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| Classification | ||
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Equidae |
| Les
Equidés forment une famille de Mammifères
appartenant à l'ordre des Perissodactyles,
c.-à-d. au groupe des Ongulés à
doigts en nombre impair et qui ne ruminent pas. Cette famille ne comprend,
dans la nature actuelle, qu'un cinq genres : Equus (Cheval, Cheval de Prjewalsky);
Asinus (Âne domestique, Âne de Somalie ou A. Sauvage, Âne
de Nubie); Hemionus (Hemione); Hippotigris (Onagre, Zèbre
ordinaire); Dolichohippus (Zèbre de Grévy).
Cette famille est
essentiellement caractérisée par la forme des membres
qui n'ont à chaque pied qu'un seul doigt
et, par suite, qu'un seul sabot, d'où le
nom de Solipèdes, qu'on leur donnait autrefois. Ce doigt correspond
au doigt médian ou troisième doigt des Tapirs et des Rhinocéros,
comme le prouve l'embryologie, la paléontologie, la tératologie
et même l'anatomie de l'animal adulte.
On retrouve, en effet, sous la peau de la jambe,
des rudiments de métacarpiens et métatarsiens
latéraux sous forme de stylets, os allongés
et atrophiés inférieurement, accolés au canon, c.-à-d.
à l'os du carpe et du tarse
qui est seul développé et porte l'unique sabot.
Il n'est pas très rare de voir des Chevaux monstrueux qui ont un
ou deux doigts supplémentaires développés à
côté du sabot normal, ce qui les fait ressembler à
l'Hipparion, type fossile considéré
comme l'ancêtre tertiaire du Cheval moderne.
Un âne. © Thierry Labat. Il est à remarquer que, lorsqu'il n'y a qu'un seul sabot supplémentaire à chaque pied, c'est le doigt interne qui est anormalement développé. Dans le pied normal, ces doigts latéraux ne sont plus représentés extérieurement que par l'ergot, sorte d'onglon rudimentaire caché dans les poils du boulet. Plus haut, c. -à-d. à la partie inféro-interne de l'avant-bras et à la partie supero-interne du canon, en arrière, on voit une petite plaque de corne ovale, appelée châtaigne, que l'on doit considérer comme le dernier rudiment du pouce, qui se trouve beaucoup plus rarement représenté sous la peau par un métacarpien atrophié, suspende au trapèze (Chauveau et Arloing). Les châtaignes manquent aux membres postérieurs chez l'Ane, l'Hémione et les Zèbres, plus rarement chez le Cheval domestique. En résumé, on peut dire des Equidés en général, ce que Gaudry, disait du Cheval : celui-ci « réalise le type le plus parfait de l'animal coureur; il a des pattes d'une telle simplicité qu'il ne craint ni entorses ni foulures ». Les dents des Equidés sont celles d'animauxf ranchement herbivores et granivores, bien qu'ils s'habituent exceptionnellement à manger de la chair cuite on crue. La formule dentaire du Cheval, chez le mâle, est la suivante: 1/2 mâchoire : i.3/3, c.1/1, m.7/7.ou plus exactement : 1/2 mâchoire : i.3/3, c.1/1, pm.(3 à 4)/3 à 4), m.3/3.La différence entre ces deux formules vient de ce que la première prémolaire, toujours rudimentaire et réduite à une simple cheville, est généralement caduque et manque chez l'adulte, tombant avec les dents de lait. Mais des observations de Nehring, il résulte que cette dent persiste, jusqu'à un âge avance, dans plus d'un tiers des cas chez le Cheval domestique, l'Âne, le Zèbre et le Daw. Les trois autres prémolaires, disposées en série continue avec les vraies molaires, ne diffèrent de celles-ci que par une taille un peu moindre. En avant des prémolaires se voit un vide appelé barre, vers le milieu duquel sont insérées les canines ou crochets, toujours médiocrement développées et qui manquent généralement chez la femelle. Elles laissent entre elles et les molaires un large intervalle ou barre où se place le mors. -
Poneys d'Islande. © Serge Jodra. Les incisives, proclives et rangées en demi-cercle, ont leur couronne creusée d'une cavité dont la profondeur diminue avec l'âge, jusqu'à sept ou huit ans. Les molaires supérieures, presque carrées, présentent, sur leur couronne, des replis d'émail assez compliqués, correspondant aux piliers ou denticules de la dent, et dont la disposition est caractéristique; les inférieures, plus allongées, présentent des replis en croissant, disposés de manière à contrarier les plis correspondants des molaires supérieures; enfin, les intervalles de ces replis sont comblés par une épaisse couche de cément. Le canal digestif est en rapport avec cette dentition : l'estomac est simple, mais l'intestin est très long, pourvu d'un large caecum. Les Chevaux ne vomissent jamais, ce qui tient à une disposition spéciale du diaphragme. |
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