux internationaux. Vijay Prashad est un auteur américain d’origine indienne. Directeur des études internationales au Trinity College (Connecticut), il a également publié Karma of Brown Folk (2000) et Everybody Was Kung Fu Fighting (2001). Le titre original, The Darker Nations : A People’s History of the Third World a été publié chez The New Press dans la collection People’s history, sous la direction d’Howard Zinn. (couv.).



Peter Godman (trad. Cécile Deniard), Hitler et le Vatican, Librairie Académique Perrin, 2010.
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On a longtemps reproché à l'Eglise catholique son attitude face au nazisme. Pie XII, surnommé par ses adversaires le "pape de Hitler", n'aurait pas encouragé les catholiques à se rebeller, tout comme une partie des prélats, obsédés par leur haine du communisme. Jusqu'à présent, ces accusations ne se basaient sur aucune preuve concrète. Or, en février 2003, le Vatican a enfin ouvert ses archives sur la période nazie. Peter Godman a été l'un des premiers historiens à explorer ce nouveau fonds et ses révélations sont troublantes, parfois surprenantes. A la suite du rapprochement entre Mussolini et Hitler, Pie XII a choisi de reléguer la morale derrière la diplomatie. Alors que l'écho des horribles persécutions pratiquées par les nazis commence à retentir au Vatican, la voix du Saint-Siège reste faible. Après la guerre, alors qu'il n'est plus possible de nier l'évidence des crimes nazis, Pie XII n'aura qu'une seule explication à offrir : "Dieu tout-puissant a Ses raisons. C'est Lui qui a souhaité ce qui est arrivé." Par l'abondance et l'originalité de ses sources, Hitler et le Vatican se pose comme une étude majeure, une oeuvre palpitante sur les secrets les mieux gardés du Saint-Siège. (couv.).


André Guichaoua (préf. René Degni-Ségui ), Rwanda, de la guerre au génocide : Les politiques criminelles au Rwanda (1990-1994), Editions La Découverte, 2010.
2707153702


Serge Sur, Un monde en miettes, 41 ouvertures pour les questions internationales, La Documentation française, 2010.
2110078871


Hana Jaber, La Palestine éclatée : Les camps de réfugiés en Jordanie, Actes Sud, 2010.
2742788859


Myriam Revault D'allonnes, Pourquoi nous n'aimons pas la démocratie, Seuil, 2010
202098668X


Raymond Depardon , Depardon, Paris-Journal, Hazan 2010.
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"Avec un ciel et un sol, quelques figurants peut-être, une route, des choses simples. Il n'y a rien d'autre à voir. Le monde n'est pas fait de beautés exceptionnelles ni de points de vue pittoresques. Il est tout simplement des lumières sur des entrées de villes, des campagnes sans histoire. Je me dois de décider de ces hasards. Au fond, c'est ça... des photographies..." (Raymond Depardon).


René Louiche-Desfontaines, Le voyage botanique de Desfontaines dans les Régences de Tunis et d’Alger, Éditions cartaginoiseries (Tunisie), 2010.
978-9973-704-14-6 
À la veille de la Révolution française, un jeune naturaliste se voit confié la mission d’explorer les Régences de Tunis et d’Alger au point de vue de “l’histoire naturelle et de la botanique”. René-Louiche Desfontaines débarque à La Goulette en plein mois d’août 1783. À Tunis, il y a un peu plus d’un an que Hamouda Bacha est au pouvoir et Desfontaines est invité à se joindre à l’expédition que le bey en personne va mener dans le sud du pays. Feront suite, durant plus de deux ans, plusieurs explorations jusqu’en Algérie. Scientifique, humaniste et rationaliste, il en ramènera un ensemble d’observations représentatives d’un homme du “Siècle des Lumières”. Préface de Denise Brahimi, agrégée de Lettres classiques et Docteur ès Lettres en Littérature moderne et comparée. Introduction, notes et bibliographie de Claudine Rabàa, enseignante de botanique et d’écologie à l’Université d’Alger.


