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Idéologie

L'idéologie, dans le sens complet et légitime du mot, est la science des idées considérées en elles-mêmes, c'est-à-dire comme simples phénomènes de l'esprit humain. Elle n'en discute donc pas, comme la logique, Ia légitimité; elle n'y cherche pas, comme la métaphysique, des indices sur la nature de l'esprit qui les conçoit ou des objets qu'elles représentent. Mais, moins elle a d'étendue, plus elle a de certitude. En effet, que nos idées soient vraies ou qu'elles soient fausses, on peut toujours dire ce qu'elles sont dans l'esprit, et à quelle occasion elles y apparaissent; on peut noter les rapports qu'elles ont entre elles et avec leurs signes; et l'idéologie n'a pas d'autre but.

On devine sans peine qu'une pareille science ne date pas d'hier. Cependant, si on la cherche au berceau de la philosophie, on ne l'y trouvera pas, et elle n'y peut pas être. Pour que l'idéologie soit possible, il faut que la pensée ait appris a se replier sur elle-même. Or, a l'origine, la pensée, absorbée par les objets extérieurs, n'a nul souci et presque nulle conscience d'elle-même. Réfléchir est une victoire toujours tardive de la liberté sur l'instinct, un acte de force et, par conséquent, de maturité. Aussi que trouve-t-on en Grèce durant tout le premier âge de la philosophie? Des spéculations sur les objets de la connaissance, des systèmes de physique et de physiologie d'astronomie et de mathématiques, peu de psychologie et pas d'idéologie. Le fondateur de l'idéologie, c'est le père de la philosophie morale c'est celui qui a rappelé la pensée a l'étude d'elle-même et de ses formes éternelles, qui a proclamé comme première condition de toute science la connaissance du sujet par le sujet lui-même, et fondé sur les rapports des idées entre elles ce qui soutient toute sa doctrine, sa théorie de la définition.

Le XVIIIe siècle, qui a tant innové et avec tant de gloire, qui se piquait non pas de connaître Socrate, mais de respecter et de faire triompher toute espèce de droits, n'eût pas dû s'attribuer l'invention d'une aussi vieille science que l'idéologie. Lisez les livres de Locke, surtout ceux de Condillac et de ses disciples, vous y verrez que jusqu'à ces auteurs la science des idées n'a été qu'un chaos, qu'un tissu d'erreurs, quelque chose d'analogue à l'alchimie et à l'astrologie judiciaire. Cependant, lorsque Platon décrit cette échelle que parcourt la dialectique au premier degré, les objets sensibles et les diverses nuances d'admiration qui y correspondent; plus haut, les objets mathématiques avec les connaissances raisonnées qui en dérivent; au-dessus, les idées absolues que l'âme a contemplées dans une vie meilleure, et qu'en celle-ci elle se rappelle avec amour; au sommet, l'idée du bien, soleil du monde intelligible, source de toute lumière et de toute beauté cette théorie encore admirable, quand elle semble n'être plus qu'aventureuse, n'est-ce pas de l'idéologie aussi bien que le traité des Sensations

De même, quand Aristote, meilleur platonicien qu'il ne le croyait lui-même, distingue trois sources de connaissances : l'expérience, le raisonnement et la raison; lorsque de cette simple donnée, cet analyste incomparable fait sortir ces traités dont l'Organon est l'assemblage, est-ce là ou non de la bonne idéologie? Enfin, lorsque, deux mille ans plus tard, Descartes reproduit comme par hasard, en ce qu'elle a de fondamental, la division de Platon et d'Aristote; lorsqu'au-dessus des idées qui nous viennent de l'expérience et de celles qui sont notre ouvrage il trouve celles qu'il appelle innées, en ce sens qu'elles apparaissent spontanément et naturellement à toutes les intelligences, n'est-ce là qu'une idéologie méprisable? Ces exemples mêmes sont inutiles car c'est une nécessité qu'à la base de tout système de philosophie soit une théorie sur les idées. L'idéologie n'est donc pas aussi nouvelle que l'ont cru Condillac, Destutt de Tracy et leur école.

