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Étolie,
Aetolia.
- Contrée de la Grèce
propre, séparée de l'Acarnanie
à l'Ouest par l'Achéloüs, avait à l'Est les Locriens
Ozoles, le Parnasse et l'Oeta; au Nord l'Epire
et la Thessalie ,
au Sud le golfe d'Ambracie
et la mer de Corinthe .
Thermus et Calydon en étaient les principales places. Thermus était
le siège du Panaetolium ou assemblée générale
des Étoliens. Les Étoliens furent sans cesse en guerre, soit
avec leurs voisins, soit entre eux.
Une tradition légendaire donne à
l'Etolie pour premiers habitants les Curètes;
elle tirerait son nom d'Aetolus, frère d'Epéus,
roi
d'Elide ,
qui s'y réfugia après avoir commis un meurtre involontaire.
C'est en Étolie que la mythologie
place encore Méléagre et Diomède.
Pendant la guerre du Péloponnèse
les Étoliens se déclarèrent pour Sparte .
Après la mort d'Alexandre, ils
firent la guerre sans grandes pertes à Cratère
et à Antipater, 323-322; puis, s'étant
alliés avec Antigone Gonatas (280-248),
ils tentèrent de dominer la Grèce
occidentale et formèrent une ligue dans laquelle entrèrent
l'Acarnanie .
l'Elide, la Messénie .
Après la mort d'Antigone, ils perdirent l'alliance des rois de Macédoine ,
mais ils n'en persévérèrent pas moins dans leurs projets
d'agrandissement : de là une guerre avec la Ligue Achéenne,
dite Guerre des deux Ligues (220-217 av. J.-C.); les Achéens secondés
par le roi de Macédoine,
Philippe
V, eurent le dessus.
Les Étoliens, pour se venger, firent
alliance avec les Romains contre Philippe,
lors des deux premières guerres de Macédoine, et leur rendirent
des services essentiels : mais bientôt, mécontents de mes
alliés, ils appelèrent en Grèce le roi de Syrie Antiochus,
192. Après la défaite de ce prince (190), ils furent soumis
par Fulvius Nobilior, 189, et réunis à la province romaine
d'Achaïe .
Ils conservèrent néanmoins leurs lois. Sous Constantin,
L'Étolie fut comprise dans la Nouvelle-Epire et fit partie de la
préfecture d'Illyrie .
Après la prise de Constantinople
par les Latins, Théodore l'Ange, de la famille impériale
grecque, forma une principauté indépendante dans l'Épire
et l'Étolie; mais la discorde s'étant mise entre ses descendants,
le sultan Amurat II s'empara du pays en 1432;
Scander-Beg
chassa un instant les Turcs de l'Etolie,
et il la laissa en mourant aux Vénitiens;
mais ceux-ci ne purent la conserver, et elle retombe bientôt sous
le joug ottoman. A la fin du XVIIIe siècle,
une population étolienne, les Souliotes, opposa une héroïque
résistance aux agressions d'Ali-Pacha mais ce n'est que lors de
l'insurrection de 1821 que l'Etolie recouvra son indépendance. Aujourd'hui
I'Étolie fait partie de la Grèce . |
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