Eric Simard, Rosa Parks, la femme qui a changé l'Amérique, Oskar Editions, 2010.
235000533X
Paul Ariès, La simplicité volontaire contre le mythe de l'abondance, Les Empêcheurs de penser en rond, 2010
2359250027
Longtemps les gauches se sont crues en pays de cocagne : il fallait toujours faire croître le gâteau (PIB) avant de pouvoir le répartir plus équitablement. Il est maintenant évident qu'il n'est pas possible d'avoir une croissance infinie dans un monde fini. L'enjeu est donc d'apprendre à vivre beaucoup mieux avec beaucoup moins. Apprenons à devenir des "partageux"! Paul Ariès pulvérise avec brio les idéologies du progrès et de la croissance qui continuent à coloniser notre imaginaire. À partir d'une (re)lecture systématique de tous les courants des gauches (socialiste utopique, libertaire, chrétien, marxiste officiel et hétérodoxe), il revient sur le combat qui oppose depuis deux siècles gauches productiviste et antiproductiviste. L'effondrement environnemental peut être une chance pour inventer une gauche antiproductiviste et optimiste. Il montre également comment l'histoire sociale a été truquée : les milieux populaires ont toujours été antiproductivistes. L'enjeu est de réinventer l'avenir autour de l'idée de gratuité. Pourquoi payer son eau le même prix pour faire son ménage et remplir sa piscine privée? Pourquoi payer son énergie le même prix pour une consommation normale et un gaspillage?  (couv.).


Patrick Blandin, Biodiversité : L'avenir du vivant, Albin Michel, 2010.
2226187219
La "biodiversité" recouvre la variété des formes de vie sur terre. Elle est aujourd'hui menacée de toutes parts. Quels sont les enjeux de la protection des espèces et des milieux naturels pour l'avenir de la biosphère et des hommes? Ce livre essentiel répond à cette question, et à bien d'autres encore. Comment inventorier la richesse en espèces de la planète (1,6 million d'espèces connues sur un total pouvant atteindre 50 millions)? Comment retracer l'histoire biologique mouvementée d'une Terre en évolution permanente, histoire dans laquelle l'espèce humaine est devenue un acteur prépondérant? Que signifie "conserver la biodiversité" ? Comment les idées se sont-elles formées, oscillant sans cesse entre des points de vue différents, sur ce que devraient être les relations des humains avec la nature? Par décision de l'ONU, 2010 est l'année de la Biodiversité. À cette occasion, l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature, l'UICN, une organisation qui réunit plus de 80 gouvernements et plus de 1000 ONG, va promouvoir une " Éthique de la Biosphère ". Patrick Blandin, l'un des initiateurs de ce projet, nous livre ici ses propositions pour l'élaboration d'une éthique évolutionniste dans un remarquable et indispensable plaidoyer pour que "Nature vive"...  (couv.).


Michel Maffesoli, L'Ombre de Dionysos : Contribution à une sociologie de l'orgie
CNRS , 2010.
2271066549
Il peut paraître paradoxal de voir dans l'orgiasme une des structures essentielles de toute socialité. Pour certains il s'agit là d'une aberration barbare qui dans les pays civilisés a été progressivement gommée par la domestication des moeurs. Pour d'autres il peut s'agir d'une petite rèverie fantasmatique tolérable dans la fiction romanesque ou poétique. il est de toutes façons impensable de lui accorder quelque efficace sociale que ce soit, en particulier dans nos sociétés à haut développement technologique. Et pourtant c'est sur cette efficace que ce livre entend insister. Il a pour ambition de montrer qu'il y a une logique passionnelle qui anime toujours et à nouveau le corps social. Celle-ci, à la manière d'une centralité souterraine, se diffracte en une multiplicité d'effets qui informent la vie quotidienne." (couv.).


Giles Milton (trad.  Anne-Marie Hussein), Les aventuriers de la reine : A l'assaut du Nouveau Monde, Payot , 2010.
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Le XVIe siècle fourmillait d'aventuriers impatients d'explorer le Nouveau Monde, d'hommes d'argent déterminés à y faire fortune, de monarques désireux d'y étendre leurs possessions. Les Anglais voulurent eux aussi réaliser ce "rêve américain". Le flamboyant Sir Walter Raleigh, favori d'Elisabeth I, l'habile John Smith, dont la vie fut sauvée par une princesse indienne, et Thomas Harriot, qui décrypta la langue algonquine, comptent parmi les héros de cette étonnante saga retracée avec une rigueur d'historien et un brio de romancier.  (couv.).


