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Les Léporidés
Lièvres et Lapins
Les Léporidés constituent une famille de Mammifères qui forment avec celle des Ochotonidés l'ordre des Lagomorphes. Cette famille, qui comprend les Lièvres et les Lapins, est caractérisée par la présence de quatre incisives dans la mâchoire supérieure, dont la paire externe est très petite et placée derrière la paire antéro-médiane. L'émail de ces dents s'étend jusque sur leur face postérieure. Au moment de la naissance, le jeune a trois paires d'incisives, mais la troisième s'atrophie bientôt. Les molaires sont dépourvues de racines, et leur couronne présente des replis transversaux d'émail. La famille des Leporidés comprend 11 genres. Tous ces animaux ont un régime exclusivement végétal.
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Classification en genres et espèces des Léporidés
Oryctolagus
Lapins d'Europe
Une seule espèce actuelle : O. cuniculus : Lapin de garenne, lapin domestique. 

Plusieurs sous-espèces : O. c. algirus; O. c. brachyotus; O. c.s cnossius; O. c. cuniculus (ancêtre du Lapin domestique); Oryctolagus cuniculus domesticus (Lapin domestique); O. c. habetensis;  O. c.huxleyi.



Espèces fossiles : O. burgi; O. giberti de Marfa; O. lacosti; O. laynensis.
Lepus
Lièvres
9 sous-genres : Lepus, Eulagos, Indolagus, Macrotolagus, Poecilolagus, Proeulagus, Sabanalagus, Sinolagus, Tarimolagus
Pronolagus
Lièvres des rochers
P. crassicaudatus (Lièvre roux du Natal) : 2 sous-espèces : P. c.crassicaudatus et P. c. ruddi.

P. randensis (Lapin roux de Jameson) : 3 sous-espèces : P. r. randensis, P. r.  caucinus et P. r. whitei.

P. rupestris (Lièvre roux de Smith, Lapin roux de Smith) : 5 sous-espèces : P. r. rupestris, P. r. curryi, P. r nyikae, P. r. saundersiae, et P. r. vallicola 
Sylvilagus
Lapins d'Amérique
Une vingtaine d'espèces (naguère distribuées dans trois sous-genres : Sylvilagus; Microlagus et Tapeti).
Brachylagus B. idahoensis (Lapin pygmée de l'Idaho).
Bunolagus B. monticularis (Lapin des Bochimans ou Lapin riverin).
Caprolagus C. hispidus (Lapin de l'Assam ou Lièvre hérisson).
Nesolagus N.netscheri (Lapin de Sumatra).


N. timminsi (Lapin annamite).
Pentalagus P. furnessi (Lapin des îles Amami ou Lapin des Ryukyu).
Poelagus P. marjorita (Lapin sauvage d'Afrique centrale ou Lapin du Bunyoro).
Romerolagus  R. diazi (Lapin des volcans, aussi appelé : Lapin de Diaz, Zacatuche ou Teporingo).
Comme on peut le noter sur ce tableau , les Lapins d'Europe appartiennent au genre Oryctolagus et les Lièvres comme au genre Lepus, mais les termes Lapins et Lièvres correspondent essentiellement à des appellations vernaculaires ne recouvrant aucune division réelle dans la classification. Il y a des genres qui peuvent renfermer des espèces que l'habitude fait nommer arbitrairement Lapins ou Lièvres; les deux termes peuvent même coexister pour désigne une seule espèce.

Les Leporidés sont des espèces de taille assez grande ou moyenne, à clavicules incomplètes, ayant trois prémolaires en haut et deux en bas; leurs membres postérieurs sont très allongés, leurs oreilles grandes et leur queue courte et recourbée vers le dos. Ils sont cosmopolites, à l'exception de la région australienne. 

Cladogramme des Léporidés.
Cladogramme des Léporidés
(= schéma construit selon la proximité génétique) 
(d'après Kraatz et al., 2015).

Le genre Lepus.
Le Lièvre brun.
Les Lièvres communs ou Lièvres bruns (Lepus europaeus), plus gros, à oreilles et pattes plus longues que les Lapins, sont des animaux nocturnes ou crépusculaires, restant tout le jour tapis dans leur gîte, qui n'est qu'une excavation légère creusée à la surface du sol, dans un sillon, sous un buisson ou au pied d'un arbre; ils ne s'en éloignent pendant le jour que lorsqu'il y sont forcés par les chiens ou les chasseurs. Leur course est rapide, et il peuvent faire des sauts considérables. La femelle s'appelle hase: il n'y a pas d'époque précise pour la reproduction, la superfétation étant possible, et les petits naissent de janvier en juin, en des portées successives. Ils sont déjà couverts de poils et se séparent de leur mère au bout de trois semaines.
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Lièvre brun.
Lièvre brun (Lepus europaeus).