La prétention de l'école de Condillac et de ses successeurs, tout étrange qu'elle peut paraître, a pourtant son excuse. Ce que cette industrieuse école a fait pour l'idéologie est inappréciable. Non seulement elle l'a enrichie d'une multitude de vues ingénieuses, d'observations fines et quelquefois profondes; mais, en un certain sens on peut dire qu'elle l'a créée. Avant Condillac et ses successeurs, qu'était-ce que l'idéologie? Une introduction a toutes sortes de sciences, une page perdue dans un livre immense, un germe fécond, mais sans vie distincte et même sans nom. Les disciples de Condillac ont les premiers prononcé le mot d'idéologie. Bien plus, ils ont émancipé la science des idées, l'ont élevée au-dessus de toutes les autres, l'ont marquée d'une empreinte indélébile. Encore aujourd'hui, le mot idéologie, fait par le XVIIIe siècle et pour son usage, porte le sceau de ses inventeurs. En un sens restreint, l'idéologie n'est plus la science des idées, abstraction faite des temps et des hommes, c'est la science des idées telle que l'entendait l'école de Condillac. Les idéologues ne sont plus Platon, Kant ou Aristote, mais Destutt de Tracy, Cabanis, Garat, Volney. A peine Laromiguière peut-il être appelé un idéologue; Degérando et Maine de Biran ne l'ont été qu'un seul instant. 

Comment est née cette idéologie du XVIIIe siècle qui semblait ne devoir intéresser que l'Institut, et qui a fini par avoir son rôle dans les assemblées politiques de France, par donner des inquiétudes au vainqueur couronné de l'Italie et de l'Égypte? C'est ce qu'il faut expliquer en peu de mots.

Tout le XVIIe siècle, à la suite de Descartes, s'était égaré en de magnifiques et stériles hypothèses. Rappelons seulement les théories des tourbillons et de l'animal-machine, des causes occasionnelles et de l'harmonie préétablie. Parce que le XVIIe siècle avait été téméraire le XVIIIe fut timide, dans l'ordre métaphysique du moins. Redoutant toutes les séductions, surtout celle du génie, évitant de porter les yeux au delà de ce monde il laissa de côté les hautes questions dont plusieurs avaient porté malheur au cartésianisme, mit sa gloire à être circonspect, et relégua dédaigneusement dans le pays des chimères tout ce qui n'était pas l'analyse des sensations et des idées. Parcourez la liste assez longue des ouvrages philosophiques de la dernière moitié du XVIIIe siècle, vous serez étonnés de n'y rien trouver qui rappelle cette grande philosophie du siècle précédent. Pendant plus de soixante ans pas un livre sur Dieu, sur les destinées de l'humain. En revanche, vingt traités d'idéologie sous vingt titres, et de vingt auteurs divers : après l'Essai sur l'origine des connaissances humaines et le Traité des sensations, de Condillac, l'Essai de psychologie, de Ch. Bonnet, bientôt suivi de l'Essai analytique sur les facultés de l'âme, du même auteur; un peu plus tard, l'histoire naturelle de l'âme, de La Mettrie; les livres de l'Esprit et de l'Homme, d'Helvétius. Au fond du fameux Système de la nature, ce qu'on trouve, c'est encore une théorie sur les idées. A cette époque, l'idéologie est partout, jusque sur le théâtre et dans les romans

Pourtant l'école idéologique n'est pas née, le mot même d'idéologie n'existe pas; l'idéologie proprement dite, alliée de la Révolution française, naît et grandit avec elle. Plus tard, elles auront ensemble leurs jours de malheur; maintenant elles règnent ensemble, et se lient de la manière la plus intime dans la pensée des contemporains. Tandis que l'une apporte avec elle la liberté politique, l'autre semble le fruit naturel de la liberté des intelligences. La Convention, après avoir sauvé la première, établit la secondé à l'Institut national dans la section de l'analyse des sensations et des idées. Leurs représentants sont aussi les mêmes. La plupart se retrouvent à Auteuil chez Mme Helvetius, 