Bartolomé Bennassar, Bernard Vincent, Le temps de l'Espagne : XVIe-XVIIe siècles,  Hachette , 2010.
201270557X
L'Espagne du long Siècle d'or a su construire un empire improbable, multiple et éclaté, sur lequel "le Soleil ne se couchait pas". Un grand dessein politique s'est formé, qu'une dynastie chanceuse et avisée a pu conduire grâce au dynamisme d'un peuple. En dépit de grandes distances et disparités, la monarchie hispanique a établi et maintenu une maîtrise que les puissances rivales (France, Angleterre, Empire ottoman et plus tard Pays-Bas) ont longtemps dû admettre. En deux siècles, les Habsbourg d'Espagne, de Charles Quint à Philippe IV, ont réalisé un double modèle, politique et culturel, dont Bartolomé Bennassar et Bernard Vincent soulignent l'originalité, l'ingéniosité et la force. (couv.).


Egor Gaïdar,La chute de l'empire soviétique : Leçons pour la Russie d'aujourd'hui, Eyrolles,  2010.
2212543476
Quelle est la place de la Russie dans la mondialisation économique? Comment expliquer la chute de l'Empire et la montée en puissance d'une oligarchie aujourd'hui contestée à l'international? Ecrit par l'un des principaux artisans de la Perestroïka, cet ouvrage dresse un bilan sévère et précis de la situation économique réelle de l'URSS à la veille de l'éclatement du bloc communiste. Il est l'occasion d'une brillante analyse des causes - imparables selon l'auteur - de la fin de l'Empire, étayée par des données chiffrées extrêmement précises et précieuses - compte tenu de l'opacité des statistiques officielles de l'URSS au moment de l'implosion. L'ouvrage est enfin l'occasion pour son auteur de mettre en garde la Russie d'aujourd'hui contre les démons d'autrefois, à l'heure de la "nostalgie de l'Empire" largement répandue dans les cercles du pouvoir comme dans la population russe. (couv.).


Marion F. Godfroy, Bagnards, Points, 2010.
2757813536
Né en 1795, d'une volonté impériale d'exiler le plus loin possible des criminels de droit commun et des agitateurs politiques dont on craignait qu'ils gangrènent la société, le bagne a fait vivre la Guyane au rythme de ses arrivées de déportés, emprisonnements de bagnards puis occupations de "libérés" à qui il était interdit de quitter l'île, jusqu'en 1953. 

Dans ce monde de violence, où l'on doit rendre coup pour coup si l'on veut survivre, où l'on doit voler pour exister et se défendre avec la hargne des exclus sans espoir de retour, vécurent des milliers d'hommes et quelques centaines de femmes, qu'on tenta d'"apparier" pour les inciter à "faire souche" et à développer, en lieu et place des esclaves affranchis, cette colonie encore balbutiante qu'était la Guyane. Cet ouvrage en raconte l'histoire, décrit le mode de vie de ces bannis, leurs occupations, tentatives d'évasion et punitions et explique aussi comment le témoignage de journalistes tels qu'Albert Londres fit beaucoup pour l'abolition du système.

140 reproductions de documents anciens et 50 photographies. (couv.).

Pascal Picq, Les origines de l'homme expliquées à nos petits-enfants, Seuil , 2010.
2020991608
Au cours de ce deuxième dialogue, qui fait suite à Darwin et l'Evolution expliqués à nos petits-enfants, Pascal Picq s'intéresse à l'évolution de la lignée humaine. Dans le prolongement des travaux de Darwin, il a introduit l'étude du comportement des grands singes dans les recherches sur la naissance de l'humanité, et raconte aujourd'hui cette belle aventure de la connaissance à nos petits-enfants. Ce récit de l'émergence et de l'expansion de l'espèce Homo sapiens engage une nouvelle réflexion sur notre place dans l'histoire de la vie et sur notre responsabilité à l'égard de la nature comme de nos semblables. (couv.).


Nicole Pellegrin, Ecrits féministes : De Christine de Pizan à Simone de Beauvoir, Flammarion, 2010.
2081231646
Cette anthologie rassemble un pan ignoré de la littérature française : les écrits que des femmes d'exception et quelques écrivains célèbres ont consacrés à un combat de longue durée (XVIe-XXe siècle), celui de l'égalité entre hommes et femmes. Accès à l'instruction, droits civils et politiques, droit au divorce, accès à tous les métiers, égalité des salaires: telles sont quelques-unes des revendications qui reviennent au fil des textes de ce recueil. Au-delà de la permanence d'une subordination féminine, ces combats de plume se signalent par leur diversité: diversité des supports (articles, essais philosophiques, pamphlets, discours, etc.), des interlocuteurs, des styles et des arguments, des contextes politiques et culturels. Preuve que l'histoire du féminisme n'est pas une, qu'elle ne saurait se réduire à une constellation de figures mythiques - l'éternelle guerrière, la mère nourricière, la poétesse amoureuse -, mais qu'elle est le fait d'une multiplicité de personnages réels, engagés dans les luttes de leur temps, dont on entend ici la voix : de Christine de Pizan, première " femme de lettres " française à l'icône féministe qu'est devenue Beauvoir, en passant par Marie de Gournay, Condorcet, Olympe de Gouges, Charles Fourier, Flora Tristan, André Léo, Nelly Roussel, Madeleine Pelletier et bien d'autres encore... (couv.).