Le Lièvre variable.
Le Lièvre variable, Lepus variabilis Pallas , Linn., Lepus hybridus Pallas, remplace le Lièvre commun dans les montagnes de l'Europe. Son pelage varie de couleur, suivant les saisons; il est blanc en hiver, et d'un gris fauve en été; le bout de ses oreilles est toujours noir. Un fait important à remarquer, c'est la manière irrégulière dont les changements périodiques de couleur paraissent s'opérer, quelques poils étant déjà en partie blancs sur le corps, tandis que d'autres sont encore roux sur les pattes, et réciproquement; d'où il résulte que ces animaux présentent, sous le rapport de leur coloration, une multitude de variations.

Les moeurs de cette espèce sont les mêmes, à peu de chose près, que celles du
Lièvre commun.  Il est erratique, et fait sa nourriture d'Agaric et de semences du Pinus cembra. En été, il gîte entre les pierres ou les racines des pins; en hiver, il se laisse souvent ensevelir sous la neige, et, si la faim le presse, il se retire dans les forêts où il ronge l'écorce des arbres.

Le genre Oryctolagus.
Chez les Oryctolagus (Lapins d'Europe), les jambes sont plus courtes que chez les Lièvres proprement dits, et la disproportion entre les antérieures et les postérieures est moins marquée; les oreilles sont légèrement plus longues que la tête dans les premières espèces, mais égales ou plus courtes dans les dernières, et l'on voit ces animaux passer aux Agoutis. Le corps est plus ramassé que celui des Lièvres. Toutes les espèces se creusent des terriers, ou se servent de ceux qu'elles rencontrent; en général, elles sont peu coureuses. 

Le Lapin (O. cuniculus) est actuellement répandu, à l'état sauvage (Lapin de garenne), dans toute l'Europe tempérée. L'espèce paraît originaire du Sud-Ouest de l'Europe où elle abonde en Espagne, en Sardaigne, en Sicile, en Grèce et dans le Nord de l'Afrique; c'est du bassin de la Méditerranée qu'elle a été importée peu à peu dans le Nord de l'Europe et jusque dans les îles Britanniques
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Lapin.
Lapin (Oryctolagus cuniculus).

Le Lapin se gîte dans un terrier compliqué (garennes) qu'il creuse toujours dans un terrain sec et aride tel que celui des landes et des dunes. 

Les lapins de garenne.
La couleur du pelage du Lapin de garenne ou Lapins sauvages est d'un brun cendré en dessus, blanchâtre à la gorge et sous le ventre; sa nuque est rousse; ses oreilles, à peu près de la longueur de la tête, sont noires au bout; cette couleur se remarque également au-dessus de la queue, qui est blanche en dessous; sa longueur totale est d'un peu plus d'un pied , et en général le Lapin sauvage est moins grand que le Lapin domestique. 

Les Lapins domestiques.
Le pelage des Lapin domestiques varie assez notablement, et on distingue plusieurs sous-espèces et de nombreuses variétés qui peuvent être caractérisées par la couleur de Ieur robe; les principales sont-

Le Lapin domestique proprement dit ou Lapin de clapier, O. cuniculus domesticus, dont la couleur du pelage est variée, blanche, noire, grise, rousse, quelquefois semblable en tout point à celle du Lapin sauvage. Le Lapin domestique forme plusieurs races distinctes qui descendent du Lapin de garenne ou d'espèces asiatiques telles que le Lepus nigripes de l'Inde.

Le Lapin riche, O. cuniculus argenteus, en partie d'un gris argenté, en partie de couleur d'ardoise plus ou moins foncée

Le Lapin angora, O. cuniculus angorensis, dont les poils sont longs, très soyeux, ondoyants et comme frisés, blancs, gris-cendrés, jaunes ou variés de ces différentes couleurs par taches ou plaques plus ou moins grandes.

Modes de vie, reproduction.
Le Lapin paraît avoir un instinct de sociabilité plus grand que celui du Lièvre; il n'est pas rare d'en trouver plusieurs ensemble dans la même demeure. Il n'habite généralement pas les plaines; c'est toujours dans les pays montagneux, sur les petits coteaux, dans les bois, qu'il vit de préférence. Comme le Lièvre, il se nourrit de plantes et d'écorce d'arbres, et il a également une vie nocturne. 