« cette femme excellente et gracieuse, l'amie de Turgot de Condillac, de Franklin, de Condorcet, de Malesherbes, la mère adoptive de Cabanis, qui, selon l'heureuse expression de Destutt de Tracy, avait compté les événements de sa vie par les mouvements de son coeur. » (Mémoires de L'Académie des sciences morales et politiques, t. IV, Notice sur Destutt de Tracy par Mignet).
C'est dans cette société où Siéyès paraissait quelquefois et où se rencontraient habituellement Cabanis, Volney, Garat, Chénier, Ginguené Thurot, Daunou, Destutt de Tracy, que se sont formés ces liens de confraternité scientifique et politique qui font l'unité et qui ont fait la force de l'école idéologique. Du reste, si la pensée générale est commune, la tournure et la direction d'esprit sont différentes. On peut dire que Destutt de Tracy est le métaphysicien de cette école, Cabanis le physiologiste, Volney le moraliste, Garat le professeur public et le propagateur éloquent. 

Pendant que Destutt de Tracy inscrit pour la première fois la nom de la science nouvelle en tête de ses mémoires à l'Institut d'où sortiront bientôt les Éléments d'idéologie, Cabanis lit à l'Académie des sciences morales et politiques ses beaux travaux sur les Rapports du physique et du moral de l'homme; Volney publie son Catéchisme du citoyen français, et Garat professe aux écoles normales, avec un éclat incomparable, l'analyse de l'entendement humain. 

Essayons de reproduire dans son ensemble, sinon dans ses détails, cette doctrine idéologique mêlée à de si grands événements, et adoptée partant d'hommes éminents ou distingués.

La pensée fondamentale de l'école idéologique est une pensée d'emprunt. Les idéologues l'ont trouvée dans Condillac qui lui-même l'avait puisée dans la philosophie anglaise. Au commencement du siècle, Locke, en Angleterre, s'était posé la question de l'origine de nos idées, et dans son analyse systématique et infidèle, n'avait reconnu que deux sources de connaissances : la sensation et la réflexion, d'où viennent toutes nos idées simples. Condillac va plus loin : il supprime la réflexion, et avec elle, l'activité de l'esprit. La sensation est à la fois la source unique de toutes nos connaissances, et le principe unique de toutes nos facultés, de nos facultés affectives comme de nos facultés intellectuelles. Par une simple transformation, la sensation devient tour à tour attention, comparaison, jugement, raisonnement, enfin désir et volonté; l'âme elle-même n'est pas autre chose que la collection des sensations qu'elle éprouve et de celles que la mémoire lui rappelle. Toutefois, Condillac ne va pas jusqu'à la nier; il s'attache même à la distinguer du cerveau. C'est cette distinction que les idéologues commencent par abolir. Puisque l'âme n'est qu'une collection, elle n'a pas d'unité; puisque cette collection varie sans cesse, l'âme n'a pas d'identité; enfin, puisqu'elle ne produit rien, ne se révèle par aucune énergie, par aucun effet, c'est une pure hypothèse, un mot vide de sens. 