Etienne Balibar, Violence et civilité : Wellek Library Lectures et autres essais de philosophie politique, Editions Galilée, 2010.
2718606940
Les origines de ce livre remontent à un exposé, "Violence et politique", présenté en 1992 à la décade de Cerisy autour de Jacques Derrida, "Le passage des frontières". Il s'articule en deux ensembles: l'adaptation française, fidèle à l'original, des Wellek Library lectures de 1996 à Irvine, "Extreme Violence and the Problem of Civility", et une série de textes plus récents (rédigés entre 2001 et 2006) qui tentent d'articuler les catégories de la guerre, de la souveraineté, de la révolution et de la lutte des classes. La conclusion est un essai de 2003 "sur les limites de l'anthropologie politique" et la pensée moderne de la tragédie. Le livre propose une réflexion sur l'autre scène de la politique où son rapport constitutif à la violence n'est plus normalisé par le droit, les institutions, l'idéologie qui opèrent la "conversion" de l'extrême violence. Il cherche à dessiner une topographie de la cruauté, où viennent se superposer sans se confondre ses formes ultra-subjectives (délires d'identité, extermination, vengeance de la loi) et ultra-objectives (surexploitation capitaliste, production et élimination de la vie comme déchet). Il engage une comparaison des stratégies de civilité qui se partagent la possibilité de formuler un concept de la politique comme anti-violence, telles que les ont esquissées différents courants de la philosophie contemporaine. La critique des positions de Marx et des marxistes occupe ici une position centrale. Mais il faut la replacer dans une généalogie plus longue et plus conflictuelle, remontant à Hegel et Clausewitz et se confrontant à la conception schmittienne de la souveraineté telle que l'auteur du Nomos de la terre l'a recherchée dans son interprétation de Hobbes. Le recueil - conçu comme une contribution à la théorie des conditions réelles de la transformation et de l'émancipation - débouche sur la " rencontre manquée " de Lénine et Gandhi et sur le problème d'une civilisation de la révolution : unité de contraires dont le défaut équivaut pour la politique à la barbarie, dont parlait déjà Rosa Luxemburg en 1914.  (couv.).


Chantal Jaquet, Philosophie de l'odorat
PUF,  2010.
2130579140
Découvrir la noblesse de l'odorat et apprendre à être un philosophe nez : tel est le but de ce livre, qui fait d'un sens négligé un objet de réflexion à part entière. L'entreprise de réhabilitation de la sensibilité olfactive passe par la remise en cause des préjugés sur l'odorat, sa prétendue faiblesse ou son caractère primitif, incommode et immoral. Elle se fonde sur la découverte du rôle décisif des odeurs dans la constitution de la mémoire et de l'affectivité ainsi que dans la construction de l'identité et de l'altérité. Elle implique aussi la promotion d'un véritable art olfactif dépassant le simple usage cosmétique des parfums. L'élaboration d'une esthétique olfactive repose à la fois sur la recherche des expressions artistiques de l'odeur dans la littérature, la musique ou les arts plastiques, et sur l'examen des tentatives passées et présentes de créer un pur art des parfums. Exprimant l'idée dans l'odeur, cette esthétique olfactive sous-tend également la spéculation philosophique en offrant des modèles de pensée dont Lucrèce, Condillac et Nietzsche, se sont inspirés. Preuve sil en est que philosopher, c'est avoir du nez. (couv.).