Les portées, composées de quatre à huit petits, sont assez fréquentes; car chaque femelle peut en faire sept ou huit chaque année. Les petits ne sont pas simplement déposés au pied d'un buisson ou dans une touffe d'herbe, comme le sont ceux des Lièvres; mais la mère creuse exprès pour eux un terrier. Quelques jours avant de mettre bas, la femelle fait en pleine terre, au pied d'un mur ou d'un arbre, un trou de trois pieds à peu près de profondeur, tantôt droit, tantôt coudé, et toujours obliquement vers le bas; le fond de ce trou est évasé, circulaire et garni d'une couche d'herbes sèches, au-dessus de laquelle se trouve une autre couche de poils duveteux , que la femelle elle-même arrache de dessous son ventre : c'est là-dessus qu'elle dépose ses petits. Après qu'elle a mis bas, elle ne reste pas dans le nid deux jours jours de suite, comme on l'a dit; mais elle l'abandonne presque immédiatement, et a le soin d'en boucher l'entrée; pour cela, elle pousse au-devant du trou une grande quantité de la terre provenant du terrier lui-même. 

Tant que les petits sont faibles et n'y voient pas, l'entrée du nid est fermée dans tous les points; mais lorsqu'ils commencent à voir, alors on remarque vers son bord supérieur une petite ouverture par laquelle le jour pénètre, et qui s'agrandit de plus en plus à mesure que les jeunes deviennent plus forts. L'allaitement dure tout au plus une vingtaine de jours. On a cru que la femelle ne cachait ainsi les jeunes ou Lapereaux que pour les dérober à la fureur du mâle; mais il serait plus raisonnable de supposer qu'elle redoute plutôt de les voir devenir la proie des autres animaux, et que son instinct maternel la porte à les mettre à l'abri. Les jeunes , après leur sortie du gîte maternel , restent réunis quelque temps; puis ils se creusent une retraite dans les environs.Leur vie est de huit à neuf ans.

Lièvres et Lapins font très mauvais ménage et on ne les retrouve pas sur les mêmes territoires. En captivité, il est possible de les faire se reproduire. On donne le nom de Léporides  aux hybrides du Lièvre et du Lapin croisés en domesticité.
En raison de sa fécondité très grande, le Lapin est répandu en abondance partout où les Humains ne se sont pas déclarés son ennemi. D'Europe, cette espèce a été transportée sur tous les points du globe, et s'y est acclimatée avec une facilité si grande qu'en Australie et à la Nouvelle-Zélande, elle est devenue un véritable fléau pour les cultures. En Australie, le Lapin a même formé une variété nouvelle qui grimpe aux arbres et présente des griffes recourbées comme celles des Ecureuils. De même à Porto Santo (près de Madère) Darwin a signalé une variété que l'on pourrait considérer comme une espèce nouvelle en raison de ses teintes et de sa taille presque deux fois plus petite que celle du Lapin d'Europe, bien qu'elle descende des premiers couples de ce dernier introduit dans l'île vers 1418. 

Les Mammifères carnivores et les Oiseaux de proie en détruisent aussi un assez grand nombre; mais cette destruction n'a rien de comparable à la chasse que les Humains lui font. Lorsque le Lapin est effrayé, il frappe vivement le sol avec son pied de derrière, afin d'avertir du danger les autres animaux de son espèce.

Les Léporidés hors d'Europe.
Les Lièvres d'Afrique.
Les Lièvres d'Afrique (Lepus capensis) sont remarquables par le développement de leurs oreilles (sous-espèces : L. c. aegyptius, L. c. isabellinus, etc.), mais diffèrent peu des Lièvres européens.

Le Lièvre d'Egypte, Lepus aegyptius E. Geofroy Saint-Hilaire (Expédition d'Egypte). Son pelage est entièrement roux-grisâtre en dessus, blanc en dessous; la tache oculaire qui va de l'oeil à la narine est d'un fauve très clair; il a la taille du Lapin, et est surtout remarquabhle par ses oreilles très développées.

Comme presque tous les animaux de l'Egypte, ce Lièvre est devenu le sujet de nombreuses effigies, et il a trouvé place parmi les hiéroglyphes : d'après Champollion, en effet, le Lièvre avait notamment la valeur phonétique de la lettre S.

Le Lièvre d'Égypte se trouve en abondance dans la Libye depuis Alexandrie jusqu'à Gebel-Kebir; d'après Ehrenberg, il serait très commun en Égypte, et ce serait même la seule espèce de Lièvre qu'on y rencontrerait.

A côté du Lièvre d'Égypte viennent se placer le Lepus isabellinus Rüpp., Fischer (Synop. Mam.), qui habite la Haute-Egypte et le Soudan, le Lepus saxatilis F. Cuv.,et le Lepus capensis Linn., ou Lapin des sables, Lepus arenarius Is. Geoffroy-St-Hilaire (Dict. class. d'hist. nat., Mag. de zool., 1832). Celui-ci est d'un gris cendré tiqueté, avec les membres, la gorge, les flancs, le tour de l'oeil et le bout du museau roux; d'un quart plus petit que le Lapin. Il a été trouvé dans les sables du pays des Hottentots par Delalande.