Pour une philosophie sérieuse, deux choses existent, des sensations et le cerveau; autrement dit, il n'y a pas deux ordres de faits, deux sortes d'êtres, deux sortes de sciences. L'idéologie est une partie de la zoologie, et l'intelligence une dépendance de la physique humaine. Ainsi le cerveau est le moi, le moi est le cerveau, et les faits psychologiques, de même nature que les faits physiologiques, sont comme eux le produit de l'organisation animale. Lorsqu'un objet agit sur les nerfs, il y produit une impression qui se communique au cerveau. Arrivée au cerveau l'impression devient sensation si l'objet est présent, souvenir s'il est absent, perception de rapport si les images de plusieurs objets semblables ou dissemblables se présentent simultanément, raisonnement s'il y a plusieurs rapports, volonté si l'objet excite des désirs dans le cerveau. Ainsi percevoir, se souvenir, juger, vouloir, ne sont autre chose que sentir des objets, sentir des souvenirs, sentir des rapports, sentir des désirs, et la seule sensation explique à la fois toutes les fonctions et facultés de l'entendement, toutes les déterminaisons et opérations de la volonté. Telles sont les doctrines qui remplissent à la fois les Eléments d'idéologie et le livre des Rapports du physique et du moral. Les conséquences morales qui dérivent de cette doctrine sont exposées à la fois dans le Catéchisme de Volney et dans le traité de la Volonté de Destutt de Tracy.

Puisque l'humain est simplement un être capable d'éprouver des sensations, c'est de la sensation, c'est-à-dire du plaisir et de la peine que doivent venir toutes les règles de sa conduite. La base de la morale est dans les besoins de l'humain, dans ses besoins physiques, bien entendu; car il n'en éprouve pas d'autres. Notre droit c'est d'entrer en possession des objets propres à satisfaire nos besoins. Notre devoir est de ne pas dépasser la limite de nos besoins naturels. Mais où s'arrête cette limite, et comment la fixer? C'est ce qu'on ne dit pas. Toujours est-il que le bien moral a son principe dans l'utilité, et qui pis est, dans l'utilité matérielle. Volney le déclare expressément. Il se pose cette question : Est-ce que la vertu et le vice n'ont pas un objet purement spirituel et abstrait des sens? Voici sa réponse : Non, c'est toujours à un but physique qu'ils se rapportent en dernière analyse, et ce but est toujours de détruire on de conserver le corps. Dans ce système, qu'est-ce que l'amour paternel? C'est le soin assidu que prennent les parents de faire contracter à leurs enfants l'habitude de tous les actes utiles à eux et à la société. En quoi la tendresse paternelle est-elle une vertu pour les parents? En ce que les parents qui élèvent leurs enfants dans ces habitudes se procurent, pendant le cours de leur vie, des jouissances et des secours qui se font sentir à chaque instant, et qu'ils assurent à leur vieillesse des appuis et des consolations contre les besoins et les calamités de tout genre dont cet âge est assiégé. Enfin veut-on savoir pourquoi la loi naturelle prescrit la probité? C'est parce que la probité n'est autre chose que le respect de ses propres droits dans ceux d'autrui, respect fondé sur le calcul prudent et bien combiné de nos intérêts comparés à ceux des autres. En somme, un système dans lequel toutes les actions honnêtes deviennent des combinaisons de l'égoïsme!

Cette morale toute relative n'en a pas moins une sanction, celle qui résulte des lois de notre nature. Celui qui satisfait ses besoins dans la juste mesure, a pour récompense d'arriver au but qu'il se propose. Celui qui dépasse la mesure a pour punition d'augmenter ses souffrances sans obtenir le plaisir qu'il poursuit. Ainsi, tout part du corps et tout y retourne.

Détournons les yeux de ces doctrines affligeantes qui ne valent pas les humains de coeuur et d'intelligence qui les professaient : c'est en politique, dans leur vie extérieure, qu'ils redeviennent eux-mêmes et sont vraiment dignes de fixer les regards de la postérité. Chose étonnante, ces philosophes dont la métaphysique est la négation de tout droit comme de tout devoir, par une contradiction honorable qu'ils ont partagée avec tout le XVIIIe siècle, sont les plus désintéressés de tous les houmains, les défenseurs les plus enthousiastes des droits sacrés de l'humanité. Dans l'Assemblée constituante, c'est l'esprit de leur école qui enfante la célèbre Déclaration des droits. Dans la Convention, ils se placent entre les Girondins et les Montagnards. Trop au-dessus des préjugés de province, trop amis de l'unité nationale pour s'associer aux projets des premiers, trop scrupuleux pour faire cause comnune avec les seconds, accusés de timidité par les uns traités de rêveurs par les autres, mais amais soupçonnés de sacrifier à une position quelconque soit les droits de l'humanité, soit la liberté de leur pays. 

