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Péninsule des Balkans
(carte politique)

Vidal-Lablache
ca. 1910
Le morcellement politique de la Péninsule des Balkans résulte de son morcellement ethnographique. Mais les États issus du démembrement de l'Empire turc sont loin de correspondre entièrement aux groupes de populations. Le royaume de Roumanie ne comprend environ que 60 % des populations roumaines du nord du Danube, et celui de Serbie n'a pas même la moitié des populutions serbes. Les Bulgares sont plus concentrés dans leur royaume et dans la Roumélie orientale, unie en fait depuis 1885 avec lui. Le noyau de leur nationalité est dans les montagnes (Balkans et partie occidentale du Rhodope) :
« On suit, par les résultats des derniers recensements, leur lente consolidation dans les plaines auparavant très mêlées du Pont-Euxin et de la Thrace. » (Jiretchek, Fürstenthum Bulgarien).
Les routes du Danube ont échappé aux Turcs; mais ils continuent à dominer d'une mer à l'autre et a barrer la route de l'Archipel. Champ de bataille des races, la Macédoine, où les Turcs ont implanté de nombreuses colonies stratégiques, est la contrée dont la destinée finale tient les ambitions en échec, et dont la possession, plus encore que celle de Constantinople, décidera du sort de la péninsule.

Carte politique des Balkans.
Carte politique des Balkans.

La vivace nationalité hellénique absorbe aisément les colonies albanaises qui se sont introduites en Grèce. Mais le réveil de l'esprit de nationalité chez les Bulgares oppose à l'hellénisme une barrière en Macédoine.(V.-L.).

Constantinople.
Constantinople.

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