Les espèces asiatiques.
Lièvres asiatiques (L. tolaï, L. ruficaudatus, L. nigricollis, L. oïostolus, etc.) ressemblent aux aussi au Lièvres européens. 
Le Tolaï, Lepus tolai Pall., Lepus dauricus Erleb., ou Lapin de Sibérie G. Cuv. (Règ. anim.). Chez ce Lièvre la tête et le dos sont mêlés de gris pâle et de brun; le dessous du cou et la gorge sont blancs; la poitrine, la nuque et les oreilles sont jaunâtres; la queue, noire en dessus, est blanche en dessous; il est plus petit que le Lièvre. Il habite la Sibérie, la Mongolie, l'Asie centrale, et se trouve jusqu'au Tibet.
Le Lièvre à queue rousse (Lepus ruficaudalus, Isid. Geoffroy Saint-Hilaire, Mag. de Zool., 1832 ) ne diffère du Lièvre commun que par sa queue rousse en dessous, par sa tache oculaire moins prononcée, par sa taille un peu moins grande et son poil plus rude. Il habite le Bengale.

Le Moussel ou Lièvre à nuque noire (Lepus nigricollis, Fr. Cuvier , Dict. sc. nat. et  G. Cuvier. R g. anim.). Il est d'un roux général, tiqueté en dessus, roussâtre en dessous; un collier d'un noir brunâtre lui couvre tout le dessus du cou et se prolonge un peu sur le dos. Devouvert à Mathabor par Leschenault, on l'a trouvé dans plusieurs parties de l'Inde, de  l'Insulinde, et principalement à Java.

Les Carpolagus sont les espèces des montagnes sud-asiatiques qui se creusent des terriers et ont plutôt les moeurs des Lapins que des Lièvres (C. hispidus et C. sivalensis). Citons aussi les Nesolagus netscheri de Sumatra, qui sont proches des Lepus nigricollis de l'Inde et du Sri Lanka, ou bien encore Lepus brachyurus du Japon.

Les espèces américaines.
Les espèces d'Amérique, telles que Lepus americanus, L. callotis, L. califormicus, sont plus différentes. Parmi les Sylvilagus ou Lapins d'Amérique, mentionnons  S. sylveticus et S. Graysoni qui se plaisent dans les forêts, Sylvilagus palustris (Lapin des Marais) et S.aquaticus (Lapin aquatique) qui habitent les régions marécageuses des Etats-Unis et du Mexique, et, enfin, S.  brasiliensis ou Tapeti et qui ressemble plus à un Lapin qu'à un Lièvre.
Le Tapeti, Sylvilagus brasiliensis. Plus petit que notre Lapin; son pelage est varié de brun noir et de roux en dessus; une tache blanche, en forme de calice, se remarque sur le cou; il se distingue surtout du Lièvre des sables, avec lequel il a beaucoup de rapport, par la brièveté de sa queue.  Il se trouve au Brésil, où il vit dans les bois et se réfugie dans le creux des arbres.

• Le lapin d'Amérique, Lepus americanus, Gar. ou Lepus hudsonius, Pallas. Assez semblable au Tapeti , il s'en distingue par ses oreilles et sa queue, qui sont plus longues; son pelage varie de couleur suivant les saisons, et qu'il blanchit en hiver. Il est assez répandu dans l'Amérique septentrionale, principalement dans le triangle compris entre l'Alaska, la Califonie et les Appalaches.

Le pelage de certaines autres espèces  varie en fonction des saisons comme dans le cas du Lapin d'Amérique ou du Lièvre variable, que l'on retrouve d'ailleurs au Groenland. Ainsi du  Lepus glacialis Leach, qui habite lui aussi le Groenland, et probablement du Lepus virginianus, qui se rencontre dans le Sud des Etats-Unis.

Paléontologie des Lagomorphes

Des animaux du groupe des Lagomorphes ont vécu en Europe dès le Miocène : les genres Titanomys et Myolagus peuvent être considérés comme les précurseurs des Léporidés et des Pikas (Lagomys) actuels, en Europe. De même Palaeolagus, Panolax et Praotherium dans l'Amérique du Nord. 

On a découvert dans la caverne de Kirkdale et dans les brèches osseuses de Sète, de Gibraltar et d'Uliveto, prés de Pise, des os fossiles appartenant à quelques espèces de Lièvres, et l'on a rapporté ces ossements à deux espèces vivantes, au Lièvre commun et au Lapin.

A l'époque quaternaire, le Lagomys pusillus s'est avancé, avec la faune des steppes, jusqu'en France et en Angleterre : le Lagomys spelaeus d'Owen n'en diffère pas. (E. Trouessart / E Desmarest).
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Lièvre variable.
Lièvre variable (Lepus variabilis).
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