Lorsque, après tant d'orages, la main victorieuse qui au dehors avait couvert de gloire la république commença à la réorganiser au dedans, les principaux idéologues entrèrent dans les assemblées politiques : Chénier, Daunou, Ginguené, Laromiguière au tribunat; Destutt de Tracy, Volney, Cabanis au sénat conservateur. Le premier consul comprenait une assemblée politique comme un régiment : il donnait tant de jours pour préparer, tant de jours pour discuter et voter un projet de loi; ces républicains qui avaient souffert pour la liberté, qui n'avaient pas cessé de l'aimer et de la croire possible malgré les excès commis en son nom, avaient de tout autres vues que le premier consul. A son retour d'Égypte, ils lui avaient conseillé de ne pas se mêler de politique; ils s'étaient opposés au 18 brumaire. Déjà leurs craintes étaient justifiées : l'ancien général de la république était devenu successivement consul provisoire, consul définitif, consul pour dix ans, consul à vie; il s'était entouré de soldats invincibles, il ressuscitait à son profit toutes les pompes de l'Ancien régime. 

Avant même qu'il eût osé poser sur sa tète plébéienne la couronne de Charlemagne, ils avaient deviné que ce fils de la liberté finirait par opprimer sa mère; que ce réparateur de l'ordre public (comme on l'appelait alors) ne songerait bientôt plus qu'à l'agrandissement de sa famille. Aux défiances politiques s'ajoutaient les ombrages religieux : lorsque les prêtres étaient rappelés, les temples rendus au culte, les négociations du Concordat entamées avec la cour de Rome, de quel oeil devaient-ils assister à cette restauration religieuse, ces philosophes du XVIIIe siècle qui, sous un autre régime, avaient fait décréter l'abolition de la religion catholique, du culte et de ses ministres? Ils suivaient avec inquiétude les progrès continus, rapides, irrésistibles de cette double, réaction, combattant le despotisme et le redoutant jusque dans ses présents. Cette opposition plus consciencieuse qu'intelligente fatiguait, irritait le premier consul, incapable de supporter une discussion libre, toujours pressé d'agir et de triompher, il poursuivait de ses sarcasmes ces rêveurs tourmentés d'un désir de perfection impossible. Devenu empereur, il supprima brusquement l'Académie des sciences morales et politiques, centre et berceau de l'idéologie, il crut avoir anéanti l'idéologie, elle-même. Son esprit sa perpétua dans les voeux et les espérances de la petite société d'Auteuil. L'empereur lui-même dut s'apercevoir qu'elle vivait encore, lorsqu'en 1814, sur la proposition de Destutt de Tracy et des idéologues, le sénat décréta sa déchéance.

L'heure du triomphe de l'idéologie semblait arrivée : c'était celle de sa ruine. Déjà Cabanis l'avait reniée avant de mourir; Laromiguière, pour la défendre, l'avait modifiée sur plusieurs points essentiels; Degérando et Maine de Biran désertaient ses doctrines-: c'est alors que se fait entendre contre elle la parole grave et respectée de Royer-Collard; c'est alors surtout l'École normale et à la Faculté des lettres, sous l'influence d'un jeune et éloquent professeur, naît une école nouvelle qui a hérité de l'esprit libéral de l'idéologie, tout en répudiant ses erreurs. (D. H.).



En bibliothèque - Taine, les Origines de la France contemporaine. F. Picavet, les Idéologues; Paris, 1891, in-8.
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Dictionnaire Idées et méthodes
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