Max Planck (trad. André George), Autobiographie scientifique : Et derniers écrits, Flammarion  (Champs), 2010.
2081234998
Penseur et philosophe, Max Planck a dominé par sa personnalité toute la science moderne. Pour Albert Einstein, il a "doté le monde d'une grande idée créatrice" dont la découverte deviendrait "la base de toute la recherche en physique au XXe siècle". C'est dans le domaine de la thermodynamique que fit irruption sa découverte révolutionnaire, en 1900, alors qu'il s'intéressait au rayonnement émis par les corps qu'on échauffe et aux propriétés de la matière avec laquelle ce rayonnement interagit: contrairement à ce que supposait la physique classique, les échanges d'énergie entre le rayonnement et la matière ne peuvent se faire que par paquets discontinus, les quanta. Une hypothèse de quantification vis-à-vis de laquelle Planck lui-même exprima la plus extrême réticence mais qui signa l'acte de naissance de la physique quantique. Au terme de sa vie, à l'âge de quatre-vingt-sept ans, l'illustre savant revient une dernière fois sur son oeuvre et nous livre la démarche même de son esprit au travail. Un témoignage inestimable, suivi de quatre grandes conférences, qui furent aussi ses derniers écrits : "Les faux problèmes de la science", "La signification et les limites de la science", "Le concept de la causalité en physique" et, tel un testament spirituel, "Science et religion". (couv.).


Robert Pansard-Besson, Coffret Tours du Monde, Tours du Ciel (2) : Livre + DVD, EDP Sciences / Arte, 2010.
2759804976


Rossana Tazzioli, Riemann, le géomètre de la nature, Pour la science, 2010.
2842451066


François Dufay, Le soufre et le moisi - la droite litteraire après 1945, Tempus / Perrin, 2010.
2262032165


Peter Ackroyd (trad.  Bernard Turle), Edgar Allan Poe : Une vie coupée court, Philippe Rey, 2010.
284876158X
Nicola Tranfaglia,  (préf. Gian Carlo Caselli; trad. , Jacques Bersani), Pourquoi la mafia a gagné : Les classes dirigeantes italiennes et la lutte contre la mafia (1861-2008), Tallandier,  2010.
284734621X
Depuis cent cinquante ans, la mafia est au centre de la réalité nationale italienne, traversant trois époques et régimes distincts, le libéralisme, le fascisme et la république. Le constat est aussi amer qu'inquiétant : malgré les coups qui leur ont été portés, malgré l'action déterminée d'un certain nombre de personnalités d'exception comme les juges Falcone et Borsellino, les organisations mafieuses n'ont pas cessé de se développer. 

Bénéficiant de compromis, de complaisances, de collusions avec des représentants de tous bords du monde légal, elles gouvernent aujourd'hui trois régions de la péninsule, la Sicile, la Campanie et la Calabre. Quelles sont tes raisons historiques qui expliquent leur importance et leur persistance en Italie? Pourquoi, d'Andreotti à Berlusconi, la mafia a-t-elle toujours été envisagée comme un simple problème d'ordre public et non comme un phénomène économique et social majeur? Quel a été le rôle de la CIA, de la loge P2, des cadres de la Démocratie chrétienne ou du parti socialiste, des autorités du Vatican, de la haute finance milanaise et des grands groupes de communication? Pourquoi, en refusant si longtemps d'en reconnaître jusqu'à l'existence, les classes dirigeantes italiennes, et plus particulièrement la classe politique, ont-elles finalement laissé gagner la mafia?

Telles sont les questions posées par Nicola Tranfaglia. Se limitant à Cosa Nostra (qui a valeur de modèle), il nous livre ici la première étude historique approfondie sur les complicités entre le pouvoir et la "pieuvre". Les réponses sont claires. La réalité dépasse bien souvent la fiction. (couv.).


Cédric Durand, Le capitalisme est-il indépassable?, Textuel, 2010.
2845973594
La crise et la montée des périls environnementaux ont fait apparaître une appréciation plus critique, du capitalisme. Le système serait désastreux sur le plan économique, social et écologique... mais resterait un horizon indépassable pour l'humanité. A l'encontre de cette idée, Cédric Durand montre le caractère historique - donc voué à disparaître - de ce système socioéconomique. Il analyse les ressorts de sa dynamique pour expliquer son instabilité et pointe, dans les désordres actuels, des indications convergentes de son épuisement. La question du postcapitalisme est ainsi mise à l'ordre du jour.  (couv.).


Charles Glass, Johan-Frédérik Hel Guedj, Les Américains à Paris : Vie et mort sous l'Occupation nazie, 1940-1944, Saint-Simon, 2010.
2915134391
Les Américains aiment Paris. De 30 000 en 1939, 5000 sont restés dans la Capitale à l'arrivée des Allemands. Citoyens d'un pays neutre, ils pensaient n'avoir rien à craindre. Ils se trompaient. À travers une galerie de personnages somptueux, artistes, écrivains, musiciens, hommes d'affaires, faux ambulanciers et attachés d'ambassade embusqués, Charles Glass dévoile un étonnant ballet entre Roosevelt, Darlan, de Gaulle, Pétain, Laval et l'occupant nazi. Il suit à la trace un échantillon d'Américains au contact de la haute société française collaboratrice comme de la Résistance et des Allemands. Il révèle les activités de la Bibliothèque américaine de Paris, dirigée par la comtesse Clara Longworth de Chambrun. L'Hôpital américain de Neuilly, géré par son époux Aldebert, couvre à son insu l'une des principales filières d'évasion d'aviateurs alliés, celle du chirurgien Sumner Jackson. Sylvia Beach, première éditrice de James Joyce et intime d'Hemingway, maintient sa librairie ouverte contre vents et marées. Le self-made-man Charles Bedaux, qui inspira à Chaplin son film Les Temps Modernes, élabore des projets mégalomaniaques pour le compte des nazis tout en fomentant un complot contre Hitler. Orchestrant une mine de documents intimes, télégrammes diplomatiques et archives du FBI, Charles Glass donne vie et voix à ces Américains pris entre Résistance et collaboration. Une Amérique jusqu'alors inconnue sous l'Occupation. (couv.).


Jean Balcou et al., Marcelin Berthelot (1827-1907) : Sciences et politique, PU Rennes, 2010.
2753509956
Quand Marcelin Berthelot meurt en 1907 il jouit d'une notoriété exceptionnelle qui le mènera au Panthéon. On honorait non seulement l'illustre chimiste mais l'homme public militant de ta science émancipatrice. Berthelot devenait une figure mythique de la Troisième République. Mais l'Histoire ne manquera pas d'écorner cette image un peu trop belle. Il revenait au colloque du centenaire de sa mort tenu les 22 et 23 septembre 2007 à Tréguier, patrie de Renan, le compagnon de route, d'éclairer le plus honnêtement possible la richesse d'une personnalité plus complexe qu'on ne croit. Sommités scientifiques et spécialistes des sciences humaines y ont conjugué leurs connaissances pour mieux comprendre Berthelot dans sa fonction de savant et son engagement de philosophe. Car l'un ne va pas sans l'autre. Des notions aussi importantes que scientisme, positivisme ou libre pensée ont ainsi été remises en perspective. L'esprit du moment et la relation à Renan ont éclairé bien des points. Les Actes que voici reviennent sur toutes ces questions qui sont toujours au coeur de tout débat sur les sciences, leur philosophie, leur histoire, et que l'exemple de Berthelot ne peut qu'alimenter. Mais c'est, en définitive, sous le double signe de "sciences et politique" comme nous le proposons ici que l'oeuvre et l'action de Berthelot se définiraient le mieux. Après avoir été mythifié puis démystifié ce grand esprit est à redécouvrir car les problèmes qu'il pose restent d'une urgente actualité. (couv.).


Jennifer Lesieur, Amelia Earhart, Grasset & Fasquelle, 2010.
2246757312


Dominique Lecourt, La philosophie des sciences, PUF (QSJ?), 2010.
213058053X
Dans l'élan de la révolution industrielle, le XIXe siècle a forgé le projet d'une "philosophie des sciences" pour faire face aux défis intellectuels et sociaux des sciences physico-chimiques. Ainsi est née une discipline associant les compétences des scientifiques et celles des philosophes. En proposant au lecteur un tableau des différentes doctrines et un état des débats actuels, cet ouvrage permet de comprendre l'importance des réflexions en cours pour l'avenir de nos sociétés. (couv.).


Michel Bitbol, De l'intérieur du monde, Flammarion , 2010.
2082112403


Jean-Gaël Barbara,La naissance du neurone. Constitution d'un objet scientifique au XXe siècle, Vrin, 2010.
2711622614

Pour les plus jeunes

Brigitte Labbé, Pierre-François Dupont-Beurier, Jean-Pierre Joblin, Anne Frank, Milan Jeunesse, 2010
2745942875
Des millions de personnes, dans le monde entier, ont lu le journal intime qu'Anne Frank a écrit de 13 à 15 ans. La vie d'Anne Frank, depuis sa petite enfance en Allemagne jusqu'à son arrestation par les nazis aux Pays-Bas, nous permet de les comprendre, mieux que toutes les leçons d'histoire, que tuer six millions de Juifs c'est tuer un être humain, un être unique, six millions de fois. (couv.).
 

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